Viens que je te croque… ou un enfant qui mord

Je me suis intéressée au sujet de l’enfant qui mord suite aux morsures infligées par M.. Sur mon blog je raconte mon voyage dans le monde des morsures. Dans notre famille de trois, la non-violence éducative fait partie de nos valeurs. On ne veut pas le punir, on ne veut pas le frapper, on ne veut pas l’engueuler… mais on ne veut pas qui morde ! Il a mordu* et une moijesaistout a sifflé « il faut qu’ils le punissent !« ,

Je m’interroge donc sur ce cas pratique : l’enfant et la morsure. Est-ce que nous sommes des mauvais parents puisqu’il mord ? Est-ce qu’on doit accepter qu’il soit une terreur ? Va-t-on être obligé de le punir pour qu’il comprenne ?

Non, non et non ! Ce n’est mon humble avis de maman avec un premier enfant et les neurones en ébullition, mais non, nous ne sommes pas des mauvais parents. Mordre est un geste non tolérable mais naturel, ça arrive. Ne pas le diaboliser ni le banaliser ! A nous de lui montrer d’autres façons de gérer cet excès de frustration / colère. Non M. n’est pas une terreur. Parfois ce petit garçon par ailleurs adorable n’arrive pas encore à communiquer autrement mais ça viendra. A nous de l’accompagner. Et non on n’est jamais obligé d’utiliser la violence pour contrer la violence.

Si mon chef et des copains m’ont dit « Mords-le, y’a que comme ça qu’il comprendra » et « S. aussi à mordu, dès que B. le papa l’a mordu, elle n’a plus jamais recommencé », est-ce que la littérature nous donne d’autres pistes, notamment non-violentes ?

Sur Internet, les sites de parentalité type doctissimo, infobebes, magicmaman… ont tous un billet dans le genre « Que faire si notre enfant mord ? », « L’enfant qui mord », « Au secours, mon enfant mord », « Pourquoi un enfant mord ? »Trois catégories de conseils : trouver et comprendre les causes de la morsure, réagir face à son enfant qui mord et comment l’empêcher de mordre de nouveau.

1. Comprendre les causes de la morsure

L’âge a son importance : mordre à un an ou mordre à 8 ans n’a pas la même explication.

Autour d’un an, un bébé teste sa mâchoire et les effets de ses morsures sur les objets… et les êtres vivants.

Puis après 2 ans (ça dépend des enfants car M. a 14 mois est déjà dans cette phase) Doctissimo nous dit : « pour attirer l’attention, défendre son territoire, obtenir ce qu’on lui refuse, manifester sa colère ou, plus étonnant, une pulsion d’amour. » Idem chez Magic maman qui nous parle de la « phase d’opposition« .

Une explication « à la Freud » se trouve sur le site d’une psychologue de Nice : « Avec sa bouche, l’enfant non seulement mange mais pense » ou encore de e-santé « l’enfant est encore au stade dit « oral », c’est-à-dire qu’il appréhende le monde par sa bouche. Certains décrivent l’envie de mordre comme le « stade oral sadique »« . Sauf qu‘Isabelle Filliozat nous dit bien que « « phase orale », implique une dimension psychanalytique très importante, qui selon Freud est relative à la jouissance et au pouvoir. Comme si l’enfant était un pervers polymorphe ! Il faut cesser d’utiliser cette expression de « phase orale », elle nous enferme dans une vision psychanalytique totalement erronée. Elle sous-entend que l’enfant a une jouissance à utiliser sa bouche, qu’il cherche à prendre le pouvoir. Tout cela est complètement faux.« 

Dans la même dynamique « l’enfant est foncièrement méchant », seul un pédiatre est convaincu « Mord-t-il ses parents sans le faire exprès ? Evidemment NON !« . Je ne partage pas son point de vue et me conforte dans celui d’Isabelle Filliozat sur les enfants qui mordent ou tapent : « pas de méchanceté », « pas une décision consciente mais une prise en charge corporelle de son expression » (J’ai tout essayé, p88)

Beaucoup d’auteurs convergent vers l’idée que l’enfant ne mord pas volontairement pour faire mal.

Naître et grandir donne une liste exhaustive de ce qui peut pousser un enfant à mordre : « il est en colère, il veut reprendre un objet ou il convoite le jouet d’un autre, il est fatigué, il le fait pour s’amuser, sans mesure sa force, il vit un évènement stressant, il veut attirer l’attention des adultes, il se défend, il sait que c’est un moyen efficace d’obtenir ce qu’il veut, il est dans un environnement qui ne lui convient pas, il a été témoin ou victime de geste agressifs ».

Comprendre est une chose. Mais quand ça arrive…

2. Réagir face à son enfant qui mord

Dans le cas pratique « l’enfant qui mord » (p146), Catherine Dumonteil Kremer dans « Une nouvelle autorité sans punition ni fessée » nous confie son expérience : « quand mon enfant en agresse un autre, cela blesse deux personnes : l’enfant et le parent présent. Il y a donc deux victimes à écouter. J’écoutais l’enfant blessé […] pour qu’il se sente reconnu : « Montre-moi, oh elle t’a fait mal ! » Je m’excusais auprès des parents de l’enfant concerné ; j’écoutais les sentiments qui les traversaient à ce moment-là. Cela me demandait beaucoup d’énergie, mais c’était très efficace. »

Oui ne pas s’emporter contre son enfant alors que le parent du mordu est agacé demande de l’énergie et de la maîtrise de soi. On a envie d’hurler « non mais ça va pas non ?! faut pas mordre » et que l’enfant « obéisse ». Rester calme soi-même est la première étape et ce n’est pas la plus simple. Mais avec de l’entraînement, ça fonctionne.

De nouveau j’apprécie les pistes de Naître et grandir. En voici quelques unes :
« Prenez tout d’abord soin de l’enfant qui a été mordu et consolez-le. Si votre enfant a mordu pour attirer votre attention, il verra que ça ne fonctionne pas […]
Veillez à ce que personne ne rie […]
Evitez les longues explications. Essayez de lui expliquer les conséquences de son geste avec des mots simples « Regarde, tu lui as fait mal. Elle pleure. » […]
Incitez l’enfant qui a mordu à réparer son geste […] Ne demandez pas à votre enfant de faire un câlin à sa petite « victime » pour le consoler. L’enfant mordu n’en a probablement pas envie.
Ne dites pas […] « tu es méchant » ou « tu es un bébé » car elles peuvent nuire à son estime de soi
Si votre petit mord de nouveau, éloignez-le immédiatement des autres enfants […] »

Concernant la réparation, c’est un geste que l’on suggère à chaque expérience malheureuse. Dernièrement, M. m’a remordue pendant une tétée alors que ça faisait plusieurs mois qu’il n’y avait plus eu de souci. J’ai crié par réflexe. Il est parti en courant et est revenu avec un pansement en me disant « bobo »… Même si j’ai trouvé le geste super mignon, je me suis forcée à rester « neutre » en lui disant « merci » suivi des explications concernant les conséquences de son geste.

Le pédiatre sus-cité insiste sur un « non convaincant » et propose le retrait ou la rupture : « Dire le mot NON ne suffit pas, il faut le dire avec CONVICTION. Avec la mimique qui va avec, les gros yeux, le visage mécontent, et sans montrer de faille, ni de désir de ne pas se fâcher. Dans le bain affectif chaleureux de votre famille, vous êtes en droit de vous fâcher (momentanément) avec votre enfant et de vous séparer de lui en le mettant dans sa chambre derrière une porte fermée.
Se fâcher c’est se séparer de l’enfant momentanément. Se fâcher ainsi c’est montrer à votre enfant que vous êtes convaincu de votre idée ( je ne veux pas que tu tapes), que vous avez confiance dans le lien affectif qui vous relie à lui, et que vous savez qu’il y aura évidemment réconciliation par la suite.
Cette attitude qu’on appelle « faire la rupture », est très bien comprise de lui si elle est motivée par une raison claire (ne pas taper ni mordre), et cohérente (refaite si l’enfant recommence). Elle est très bien reçue et se montre très efficace, contrairement à l’absence de réponse laissant l’enfant dans un vide angoissant et le conduisant vers la surenchère
.
Quelques minutes plus tard, votre enfant s’étant calmé derrière la porte, vous retournerez dans sa chambre et le trouverez tout gentil, affectueux et au fond de lui serein : il a aura eu la réponse qu’il attendait. »
Coup de pouce va dans le même sens : « On peut aussi mettre l’enfant en retrait sur une chaise à raison d’une minute par année d’âge en lui disant simplement pourquoi il se retrouve là (ex.: « tu n’es pas habilité à jouer avec les amis parce que tu les frappes »)« 

Je parle de ces solutions pour citer de nouveau Catherine Dumonteil-Kremer, même livre, p. 186 :
« Avec les dernières découvertes sur les effets nocifs des fessées et des punitions, le time-out ou mise à l’écart est apparu comme une solution possible à toutes sortes de comportements indésirables des enfants. Comme il est bien difficile d’isoler un bambin qui ne veut pas l’être, l’immobilisation est aussi utilisée, de même que le retrait de l’attention du parent. […] C’est bel et bien une punition qui fait souffrir l’enfant. Rien n’est plus inquiétant pour lui que le retrait de l’attention et de l’amour de ses parents. L’isolement ne lui permet nullement de réfléchir et de prendre conscience. […] Un enfant qui est isolé rumine sa colère et son chagrin seul ; et va faire tout ce qui lui est demandé pour sortir de cet état où il se sent exclu de la famille.
Quand votre enfant est en proie à des émotions difficiles, il ne peut les gérer seul. Il est très important de l’accompagner, d’être solidaire […] »

Il y a donc une solution intermédiaire entre autoritarisme (« va dans ta chambre ») et laxisme (« il a mordu, ce n’est pas si grave »). On essaie d’aller dans cette direction de « bienveillance », « parentalité positive » ou encore « discipline positive » mais nos réactions ne sont pas toujours comprises. C’est comme si l’absence de cri et de réponse violente était vu comme le fait qu’on n’accorde pas d’importance à la morsure. C’est une réponse différente mais valable et qui me semble efficace.

Après des morsures, je pouvais lire sur le visage de notre fils qu’il comprenait, même sans cri et sans punition que son geste n’était pas acceptable. Quelques jours après l’épisode de la « morsure tétée », il a pointé du doigt le sein qui avait eu « bobo » et m’a montré ses dents et m’a dit « non » en faisant « non » avec son index. Puis « bobo ». Le lien de cause à effet avait été compris.

Enfin, tous les sites sont d’accord sur un point : ne pas mordre en retour. Ce n’est que dans la vraie vie et sur les forums de vrais gens que j’ai entendu « mords-le ». Séquelles d’une éducation passée à la dure, autoritaire et violente ?
Deux raisons sont évoquées :
– ça n’empêche pas les tout-petits de mordre de nouveau
– l’enfant pourrait en déduire que ce comportement est acceptable puisque un adulte le fait. Nous sommes leurs exemples!

Il paraît même que certains parents rinceraient la bouche de l’enfant au savon… mais ça ne va pas la tête ?

3. Eviter que l’enfant recommence

Catherine Dumonteil-Kremer, même livre, p. 145 propose l’observation et un objet sur lequel il ne risque pas d’abîmer ses gencives ou ses dents : « Je savais que cela risquait à tout moment de se reproduire, aussi me suis-je mise en mode surveillance rapprochée », de façon à intervenir avant la morsure. Empêchée de réaliser ses plans, ma fille pleurait ou trépignait, ce qui l’aidait à récupérer de la frustration éprouvée. Le problème a été résolu en quelques jours. Je lui ai proposé un objet à mordre, et lui ai même donné à titre préventif« .

Naître et grandir nous propose en plus de la vigilance :
– de se poser les bonnes questions : qui ? quand ? où ? dans quel contexte ? … pourquoi ?
– de valoriser l’enfant lorsqu’il pose un geste positif
– de l’aider à nommer ses sentiments pour qu’il puisse mettre des mots sur ses émotions.

Héloïse Junier, psychologue et journaliste rajoute de favoriser un recentrage calme de l’enfant : « Si vous sentez l’enfant particulièrement à fleur de peau ces derniers temps, n’hésitez pas à cultiver avec lui des activités apaisantes telles que la lecture, le chant, le dessin, les massages.« 

Notre réaction à la morsure de notre fils citée en introduction a été de nous interroger sur pourquoi il avait mordu. On s’est rendu compte que tous les deux étions mals à l’aise au milieu de nos amis « en famille » (choix éducatifs très différents) et que si on avait pu les mordre… on l’aurait fait… Du coup on a décidé de partir le soir même au lieu du lendemain.

Et vous, si votre enfant s’est fait mordre, comment avez-vous réagi ?
Et vous, si votre enfant a mordu, comment avez-vous réagi envers lui et les autres ?
Vos témoignages m’intéressent grandement !

Pour conclure, je vous souhaite de croquer la vie à pleines dents !

En bonus, d’autres articles des VI qui abordent plus ou moins ce sujet (que je vais maintenant lire plus attentivement car je ne voulais pas être influencée !) :
Retour sur les enfants mordeurs par deux psychologues cliniciennes Marie Léonard-Mallaval et Jaqueline Wendland
Retour sur les enfants mordeurs par Isabelle Filliozat
L’introduction de ce mini-debrief de Drenka
Tape, tape petite main de Chrystelle (sur le thème des coups et non de la morsure mais c’est la même thématique !)

* et mordra peut-être encore, qui sait…

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11 réflexions sur “Viens que je te croque… ou un enfant qui mord

  1. Je reconnais que quand mon fils de 2-3 ans a mordu sa soeur jumelle, je l’ai mordu en retour pour lui montrer que ça faisait mal. Sa soeur l’a aussi mordu une fois ou deux mais ce problème s’est arrêté très vite. Je l’ai fait non dans un esprit de revanche mais dans un esprit de découverte de la douleur provoquée. J’ai mordu doucement en le regardant dans les yeux, en lui disant « regarde, ça fait mal. » Je me suis arrêtée aussitôt qu’il a senti la douleur. C’est la même expérience que quand on s’approche tout doucement la main du feu en disant « attention c’est chaud ».
    Aujourd’hui encore, bien que passionnée par la communication non-violente, je suis pas sûre que c’était une chose à ne pas faire. Quelquefois, faces aux violences du monde, une réponse simple et saine peut être plus bénéfique que des solutions comme le « time-out » qui en réalité est très violent.
    Quand ma fille faisait des colères je l’isolais pour qu’elle se calme et à l’adolescence elle a été capable de me dire à quel point elle avait souffert de cette isolement dans la douleur. S’il y a une chose que je regrette dans l’éducation de mes enfants, c’est bien ces moments de ‘time-out’ dont elle a beaucoup souffert, pas d’avoir mordu une fois pour l’exemple.

    • Merci pour ton témoignage. Concernant la violence du time-out, c’est une prise de conscience assez récente chez moi, même si je ne l’ai jamais pratiqué mais souvent vu pratiquer. Je ne me vois pas, à 16 mois, l’isoler. Mais on est parti en vacances avec des copains qui ont mis au coin leur petit de 14 mois…
      Ici il se mord lui même. Encore ce WE il m’a redit « non… bobo… » et s’est mordu doucement mais en ayant des marques. Du coup je préfère qu’il fasse l’expérience tout seul. Je crois que j’aurais culpabiliser de le mordre… Mais ton approche s’entend. C’est intéressant d’avoir des retours « de plus grands », merci.

  2. Une autre piste à ajouter : j’ai dans mon entourage une petite fille qui, vers 18 mois, mordait quotidiennement un autre enfant (toujours le même) à la crèche. Or, la mère de cette petite fille lui montrait souvent son affection en la « dévorant » de bisous, en lui disant des choses comme « tu es tellement mignonne que je vais te MANGER ! »

    C’était bien sûr très affectueux, mais ça me frappait comme un message ambigü à adresser à cette petite fille, qui pouvait logiquement associer aimer = manger = mordre, et manifester de cette façon son affection à ce petit garçon.

    Ce n’est qu’une hypothèse de ma part — et je n’en ai jamais parlé à l’intéressée — et ça n’expliquerait pas les comportements de tous les enfants qui mordent, bien sûr, mais du coup j’ai toujours fait attention au vocabulaire d’affection que j’utilise avec mon propre fils (2 ans et demi aujourd’hui).

    • Je suis carrément d’accord. Et si y’a quelques temps on « jouait » avec notre bouche ouverte en faisant « aaaah » pour rigoler, on a tout de suite arrêter quand on a fait le lien avec le jeu / morsure pour jouer sans se rendre compte.
      Je comprends aussi ton hésitation à en discuter avec l’intéressée… si elle peut se vexer, elle peut aussi prendre conscience et être « reconnaissante »…

      • Oui, au moment où ça s’est présenté, j’ai pensé que c’était encore trop frais pour qu’elle puisse vraiment entendre ma suggestion. Et comme j’ai déjà tendance à lui faire (peut-être trop ?) part de mes diverses théories et convictions sur l’éducation des enfants, j’avais peur de ne pas arriver à lui en parler sans qu’elle le prenne comme un commentaire condescendant ou je-sais-tout.

  3. Merci beaucoup de ta contribution!! J’ai aussi eu à faire face à de petits crocs acérés dans les années qui viennent de se passer… Généralement toujours corrélé à soit 1- une émotion trop intense 2- une impossibilité de verbaliser
    Tu as résumé quasiment le cheminement que nous avons eu nous aussi et les conclusions auxquelles nous sommes arrivés. Le fait est que cela passe généralement en grandissant donc protéger ceux qui peuvent en être victime, et aider celui qui mord à s’exprimer… tout en prenant patience…
    Par contre, je lis que tu t’es reprochée d’avoir crié quand il t’a mordue au sein. On est des êtres humains hein! Tu as mal tu cries, quand tu es triste tu pleures, c’est juste normal… Ca n’a rien à voir avec « gronder ». Est-ce que la CNV n’inclut pas aussi le fait de s’autoriser à exprimer ses sentiments comme on autorise ses enfants à les exprimer?

    • En fait non je n’ai pas culpabilisé… Disons que je ne crie pas pour crier mais que là j’ai eu vraiment mal donc c’est sorti. Je n’aurais pas crié pour lui faire peur mais là je n’ai rien maîtrisé. Lors des morsures/tétées, j’avais essayé de « mimer » la douleur par des mimiques de visage… sauf que ce n’était pas « réel » et ça devait se sentir. On en avait discuté avec Daddy (qui m’avait fait la remarque gentiment)… j’avais juste fait « mon footballeur qui simule » mais côté explication et compréhension de la cause à effet je devais trouver mieux !

  4. Pingback: La communication parent-enfant pour mieux s’aimer {mini-débriefing} | Les Vendredis Intellos

  5. Et quoi penser d’un bébé de neuf mois seulement qui mord à la fin de la tétée ? Chaque tétée. Malgré les cris de douleur, le « non » ferme avec regard dans les yeux, l’enlèvement du sein et autres essais de communication infructueux.
    À neuf mois, est-ce qu’il peut savoir qu’il fait mal ? Comment faire comprendre la signification du mot « non » à un bébé qui ne l’a jamais encore entendu dans un autre contexte ? Et pour rajouter de la pression, il faut trouver une solution vite, avant que la lactation ne diminue, car ce bébé ne sait pas boire au bibéron.
    Est-ce qu’il joue ? Est-ce qu’il a envie d’un bout de pain plutôt que le sein ? En théorie, un bébé de 9 mois n’a pas envie d’être sevré et pourtant, au sein, il ne tete plus, il reste figé là et ensuite… croque.

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