Ces derniers jours, une vive Polémique enflamme la toile et les réseaux sociaux des citoyens belges.

Une histoire Banale au départ : « La décision des autorités de Bruxelles de remplacer cette année le traditionnel sapin de Noël de la Grand-Place de la capitale belge par une « structure électronique » de 24 mètres «  .

 Hélas, une élue du parti cd&v, visiblement mal informée, a invoqué que cette décision à été prise afin de ne pas «  heurter la communauté musulmane avec ce symbole religieux » ( qui en fait n’en n’est pas un )

 Cette déclaration à déclenché une grande polémique chez (presque) tous les citoyens belges, et a surtout ouvert la voie vers une haine envers la communauté musulmane de Bruxelles et plus largement de la Belgique .

Après avoir donné mon avis sur ce sujet dans mon blog  (http://chroniquedunemaman.wordpress.com/2012/11/11/mon-beau-sapin/),  et évoqué surtout le fait que la ville de Bruxelles voulait juste faire quelque chose de «  différent, plus à la page «  cette année.

Face à tant que racisme (injustifié) je me suis posée une question, en rapport avec l’éducation de mes enfants, c’est-à-dire : «  Pourquoi élever nos enfants dans la tolérance ? »

En bonne maman geek que je suis, j’ai cherché sur la toile des écrits relatif à la tolérance et à l’éducation , et je suis tombée sur un «manuel » dédié aux écoles, nommé :

«  La tolérance, porte ouverte sur la paix «

Datant de 1995 et écrit par l’Unesco. Il m’a semblé intéressant par son intemporalité et l’actualité. Voici son avant propos, écrit par Frédérico Mayor , directeur général de l’Unesco en 1993 :

« J’en appelle à tous les chefs d’Etat et de gouvernement, aux ministres et aux fonctionnaires chargés de l’éducation à tous les niveaux, aux maires de toutes les villes et de tous les villages, à tous les enseignants, aux communautés religieuses, aux journalistes et à tous les parents du monde entier:

• pour qu’ils inculquent à nos enfants et à nos jeunes un esprit d’ouverture et de compréhension envers les autres peuples, la diversité de leurs cultures et de leur histoire et l’humanité profonde qu’ils partagent avec nous;

• pour qu’ils leur enseignent combien il est important de refuser la violence et d’adopter des moyens pacifiques pour résoudre les différends et les conflits;

• pour qu’ils forgent dans les générations à venir des sentiments d’altruisme, d’ouverture et de respect d’autrui, de solidarité et de partage, fondés sur une confiance en leur identité et sur une capacité de reconnaître les multiples facettes de la personne humaine dans des contextes culturels et sociaux différents ».

Car oui, éduquer nos enfants dans la tolérance est l’affaire de tous, des parents, aux enseignants, des médias aux communautés religieuses ou laïques que nos enfants côtoient jusqu’à nos  chefs d’états.

Pourquoi ? car après plusieurs décennies de guerres, un peu partout dans le monde ,  et à cause de la pauvreté en découlant, des immigrations importantes ont eu lieu vers des « pays «  industriellement, socialement et démocratiquement développés , comme la Belgique, la France , …..

Notre Cher Pays est donc aujourd’hui multiculturel. C’est un fait !

Et les crèches et classes de nos enfants sont « des microcosmes de la diversité culturelle de la société mondiale ».

Il est donc primordial que nos enfants puissent vivre en harmonie avec leur milieu et leur époque, afin qu’ une fois adulte , ils soient en accord avec leur société, et eux même des acteurs d’une société de tolérance .car le tolérance fait partie intégrante des droits de l’homme. Et car l’intolérance peut entrainer un cycle mal être social et de violence, qui est néfaste au bon développement de notre société.

A la vue de cette polémique, et des dires de cette politicienne belge, force est de constater que nous sommes bien loin des projets de l’Unesco, visant à ce que nos chefs d’états de prônent la tolérance, pourtant induit en 1995.

C’est donc à nous, parents, et donc en première ligne de l’éducation de nos enfants,  de les mener vers ce chemin de l’acceptation de l’autre quelque soit ses origines ET quelque soit nos propres origines, afin que ce genre de polémiques et dire raciaux n’aient plus lieu d’être. Une chose est sûr, le plus dur reste à faire.

Maman débordée

 

Bibliographie :