Etre mère -XVIIIe – XXIe siècle [Bibli des VI]

Voici ma chronique en images du livre Etre mère XVIIIe-XXIe siècle, publié par Patricia Ménissier aux Editions CNRS.

(la musique est de Rhoda Scott et le Lady Quartet : « We Free Queens » :-) )

 

 

Ce livre comporte 3 chapitres, et j’ai bien failli rester bloquée sur le premier, consacré aux mères de fiction. 75 ouvrages sont cités, les époques sont parfois mélangées, les contextes socio-historiques et le lectorat visés peu analysés.

La suite du livre, plus historique , m’a beaucoup plus intéressée.

 

 

 

Par exemple , à propos de la profession de nourrice :

« le XVIIIe siècle avait vu fleurir de nombreux textes destinés à réglementer la profession. Ils aboutiront à l’élaboration en 1871 d’un « Code des nourrices »

(…)

Les discours des philosophes et économistes ainsi que la réappropriation par certaines mères du maternage ont donc été loin de faire disparaître les nourrices, même si leur conditions d’exercice se transforment au XXe siècle. Le Bureau de la direction générale des nourrices, ainsi que les petits bureaux privés, assurent le placement de ces femmes venues de la campagne – des filles mères venues bénéficier de l’anonymat de la ville ou des femmes mariées à la recherche d’un revenu supplémentaire – auprès des familles urbaines :dans les classes moyennes, celles des artisans et des commerçants aussi bien que parmi les plus démunies, les femmes travaillent et ont besoin des services de la nourrice.

(…)

Significativement, ce sont les progrès de la science en matière de stérilisation qui fragilisent l’industrie nourricière, doublement vaincue par le développement de l’allaitement artificiel grace au biberon désormais stérilisé et l’essor des crèches »

Concernant les réflexions sur la définition de la maternité, et les « différentes mères » que la loi et les techniques de procréation médicalement assistée « permettent », j’ai de loin préféré l’approche de Geneviève Delaisi de Parceval dans son livre « Voyage au pays des infertiles » que nous avons aussi chroniqué sur les Vendredis Intellos.

Le thème de celles qui refusent la maternité est effleuré et mériterait sans doute plus ample développement.

Une mise en perspective d’autres cultures, et du fonctionnement plus global de la famille selon les lieux et les époques complèterait sans doute ce regard très français et finalement assez contemporain de la maternité : un enfant n’est jamais seulement enfant d’une femme, mais d’une famille et de tout son environnement.

 

 

 

 

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