Comment rendre nos enfants heureux

J’entends souvent dire qu’ « aujourd’hui les parents sont tellement préoccupés que… » ou « ils sont tellement exigeants que… » ou encore « sont tellement inquiets que… ». Je me demande sincèrement si le parent d’aujourd’hui est plus anxieux pour son enfant que le parent d’hier.

En réalité, les parents ont certainement moins de soucis à se faire à notre époque sur la santé de leurs enfants qu’il y a un siècle ou deux. Seulement leur préoccupation à l’égard de leur progéniture s’est déplacée vers d’autres considérations. En éditant un article intitulé « Comment rendre nos enfants heureux », L’Express explique avec pertinence les évolutions que la société a vécues en termes de préoccupations éducatives.

 

Les recherches scientifiques et les nouvelles technologies, deux éléments majeurs dans l’évolution de la parentalité

« En seulement dix ans, les scientifiques sont parvenus à expliquer de quelle manière les neurones se développent et se connectent entre eux durant l’enfance, en fonction de la qualité des relations entretenues avec l’entourage. Des travaux menés dans le monde entier, aussi bien au laboratoire de neurosciences sociales et affectives de l’Université de Californie, à Los Angeles (Etats- Unis), que dans des centres de recherche au Japon ou aux Pays-Bas. Médecins, psychologues et pédagogues s’en emparent, pour donner de nouvelles clefs aux parents et rendre les enfants plus heureux. »

Les découvertes scientifiques sur le cerveau ont ainsi permis de dépoussiérer ou de redorer certaines théories avant-gardistes qui avaient jusque-là des difficultés à se faire une place dans le discours éducatif.

On a pu redécouvrir alors les ouvrages de Janusz Korczak, un pédiatre polonais mort dans les camps nazis. Ce médecin préconisait déjà le respect de l’enfant dans une pédagogie proche de celles des écoles Montessori et Freinet. On a relu John Bowlby, psychiatre britannique des années 1970 et sa théorie de l’attachement.

Parallèlement à ces progrès scientifiques, les nouvelles technologies se sont imposées et avec elle des moyens illimités d’accès à l’information. Internet et le partage des données permettent une diffusion de plus en plus large et organisée. Tout un chacun peut partager son expérience, questionner et rechercher des réponses à la moindre de ses préoccupations.

Forte de ces moyens la communauté des parents s’enrichit d’expériences et de points de vus les plus divers et multiculturels.

« En 2011, la lyonnaise Béatrice Kammerer a créé le site participatif les Vendredis intellos. Vendredis, en référence au jour retenu pour que les pères et (surtout) les mères postent leurs contributions. Et intellos par « provocation », explique Béatrice, « pour contrer l’idée que la connaissance en matière d’éducation serait réservée aux universitaires, aux psychologues et aux médecins ». En ce lieu d’échanges très vifs, pas de dogme. « Chacun tente d’inventer la solution unique qui conviendra à sa famille unique », affirme Béatrice. »

Découvertes scientifiques et développement de l’information sont les deux ingrédients qui ont accéléré la volonté des nouvelles générations de se positionner différemment de leurs parents en matière d’éducation. Trois étapes successives ont rendu possible ce profond changement.

 

Un nouveau positionnement des parents en trois étapes

1/La reconnaissance

Les parents, et principalement les mères ont enfin entendu ce qu’ils avaient besoin d’entendre : « être parent c’est difficile. Tu fais de ton mieux avec les moyens dont tu disposes ». Ces paroles sont la première étape pour les parents pour accepter de remettre en question le modèle des anciennes générations. C’est aussi un pas vers la communication non violente ou la bienveillance éducative : reconnaître ses propres émotions pour aider ensuite l’enfant à reconnaître les siennes.

2/On ne peut plus faire comme avant

« Nouvelles technologies, mondialisation des idées et des pratiques, durcissement du marché de l’emploi: impossible de se contenter de reproduire ce que l’on a connu gamin »

3/ Des réponses et des méthodes alternatives à la parentalité d’hier

Alors que faire ?

« En France, les principes de la parentalité positive sont popularisés par des pédiatres, comme Catherine Gueguen, ou des psychothérapeutes, telle Isabelle Filliozat. Que disent ces professionnels? D’abord ils insistent sur la nécessité, pour les parents, d’identifier correctement les émotions de leurs enfants, mais aussi les leurs. […]

Ensuite, les spécialistes invitent ces mêmes parents à bannir de leur arsenal les menaces, les humiliations et la fameuse fessée, pour laquelle la France vient d’être tancée par le Conseil de l’Europe. Le 15 avril, cette instance a adopté une résolution enjoignant à notre pays d’interdire les punitions corporelles. Ces procédés, dommageables pour le cerveau de l’enfant, compromettent aussi bien ses apprentissages que sa sociabilité. Il ne s’agit pas, bien sûr, de renoncer à l’autorité, mais de l’exercer avec empathie, en tenant compte des besoins et des limites de l’enfant, clairement identifiés selon l’âge grâce aux études sur le cerveau. »

Les dernières décennies ont donc connu une mutation majeure en matière d’éducation. Les résultats des dernières recherches et la diffusion massive d’une nouvelle forme de parentalité axée sur la bienveillance augurent un avenir encore chargé d’évolutions sur les préoccupations des parents à l’égard de leurs enfants.

Blandine

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4 réflexions sur “Comment rendre nos enfants heureux

  1. Merci beaucoup de ta contribution (et toutes mes excuses d’arriver si tard pour la commenter!!!)!! Espérons que les petites graines plantées ici et là continuent de faire changer les choses sur le chemin de la parentalité!

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