Père Noël, es tu là ? ou que dire à mon enfant au sujet du père Noël ?

Pour ma première participation aux Vendredis Intellos (mais pas la dernière j’espère !) voici un article que j’ai récemment publié sur mon blog.

Les rayons des supermarchés se remplissent de boules de Noël, de chocolats et de jouets ! Plein de jouets, encore des jouets, des dizaines, que dis-je, des centaines de jouets !

Et oui, Noël est à notre porte. Les plus Flylady (et Flyman !) d’entre nous ont déjà commencé les listes de choses à préparer, de cadeaux à acheter ou à fabriquer. Le père Noël est entré en nous pour nous faire préparer une nouvelle fête de début d’hiver.

Si, si. C’est vrai ! Je vous promets, grâce aux progrès de la neuroscience, nous savons aujourd’hui que le père Noël rentre dans nos cerveaux à cette période et y allume les zones de la créativité, de l’imagination, de la croyance, de l’appartenance, du rêve. Et parfois également, soyons honnête, les zones de la colère, la rébellion et de la lassitude. Et assurément pour tous et sans aucun doute : la zone de la parole ! Nous parlons de Noël pour le préparer, nous parlons de Noël pour dire qu’on ne le fêtera pas, nous parlons de Noël pour râler, nous parlons de Noël pour rêver. Nous parlons de Noël avec tout le monde et en particulier avec nos enfants.

Et c’est là que commence le stress du parent. Que dire à mon enfant au sujet du père Noël ? Épineux sujet. Carrément plus compliqué que « Que dire à mon enfant au sujet de la mort ? » , plus subtil que « Que dire à mon enfant au sujet de comment on fait les bébés ? » et moins consensuel : « Que dire à mon enfant au sujet du sexisme ? » . Oui, oui, au moins ça. Parce que choisir quoi dire au sujet du père Noël, ça revient à se demander :

Faut il mentir à son enfant ou faut il le priver de la magie de l’enfance ?

Oui parce qu’il semble bien que ça soit ça la question : seras tu un parent menteur, qui racontera volontairement un énorme mensonge à son enfant pour son plaisir égoïste de parent ? Oui, parce que dire que le père Noël existe c’est ça en fait : mentir à son enfant uniquement parce que ça TE fait plaisir. Ou seras tu un parent triste, qui fera payer à son enfant le poids trop lourd de tes déceptions et de tes engagements personnels ? Oui, parce que dire que le père Noël n’existe pas, c’est priver son enfant de la magie de l’enfance et lui faire porter le poids de TES engagements.

Rien que ça. En somme, tu as le choix entre être un parent qui ne pense qu’à lui ou bien être un parent … qui ne pense qu’à lui. [Et c’est la première bonne nouvelle, quitte à être un mauvais parent égoïste, choisis donc l’égoïsme qui te va le mieux (quitte à être égoïste hein …).]

Et ne crois pas pouvoir te sortir du dilemme en ne fêtant pas Noël (tu exclurais volontairement ton enfant d’un moment de fête collectif que tous les enfants partagent) ou en ne réfléchissant pas à ça (tu auras droit soit à la pitié, si on pense que tu n’as pas les moyens d’y réfléchir, soit au mépris, si en fait, tu t’en f** parce que c’est pas autorisé ça, c’est essentiel comme question ok ?).

Donc, lecteur, lectrice, j’ai décidé de venir à ton secours et de te disséquer pour toi, tout ce qu’il faut lire sur Noël de façon à ce que tu puisses ensuite penser comme il faut sur ce sujet essentiel s’il en est. (c’est à dire comme moi bien sur ! … oups, pardon, je voulais écrire : comme toi ! Désolée.)

J’ai choisi pour toi, 2 articles au sujet du père Noël. Bien sur, le net regorge d’autres articles sur ce sujet, n’hésites pas à nous partager ton préféré en commentaire, mais je suis plutôt bavarde donc je me suis limitée à 2 articles pour que le mien ne soit pas trop long. Mais je te mettrais d’autres articles intéressants en fin d’article.

Il s’agit des articles de Catherine Dumonteil Kremer ICI et de Sandrine Donzel ICI.

Catherine Dumonteil Kremer est une adepte du « Ne faisons pas croire au père Noël ». Elle nous dit  :

La société est entièrement organisée à cette période pour berner les enfants, et c’est une insulte à la confiance aveugle qu’ils vouent à leurs parents. Je vois ça dans leurs yeux émerveillés quand ils voient ce fameux père noel dans les magasins : est-ce normal de réveiller artificiellement un état pareil ?

Je trouve que c’est une question intéressante.

Je suis très sensible à l’esprit critique et j’aime aider à mes enfants à apprendre ne pas toujours croire tout ce qu’on leur dit. En ce sens, les différentes « preuves » physiques de l’existence du père Noël (ou de Saint Nicolas présent ici en Alsace, ou du lapin ou des cloches de Pâques …) que l’on « offre » à nos enfants me dérangent. Comment leur reprocher sérieusement à 13 ans de croire le premier affabulateur venu au collège si pendant 10 ans on leur a « prouvé » qu’un homme distribue des cadeaux à tous les enfants du monde (et aux adultes ! N’oublions pas les adultes, svp ! Lol) en une seule nuit ?

Soyons bien claire, je ne parle pas ici de raconter une fable, de faire rêver, je parle de prouver que le père Noël existe, par un tasse de café bu, des traces de pas dans la neige etc …

Catherine Dumonteil Kremer ajoute ensuite :

en tout cas mes trois filles adorent noel et n’ont jamais entendu parler de père noel (si ce n’est au travers de sa légende), le simple fait d’être ensemble et de faire attention les uns aux autres, de chercher des cadeaux que chacun aime suffit à faire de cette fête quelque chose de sympa. Et puis il y a les décorations, les lumières… C’est un très joli rituel d’hiver.

Et je n’ai aucun doute que ça puisse être vraiment sympa de vivre cette période de cette façon. Ça sera aussi, pour ses filles, je suppose, de beaux souvenirs d’enfance.

Par contre, quand elle écrit :

En tant qu’enfant je crois que l’on s’attend à recevoir beaucoup de bon de la vie, de vraies relations avec des adultes qui n’ont pas peur de la vérité.

Ça m’agace un peu, je dois dire, enfin ça m’agace même beaucoup. Je trouve que là, elle mélange un peu tout. Les parents qui décident de faire croire au père Noël n’ont pas peur de la vérité et ne sont pas dans une « fausse relation ». Ils sont dans le vrai plaisir de partager ce rêve avec leurs enfants, et c’est pour eux justement « du bon de la vie ». Ils n’ont pas peur de la vérité puisque justement ils sont prêts à assumer l’éventuelle déception de leurs enfants le jour où ceux ci réaliseront que le père Noël ne vole pas le ciel sur un traîneau magique.

Une autre chose me dérange vraiment dans ce premier article, c’est le ton général qui sous entend que si vous faites croire au père Noël à vos enfants : vous êtes un mauvais parent. En cela, je rejoins totalement l’avis de Sandrine Donzel qui commente l’article de Catherine Dumonteil Kremer en début de son propre article.

Sandrine Donzel qui elle, a décidé de faire croire au père Noël, je la cite :

Par rapport au Père Noël, pour ma part, j’ai choisi d’entrer dans le mythe pour le plaisir, le mien et celui de mes enfants à voir l’émerveillement de mon fils devant ses cadeaux l’année dernière.

Et là, on voit la proximité de ce qu’elle dit avec le témoignage de Catherine Dumonteil Kremer : finalement, qu’on choisisse de faire croire ou pas, tout le monde semble passer un bon moment en famille, est ce que ce n’est pas l’essentiel finalement ? [C’est la deuxième bonne nouvelle !]

Et pour Sandrine Donzel, passer un bon moment en famille à l’époque de Noël c’est

avoir de l’imagination et faire partager à ses enfants un monde un peu plus chouette que celui des adultes qui manque terriblement de magie la plupart du temps.

Et ça, ça me parle aussi vraiment.

Rêver ensemble, cesser de vouloir être sérieux, cesser de vouloir éduquer, faire grandir, lui donner de l’esprit critique, c’est bien aussi non ?

Elle explique très bien comment « la vérité » est une notion pas si nette qu’il y paraît et comment le père Noël existe vraiment, même si il n’apporte pas les cadeaux.

Elle dit aussi une chose qui me semble très intéressante et qui peut aider à faire le tri :

Moi, même en tant qu’adulte, j’adorerai qu’on me fasse croire aux fées, au Père Noël ou au Prince Charmant (ah non, là c’est autre chose !).

Qu’on le fasse d’une façon suffisamment réaliste pour semer le doute, pour que je ne sache jamais si c’est vraiment vrai ou pas. Je trouverai juste ça merveilleux à vrai dire et je rentrerai à fond dans le délire, juste pour le plaisir d’y croire. 

Je pense pareil. J’adore rentrer à fond dans un beau délire, pour le plaisir d’y croire. Et aussi avoir un doute, me demander toujours si c’est vrai ou pas.

Mais : est ce que les enfants ont ce doute à propos de Noël ? Est ce qu’ils se demandent si c’est vrai ou pas ? Est qu’ils décident de rentrer à fond dans un délire, c’est à dire quand même quelque chose qu’on ne croit pas vraiment au fond ?

Non, la plupart du temps non. Parce qu’ils n’ont pas la maturité pour le faire, ni les connaissances. Ils ne se demandent si c’est vrai ou pas, au moins au début. Ils ne disent pas : « Moi, j’y crois » mais plutôt : ils savent que c’est vrai et ne se demandent rien. Et c’est là que moi, ça me titille.

Sandrine Donzel conclue son article par :

La meilleure façon, ce sera la vôtre pour peu que vous soyez attentifs à 2 choses : ce que VOUS ressentez à propos de Noël, le sens que vous donnez à cette fête et aussi ce que VOS ENFANTS en attendent.

Autant je suis totalement d’accord avec l’idée que « la meilleure façon [de gérer la croyance au père Noël] ça sera la vôtre » et également avec le fait qu’elle nous invite à être attentif à « ce que [chacun] ressent à propos de Noël, au sens que [chacun] donne à cette fête », autant je suis agacée quand je lis « et aussi à ce que vos enfants en attendent ».

Revenons un peu au concret, vous voulez bien ? Quel âge ont les enfants quand leurs parents se demandent s’il « faut » faire croire ou pas au père Noël ? 2 ans ? 3 ans ? Est ce que vraiment on peut croire que les enfants peuvent avoir une attente quelconque vis à vis de Noël de façon libre par rapport à leur entourage à ces âges là ? Est ce que, vraiment, nos enfants choisissent d’y croire librement ? Ou ne pas y croire bien sur ?

Si on voulait prendre en compte « ce que nos enfants en attendent », alors il faudrait pouvoir leur dire quelque chose comme :

« Écoutes, je me demande si je dois te dire que le père Noël amène les cadeaux sur un traîneau volant ou si je dois te dire qu’il ne le fait pas et que c’est juste une histoire. Tu préfères quoi ? »

Ce qui est un peu difficile car en disant cela, on a déjà dit bien plus ! Et il faudrait en plus, non seulement pouvoir dire cela à nos enfants mais aussi les préserver de ceux qui voudraient leur faire croire et de ceux qui voudraient ne pas leur faire croire. Autant dire que c’est mission impossible !

Sur ce sujet, (comme sur bien d’autres), je pense qu’on peut choisir d’accepter que nos enfants ne pourront pas être « totalement libres », et qu’ils seront profondément influencés par nos idées, notre façon de voir et de présenter les choses, par la société, par nos proches, par leurs copains etc … et c’est pas si mal comme ça non ?

Quelque soit notre choix, nous avons aussi à accepter que nos enfants pourraient ne pas en être satisfait finalement.

A 2 ans, ils n’attendent rien du tout de nous au sujet de Noël, ils prennent juste ce qui vient ! Bien sur que ça les fait rêver si on leur fait croire, et qu’ils aiment ça, mais bien sur aussi ils trouvent super que ça ne soit qu’une histoire et que ça soit les parents qui choisissent les cadeaux pour eux avec amour.

Mais plus tard, quand ils seront plus grands, ils pourraient nous reprocher notre choix. Nous reprocher de leur avoir menti. Ou nous reprocher de les avoir empêcher de rêver. La solution sans risque n’existe pas. Mais on peut choisir si les reproches arrivent plus tard, de les prendre comme une occasion d’écouter et de comprendre notre désormais grand enfant. ;)

Avant de conclure, je voudrais vous partager comment ça se passe chez moi. Non pas parce que je pense que c’est LA solution que vous devriez mettre en place. Mais pour sortir du binaire et vous montrer qu’il n’y a pas 2 solutions (la bonne et la mauvaise bien sur) mais des dizaines de solutions, d’équilibres subtils.

Comme je l’ai dit plus haut, je n’aime pas prouver concrètement à mes enfants quelque chose qui n’est réel, à un âge où ils ne peuvent pas nourrir par eux même un doute raisonnable sur le sujet. Du coup, chez moi, je n’affirme jamais que le père Noël existe vraiment, j’informe mes enfants que les pères Noël que l’on croise sont des hommes déguisés (et non pas des faux père Noël ce qui sous entendrait qu’il en existe un ou des vrais), j’achète les cadeaux devant eux si ça se présente comme ça, je les emballe aussi devant eux, etc … Bref, je ne fais aucun effort pour leur « prouver » que le père Noël existe.

En même temps, j’aime rêver et je ne vois pas pourquoi je serais obligée de dire à mes enfants que ça n’est pas vrai. Parce que je crois que le père Noël est en chacun de nous et que je ne vois pas pourquoi ça ne serait pas vrai ! Du coup, je raconte la légende du père Noël, les cadeaux sont magiquement déposés au pied du sapin, je crie « Merci père Noël » dans la cheminée en souriant. Et juste après je me retourne vers ma mère pour lui dire que vraiment elle a eu une idée lumineuse de m’offrir cette lampe de luminothérapie pour Noël.

Cela vous paraît incohérent ? Ça l’est peut être. Mais ça nous convient. Et l’année dernière, un de mes garçons, 4 ans, a remarqué : « C’est marrant maman, le père Noël a acheté à Mamie exactement le même cadeau que tu lui as acheté toi ! ». Ce à quoi j’ai répondu : « Ah ?! » en souriant.

Pour conclure, je vous invite simplement à vous demander qu’est ce qui fait sens pour vous ?

Comme on l’a vu, la solution idéale n’existe pas. Dans tous les cas, il y a un risque de décevoir votre enfant et qu’il vous reproche ce que vous aurez fait. Alors, autant que ce jour là, vous puissiez expliquer pourquoi cela faisait sens pour vous de faire les choses comme cela, plutôt que de lui répondre que vous avez fait comme Dominique (ou Catherine, ou Sandrine, ou ….) parce qu’elle est très intelligente et qu’elle a toujours raison. (lol).

Vous pouvez par exemple vous demander :

  • est ce que pour vous, faire croire au père Noël c’est mentir ?
  • est ce que pour vous, croire au père Noël avec votre enfant c’est beau ?
  • est ce que c’est important pour vous de ne pas fournir à votre enfant de « fausses preuves » ?
  • est ce que l’essentiel à vos yeux est que votre enfant puisse partager le même rêve que ses copains à cette période ?
  • est ce que être authentique pour vous c’est oser dire à votre enfant que le père Noël n’existe pas, même si ça ne sera peut être pas facile à assumer socialement pour lui comme pour vous ?
  • ou bien est ce que être authentique pour vous c’est oser faire vivre votre enfant dans une bulle de rêve que vous vous souvenez avoir adoré enfant ?
  • et même, au delà du père Noël, est ce que être authentique pour vous c’est fêter Noël de façon laïque, est ce le fêter comme une fête religieuse importante ou bien de ne pas fêter du tout ?
  • …..

Racontez nous comment ça se passe chez vous et ce qui fait sens pour vous.

Quelques articles intéressants pour aller plus loin :

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8 réflexions sur “Père Noël, es tu là ? ou que dire à mon enfant au sujet du père Noël ?

  1. merci pour cet article complet et toutes ces questions.
    effectivement, Noel approche.
    Mon fils va avoir 3 ans, et jusqu’ici je ne lui ai pas parlé du « Papa Noel »…
    Par ailleurs, je suis enseignante en maternelle, et j’attache de l’importance à ne pas travailler là-dessus à l’école, sauf pour des activités de décoration…
    ce qui fait sens pour moi, effectivement, c’est prendre le temps de se tourner vers l’autre, se poser et partager (famille, entourage et personnes dans le besoin > hiver plus délicat)

    • Merci de ce commentaire Juliette. Effectivement, en tant qu’enseignante en maternelle, la question se pose doublement : en tant que mère et en tant qu’enseignante. Comme je l’ai dit, je suis attentive à ne pas donner « de fausses preuves » matérielles et du coup, je suis sensible aux enseignants qui font attention à cela, donc merci pour ça aussi ;)

  2. MERCI MERCI de sortir de se binaire faire croire ou pas au pere noel. Mon ainée à 4 ans et ca fait donc 3 ans que je me pose la question et que je culpabilise comme tu dis de lui « mentir » selon Catherine.

    Alors depuis 3 ans je louvoie entre tout ça sans trop savoir ou je vais et la lecture de ton article me permet d’enfin comprendre comment je louvoie et que ma solution n’est finalement pas si mal.
    En effet j’aime encore croire au père noël : le pole express étant d’ailleurs mon film fétiche de noel, enfant j’étais très attachée au père noel et a la petite souris et au cloches etc et je me souviens avoir été vraiment très décu d’apprendre que tout cela n’existait pas mais en même temps j’assimile la révélation de mes parents à un rite de passage, à partir de ce moment je suis passé du coté de ceux qui savait et à charge pour moi de tout faire pour que mon petit frère continue d’y croire finallement c’est donc positif et n’en ai jamais voulu à mes parents (sur ce point du moins). Et en meme temps effetivement l’arguement de la relation de mensonge de Catherine me perturbait beaucoup.

    Donc chez nous les pères noëls dans la rue sont des hommes déguisés : j’explique qu’on ne vois pas le père noël, jamais. Je ne veux pas que la famille sonne à la porte ou laisse du lait pour le pere noel (d’abord c’est pas bon pour la santé des adultes ;-) ). Surtout surtout interdiction de faire du chantage au père noel, il vient pour tout les enfants. Il ne passe pas pour les adultes seulement pour les enfants ainsi je peux faire mes achats de noel tranquille. On lit des contes de noël mais on ne fait pas de liste (en tout pas pour le moment)
    Et le jour ou ils poseront des questions je leur demanderai d’abord ce qu’ils en pense et les laisserai y réfléchir.
    Voila, pour chez nous en tout cas merci de cet article.

    • Ravie d’avoir contribué à te sortir d’un impasse « cogitatif ». Ce que tu dis de la révélation et du rite de passage me fait penser à l’article du Huffingtonpost avec cette jolie proposition faite à l’enfant de devenir lui même un père Noël, tu l’as lu ?
      Tout à fait d’accord sur le chantage au père Noël, cela mériterait d’ailleurs un nouvel article ! ;)

  3. Merci pour cet article très bien construit et non binaire qui me conforte dans mon choix de faire finalement comme mes parents : on en parle, on lit des histoires, on essaye d’être discrèts sur les achats de cadeaux, mais on en fait pas des tonnes, on ne crée pas de « fausses preuves », bref, on louvoie 😊

  4. Merci pour votre article. Je fais partie de ceux qui n’aiment pas mentir à leurs enfants, quitte à me retrouver dans des situations embarrassantes au moment de dire la vérité … Je ne suis pas particulièrement sensible au père noël, mais force est de constater qu’il est omniprésent, et inévitable ! (il est identique partout, j’ai un souvenir de Bali en décembre, avec les déco du PN en gros manteau rouge sur son tapis de neige … absurde … bref). Si ca ne tenait qu’à moi, je n’en parlerais même pas … MAIS, à l’inverse, mon conjoint en fait des tonnes à son propos, pas simple …
    Cet été, mon aînée de 5 ans m’a interrogée « hein, maman, c’est pas possible qu’il puisse distribuer des cadeaux à TOUS les enfants en une seule nuit, et un traineau qui vole, ça n’existe pas ! » … Je lui ai demandé ce qu’elle en pensait, et au fil de la conversation, j’ai fini par lui avouer qu’il n’existait pas. Ce à quoi elle a rétorqué : « si, il existe, c’est juste qu’il ne vole pas ». Fin de la conversation. J’ai compris qu’elle cesserait d’y croire quand elle serait prête et que je n’aurai qu’à ronger mon frein en attendant …
    Donc, pour ma part, croire au père noël, cela fait totalement plaisir aux enfants et à leur père, mais certainement pas à moi !!

    • merci de votre commentaire. C’est fréquent de ne pas être sur la même longueur d’onde dans le couple parental à ce sujet. Votre témoignage montre qu’on peut trouver des arrangements. Les enfants sont d’ailleurs spécialistes pour trouver des arrangements comme le montre la réponse de votre fille : « Si il existe mais il ne vole pas ». C’est son arrangement à elle, pour le moment ;)

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