La crise des 2 ans ou comment mettre la patience et l’éducation non violente à rude épreuve

Chaque parents a connu, connaît ou connaîtra cette crise. Enfin, pas lui mais son enfant.

Cette période peut commencer à partir de 18 mois et se terminer au delà des 3 ans. Il n’y a pas de régles, ni de durée ;-)

Chaque enfant et parent étant uniques, cette période difficile l’est aussi.

C’est article est étayé par mon expérience personnelle, professionnelle et par toutes mes lectures et rencontres passionnantes.

* * * Quézako ? * * *

Votre enfant refuse de s’habiller, de manger, de partir des endroits qu’il aime et crie CRIE CRIE et/ou pleure, se met en colère facilement. Il change très souvent d’avis et peut refuser une chose qu’il vient de vous demander à ‘linstant

Il dit NON en permanence même pour des choses qui nous paraissent insignifiantes. Ca y est, on y est voilà la crise des 2 ans ;-)

J’oubliais qu’à tout cela, peuvent s’ajouter « quelques » troubles du sommeil (réveils la nuit, refus de faire la sieste)…

– – – – – – –

La bonne nouvelle : notre enfant se construit, il s’affirme et éprouve le besoin de se démarquer de nous en s’opposant : il grandit BIEN !

Eh oui, un enfant, n’est pas fait pour obéir au doigt et à l’œil ! C’est un être à part entière ,différent de nous, qui s’affirme, qui a besoin de donner son avis, de ne pas subir toute la journée nos demandes mais de se les approprier.

En tant que parents, nous sommes sensés l’accompagner pour qu’il soit autonome, responsable de ses actes et en capacité de prendre des décisions dans son intérêt tout en respectant les règles de la société ;-).

Cette périodes est usante pour tout le monde.

Pour notre enfant, chez qui la frustration est très difficile à vivre tant physiquement (ses hormones de bien-être chutent à chaque refus) et psychiquement parce qu’il est perdu, il a envie de faire des choix mais ne sais pas lesquels et il faut qu’il se détache de nous, ses parents.

Pour les parents, cela est très compliqué également. Les « crises » peuvent être épuisantes et nous nous sentons vite impuissants, voulant souvent que notre enfant obéisse à tout prix et si possible dès les premières demandes.
Pour moi, ce qui est particulièrement difficile à supporter, ce sont les cris et le fait que petit Lapin se débatte, ce qui peut-être particulièrement pénible et qui peut faire mal.

L’accompagnement bienveillant me paraît alors essentiel. Oui, petit Lapin a le droit d’être en colère si je lui refuse quelque chose qui lui semblait indispensable ;-) Non, je ne lâcherai pas mais j’accompagnerai et essayerai d’accepter le fait qu’il ne soit pas d’accord. Je lui rappelerai ce que j’attends de lui.

Il est indispensable durant cette période difficile d’accompagner son enfant dans ses émotions et d’avoir des temps pour se ressourcer afin d’être plus posé, plus disponible.

Néanmoins, cela reste difficile.

Chez nous, particulièrement, le soir et lorsque nous allons le chercher chez sa nounou. Le soir, il refuse de mettre son pyjama, et se met dans des états terribles si on l’y force, donc on prend notre temps et attendons qu’il soit disponible.

Chez la nounou, petit lapin a beaucoup de difficultés à quitter ses jouets, le lieu, les personnes et peut se mettre très en colère malgré le fait que nous prenons le temps de le préparer,lui expliquer… Nous attendons juste que ses pleurs et ses cris cessent en lui montrant que nous sommes là pour lui et en général,en le portant et lui parlant doucement.

Certaines personnes diront que l’éducation respectueuse prend souvent tournure de laxisme alors que cela n’a RIEN à voir… Notre enfant a des limites, qui ne sont pas posées physiquement mais le cadre est là.

En effet, ici on ne punit pas, on n’apprend à réparer… On ne tape pas (ni tape, ni claques, ni fessées), on accepte que l’autre ne soit pas d’accord, adulte ou enfant MAIS il y a des règles qui sont établies et qui ne bougent pas. On ne frappe pas, on ne jette pas la nourriture, on dit bonjour avec la p’tite main ou on envoie un bisou (mais on ne force pas à faire des bisous), les choses essentielles sont la « politesse » et la « sécurité ».

Cette étape est difficile et demande beaucoup de disponibilité que l’on n’a pas toujours alors au mieux essayons d’éviter les dégâts.

Ici, dans nos petites astuces, on console le petit Lapin quand il est très mal avec un NON, sans changer d’avis mais on lui signifie « c’est difficile lorsqu’on te dit NON » et on utilise l’empathie.

Selon Carl Rogers: L’empathie consiste à saisir avec autant d’exactitude que possible, les références internes et les composantes émotionnelles d’une autre personne et à les comprendre comme si l’on était cette autre personne.

N’oublions pas que même en tant qu’adulte soi-disant armé, la frustration est difficile à vivre…

On propose des choix, et cela marche pas mal. (voir la boite à astuce)

On encourage sur les « efforts » et l’aidons à passer à autre chose de positif. « Tu ne peux faire ca mais on peut regarder un livre ensemble ou faire un puzzle.  »

On garde en tête que la colère fait partie du développement est qu’elle est juste l’expression d’un sentiment, cela aide à relativiser.

*** A tester pendant un temps de crise ***

En se mettant à la hauteur de son enfant, lui dire : »tu as le droit d’être en colère » « je ne suis pas fâchée » « je sais que c’est difficile pour toi ».

Attendre qu’il soit calmé et lui signifié ce que l’on attend de lui.

La colère durera moins longtemps que de lui dire « arrêtes ! tu es méchant … Ou répéter « non » ou pire encore : lui mettre une fessée qui signifierais que vous niez son sentiment : soit il s’arrêtera de trouille ou d’humiliation, soit il redoublera afin que vous entendiez enfin son sentiment.

Il est tout à fait normal que notre enfant traverse une période où il n’obéit pas et où il exprime sa colère, il faut juste accepter ses sentiments, se dire que cela n’est pas dirigé contre nous, que cela fait partie de son développement et que c’est PASSAGER !

Il faudrait dans l’idéal, faire du yoga, de la sophrologie….pour être zen, si cela n’est pas le cas (comment ca ?) alors patience, patience

Et si vous n’êtes pas satisfaits de vous : dites le à votre enfant : « j’ai crié alors que j’aurais préféré être calme pour t’accompagner. C’est difficile de te voir dire NON toute la journée. »

Les points clés

Les non/stop doivent être posés à bon escient (sécurité, respect et ce qu’il vous paraît INDISPENSABLE)
Ils doivent être fixes si possible, afin d’apporter un cadre sécurisant.
Reconnaître et nommer les sentiments de son enfant permet de l’aider à les dépasser et à réduire les temps de crise.
Accepter les sentiments de son enfant ne signifie pas tout accepter.
Considérer son enfant comme une personne à part entière.
Permettre à son enfant d’exprimer ses émotions, c’est lui permettre de commencer à faire des choix.

Et vous quelles sont vos petites astuces ???

Le blog de la famille des lapins verts

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78 réflexions sur “La crise des 2 ans ou comment mettre la patience et l’éducation non violente à rude épreuve

  1. Merci pour ton billet !
    Je dois avouer qu’ici nous sommes en plein dedans depuis 2 mois. Et elle n’a que 17 mois (la semaine prochaine), j’ose espérer que sa crise se terminera plus tôt également (huhuhu, c’est beau de rêver…. snif)
    Mais bon, à priori il semblerait qu’on la gère plutôt bien. Les siestes elle ne les fait que sur mon dos , heureusement je suis bien équipée…

    • j’espère aussi que cela se terminera plus tôt ^^ ici à 23 mois, les troubles du sommeil sont apparus Grrrrr, déjà que ptit lapin a fait ses nuits (à peu prêt) à 15 mois suire à un reflux sévère , la on replonge dans le manque de sommeil… dur dur de voir sont tout petit fatigué tout le temps mais faut patienter… et attendre que l’homéopathie fasse des miracles ;-)
      c’est sympa d’être une maman Koala,surtout si tu es bien équipée… le portage ♥

  2. Superbe article ! supabb vient tout juste d’avoir 18 mois et on appréhende cette période. On a déjà mis en place cette éducation non violente et nous sommes à l’écoute de ses émotions du coup c’est vrai que la vie est tout de même plus facile. Moins de crises, moins de pleurs inexpliqués, il sait très bien se faire comprendre aussi grâce aux signes ! C’est souvent difficile pour nous après une longue journée de garder notre calme mais quand je vois que je ne réponds pas correctement à son besoin, je le lui dis, je m’excuse de crier ou de ne pas pouvoir répondre de suite et il passe à autre chose et moi aussi ^^

    • je trouve aussi que cela limite les « crises » et je pense que même si cela est inévitable,petit à petit ils vont se sentir entendus, et cela limitera la durée, on a le droit d’y croire ;-) c’est super de signer avec ses enfants ! cela améliore encore la communication ^^ Aussi ici, c’est parfois difficile le soir, même si pr le moment je ne bosses plus, les hormones (jattends bébé 2) n’aide pas toujours à la patience. Je vias allez faire un ptit tour sur votre blog ;-)

  3. En plein dedans nous aussi et Minidoux n’a que 19 mois… Et pas mal démunis face à l’intensité de ses pleurs. Le truc qui marche assez bien c’est de détourner son attention vers quelque chose de permis,d’aménager les lieux afin d’éviter trop de tentation (enfin dans la mesure du possible…). Faire appel à l’imagination, dès deux ans, peut aider aussi. Mais ce n’est pas évident de décoder la part entre désir et besoin : est-ce que ce que j’interprète comme un désir qui peut attendre ne cache-t’il pas un besoin réel, et vice-versa ? Surtout que lorsqu’on sort d’une journée de travail, on est pas non plus au top de sa forme. Alors, effectivement, ça finira par se calmer, mais pas tout de suite :(….
    Quant aux limites fixes dont tu parles, je ne serai pas aussi tranchée : il y a des comportements toujours inacceptables et d’autres qui le sont aussi en fonction de ton humeur du jour. Par exemple les courses poursuites des Doux dans l’appartement sont acceptables le matin mais plus à 9h du soir… Si on a le droit de grimper sur les chaises à la maison, on ne le fait pas à la crèche… Mon fils aîné de 4 ans comprend assez bien ce genre de choses et je crois que le petit aussi.

  4. C’est vrai qu’il n’y a pas de règle pour l’âge auquel nos bambins arrête cette « crise » … et ça peut durer. Un petit truc qui marche depuis longtemps sur mon grand de 6 ans maintenant, c’est le « je te redonnes tes NON » … en effet, au bout du 5ème, 10ème « NON , j’ai pas envie » on fatigue !! Alors quand ils se font trop nombreux, je lui dit que j’entends bien tous ses NON, et je les « prends » pour les lui redonner plus tard … il s’arrête de suite quand il a compris que « NON je ne veux pas faire ça », donne 5 mins après « NON désolé tu ne verras pas un dessin animé tout de suite ! ».

  5. En plein dans le 1000 ici aussi : BB1, 2 ans (et son premier plâtre au bras, gloups…), a commencé le Terrible Two vers 16 mois, quand j’attendais BB2 : mes filles ont 20 mois d’écart. Et c’est là que ça devient compliqué en pratique : les cris de colère de BB1, quand ils font hurler de peur ou réveillent BB2, je ne les accompagne pas, je tente de les limiter ! Je limite également le contact avec BB1 en furie quand je porte BB2, forcément…
    Je fais donc parfois tout ce qu’il ne faut pas faire (isoler, réprimer l’émotion), je m’en explique pendant et après et je m’en excuse auprès de mon aînée, mais il faut bien aussi que je ménage la cadette… Si quelqu’un a une solution miracle, je prends !

    Ici aussi, vive le portage et le langage des signes pour limiter les dégâts, l’aménagement de l’espace pour un maximum d’autonomie… Et limiter les interdictions au strict minimum (en ce qui me concerne, principalement ce qui est dangereux comme les prises, la route… ; le respect de soit, des autres et des choses, ça s’apprend petit à petit).

    Par exemple, la miss ne veut pas s’habiller pour aller à la crèche ? OK, je prends ses vêtements dans la poussette, je la cache sous un plaid pour qu’elle n’ait pas froid, et je pars 5 min en avance… histoire d’avoir le temps de la changer en 4e vitesse dans l’ascenseur à sa demande !
    J’ai aussi certaines règles fixes (interdiction de taper), et d’autres qui évoluent en fonction des circonstances : il y a plein d’instruments de musique à sa disposition… sauf pendant le sommeil de sa sœur, elle peut se laver les mains seule et jouer avec l’eau… sauf en ce moment puisqu’il ne faut pas mouiller son plâtre, etc.
    Je crois que c’est assez facile à comprendre, même à son âge, en tout cas ça ne pose pas vraiment de problème ici.

    Le boulot, c’est quand même franchement plus reposant que d’être à la maison ! :)

    • je suis rassurée de voir et de lire que je ne suis pas la seule à traversée la double crise des deux ans et de l’arrivée d’une petite soeur!
      Je suis frustrée et culpabilise de lui dire non quand je vois ses récations excessives! le soucis c’est qu’à deux ans et malgré un vocabulaire et un langage très développé ma fille n’arrive pas à exprimer ses sentiments!
      Dure d’être prise entre la crise de l’aînée et le besoin de m’occuper de ma fille de 1mois sans soulever trop de jalousie :'(

  6. Super! Cet article me parle beaucoup. Je l’ai lu à mon mari, qui a bien ri aussi.
    Chez nous, en ce moment c’est « Je décide », « Je suis pas contente. »,…Prendre tous ces moments avec humour, détend!

  7. Merci et Bravo pour cette première contribution sur les VI!!! Ahhhh la fameuse crise des deux ans!! LA fameuse crise qui commence à 1 an (plus ou moins 1) pour se terminer à 3 ans (plus ou moins 3) !!! Voilà bien un sujet incontournable!! Merci de l’avoir remis sur le tapis!!! ;)
    Pour l’occasion, j’ai donc fait un petit tour dans l’arbre de liens des VI pour dégoter quelques astuces de neuroneuses (issus des anciens billets!)… rendez vous donc sur le pearltree « Gestion de crise » !!
    http://www.pearltrees.com/#/N-u=1_352289&N-p=24219132&N-s=1_3225951&N-f=1_3225951&N-fa=3225876

  8. Ici aussi on est dedans ! Mon mistouflon a 2 ans 1/2 et j’avoue qu’en ce moment, rien n’est simple.
    On pratique l’éducation non violente à la maison, avons introduit les signes depuis longtemps (mais maintenant, il parle de mieux en mieux donc s’en sert un peu moins), ça permet de limiter les dégâts.
    Mais quand il a décidé de ne pas s’habiller/se faire habiller le matin avant qu’on parte déposer la poulette chez la nounou et lui à l’école, ben là, je craque ! Parce que moi, mon boss et mon boulot, ils aiment vraiment pas que je sois en retard !
    Tout n’est pas rose chez nous, hein, y’a des jours où on crie, d’autres pas.
    Mais dans tous les cas, on tente d’accompagner le mieux possible notre Mistouflon.
    Je file voir le lien de Mme déjantée, ça me donnera sûrement de nouvelles pistes à explorer !

  9. Pingback: J’aime / J’aime pas #07 | supamam

  10. Pingback: zone de turbulence: 2 ans et demi | L'empreinte de mes mots

  11. Pingback: Apprendre Partout, Tout le Temps {Mini-Débrief} « Les Vendredis Intellos

  12. Pingback: Principes éducatifs & Jugements : Harmonie difficile | On ne m'avait pas dit (que) .com

  13. bonjour,
    notre puce de deux ans fait des crises au coucher (5 mns pur la sieste donc ca va) mais le soir c’est hurlements..je ne sais pas comment faire.: ce qui fonctionne c’est de rester à côté d’elle mais je n’aime pas cette solution car se réveille la nuit en me cherchant, et ne me permet pas d’avoir du temps pour moi en soirée.. la laisser hurler non plus car la nuit n’est pas bonne par la suite, et déjà testé cette méthode avec la grande…

  14. merci pour ton article, ça m’a un peu éclair sur la période qui vient de commencer chez ma fille. Elle ne veut pas manger le salé. J’essaierai de lui donner le choix et on verra si ça s’arrange un peu…

  15. Pingback: Crise "Terrible Two" | ·÷±‡±.p@n@k@.±‡±÷·

  16. merci pour ce texte qui est tellement vrai et tellement difficile pour moi ce soir car c’est la première fois que je donne une fessée à mon fils . Ça fait 2 heures que je pleure car je sais à quel point ça peut lui nuire . C’est tellement dur en ce moment les repas prennent 3 heures et les conseils selon lesquels un enfant se laisse pas mourir de faim ne marche pas sur mon fils qui a perdu près de 2 kilos quand j’ai fait le « t’as pas faim, c’est pas grave tu mangera mieux le prochain repas »… Il a eu faim mais il est très tenace et n’a rien mangé aux repas suivants….
    Sophrologie et yoga ne marche pas sur moi alors je pense prendre des calmants car là j’ai frappé mon enfant et c’est une bombe dans ma tête que je viens de déclencher et qui risque de me détruire à petit feu…
    J’avais vu les ateliers gordon mais c’est trop cher pour moi , j’ai lu des livres mais du coup je réfléchi tout le temps avant de lui dire un truc en me demandant tout le temps si c’est bon , s’il n’y a pas de jugement, s’il ne va pas être traumatisé par ce que j’ai dis … J’ai la tête qui va explosé…
    Désolé pour ce message déprimant et tout le monde s’en fiche mais j’avais besoin de l’écrire qu’il soit lu ou pas ………
    Une mère atroce

    • Oh ne dit pas ça ! tu as besoin d’en parler et tu le fais, c’est déjà un grand pas. Tu te documentes et tu cherches des solutions c’est que tu te pose les bonnes questions. Tu ne pourras jamais être une mère parfaite, tu réagis à tes émotions, tu tentes de les contrôler mais c’est pas toujours évident. Je comprends complètement ton sentiment de perdre pieds. Si tu as un bon pédiatre, tu peux peut être essayer de lui en parler ? en parler avec ton entourage aussi, il ne faut pas que tu garde ça pour toi ou c’est certain tu vas imploser.
      Si tu as besoin de parler, je te propose d’échanger par mail si tu veux !
      Courage !

    • Vous n’êtes pas une mère atroce, juste une maman fatiguée qui veut faire au mieux avec des multiquestionnement, je viens sur le site car je cherche des solutions aussi mais ma conclusion reste qu’il n’y a pas de vrai recettes ,je vais essayer de moins crier, de moins pleurer devant elle et d’avoir encore plus de patience et éviter les fessée. Je pense que l’on ne peut pas être toujours parfaite, le métier de maman est super difficile. Essayer de ne pas douter de vous , de parler avec une personne de confiance, et si vous vous posez autant de questions pour faire au mieux c’est la preuve que vous êtes une bonne maman courage!

  17. Un grand MERCI pour cette article !!!!!!!!
    Ma fille de deux ans et quatre mois a eu des problèmes de santé le mois dernier, je suis restée 1 mois avec elle ! J’ai repris le travail il y a tout juste une semaine et depuis ce jour j’ai droit à des crises de pleures, de cris; le matin quand je la dépose chez la nounou, et le soir quand je la récupère ! Les premiers jours j’en ai pleuré, j’ai culpabilisé, je m’en suis voulu !!! Je ne savais pas si c’était par rapport à sa santé ou si c’était autre chose qu’elle cherchait à exprimer ! J’ai réussit à garder mon calme mais je ne savais pas comment gérer ses crises. La seule solution que j’avais trouvé c’était de la laisser dans sa chambre le temps qu’elle se calme. Mais ça recommençait la minute d’après. Et ce week end je suis tombée sur cette article ! ALLELUIA !!! Ce soir en rentrant, elle m’a refait une crise, je l’ai prise dans mes bras, elle s’est débattue, je l’ai serré contre moi et je lui ai chuchoter à l’oreille que j’étais là, qu’elle avait le droit de ne pas être contente, et que je n’étais pas fâchée contre elle ! Elle m’a regardé, elle a continué à pleurer,, puis s’est arrêté et m’a dit comme s’il ne s’était rien passé, qu’elle voulait finir ses céréales ! Je lui ai dit oui, sans chercher d’explication. Puis elle s’est approché de moi et à son tour m’as dit : « pardon maman » ! Rien que pour ça, je vous dis MERCI !!!!!

    • Bonjour à toutes et tous….
      Alors moi je suis maman solo d’un petit garçon de 2ans et demi…
      moi je suis dans cette crise depuis un an.
      Mais la, c’est de pire en pire.
      Quand je vais le chercher chez sa nounou, il me saute dans les bras, coucou maman ca va? et au moment de mettre le blouson il ne veut pas, se jete par terre etcetc le matin pareil au moment de l’enmener il me fait toujours des comedies ou en arrivant chez la nounou.

      Je lis souvent, il faut les occupé sortir bougé etc tout ca je le fais… mais il n est jamais content.. j’aprehende beaucoup… car il se jete par terre, des cris strident!!!

      Mais sans parler de ca, il est très gentil, très attentionné, très calin… mais il est nerveux, il fait beaucoup d’excema …

      Je ne sais pas si je raconte tout dans le bon ordre je m en excuse.

      La a l’heure ou je vous ecris, il n’a toujours pas mangé, il refuse, je l ai couché il a refusé la couche mais s’est reveillé en ayant fait pipi au lit, je lui ai dis ce nest pas grave on va se changer… mais au moment d’enlever les chaussettes, il n a jamais voulu et bam, la crise il voulait rester tout nu! j ai reussi a l abillé meme si après il a enlever ses chaussettes et son gilet…
      j’ai soufflé pris du recul et essayait de lui proposé a manger etcc rien y a fait! il m a demandé d aller se coucher dans mon lit, j’ai voulu lui mettre une serviette dessous si en cas il refait pipi…
      et la rebam, colere, cris, pleure… du coup j’ai laché prise et l’ai laissé…

      J’avoue je crois que je suis une maman en detresse, je pleure tout le temps, j’ai l impression que ce n est pas normal ce qu il se passe… en clair j’en peu plus, et je sais parfaitement bien que c’est mal, mais ca m’est arrivé de lui mettre fessé ou claque et je m en veuc a chaque fois que je l’ai fais! car ce n est pas une solution mais je ne sais plus quoi faire!!! ET nerveusement, je suis a bout.

      A des fois je me dis que je vais tombé malade ou dans des moments plus ou moins raisonné, faire une demande de placement de mon fils dans une famille d accueil car je ne m en sors plus.
      Je me rend compte de ce que je dis, mais quand on voit des drames a la tv cela fait peur car pour en arrivé la, je me dis qu il faut avoir peté une durite et ne plus se rendre compte de ce qu on fait et je ne veux pas en arrivé la…

      J’aime mon fils plus que tout au monde, a un point je ne peux meme pas l’exliqué puis on est que tous les 2… mais je ne le supporte plus…

      Souvent, on me dit refaire ma vie, j ai essayé, mais je ne suis pas tombé sur les bonnes personnes, mais quand bien meme je trouverai cette personne, je ne peux pas lui imposer tout ça, les crises, les hurlements, etcetc du coup je fuis les relations ou si je dois etre avec quelqun je fais en sorte maintenant, de ne plus le voir avec mon enfant, donc on se voit peu et ca ne convient pas non plus…

      Bref désolé pour ce long commentaire mais les conseils sont bon a prendre donc je serai ravie de discuté avec des mamans ou papa qui on vecu ca ou le vivent encore
      bonne journée

      • Ca a l’air vraiment dur ce que tu vis. Je ne sais pas trop quoi dire juste que si besoin, on est là pour écouter aussi.
        J’ai un peu ça avec mon fils aussi, depuis l’entrée à l’école. Gros chamboulement, plein de règles à respecter, plein d’autres enfants.
        On a fini par aller voir une pédopsychologue et rien que se sentir écouter nous à aider je trouve. Après elle nous a donné des idées de choses à essayer pour lui permettre d’apprendre à s’exprimer, à exprimer ses émotions mais sans en faire des crises à se rouler par terre et crier pendant 15min.
        Elle nous a aussi bien dit qu’on a aussi, nous parents, le droit d’être énervé, d’être fatigué et que l’enfant peut l’entendre.
        Un des outil qu’elle nous a donné c’est de lui indiquer quand on commence à s’énerver et de graduer avec les doigts de la main (« là, je suis énervée comme ça » en montrant un doigt et on augmente le nombre de doigts qd l’énervement monte. 5 doigts c’est le parent à bout qui finit par pousser une gueulante. A priori, ça permet à l’enfant de se rendre compte de ce qui se passe de changer de stratégie, avant que le parent pète un plomb. Ici ça commence à marcher.)
        Je ne peux que te conseiller de chercher de l’aide t de l’écoute auprès de pro des enfants (psychologue, pédopsychiatres etc… ) Peut être y a t il un lieu d’accueil parent-enfant près de chez toi. Ca te permettrais de rencontrer des psychomot’ etc et lui de jouer pendant ce temps avec d’autres enfants etc? (c juste une idée, je sais pas du tout si c applicable pour ta situation.)
        De grosses pensées, courage!

        • tu as le droit d’être à bout il faut surtout que tu te fasse aider avant d’aller le placer car malheureusement tu ne sais pas si tu pourras le recuperer tu n’as pas un CAMPS ? psychologue pmi .Ton enfant à surement peur de l’ABANDON ( voit il son papa ? les autres personnes avait il fait connaissance avec eux ? ….)c’est pour cela qu’il te solicite beaucoup ….Vous avez besoin d’aide tous les deux et il y a des structures pour vous aider et il y en a des gratuites si financierement c’est pas facile .Son eczema n ‘est pas anodin à son état de santé psychologique…Cordialement .Sandrine.

          • bonjour,

            merci beaucoup pour vos commentaires!
            le papa n’a pas assumé, on est seul tous les deux!
            Ca ma fait du bien de laisser ce commentaire et surtout je ne pensais pas avoir autant de reponse.
            J’aime mon fils plus que tout! mais quand je suis a bout et que lui a des periodes ou il est odieux arrivé la fin de semaine j’en arrive a plus y arrivé justement!

            Alors nous avons démarré la semaine très bien! il a tjr certaines coleres et crises (comme tous les enfants) mais la très bien!

            On m a conseillé le CMP et j’y suis déja allé, seulement, quand on est labas, mon fils n a pas de colere tout va tres tres bien a chaque fois que nous avions rendez vous donc les sceances on duré en tout et pour tout 2 mois pour des sceances a 15jrs d intervalle! cherchez l erreur!

            en tout cas merci pour vos commentaires!!!!! je tiens le coups, c est vrai que samedi j etais au bou du rouleau! la ca va mieux, j ai vidé mon sac en laissant le commentaire… mais je vais chercher en ville mallgré tout un psy pour m aider moi et aussi en esperant arrivé a canaliser les emotions de mon enfant.

            Merci

        • merci beaucoup pour cette réponse!
          oui il y a des lieux d accueil oui….

          Ca revient beaucoup a dire que mon fils ne sait pas gérer ses emotions…. autant la creche la nounou etc me le dise.
          c est a dire il va donné plein d amour ou alors plein de colere!!
          mais comment canaliser tout ca et trouver le juste milieu?;….

          Merci beaucoup pour votre réponse :)

          • honnêtement, avec le mien, on n’a pas encore trouvé comment l’aider pr gérer. D’après la spy, il gère sa frustration très bien en criant, mais c pr ns que c’est gênant. Donc il faut l’aider à trouver une autre stratégie.
            Ds notre cas, ce qui n’aide pas c’est qu’il articule très mal et donc il a parfois du mal à se faire comprendre. Du coup ça complique pr lui permettre d’exprimer tout ça avec des mots plutôt que des cris. ^^’
            Et de rien pour la réponse. Des moments où on est au bout du rouleau, on en a toutes vécu je pense. Et dans ses moments, ce qui aide le plus je trouve, c’est une oreille attentive. :)

      • Bonjour, vous avez le droit de craquer. Si vous devez limiter la violence à l’égard de votre enfant il doit entendre qu’il est violent à votre égard.
        la crise qu’il fait n’engage que lui et j’ai souvent dit à mon fils dans ce genre de cas que lui ne se comportait pas correctement, que je n’attendais pas ca de lui et que ses comportements me mettaient mal à l’aise.

        J’ai pratiqué le hors jeu: tu ne respectes pas la règle –> hors jeu 5 minutes
        J’ai aussi remis l’enfant là ou il était en lui disant qu’on allait recommencé parce que ce n’était pas le bon comportement.
        J’ai été voir un psychologue spécialisé dans la précocité –> Salvateur.

        Et chaque fois qu’il me manque de respect trop fort la claque part (parfois c’est tellement intense que je n’ai pas eu le temps de dire que la fois d’apres c’est la claque). L4autre jour il m’a craché dessus alors que je discutais avec lui apres une crise où je m’étais contenue, je n’ai pas eu le temps de réfléchir à ma réaction.

        Il m’a dit l’autre jour qu’il était tellement dans son émotion que parfois il lui semblait que seul ce choc de la claque (maitrisée dans la mesure ou je ne défoule pas mon trop plein d’émotions sur lui) l’arrete dans sa spirale à lui. Si je lui ai précisé que j’aimerais communiquer avec lui il semble évident que seul le heurt physique (parfois je le maintiens fermement) semble le ramener dans ma réalité et lui faire prendre conscience de ce qu’il fait.

        Après il y a les verbalisations quotidiennes de ses émotions.
        une visite chez le kinesiologue peut aider aussi.
        Pour moi dans tous les cas vous avez tous les deux besoins de parler et de fixer des objectifs clairs.

        Craquer ne fait pas de vous une mauvaise mere, je trouve qu’il faut énormément de courage pour avouer ce que vous dites.
        Faites vous aider et restez le plus souvent ferme sur votre décision, il va grandir et votre relation évoluera surement.
        bon courage à vous pour ces moments peu simple,
        moi aussi j’ai detesté mon fils et ca m’arrive encore maintenant, je pense que c’est normal pour certains couples parent – enfant d’avoir ces moments là.
        Caroline

        • merci pour tout!!! c est fou ce que ca fait du bien de lire votre message!!!

          ces derniers jours, j ai compris qu il ne gerait pas du tout ces emotions! que c etait tout ou rien!
          et j ai fais le point, en fait je suis pareil sauf que bien evidement je l exprime differement

          il me donne plein d amour et vice versa mais par periode il me donne aussi tout l inverse… et la clé serait de savoir comment faire pour trouver le juste milieu pour les deux cas…

          merci encore!!! :)

      • Bonjour

        Je t’ai lue attentivement car j’ai un petit garçon du même âge et que je suis aussi maman solo. Comme toi, il est arrivé que je me dise que je ne supportais plus ses comportements. C’est normal : leur crise des 2 ans nous mettent à rudes épreuves parfois jsuq’à tres tard dans la nuit… Comme toi, j’entends que je dois prendre du temps pour moi et refaire ma vie. Comme toi, j’aime mon fils plus que toute autre personne au monde.Et comme toi, je me sens mal : du temps pour moi …? Comment ? Il enquille parfois bêtise sur bêtise : pas le temps d’en réparer une qu’il est parti en faire une autre. Je passe mon temps à interrompre les tâches que j’ai en cors et à les reprendre là où je les ai laissées ;-) comme beaucoup de mamans. La grosse différence ? SOLO. C’est du non stop. Pas de pause. Pas de break.

        Depuis quelques temps, ça va mieux. Depuis que j’ai parlé à mon petit garçon. Je lui ai dit que je l’aimais tres fort et que je savais qu’ils m’aimait tres fort et que nous ne devrions pas nous disputer si souvent. Je lui ai dit aussi que je l’aimais même quand il était en colère, que c’était comme ça, qu’une maman aime toujours son enfant… même quand il arrive qu’elle se mette en colère. Je lui ai dit ce qui me passait par la tête avec des mots simples. Que les disputes ce n’était pas grave mais qu’il ne fallait pas que ça dure trop longtemps et que ça se reproduise souvent. Je lui ai dit tout ça un soir où il avait fait une énorme colere. Il s’était calmé, je l’avais pris dans mes bras et je lui avais dit que je devais lui parler. Il avait écouté.

        De temps à autre, je dois recommencer ;-) « tu sais ce que je t’ai dit mon chéri ? Je t’aime mais si tu te mets en colère je te laisse tranquille. je reviens quand tu es calmé » ça c’est possible à la maison. Dehors quand il se jette au sol ou quand il refuse de monter dans la poussette, c’est plus difficile/ Essaye de garder ton calme (pas facile tous les jours…)

        Ce que je fais :

        1/je m’efforce de ne prêter aucune attention aux regards des « autres » : passants, clients si je suis au supermarché. Si je suis vraiment trop énervée et que j’entend un avis négatif sur mon fils ou ma méthode (certaines personnes vont te jeter des regards noirs parce que tu restes patiente!!!), je me lâche « Vous ne pouvez pas vous souvenir mais vous aussi vous avez eu 2 ans ! » ou bien « Je ne vous demande pas votre avis » (après tout, c’est pas mal de lâcher son stress sur des c…)

        2/S’il tape et qu’il s’énerve encore plus (comme le mien) quand tu te mets à sa hauteur pour lui parler, dresse toi de toute ta hauteur. Parle fermement et sans élever la voix : reste factuelle. (c’est possible quand il arrête de hurler sinon c’est impossible et de toute façon il n’écoute pas…) « Puisque tu ne veux pas marcher et que tu ne veux pas aller dans la poussette, je vais devoir te mettre dans la poussette. Je ne peux pas te porter et porter les courses jusqu’à la maison ». Et mets le dans la poussette. Les premieres fois, il va crier et hurler et c’est dur. Tiens bon. Garde ton discours factuel, non blessant. Donne lui des choix quand c’est possible. Quand il passe les bornes, tiens bon… N’essaye plus de parler. Attends qu’il soit calmé. Je ne te cache pas qu’il est arrivé que je le mette dans sa poussette alors qu’il se débattait furieusement (et on culpabilise), de l’entendre crier et pleurer (et culpabiliser et renoncer à faire des courses) et finalement, il se calme. C’est a ce moment là que tu peux parler à ton enfant.

        C’est normal que tu aies peur de faire une bêtise : tu es la seule en charge et si tu n’es pas épaulée c’est encore plus dur. Mais tu n’as fait aucune bêtise ! Tu aimes ton fils et maintenant tu as besoin d’être écoutée et de pouvoir lâché la pression. J’ai été aidée quelques temps en discutant avec une pédopsy (PMI) et une psy (PMI) de la relation avec mon fils, de l’organisation au quotidien, etc. ça m’a beaucoup aidée dans bien des cas ! Peux tu prendre contact avec un CMP et demander de l’aide ? Ou encore parler à la PMI et demander de l’aide ?

        On peut aussi continuer à échanger si tu le souhaites.

        • je me reconnais enormement dans ton message!!! j en souriais meme!! et me suis dis oufffff j ai trouvé quelqun dans meme cas que moi…
          car des mamans solos, j en connais, mais visiblement leur goss est parfait ( mouaiiiii je sais pas) lol
          oui ce serait un plaisir de continué a discuter… si tu as une adresse mail n hesite pas a me la laisser!! :)

      • Coucou Perard, comment vas-tu depuis ton post ? c’est super déjà que tu aies pu écrire que ça ne va pas que tu n’en peux plus. Tu n’es pas la seule à qui cela arrive. La crise des 2 ans peut être très éprouvante. Surtout si tu es seule. Essaye d’en parler autour de toi : médecin généraliste, pmi, proches, amis… Un pédopsychiatre serait une bonne solution aussi je trouve. Surtout ne reste pas seule dans tes difficultés, tu vas t’en sortir ! Tiens nous au courant !!!

        • coucou!!!

          depuis le post ca va mieux! lorsque j ai ecris le message, ca faisait deux semaines que mon fils m en faisait voir de toute les couleurs, et j etais a bou!!! et ca m a fait du bien d ecrire tout cela.
          Je vais prendre rdv au cmp, car je suis consciente que je suis fragile et que je n ai pas reglé certaine chose moi meme du passé, et tant que je ne serai pas zen, je ne pourrai pas faire face correctement aux crises que mon fils peut me faire par periode….

          j aime mon enfant a en crevé…. mais effectivement, la periode des « 2 ans » entre parenthese car ca peut commencé plus tot et finir plus tard lol cela acheve! c est ca le plus compliqué pour moi en tant que maman solo…. gerer les crises aussi forte!
          merci en tout cas de prendre de mes nouvelles…

          C est bizarre plus de personnes inconnues sont au courant de ca que mon propre entourage! :) et surtout s interesse serieusement a nous. merci beaucoup!

      • Bonjour,
        Pardon d’avance si je fais une réponse pleine de fautes, je suis sur mon smartphone et c’est un peu rock’n roll. Mais je ne voulais pas remettre min commentaire à plus tard au risque d’oublier.
        Je suis moi aussi maman solo d’une petit garçon qui aura 3 ans le mois prochain. Je suis moi aussi passée par cette phase terrible où la situation était telle que j’ai cru ne jamais m’en sortir ni en voir le bout. Mon petit bout de 2 ans et demi, mon trésor était tellement horrible avec moi, tellement insupportable! Je n’avais même plus envie d’aller le récupérer chez la nounou. Je n’avais envie que d’une chose : qu’il soit loin de moi et que cette guerre perpétuelle s’arrête. Et je culpabilisais aussi de ne pas m’en sortir. J’en suis arrivée à un point où je lui mettais régulièrement des fessées. Et puis un jour, je l’ai giflé… un petit bout de 2 ans et demi :(
        Et un jour, un pédopsy croisé je-ne-sais-plus-où m’a donné un conseil : La personne tierce. Une personne en qui l’enfant a confiance, qui a de l’influence sur lui et qui pourra donner un coup de main ponctuel. Chez moi, la personne en question est… ma soeur. Là où je devais me battre avec lui pour finalement n’arriver à rien, il lui suffit de se poser, de lui dire les choses et au pire de lui faire les gros yeux pour qu’on arrive à quelque chose (moi je peux toujours essayer de lui faire les gros yeux..!.
        A présent, quand je sens que la situation redevient tendue, j’appelle ma soeur pour nous recadrer…
        Être parent, c’est épuisant. Mais être maman solo, ça l’est doublement. Tu es seule pour gérer le quotidien, tout, tout le temps, non stop. Demander l’aide ponctuelle d’une personne tierce permet aussi de se poser un peu.
        Je te souhaite de trouver, dans ton entourage, un frère, une sœur, un ami, quelqu’un qui t’aidera et pourra jouer le rôle que joue ma soeur pour moi.
        Je te souhaite bon courage.

      • Finalement je n’ai pas oublié ce post, et je reviens ce matin depuis un vrai PC avec un vrai clavier pour ajouter 2-3 petites choses à ce que j’ai dit. Et notamment des astuces qui ont bien fonctionné avec mon trésor (et qui fonctionnent encore) en cas de crise.

        – Lorsqu’il refuse d’arrêter ce qu’il est en train de faire (par exemple jouer au parc parce qu’on doit rentrer), je lui explique qu’il va falloir bientôt arrêter. Je lui dit « Allez, encore 5 tours de toboggan et on rentre » ou « Tu joues encore 5mn et ensuite on range pour manger ». Et ça fonctionne! Depuis qu’il connait les chiffres, je lui montre que je mets mon portable sonner au bout de 5mn. Et quand l’alarme de mon portable sonne, il est tout content de l’éteindre et il comprend que c’est le moment d’arrêter / de rentrer / etc.

        – Les crises dans les magasins : un cauchemar ! Un jour qu’il refusait de monter dans le caddie, j’ai cédé et l’ai laissé marcher à coté de moi, il s’est… enfuit. Et je l’ai perdu dans le magasin. J’ai dû appeler la sécurité. L’horreur. Désormais, quand on va en courses, je lui rappelle ce qui s’est passé, combien j’ai eu peur et combien c’était dangereux. Et avant d’entrer, on répète ensemble les règles dans les magasins : « Tu te rappelles ce qu’on fait dans les magasins ? » « On est sage, on ne crie pas, on reste dans le caddie, etc. ». Et ça fonctionne.
        De temps en temps, je refais des tentatives de le laisser marcher à coté du caddie et quand il recommence à se sauver, hop! Caddie !

        – Autrefois, quand il faisait une grosse colère, je m’énervais aussi. Et la pression montait chez lui comme chez moi, c’était terrible. Aujourd’hui, quand il fait une colère (avec cris, pleurs, etc.), je me baisse à sa hauteur et je lui explique que oui, je comprends qu’il soit en colère et frustré et qu’il a le droit d’être en colère et de l’exprimer mais que non, il n’a pas le droit de ma casser le oreilles. Je l’accompagne donc dans sa chambre et lui dit faire sortir toute sa colère et de revenir quand elle sera sortie. Certes, mes voisins profitent du bruit mais tant pis.

        – En cas de refus, je n’insiste pas, je ne le force pas. Je lui propose d’autres options et/ou détourne son attention : il ne veut pas mettre son pyjama ? Je propose un autre pyjama (qu’il choisira lui-même dans son armoire). Pas enlever ses chaussures ? Je lui demande s’il arrive à enlever ses chaussures tout seul : « Oui? Oh comme tu es grand! / Non ? Tu veux qu’on essaye ensemble ? », etc.

        Toi comme moi, nous ne sommes pas de mauvaises mère. Nous faisons de notre mieux. Et c’est vraiment pas simple de tout gérer SEULE.
        Le simple fait que tu doutes de toi et que tu demandes conseil ici le prouve.

        Je n’ai aucun conseil à te donner. Chaque situation est différente. Je te propose juste des astuces qui ont fonctionné pour moi et pourraient peut-être faire de même pour toi.
        Bon courage.

        (Oups! Pardon, mes 2-3 petites choses se sont transformées en tartine géante)

        • des tartines geantes qui reconforte et que j appliquerais,,,
          merci pour ecrire tout cela et d y accorder du temps

          et de savoir que je ne suis pas seule dans ce cas fais du bien car bien evidement, en reel je rencontre beaucoup plus de personnes qui vont me dire mais moi mes enfants on jamais ca ou tu es sur qu il a pas un probleme! rien que de repenser a ca cela me fais pleurer car il est tres intelligent et sait aussi etre tres gentil mignon et tout ca quoi….

          le regard des gens, les paroles blessent et ca fatigue et surtout cela n aide pas…

          donc merci a tout le monde pour vos coimmentaires car ca donne du baume au coeur!
          merci

      • Je ne peux que compatir. Un livre m’a beaucoup aide a comprendre ce qui se passe dans la tete d’un enfant c’est  » j’ai tout essaye » d’Isabelle Filliozat. Si cela peut t’aider.

          • +1 pour le bouquin, j’ai eu l’occasion de le lire.
            Teddy et Sienna ont repris dans les grandes lignes les idees du livre.
            Il est interessant aussi pour les enfants plus ages et les fratries.

            • Bidibulle : Je n’ai pas lu ce livre. Mais ces idées sont assez communément partagées par un grand nombre de psychologues et de professionnels de la petite enfance.

              Je fais le chemin en marchant : c’est-à-dire en m’inspirant des méthodes des puéricultrices à la crèche, en leur posant des questions et en demandant des conseils plus particulièrement par rapport à mon fils et à ce qu’elles peuvent observer. C’était un échange régulier, ponctuel, sur des questions pratiques (sommeil, repas, activités, etc.) mais aussi sur les grandes étapes du développement.

              1 autre livre m’a intéressée :

              La psychologie de l’enfant
              De la naissance à l’adolescence
              Corine Morel
              Collection ABC
              Edition Granchers

              Ce livre ne délivre aucune méthode, aucune recette, aucune astuce. Il permet de comprendre dans les grandes lignes le développement de l’enfant et ses besoins, ses émotions, etc. Pour les parents et les pro du secteur de l’enfance.

              Et pour ceux et celles qui en ont parfois assez des recettes ‘toutes faites’ qui ne semblent s’appliquer qu’à l’enfant « idéal » et ses parents « parfaits »… :-) ces êtres curieux qui n’existent que dans les livres… ;o) bref, quand on veut prendre un peu de recul :-)

  18. Perard, voici quelques conseils qui, je l’espère, pourront t’aider un peu. On dirait que ton fils a du mal a accepter les phases de transition : enlever ou mettre les habits pour se coucher ou pour sortir. C’est peut-être parce que c’est compliqué pour lui de passer d’un lieu a un autre , de la nounou a maman, etc. C’est classique a leur âge. Ma fille a le même âge et fait pareil. Des astuces pour franchir le cap a chaque fois : accepter de la rhabiller devant la porte de l’immeuble et non a l’intérieur. Lui demander : c’est toi ou moi qui vais chercher tes chaussures ? De quOi on a besoin quand il fait froid dehors ? Et pour le soir c’est toi dis ou moi qui éteins la lumière ? On met le pyjama avant ou après brosser les dents ? etc. des questions qui lui permettent de se sentir acteur de la situation et non pas la subir parce que maman l’a décidé. ensuite c’est bien de lâcher prise sur les choses peu importantEs. par exemple s’il ne veut pas manger à un repas tu laisse tomber il se rattrapera un ou deux repas après. tu ne dois Te faire du souci que pour les choses essentielLes. Par contre l’obliger a se coucher le soir pour que tu aies tes soirées et te laisser dormir tranquille ça me paraît non négociable pour une maman solo. Pour finir, je te conseil vivement de chercher une oreille attentive et connaisseuse, genre psychothérapeute, pour t’aider a gérer tout ça. Être maman solo est une tâche bien difficile. Bravo pour tous tes efforts ! :-) ce dont ton fils a le plus besoin, bien avant une éducation respectueuse, c’est une maman en forme :-) bon courage et tiens-nous au courant !

    • @perard ; quand je vois comme cela peut etre parfois difficile quand on est une maman pas solo, j’imagine a peine ce que ca peut etre quand on est une maman solo!! je suis totalement d’accord avec le commentaire precedent de zigma : le vrai probleme c’est la fatigue car sans elle, tout devient beaucoup plus simple. C’est la fatigue qui fait craquer et avoir des idees noires alors que tu es pleine d’amour! Trouver de l’aide pour pouvoir se reposer devient alors vital et en parrallele aprrendre a se relaxer (yoga etc..) et surtout continuer a en parler ici et ailleurs pour comprendre que tu n’es pas seule, que tu ne fais rien de mal mais que tu es juste TROP fatiguee. Je ne sais pas si mon experience peut t’aider car chaque relation est unique mais je sais que les relations avec mon petit bout se sont nettement ameliores depuis que je lui dis lors de certaines crises : « tu as le droit d’etre en colere et je t’aime de toute facon mais j’ai mes limites et je ne peux pas tout accepter ». J’essaie comme dit precedemment de relever ce qui semble lui deplaire genre : « je vois que la couche semble te gener » et puis j’essaye de trouver ensemble des solutions et lui proposer des choix. S’il crie trop ou n’arrive pas a se calmer, je lui dis le plus calmement possible que je vais attendre un peu qu’il se sente pret a discuter et j’essaie si possible de le prendre dans les bras. Surtout, ne pas se preoccuper du regard des autres : il vaut mieux un enfant qui s’exprime qu’un enfant qui refoule tout a l’interieur…et quand je m’enerve et que je lui crie dessus, je reviens systematiquement m’excuser et lui expliquer que meme pour un adulte ce n’est pas toujours facile de gerer ses emotions…les crises s’espacent et je retrouve les calins…je me nourris de tous ces moment magiques pour quand ca va moins bien y repenser, prendre 30 secondes pour me dire que si c’est dur pour moi, ca l’ait encore plus pour lui et que peux l’aider en lui donnant de la tendresse mais en etant ferme aussi quand necessaire…et je me rappelle cette magnifique phrase de Christian Bobin : « Les enfants en bas âge prennent toutes les forces de ceux qui s’occupent d’eux et, en un millième de seconde, par la grâce d’un mot ou d’un rire, ils donnent infiniment plus que tout ce qu’ils avaient pris. » .
      Quand ca devient trop difficile, n’hesite pas a appeler a l’aide qui que ce soit. Tu n’es pas parfaite mais aucune de nous ne l’est! mais tu essaies de progresser, de comprendre et d’aider ton enfant que tu aimes et c’est cela le plus important…Je t’envois plein de bonnes ondes et je te soutiens de tout mon coeur.

      • Zigma, Magda, Sienna,

        Je n’ai pas pu peux m’empêcher de vous lire et de percevoir toute votre bienveillance. C’est super. Je m’en vais « piquer » une ou deux astuces au passage ! Certaines comme « donner le choix » marchent bien. Parler avec l’enfant marche bien. Donner des repères dans le temps marche bien aussi : je pense que je vais faire un planning visuel sur une porte. Symboliser les temps forts de la semaine avec des images. (crèche, visites à la maison, activités, repas le week-end, siestes, dodo du soir, etc.) Lui en parler… Là on va faire ça et demain on fait ça… Toute à l’heure, dodo… J’espère que ce sera plus facile ensuite de faire accepter les « phases de transition » comme dit Zigma : quitter un endroit / une personne, cesser une activité, en démarrer une autre, accepter de se laisser aller au sommeil, etc.

        Perard. Ce qui est bien avec les professionnelles (pédopsy et psychologue) : outre l’aide importante qu’elles peuvent apporter, c’est aussi qu’elles savent dire « bravo ! Vous pouvez être fière de vous ! » ou encore te rappeler que ton fils va bien et t’aider à dédramatiser… Ne culpabilise pas. Fais toi aider par ces pro ! Et n’exige pas de toi que tout soit parfait ! Ton petit garçon a l’Essentiel : TON Amour. Fais toi confiance. Et puis ne t’en fais pas trop, ses colères vont s’espacer et diminuer en intensité aussi…

        • Je suis tout a fait d’accord avec les bons conseils de teddy :)

          Je suis maman d’un garcon de 6 ans et d’une fille de 3 ans.
          Pour mon fils, des les premieres crises de colere (vers 2ans), j’ai respecte le fait qu’il soit en colere, apres qu’il se soit calme, on parlait : je l’ecoutait, je lui expliquait la situation et aussi mon ressenti pour qu’il comprenne ma position.
          C’est toujours comme ca qu’on regle les conflits maintenant qu’il est plus age, excepte qu’il ne crie pas, pas de colere : il est fache ! LOLLL
          Je ne cache pas que ca m’arrive aussi d’etre a bout, j’essaie de me calmer au mieux en m’isolant un peu dans la cuisine avant de venir les voir.
          Ca change beaucoup parce que les enfants ressentent le stress et la tension, quand je suis enervee, ils le sont aussi et si je ne me calme pas pour briser le cercle vicieux, ca criera dans tous les sens, je dirais des choses que je regretterais :(

          Voila je pense que la cle, c’est de s’ecouter et de se comprendre mutuellement ^^
          Aussi ca aide de se confier a quelqu’un qui te comprend.
          perso dans les moments difficiles, j’ai une copine qui m’encourage beaucoup et vice versa, on se soutient, ca permet de tenir le coup.

          Perard, je te souhaite beaucoup de courage, tu es une maman formidable et tu es sur la bonne voie, tiens bon !!

    • merci pour tout!! il y a des astuces que je fais deja et effectivement fonctionne! j appliquerais les autres! :)

      effectivement, je crois que aussi j en demande trop a mon fils… et moi qui fatigue un peu, cela n arrange rien!
      merci pour tout

      • Noé : C’est à toi que tu en demandes trop AUSSI ;-) Eux, en effet, on ne peut leur demander que ce qui est à leur portée et ce n’est pas encore à leur portée d’être raisonnable, de « raisonner ». Une fois qu’on sait ça : ça enlève une grosse partie de la pression. On se rend bien compte qu’ils n’essayent pas de nous faire enrager mais qu’ils cherchent à grandir…

        A quelle adresse email, puis-je t’envoyer mes contacts ? Ce serait un plaisir de prendre des nouvelles !

        Bidibulles : AH ? toi aussi ? le coup de la cuisine pour respirer par le nez ? Comment tu connais mon truc secret …? :-) Sinon, ça me rassure de savoir qu’ils peuvent faire leur caca boudin sans crier et sans tout jeter par terre :-) J’ai hâte ! Je plaisante mais ça commence à évoluer un peu vers ça : il lui arrive d’aller se calmer tout seul dans la chambre, de faire un peu la tête 5mn et de revenir pour dire « J’ai fait une grosse colère ». Enorme ! C’est encourageant. ça permet la discussion !

        • @Teddy : moi je respire par la bouche la fenetre grande ouverte ^^
          Comme toi, j’ai aussi experimente la crise au supermarche juste avant de passer a la caisse avec le caddy rempli, le temps de le consoler, on s’asseyait sur le banc des « vieux » (merci Auchan). Quand le caddy est a peine rempli, je l’abandonne et on sort se refugier dans la voiture.

          Je crois que s’il se sent ecoute et compris, les crises sont moins frequentes ou plus courtes, apres c’est humain d’etre en colere ou pas d’accord, c’est son droit aussi ;)

          c’est bien de se menager de temps a autre, de lever le pied : avec les taches menageres, les « il-faut », etc on est vite etouffe !
          Moi je suis une grande paresseuse quand j’en ai marre … de tout. zzzzZZZZzzzzzz

            • j’arrive et je découvre tous vos échanges forts en émotion et remplis de bienveillance et d’entraide. je n’aurais pas imaginé que mon petit article vous donne un coup de pouce.
              Je voulais ajouter qu’il était normal de parfois être au bout du rouleau, épuisée et vidée,d’autant plus lorsqu’on est maman solo. Vos enfants ont beaucoup de chance d’avoir des parents qui se posent autant de questions sur le bien être et le développement. Les passages difficiles,il y en a et il y en aura, mais comme vous le soulignez il est important d’avoir des temps à soi, ou l’on recharge ses batteries en étant à l’écoute de ses besoins.
              et puis quand cela devient trop compliqué, il y a des professionnels qui peuvent apporter un coup de pouce ;-) belle route à vous toutes.

              • Bonjour

                Ça fait du bien de lire des Parents qui vivent la même chose. Notre plus grand à 2 ans et demi et nous venons d’avoir un petit bout qui a maintenant 2 mois…

                Le grand est en pleine crise de petite enfance et c’est très frustrant. J’appréhende les réveils, j’appréhende son arrivée de l’école (ou de la crèche). Ce sont souvent des moments propices aux crises.

                A peine arrivé c’est  » Maman tu peux le donner la galette pépéplait « . Non mon coeur il est 17h30 (ou 18h ou bref ce n’est pas l’heure) ce n’est pas bien de manger entre les repas, ton estomac doit se reposer entre 2.

                Je me sens loin de lui en ce moment et ça me fait mal au cœur. J’ai juste l’impression d’être une mauvaise mère. Perso j’ai plutôt tendance à avoir des règles et à essayer de m’y tenir autant que possible. Papa serait probablement un peu plus laxiste si je n’étais pas là mais il voit bien que c’est la meilleure des solutions d’avoir des règles et surtout d’être plus ferme. On ne met jamais de claque sur la figure, très rarement une tape sur les fesses par contre moi je tape parfois sur sa main ( quand il jette ou qu’il a un mauvais geste et toujorus après explications calmes qui ne fonctionnent pas), pas trop fort hein mais bon la tape est là et ça m’embête…ah oui quand il donne des coup de pied de colère sur la table à langer et que je manque de me le prendre dans la poitrine (sachant que j’allaite donc seins hyper sensibles) là je claque impulsivement ses pieds (ça n’arrive pas souvent). On essaye la méthode douce toujours en premier lieu, lui expliquer, lui dire que ce n’est pas facile pour lui mais que pour Papa et Maman ce n’est pas rigolo de l’entendre pleurer pour un oui ou pour un non. Qu’il peut ne pas être content mais qu’il faudrait qu’il nous explique pourquoi il pleure qu’on puisse éventuellement accéder à sa demande.

                Enfin on fait surement des erreurs et je me sens juste désemparé parfois et j’avais besoin de le dire.

                Par exemple depuis le début nous ne lui laissons la tute que pour le dodo. Avant le matin il la laissait de son propre gré jusqu’au soir (+ pendant les siestes) mais là il sort du lit avec sa tute, son doudou et son chicchi et impossible de lui faire lâcher sans que ce soit par la force et je vous assure qu’on essaie. Évidemment du coup c’est la crise et on commence la journée sur les chapeaux de roue.

                C’est surtout que je ne sais pas si on est sur le bon chemin et que j’ai juste l’impression que mon petit garçon est malheureux et qu’on a une mauvaise relation très souvent conflictuelle avec lui. Par contre en dehors de la maison (sauf chez ses grand-parents avec qui je trouve que c’est pire) nous n’avons que des éloges,  » Il est calme, on ne l’entend pas, il veut faire tout seul, il se débrouille mieux que certains un peu plus grand… » et même des  » il est très câlin »..Ah bon ? ben pas avec nous en tout cas, nous il nous fait tourner en bourrique et quand on lui demande un câlin c’est quasi toujours non…

                Bon y’a l’arrivé du petit frère qui le chamboule probablement bien qu’il est adorable avec lui et très prévenant et qu’on essaie d’y faire attention autant que possible, ses molaires qui le travaillent (il a fait très tard ses dents), on est sûrement nous aussi plus fatigués et stressés (mauvais sommeil avec son petit frère qui ne fait pas encore ses nuits) et puis on vient d’acheter une nouvelle maison avec deux nouveaux chiens dans une nouvelle région etcc etc… ça fait beaucoup de nouveau et c’est stressant pour nous en tant que parents mais aussi en tant que couple (et l’arrivée du 2ème n’aide pas à se sentir plus proche).

                Souvent il nous gronde (pour ne pas dire nous engueule). alors ça fait rire les adultes mais moi je ne suis pas d’accord, il doit rester à sa place et respecter les autres. Ce n’est pas lui qui doit faire les lois même si il a le droit d’avoir son avis et de s’exprimer, si on le laissait faire il dirigerait le monde. C’est d’ailleurs ce qu’il fait avec sa Mamie qui lui permet beaucoup de chose et fait quasi tout ce qu’il veut. Mais bon ça c’est chez Mamie et Zut c’est pas faute de l’avoir dit et répété.

                Bon je vais peut-être m’arrêter là, j’aurais envie d’écrire un roman mais bon…

                Merci pour les billets précédents et pour l’article, c’est un peu rassurant.

                Bonne journée

                • Ah oui y’a juste une petite astuces que je peux partager c’est pour lui brosser les dents ; on compte jusqu’à 20 par exemple plus ou moins lentement. On compte des Mickeys ou des mamans, papas, tracteurs etc…c’est lui qui décide et c’est maman ou papa qui comptent.

                  <Voilà bon courage en tout cas à tous les parents.

  19. Pingback: Autour de 2 ans, l’âge sensible de l’autonomisation |

  20. C’est chouette, tous ces gens bienveillants, ces enfants qui ont des difficultés, mais qui évoluent parce qu’ils se sentent aimés et rassurés, ces parents qui font des erreurs, certes, parce qu’ils sont humains, mais qui savent revenir dessus, précisément parce qu’ils sont humains…
    Ces cheminements positifs, toujours.
    Vous êtes formidables.
    Vous le montrez.
    Bravo.

    Et sinon, y a que moi qui suis maman dans le monde réel?

    Ca a déjà tué quelqu’un de dire: je fais une erreur que je ne répare pas?

    Ha oui, et avez-vous déjà rencontré quelqu’un adepte de l’éducation violente??? Moi, jamais.

    • On peut aussi décider qu’il y a des jours où on a envie de parler de la partie pleine du verre, et d’autre où on a envie de parler de la partie vide. Je ne pense pas qu’il faille blâmer quiconque dans un cas comme dans l’autre. :-)
      Ca ne veut pas dire qu’il n’y a que des parents parfaits, ni qu’il n’y a que des parents au bord de la crise de nerf. Je ne pense pas me tromper en disant que le quotidien de parent est fait d’alternance en la matière :-))

  21. Je précise ma pensée.
    Je n’ai pas lu la totalité des commentaires, j’ai eu un haut-le-coeur avant la fin (trop de crème dans les gâteaux, ça me fait toujours ça).

    On retrouve ici tous les mots clés des gens équilibrés: bienveillance, droit à l’erreur, amour, limites… bla bla bla.

    Il me semble que tous les bien-pensants oublient, ou nient, une chose essentielle. L’être humain fait caca.
    Oui. On a beau mettre de la musique douce en fond sonore pour masquer les bruits, utiliser un spray désodorisant pour l’odeur, tirer la chasse bien vite pour oublier… il n’en reste pas moins que c’est une réalité.
    En édulcorant nos erreurs, en les acceptant, en les intégrant, en les expliquant, en s’en excusant, en revenant dessus, bref en optant pour toutes ces attitudes saines dont l’article et les commentaires font l’éloge, on ne fait rien d’autre, selon moi, que montrer au gamin qu’on gère tout, quand même, et que finalement papa et maman ne font pas réellement des erreurs. Des vraies. Des qui puent.Des sales erreurs merdiques à souhait.
    Mon gamin a des parents qui font caca. Des parents qui sont imparfaits, pas pour blaguer, pas des imperfections à la bobo. Il a des parents qui ont parfois un comportement si nuls qu’ils ne trouvent même pas les mots pour revenir dessus.
    Mais mon gamin il sait que parfois, ben ouais, on fait caca. Que nous ne sommes pas des gens parfaits dont il n’atteindra jamais la cheville.
    Il saura aussi, j’espère, que c’est pas parce qu’il fait caca que c’est lui la grosse merde. Il aura été au contact de gens vraiment imparfaits qui parfois ont été dépassés, absolument, en vrai, et que ça existe. Bref, quand mon gamin fera caca, il se dira peut-être juste: « ha ouais, je suis vivant ».

    Je suis fatigué des bien pensants et de leurs discours, qui sous couvert de tolérance et de bienveillance sont extrêmement culpabilisants, et aident moins ceux qui en besoin que ceux qui le produisent, une main sur le clavier, l’autre en train de se flatter la cuisse pour se rappeler à quel point ils sont des gens biens. La perversité de la chose étant que bien sûr, en même temps, il est de bon ton de reconnaître « que c’est difficile  » qu’on fait tous des erreurs » etc. Mais tout se finit toujours par des explications et un câlin.

    Ben non.

    Vive ‘imperfection, la vraie, celle qui pue. Celle des êtres humains.

    • Votre commentaire montre en fait votre jalousie : vous voudriez pouvoir mal vous comporter envers vos enfants (et les adultes je suspecte) sans culpabiliser. La culpabilité est on ne peut plus saine si elle permet de rendre son enfant heureux et le monde dégueulasse dans lequel on vit un peu meilleur. N’oubliez pas: un enfant n’est pas sous la domination du parent mais sous sa protection. Plus de devoirs que de droits. Toute les personnes qui cherchent à bien traiter leur enfants avec compréhension et empathie ont un courage et une éthique que vous ne semblez pas vouloir adopter et c’est est votre affaire. Evidemment c’est plus facile de puer comme vous dites, et ça fait des millénaires que l’homme pue.

  22. Notre fils agé de 28 mois, à commencer des crises du jour au lendemain. « Je veux manger » on le met à table « Je ne veux pas manger », on le redescend « Je veux manger ». De quoi devenir folle !! Tout ce qu’on lui demande la réponse est « non je ne veux pas ». Et dès qu’il n’a pas ce qu’il veut comme du chocolat à 18h, il se met à hurler, se cogner la tête, se jeter parterre. C’est très impressionnant (c’est notre 1er enfant). Il est gardé par papy et mamie et du coup je me disais que c’était de leur faute, qu’il était pourris gâté la bas et chez nous il a plus de contraintes. Mais en lisant cet article je me sens rassurée. « C’est la crise des 2 ans » ! J’étais même à aller imaginer un problème neurologique, car il était tellement gentil toujours agréable et là ça été le choc ! Merci pour ce superbe article qui va beaucoup m’aider à faire face à ses crises, en espérant que ça fonctionne !!! Bon courage à toutes les mamans !!!

  23. Merci, merci pour ce post. Avant de le lire, ma copine et moi étions désemparées en voyant note poupinette dire non a tout, refuser de s’alimenter correctement et être toujours fatiguée. Grace a votre aide, nous voyons les choses beaucoup plus sereinement et savons enfin le pourquoi de son comportement.

    Sabine et Christophe

  24. Bonjour a tous je suis maman d un petit homme de 26 mois et ca y est la crise a commencer je ne sais plus quoi fer il hurle tout le temps j ai beau prendre le temps de parler avec lui lui demander ce qu il va pas il ne s exprime pas encore tres bien et est incapable de me repondre tout a commencer suite a un cauchemard en plei e nuit depuis il fait des crises pour se coucher le soir ki a suivi le cauchemar il voulait pas dormir dans son lit on a essayer de le laisser faire sa crise mais c est tres penible et son pere ne supporte pas l entendre pleurer du coup il a craquer et la endormi avec lui dans notre lit deux soir de suite le 3 soir n etant pas d accord avec ca j ai reussi a l endormir dans son lit mais obliger de rester avec lui depuis tt les soir on est obliger de le bercer jusqu’à ce kil soit presk endormi et de plus il y a que son pere qui y arrive avec moi il fait que parler bouge dans tout les sens et lutte contre le sommeil .
    les crises commence a s etaler sur la journee maintenant il hurle tout le temps des qu on lui dit non et sa m exaspere j essaye de garder mon calme je suis pourtant quelqu un de patient mais a force je perd mon sang froid et la fessée tombe j aimerais eviter dans arrive a ca car c pas le bon exemple a lui montrer quand on ne veut pas ke lui meme et la main leste mais je c plus quoi faire laisser faire la crise parler demander des explications expliquer le pourquoi du non j ai tout essayer et rien ne fonctionne ce qui est perturbant c que avant c que y a encore peut de temps c etait un enfant adorable pleurer tres peu juste quand y avait une bonne raison obeisser pas trop mal j en fesait presque ce que je voulait mais la c un petit demon du jour au lendemain c un peu destabilisant et fatiguant ce qui me rassure c est que je suis loin d etre la seule et kil y a pire mais bon j aimerai pouvoir trouver une solution surtt pour l histoire du sommeil on a plus de temps pour nous du coup avec mon conjoint car mon fils s endort assez tard du coup et a la fin on en peu plus on va se coucher surtout ke mon fils se reveille la nuit car il ne veut plus mettre sa turbulette ou alors il l enleve et ne veut pas la couverture si on le couvre une fois ki dort il fini par se decouvrir et se reveille car il a froid et ne plus se endormir du coup on manque tous de sommeil et on s est tous que c important pour tout le monde surtt pour lui si quelqu un a des petites astuces je suis preneuse

  25. Pingback: Article : « La crise des deux ans et l’éducation bienveillante  | «Melina Ass Mat

  26. Bonsoir et merci pour l’article!!!
    Je suis le papa d’une fury de 15mois , de 85cm et 13.2kg, qui a marché a 8mois et fait ses dents tres tot.
    Il est nee de bonne composition a 4.4kg, et c developpé bien vite.. Depuis tres tot les couches furent difficiles a mettre, des qui a sû se retourné cela a ete dur :( maman et papa on beau etre cool , cela a pas tjrs ete drole, mais bon ensuite se fut au tour du moment habillage que cela est devenu penible, pour le moral et les articulations! Puis le NON a commencé a se faire entendre, lescris qd ont lui refusent un objet ou se laisser trainer/tomber qd on veux aller d un point A au point B .. Je pense que comme le reste il est donc en avance et qu il est ds la crise lol, ont l’aiment fort et on essaye tde notre mieux mais cela est vrai que des fois on est a la frontiere due s’avouer vaincus, car the beast a du caractere ,il sait etre malicieux et est tres sur de qd il fait une betise,avec sont regard en coin qui dit »c est interdit mais tant pis :p  »
    Apres vous avoir lu je comprends un peu mieux le malaise et je ne dit que la patience sera de mise , que tout a un temps .. De toute maniere aujourdhui s est ca et demain cela sera une epreuve differente 😉 et pis on voulais un enfant actif et en bonne santé et il peux pas etre moin hihihi, le prochain sera j espere une petite princesse lol , histoire de se detendre un peu lol
    Un papa soulagé

  27. Je voudrais avoir un peut plus des informations car ces mon premiers enfant et je voudrais pouvoir bien élevé en grandissant et il a que 2ans

  28. Tous ces super conseils s appliqueront bien aux parents qui ont le temps, qui ne travaillent pas et ne sont jamais vraiment pressés. Qui ont une super femme de ménage et pas trop d autre soucis. Personnellement, quand je suis grave à la bourre et que mes deux luttent pour ne pas mettre le blouson et enlèvent leurs chaussures une fois mises , pensez bien qu utiliser votre méthode est bien inefficace et les font rire à mon nez…

    • Je suis bien d’accord avec vous 😊 et pourtant je reconnais les sentiments de l’enfant comme préconisé. Ça ne marche pas tout le temps et à un moment donné il faut donc montrer à l’enfant que le parent décide. J’aime bien dire à mes enfants: »je comprends que tu veuilles faire ça et tu pourras faire ça quand tu seras adulte si tu veux…mais en attendant il y a des règles et c’est comme ça…c’est pour ton bien et non pour t’ennuyer). Bien sûr ils répliquent et crisent…pas grave, ça ne nuit pas du tout à leur bien-etre et ils ne m’en veulent pas. Surtout la victoire quand après je leur dis: »vous avez compris pourquoi je vous ai fâchés? Auriez -vous fait comme moi? »… »oui maman on comprend et on aurait fait pareil ». Voilà juste pour dire qu’ il ne faut pas juger telle ou telle méthode…l’important est que nos enfants se construisent bien au final 😊 ce qui ne les empeche pas de recommencer 😉 et il y a effectivement des moments où on ne peut pas toujours prendre le temps de discuter. Je pense que par moments si on discute trop, l enfant peut s’y perdre (je ne parle pas de questions de la part de l’enfant mais au moment de consignes claires). Voilà mon point de vue . Sinon très intéressants de lire les comm 😊

  29. Pingback: Éducation | Pearltrees

  30. Bonjour, prendre du temps pour écouter l’enfant par le jeu, laisser tout vos soucis de côté et abandonné vous toute entière à votre enfant, l’empathie à travers le jeu (complicité) donne confiance à l’enfant, une bonne estime de soi, lui monter de l’intérêt au delà des câlins, lui apprendre par le jeu à communiqué, l’encourager, le laisser prendre les initiatives et laisser vous guider dans la magie de l’enfant, cela apparemment bien marché du moins pour l’instant, maintenant quand elle est mécontente, elle s’exprime en marmonant quelques chose d’incompréhensible, tout en lui répondant, je te comprends, très affectueuse. (L’idéal c’est le père qui doit jouer ce rôle).

  31. Ahhh que ça me fait du bien de lire votre article…Mon poussin liam est mon premier et c est vrai que j angoissé d un rien…Il est en pleine période de crise des deux ans et au début je pensais que je faisais mal, que je m en occupais pas bien…qu il ne m aimait pas…Avec le papa on est séparé depuis quelque mois et byzarrement l opposition c est qu avec maman..Avec papa tout va bien …On a une garde alterné dc égale en temps pratiquement…ç est vrai que ç est fatiguant…j essaie de le prendre avec bcp de calmes et de bienveillance…Mais desfois c est dure..Merci pour cet article

  32. Bonjour, cela fait 1 semaine que mon fils de 2 ans hurle toutes les nuits, toutes les heures ; malgré l’homéopathie et le rituel, il hurle des que l’on sort de sa chambre … Hier soir, on a fait une grande ballade en campagne, et il a reussit a dormir 4 heures d’affilé. Ce n’est pas parfait mais il y a du progres. Nous allons essayé de l’emmener marcher tous les soirs et de stopper la télé également. Le sport, méthode naturelle et efficace ! Bon courage à toutes !

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