Un modèle familiale idéal ? [mini-débriefing]

C’est une question que l’on se pose tous un jour : Combien aurai-je d’enfants ? A quoi ressemblera ma famille ? Ai-je envie de reproduire le schéma familiale de mon enfance ??

Le premier enfant né. Devenir parents est quelque chose de merveilleux. Tout est nouveau. On s’émerveille devant ce petit être, fragile, qui nous étonne un peu plus chaque jour, et pour qui l’on déborde d’amour.

A un instant de notre vie où l’on souhaite tout donner à cette première partie de nous, avec les années et cet enfant qui grandit, arrive « l’envie » d’un deuxième. C’est alors que les questions sur la maternité laissent place aux réflexions personnelles sur notre famille, notre enfance, nos propres frères et soeurs.  Il y a cette peur de délaisser le premier au profit d’un nouveau bébé. La pression de l’entourage, le poids du matériel.

Cette semaine, chez Kiki, on se pose la question de l’enfant unique : Faire un deuxième enfant pour donner un frère ou une soeur au premier, ne pas avoir un enfant unique afin qu’il se sente moins seul, qu’il apprenne à partager, la vie en communauté. Ou n’avoir qu’un seul enfant, serait-il un acte d’égoïsme ?? Privilégier sa vie de couple, professionnelle, s’accomplir en tant qu’homme ou femme ?? Quand on sait que certains enfants ici de grande fratrie ne désirent qu’un seul enfant car ils se sont sentis noyé au milieu de tant de frères et soeurs, et des enfants uniques qui rêvent d’une grande famille, comme pour combler un manque …

Lorsque l’on rencontre une grande fratrie, d’un oeil extérieur, il nous paraît souvent compliqué d’imaginer l’organisation qui en découle. Une organisation qui s’installe souvent d’elle même, par les enfants eux-même. Chacun prend petit à petit sa place dans la fratrie. Le plus âgé prend souvent son rôle d’aîné (d’exemple) très à coeur. Les caractères de chacun se créent au fil des années, mais aussi de leur place dans la fratrie. Le petit dernier souvent surprotégé pourra avoir un caractère beaucoup plus fort que le benjamin, plus discret, amené à l’autonomie beaucoup plus tôt. Un point de vue à retrouver chez La Laloutte cette semaine.

Mais ce qui me semble le plus difficile, et je parle en tant que mère, c’est de diviser son amour en plein de petites parts. On a peur d’en donner moins aux plus grands, de trop leur en demander. Il y est souvent naturel de se focaliser sur les plus jeunes qui forcement demandent beaucoup plus d’attention. Mais si justement, c’était le naturel qui serait le plus juste ?? Un parent peut-il délaisser un enfant au profit d’un autre? Il y aura toujours une petite attention, et à chaque âge de rapport parent/enfant est différent. Couper le gâteau à parts égales n’est pas réalisable. C’est ce que nous fait partager Vaallos avec un bel extrait de Jalousies et rivalités entre frères et sœurs, de Faber & Mazlich.

Enfin soyons clairs, quand on se lance dans le projet pharaonique de la construction de notre famille , on ne sait pas ce qu’on aura au final. Et le plus grand inconnu, c’est sans nul doute le sexe. Garçon, fille. On a tous eu à un moment donné une petite préférence. Certains connaissent la déception parfois. Dans ce jeu du hasard, il y a toujours des déçus, mais que de beaux cadeaux à la fin. Ce pose alors la question, Peut-on agir sur le sexe du futur enfant ?? Devons-nous, nous donner le pouvoir d’agir sur le sexe de l’enfant à venir ?? Choisir entre garçon ou fille ?? Moi point de vue personnel est sans appel : NON. Et je vous laisse aller chez Maman poussinou qui a traité le sujet cette semaine. Dans un monde ou tout est argent et pouvoir, la création de la vie elle même est devenue un commerce, alors si l’on pouvait demain choisir le sexe de notre enfant, j’ai bien peur que l’acte d’amour en lui même se transforme un vulgaire QCM a choix multiples …

Je pense qu’il n’existe pas de modèle familiale idéal, juste l’envie et le bonheur de chacun.

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2 réflexions sur “Un modèle familiale idéal ? [mini-débriefing]

  1. Merci beaucoup de ce mini-débrief!!! Et je ne suis pas mécontente de t’avoir donner matière à plancher sur la question de la fratrie… Personnellement, en tant que maman de famille qui tend à devenir franchement nombreuse, je peux te dire si l’amour ne se divise pas mais se multiplie avec les enfants, en revanche, ce n’est pas le cas du temps!!!
    Et au fait, j’adore ton lapsus de la fin ;)

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