Enseigner le consentement aux enfants : 6 à 12 ans [traduction]

Enseigner le consentement aux enfants : 1 à 5 ans

> Apprendre aux enfants, même aux plus jeunes à respecter l’espace des autres, et les aider à développer leur empathie.

1. Dites aux enfants que c’est très bien que leurs corps changent, mais que c’est parfois perturbant. La façon dont vous parlez de ces changements, qu’il s’agisse d’une dent qui tombe, des seins qui commencent à pousser ou des poils pubiens – montrera que vous n’avez pas de problème pour parler d’autres sujets sensibles.

Exprimez-vous de façon scientifique, directe, et répondez à toutes les questions que l’enfant peut avoir, sans montrer de gêne ou d’embarras. À nouveau, si votre premier réflexe est de les faire taire parce que vous êtes gêné·e, entraînez-vous jusqu’à que vous puissiez faire comme si le sujet était anodin avec l’enfant.

2. Encouragez l’enfant à parler de ce qui est agréable et désagréable : « est-ce que tu aimes qu’on te chatouille ? Est-ce que tu aimes avoir la tête qui tourne ? Quoi d’autre ? Qu’est-ce que tu n’aimes pas ? Être malade peut-être ? Ou quand un autre enfant te fait mal ». Laissez l’enfant parler de tout ce qui lui vient à l’esprit.

3. Rappelez à l’enfant que tout ce qu’il traverse est normal : grandir, cela arrive à tout le monde.

4. Apprenez aux enfants à utiliser des codes de sécurité (safewords) pendant les jeux, et aidez les à mettre en place ces codes entre ami·es.

C’est indispensable parce que beaucoup d’enfants aiment se plonger complètement dans l’univers qu’ils et elles inventent ensemble, par exemple des jeux où des gens sont capturés, ou une pièce où des gens peuvent se disputer. À cet âge, dire « non » peut faire partie du jeu : les enfants ont donc besoin d’avoir un mot précis qui va mettre fin à l’activité, que ce soit un mot rigolo comme « réglisse » ou une expression sérieuse, comme « je le dis pour de vrai ! » – tout ce qui est susceptible de marcher pour tout le monde convient.

5. Apprenez aux enfants à arrêter le jeu de temps en temps, à faire une pause, pour vérifier que tout se passe bien et que tout le monde se sent bien.

6. Aidez les enfants à interpréter ce qu’ils ou elles voient sur un terrain de jeu ou entre des ami·es. Demandez ce qu’ils ou elles pourraient faire ou s’ils ou elles auraient fait différemment pour aider.

Faites des jeux de remémoration, comme le « rembobinage », si un enfant rentre et vous dit qu’il a été témoin de formes de harcèlement scolaire : « Tu m’as raconté une histoire très difficile à propos de ton ami que l’on a frappé. Je sais que tu avais peur de faire quelque chose. Si tu pouvais rembobiner la scène, qu’est-ce que tu penses que tu pourrais faire la prochaine fois si tu vois que cela arrive ? » Envisagez tous les scénarios, qu’il s’agisse de se transformer en super-héros ou de prévenir un enseignant.

Félicitez l’enfant d’arriver à vous parler de sujets difficiles.

8. Ne taquinez pas les enfants sur leurs amitiés fille / garçon, ou lorsqu’une personne leur plaît. Leurs sentiments, quels qu’ils soient, sont légitimes. Si vous avez l’impression que leur amitié avec un·e autre enfant est un sentiment amoureux, ne lui dites pas. Vous pouvez toutefois lui poser des questions ouvertes comme : « Comment ça se passe avec ton amie Sarah ? » et vous préparer à en parler, ou non.

9. Expliquez aux enfants que leurs comportements affectent les autres. Vous pouvez le faire de façon très simple, n’importe où. Demandez-leur par exemple d’observer la façon dont le gens réagissent quand on fait du bruit ou qu’on laisse traîner des papiers. Demandez-leur ce qu’ils ou elles pensent qu’il va se passer en conséquence. Est-ce que quelqu’un devra nettoyer ? Est-ce que quelqu’un aura peur ? Expliquez aux enfants que les choix qu’ils ou elles font ont des conséquences sur les autres et parlez des moments appropriés pour faire du bruit, ou des endroits où l’on peut mettre du désordre.

10. Apprenez aux enfants à proposer leur aide ou faire attention aux autres. Est-ce qu’ils ou elles peuvent sortir la poubelle ? Est-ce qu’ils ou elles peuvent être plus silencieux·ses pour ne pas déranger quelqu’un qui lit dans le bus ? Est-ce qu’ils ou elles peuvent proposer d’aider à porter quelque chose ou tenir une porte ouverte ? Tout cela permet aux enfants de comprendre qu’ils ou elles ont un rôle à jouer pour aider à la fois de façon directe et indirecte.

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Ces conseils ont été publiés sur le blog du Huffington Post The Good Men Project, rédigés par Joanna Schroeder, Julie Gillis, Jamie Utt et Alyssa Royse et traduits par Anne GE.

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Un support utile : le consentement expliqué aux enfants. La traductrice propose des développements pour discuter chaque aspect de la vidéo avec l’enfant.

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2 réflexions sur “Enseigner le consentement aux enfants : 6 à 12 ans [traduction]

  1. Pingback: Faut-il apprendre à dire « non » ? Quelques écueils à éviter dans l’éducation au consentement. | Les Vendredis Intellos

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