shadokRaterPremier principe de la logique Shadok : Pourquoi faire simple, alors que l’on peut faire compliqué.

Second principe : Plus ça rate, et plus on a de chances que ça marche.
Par exemple : Leur fusée n’était pas très au point mais ils avaient calculé qu’elle avait une chance sur un million de marcher, ils se dépêchaient donc de bien rater les 999 999 premiers essais pour être sûrs que le millionième marche.

 

Si les shadoks ont érigé l’échec en devise, on ne peut pas dire que ça soit le cas de notre société.

A l’école, plus on fait d’erreur, plus la note est mauvaise, et plus on est considéré comme un mauvais élève. L’erreur qui au départ n’est qu’une étape de l’apprentissage devient quelque chose de redouté, d’anormal. A la longue, la crainte de l’erreur peut devenir paralysante, à l’école, à la maison, et même au travail.

Les catégories créées par l’évaluation n’ont ainsi que partiellement à voir avec le niveau réel des élèves. Hélas, la fausse croyance qu’elles sont le fidèle reflet de leur valeur interfère avec l’apprentissage.

Les « mauvais élèves », intègrent le regard que l’école pose sur eux et en sont fragilisés. Voici un aperçu de l’impact des notes observé sur ces élèves :

– Lors de la réalisation d’une tâche, la difficulté les fait douter ; leur attention est parasitée par leurs craintes, ce qui les empêche de se concentrer uniquement sur la tâche.

– L’erreur, partie intégrante de l’apprentissage, devient une source d’angoisse à éviter à tout prix.

– Pour garder une bonne estime d’eux-mêmes, ils mettent en place des stratégies inconscientes « de protection du soi », comme ne pas étudier avant un examen, afin d’avoir une explication de secours en cas d’échec.

 

Un passage que j’ai trouvé intéressant et qui m’a rappelé beaucoup de choses, et qui invite à redonner à l’erreur sa juste place : faisant partie intégrante de l’apprentissage, n’étant pas une fin en soi, n’étant ni faute ni échec. Qu’en dites-vous ?

 

Vaallos.

Texte extrait du magazine Peps N°1.