Etre parent, c’est faire de son mieux [mini-debrief]

Avant même de devenir parents, on lit, on écoute, on regarde, on discute de sujets de parents. On idéalise, on imagine… Mais on ne sait pas encore. Quand on devient parent, on se rend compte. Un peu mieux. Et au fil du temps, on apprend. Etre parent, c’est faire en fonction de ce qu’on est, de qui sont nos enfants, de ce que l’on voudrait faire et de ce que l’on peut faire. Etre parent, c’est aussi faire des choix, s’inscrire dans ou lutter contre les représentations idéalisées que nous proposent les films, contre notre héritage familial et contre notre environnement. Etre parent, c’est se remettre en question pour offrir ce que l’on estime être le meilleur à nos enfants.

Mamma Loup, en nous racontant comment elle a découvert la Communication non violente, rappelle combien l’on apprend, par la force des choses, à devenir modeste lorsqu’on a des enfants. Car on devient parents avec nos enfants et on grandit en tant que parents à mesure que nos enfants grandissent. A chaque âge, à chaque étape, ses soucis. Et à chaque souci, une nouvelle solution doit être trouvée. Etre parent, c’est apprendre à le devenir, un peu chaque jour. La communication non violente permet cet apprentissage, de part et d’autre, en gérant les crises du quotidien dans une approche constructive.

Toujours plus ou moins dans la Communication non-violente, la contribution de Conseils éducatifs nous invite à « tout comprendre, pas tout permettre », grâce à Dolto. Dolto que l’on a accusé, à tort, d’avoir fait de nos enfants des enfants-rois, alors que les enfants-rois ne sont que le résultat d’une incompréhension de ce qu’elle dit. Car elle dit bien de chercher à tout comprendre des demandes de nos enfants, mais elle ne dit pas de tout permettre. S’il est facile de franchir le pas, il faut savoir résister. L’enfant pense, souffre, s’exprime, dès la naissance. Mais l’enfant cherche aussi les limites. Et le comprendre passe par les lui imposer. C’est là tout l’art (difficile) d’être parent…

Et tout l’art d’être parent réside aussi dans le positionnement que nous adoptons pour guider nos enfants. Muuuum s’interroge donc sur la place de l’adulte auprès des enfants dans leurs apprentissages. Il faut bien sûr trouver le juste milieu, entre le trop interventionniste et le trop laisser-faire. Celui qui mettra des limites tellement serrées qu’il interdira l’apprentissage et celui qui ne mettra aucun cadre et laissera donc l’enfant s’égarer. En s’appuyant sur Bruner, Muuuum développe le concept de tuteur, celui qui prend sa place pour guider sans entraver, guider sans laisser tomber. N’est-ce pas précisément ce que nous cherchons à faire, chaque jour, en tant que parents ? N’est-ce pas notre lutte d’apprentis parents, d’enfants se positionnant par rapport au modèle vu chez nos propres parents ?

D’ailleurs, nos choix dans notre parentalité ne sont-ils pas tous influencés par notre histoire et notre environnement ? Home Sweet Mome nous parle d’un sujet qui m’est cher : l’allaitement. Et nous rappelle que le choix d’allaiter repose en grande partie sur notre conception de la maternité, sur nos représentations de l’allaitement au sein, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Elles sont d’ailleurs influencées à la fois par notre passé et notre entourage amical ou familial et par notre environnement. Les publicités pour les préparations pour nourrisson sont partout dans les magazines parentaux, les cabinets médicaux, les couloirs des maternités, les berceaux même de nos nouveaux-nés. Alors, faire son choix sur l’allaitement au sein n’est peut-être pas si simple qu’il n’y paraît, surtout quand on baigne dans l’incompétence des professionnels de santé. Et c’est peut-être aussi l’un des choix les plus influencés, sans doute inconsciemment, par toute notre histoire de vie.

Quant à Glam Maman, elle nous parle plutôt des influences de notre environnement. Elle nous invite à passer outre les qualificatifs de « mère parfaite » et « mère indigne ». Elle préfère employer le terme « mère stable » : stable car bien dans sa vie, et pas seulement auprès de son enfant. Stable car maman, amie, amante… vivante, en somme. En cela, elle s’oppose à celles qui se disent mères indignes car elles osent profiter de leur vie. Et elle s’oppose à celles qui se disent mères parfaites car elles ne vivent que pour leur enfant. L’enfant qui a besoin que sa maman, la personne la plus importante de sa vie jusqu’à un certain âge, le laisse respirer en s’éclatant avec des amies ou en prenant tout simplement le temps de se reposer. Une mère qui fait de son mieux pour son enfant, mais qui ne s’oublie pas.

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3 réflexions sur “Etre parent, c’est faire de son mieux [mini-debrief]

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