Piloté par le centre de référence régional spécialisé du CHU de Nantes, l’Omin, Observatoire de la mort inattendue du nourrisson, a vu le jour en mai 2015. Quand j’ai vu cette nouvelle dans la revue de presse des VI, je me suis jetée sur l’article. Je ne comprenais pas trop le titre. Quand on est parent, on entend beaucoup parler de la mort subite du nourrisson (la mort inattendue du nourrisson, ou MIN, est le nom médical). Elle m’a fait peur pour mes deux enfants. Jusqu’au 1 an, je gardait cela dans un coin de ma tête de maman inquiète. Cela peut tomber sur n’importe quel enfant. Et ce n’est que maintenant que l’on crée un observatoire ? Sa mission est la suivante :

L’observatoire permet, via une plate-forme d’échange sécurisée entre professionnels, de regrouper les informations socio-économiques, cliniques et biologiques des enfants inclus. À moyen terme, le but de l’observatoire est de générer et d’actualiser des messages de prévention, et de faire progresser la recherche scientifique dans ce domaine.

Mieux vaut tard que jamais, dira-t-on, mais tout de même !! Dans 50 à 70 % des cas, la mort est inexpliquée. On ne peut pas en déterminer la cause. Imaginez la détresse des parents… Et comment combattre quelque chose que l’on ne connaît pas ? Comment prévenir la MSN si on n’en connaît pas les causes ?

1ère cause de mortalité des tout petits âgés d’1 à 12 mois, ces décès restent inexpliqués dans 50 % à 70 % des cas. (…) Chaque année, 400 à 500 bébés décèdent de mort inattendue du nourrisson (MIN), définie comme « le décès subit d’un enfant de moins d’un an alors que rien dans ses antécédents connus ne pouvait le laisser prévoir ». La mort subite du nourrisson (MSN) correspond au « décès d’un nourrisson non expliqué par l’histoire des faits ni par les investigations post-mortem » ; en France, la Haute Autorité de Santé (HAS) a fixé à deux ans la limite supérieure d’âge de cette définition.

Je n’ai pas vécu cette douloureuse expérience. Mais j’essaie de me mettre à la place de ces familles qui font face à l’indicible et l’inexplicable… Faire subir une autopsie pour ne pas savoir finalement quelle raison a entraîné la mort de son bébé doit être insupportable. Culpabilité, deuil… Je ne sais comment les professionnels de la santé accompagnent les parents. J’imagine la colère que l’on peut ressentir face à la prévention de la MSN qui n’avance pas. Concrètement, qu’est-ce qui est fait pour éviter la MIN ? La dernière campagne remonte à 1998. Et après ? Alors la création de cet observatoire est vraiment une bonne chose.

Un petit rappel des bonnes pratiques pour éviter la MSN :
– coucher bébé sur le dos ;
– sans oreiller ni drap ni tour de lit ni peluches mais plutôt en gigoteuse ;
– une chambre pas trop chauffée (19°) et bébé pas trop couvert (toucher le creux du cou pour savoir s’il n’a pas trop chaud) ;
l’allaitement peut aider à protéger les bébés de la MSN.

Mais même en ayant fait tout cela, certains bébés meurent. J’espère que cet observatoire va pouvoir mettre au jour des raisons médicales ou autres pour que ces drames deviennent de plus en plus rare voire disparaissent.

Kiki the mum