Chaque parent a connu, connaît ou connaîtra cette crise. Enfin, pas lui mais son enfant.

Cette période peut commencer à partir de 18 mois et se terminer au delà des 3 ans. Il n’y a pas de régles, ni de durée ;-)

Chaque enfant et parent étant uniques, cette période difficile l’est aussi.

C’est article est étayé par mon expérience personnelle, professionnelle et par toutes mes lectures et rencontres passionnantes.

* * * Quézako ? * * *

Votre enfant refuse de s’habiller, de manger, de partir des endroits qu’il aime et crie CRIE CRIE et/ou pleure, se met en colère facilement. Il change très souvent d’avis et peut refuser une chose qu’il vient de vous demander à ‘linstant

Il dit NON en permanence même pour des choses qui nous paraissent insignifiantes. Ca y est, on y est voilà la crise des 2 ans ;-)

J’oubliais qu’à tout cela, peuvent s’ajouter « quelques » troubles du sommeil (réveils la nuit, refus de faire la sieste)…

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La bonne nouvelle : notre enfant se construit, il s’affirme et éprouve le besoin de se démarquer de nous en s’opposant : il grandit BIEN !

Eh oui, un enfant, n’est pas fait pour obéir au doigt et à l’œil ! C’est un être à part entière ,différent de nous, qui s’affirme, qui a besoin de donner son avis, de ne pas subir toute la journée nos demandes mais de se les approprier.

En tant que parents, nous sommes sensés l’accompagner pour qu’il soit autonome, responsable de ses actes et en capacité de prendre des décisions dans son intérêt tout en respectant les règles de la société ;-).

Cette période est usante pour tout le monde.

Pour notre enfant, chez qui la frustration est très difficile à vivre tant physiquement (ses hormones de bien-être chutent à chaque refus) et psychiquement parce qu’il est perdu, il a envie de faire des choix mais ne sais pas lesquels et il faut qu’il se détache de nous, ses parents.

Pour les parents, cela est très compliqué également. Les « crises » peuvent être épuisantes et nous nous sentons vite impuissants, voulant souvent que notre enfant obéisse à tout prix et si possible dès les premières demandes.
Pour moi, ce qui est particulièrement difficile à supporter, ce sont les cris et le fait que petit Lapin se débatte, ce qui peut-être particulièrement pénible et qui peut faire mal.

L’accompagnement bienveillant me paraît alors essentiel. Oui, petit Lapin a le droit d’être en colère si je lui refuse quelque chose qui lui semblait indispensable ;-) Non, je ne lâcherai pas mais j’accompagnerai et essayerai d’accepter le fait qu’il ne soit pas d’accord. Je lui rappelerai ce que j’attends de lui.

Il est indispensable durant cette période difficile d’accompagner son enfant dans ses émotions et d’avoir des temps pour se ressourcer afin d’être plus posé, plus disponible.

Néanmoins, cela reste difficile.

Chez nous, particulièrement, le soir et lorsque nous allons le chercher chez sa nounou. Le soir, il refuse de mettre son pyjama, et se met dans des états terribles si on l’y force, donc on prend notre temps et attendons qu’il soit disponible.

Chez la nounou, petit lapin a beaucoup de difficultés à quitter ses jouets, le lieu, les personnes et peut se mettre très en colère malgré le fait que nous prenons le temps de le préparer,lui expliquer… Nous attendons juste que ses pleurs et ses cris cessent en lui montrant que nous sommes là pour lui et en général,en le portant et lui parlant doucement.

Certaines personnes diront que l’éducation respectueuse prend souvent tournure de laxisme alors que cela n’a RIEN à voir… Notre enfant a des limites, qui ne sont pas posées physiquement mais le cadre est là.

En effet, ici on ne punit pas, on n’apprend à réparer… On ne tape pas (ni tape, ni claques, ni fessées), on accepte que l’autre ne soit pas d’accord, adulte ou enfant MAIS il y a des règles qui sont établies et qui ne bougent pas. On ne frappe pas, on ne jette pas la nourriture, on dit bonjour avec la p’tite main ou on envoie un bisou (mais on ne force pas à faire des bisous), les choses essentielles sont la « politesse » et la « sécurité ».

Cette étape est difficile et demande beaucoup de disponibilité que l’on n’a pas toujours alors au mieux essayons d’éviter les dégâts.

Ici, dans nos petites astuces, on console le petit Lapin quand il est très mal avec un NON, sans changer d’avis mais on lui signifie « c’est difficile lorsqu’on te dit NON » et on utilise l’empathie.

Selon Carl Rogers: L’empathie consiste à saisir avec autant d’exactitude que possible, les références internes et les composantes émotionnelles d’une autre personne et à les comprendre comme si l’on était cette autre personne.

N’oublions pas que même en tant qu’adulte soi-disant armé, la frustration est difficile à vivre…

On propose des choix, et cela marche pas mal. (voir la boite à astuce)

On encourage sur les « efforts » et l’aidons à passer à autre chose de positif. « Tu ne peux faire ca mais on peut regarder un livre ensemble ou faire un puzzle.  »

On garde en tête que la colère fait partie du développement est qu’elle est juste l’expression d’un sentiment, cela aide à relativiser.

*** A tester pendant un temps de crise ***

En se mettant à la hauteur de son enfant, lui dire : »tu as le droit d’être en colère » « je ne suis pas fâchée » « je sais que c’est difficile pour toi ».

Attendre qu’il soit calmé et lui signifié ce que l’on attend de lui.

La colère durera moins longtemps que de lui dire « arrêtes ! tu es méchant … Ou répéter « non » ou pire encore : lui mettre une fessée qui signifierais que vous niez son sentiment : soit il s’arrêtera de trouille ou d’humiliation, soit il redoublera afin que vous entendiez enfin son sentiment.

Il est tout à fait normal que notre enfant traverse une période où il n’obéit pas et où il exprime sa colère, il faut juste accepter ses sentiments, se dire que cela n’est pas dirigé contre nous, que cela fait partie de son développement et que c’est PASSAGER !

Il faudrait dans l’idéal, faire du yoga, de la sophrologie….pour être zen, si cela n’est pas le cas (comment ca ?) alors patience, patience

Et si vous n’êtes pas satisfaits de vous : dites le à votre enfant : « j’ai crié alors que j’aurais préféré être calme pour t’accompagner. C’est difficile de te voir dire NON toute la journée. »

Les points clés

Les non/stop doivent être posés à bon escient (sécurité, respect et ce qu’il vous paraît INDISPENSABLE)
Ils doivent être fixes si possible, afin d’apporter un cadre sécurisant.
Reconnaître et nommer les sentiments de son enfant permet de l’aider à les dépasser et à réduire les temps de crise.
Accepter les sentiments de son enfant ne signifie pas tout accepter.
Considérer son enfant comme une personne à part entière.
Permettre à son enfant d’exprimer ses émotions, c’est lui permettre de commencer à faire des choix.

Et vous quelles sont vos petites astuces ???

Le blog de la famille des lapins verts