Le burn-out maternel, l’ennemi invisible des mères

Un jour on commence à en avoir marre.

A être plus fatiguée que d’habitude. A tout voir en noir.
A avoir envie de partir très loin.
Pour ne jamais revenir.

Ces quelques lignes, beaucoup de mères pourraient les écrire.
Celles qui donnent tout à leurs enfants.
Celles qui sont toujours là.
Celles qui mettent toute leur énergie à ce que tout soit fait.
Et à s’oublier.

Mais si tant de mères en souffrent, pourquoi ne se passe-t-il rien ?
Et pourquoi est-ce si fréquent et si banal ?

Sur Psychologies.com, voici la définition qu’ils font du burn-out :

 » (…) c’est bien cela, le « burn-out », terme jusque-là réservé à l’épuisement professionnel. C’est ce qui arrive lorsque des mères, à l’image de certains salariés, cherchent à atteindre cette perfection fantasmée, et y consument littéralement toute leur énergie, physique, mais aussi psychique. « La femme est confrontée à de grandes difficultés, développe Maryse Vaillant , et personne ne s’en rend compte. C’est donc à la fois un sentiment d’épuisement mais aussi de solitude et d’incompréhension. » Car plus elle cherche à tout réussir, plus tout lui échappe. Elle a alors l’impression de n’avoir assez de temps pour personne : ni pour elle, ni pour ses enfants, ni pour son couple. De ne pas s’en sortir. De courir en permanence. Y compris en vacances. Elle se sent incomprise, mal aidée, peu soutenue… Mais estime paradoxalement que la charge de maternage lui incombe sans partage. Elle n’arrive pas à déléguer, et se retrouve forcément dans l’impasse, et en souffre. »

Des articles sur le burn-out il y en a des caisses. Je vous laisse découvrir sur mon blog ce que je pense de tout cela.
Et lire le billet de notre Mme Déjantée à ce sujet.
En attendant, j’espère toujours que de véritables explications autre que « les mères se mettent la barre trop haute » soient invoquées sur ce malaise et qu’il y ait une véritable prise de conscience sociétale. Et mon petit doigt me dit que ça pourrait venir des pères. Je dis ça je dis rien.

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13 réflexions sur “Le burn-out maternel, l’ennemi invisible des mères

  1. La maternité est un sujet qui m’a toujours impressionnée. Personnellement je me sens (philosophiquement) incapable.

    • Ce que je peux tout à fait concevoir. Si j’ai longtemps eu peur d’avoir des enfants pour des raisons qui touchent mon histoire personnelle, j’étais à mille lieux de savoir que c’était aussi dur au quotidien… Humainement parlant. Après, se sentir incapable et l’être vraiment sont deux choses bien distinctes ;)

      • Les maternelles devraient aider les mamans à éduquer les enfants. Lorsque l’enfant est hyperactif ça doit être encore plus dur, mais surement qu’il doit y avoir des moyens ou une prise en charge psychologique. Je ne suis pas une maman, et la mienne s’est très bien occupé de nous sans burn-out, mais je vois que l’époque a changé, le stress augmente, et pollue la vie et des mères et des enfants.

        • Ce n’est qu’une réflexion, mais je ne suis pas certaine que le stress a augmenté par rapport à l’époque de nos mères. Ma mère gérait tout. Mon père travaillait en 4*8, il était peu présent, avait beaucoup de loisirs en dehors de la maison. Ma mère était instit. Certes elle avait les vacances scolaires durant lesquelles elle devait supporter ses enfants 100% du temps, mais le reste du temps, elle faisait son travail de classe jusque 23h, repassait dans une petite pièce sans télé (son choix), ne pouvait jamais poser ses fesses dans le canapé avant 23h30 entre la vaisselle, son boulot de classe, le linge … Son samedi, elle le passait à faire le ménage en musique. Oui, je le dis, mon père ne faisait rien. Et pourtant, ma mère n’a jamais paru souffrir de burn out, de pétage de plomb ou je ne sais quoi … Certes, elle râlait, mais rien à voir avec ce qu’on entend aujourd’hui sur le burn out.
          Je crois que notre génération est différente et qu’on supporte moins toutes ces tâches ménagères. On veut du temps pour nous, on veut des loisirs, s’amuser et ne plus être qu’une mère et épouse et donc notre tête surchauffe, on s’énerve toute seule, on ne supporte plus.

          Néanmoins, je me souviens de notre voisine, infirmière, qui un jour, avait déclaré à son mari et ses fils qu’elle était en grève et qu’elle ne ferait plus rien dans la maison s’ils ne l’aidaient pas. Cela nous avait fait rire.

  2. Pingback: Procrastine et panique plus tard ou Arrête d’être débordée | Les Vendredis Intellos

  3. Plutôt que de parler de burn-out ou surmenage, j’ai plutôt envie de parler de sursollicitation. Il arrive parfois qu’on passe une bonne journée puis arrivée le soir, les enfants s’y mettent à 3 pour nous demander des choses. On voit l’horloge qui tourne et tout ce qu’il reste à faire : le petit qui n’a pas été douché, la table qui n’a pas été débarrassée, les jouets qui traînent par terre, le linge à plier, le lave-vaisselle à vider pour le remplir, les enfants à coucher, etc … Et pendant ce temps là, l’homme est dans le canapé. Et si on râle, il dira qu’on avait qu’à demander de l’aide. Aide qu’on a pas demandé parce qu’on a pensé qu’on pouvait y arriver, même si on finit avec une humeur de dogue allemand.
    Donc il y a à la fois une barre mise trop haute, mais aussi le père attentiste qui ne prend pas les devants, qui intervient quand on le sollicite. Tous ne sont pas ainsi, mais il y en a beaucoup tout de même.

    • Beaucoup de tout de même. Ici, même si je demande et qu’il consent à participer davantage, je dois demander. Alors que ces tâches incombent à chacun, tout à fait normalement et équitablement. Je pense aussi sincèrement que nous, les femmes, nous avons une capacité à encaisser au-delà de celle des hommes. Que c’est inscrit biologiquement dans nos gênes. Pour cela que nous accouchons, et pas les hommes. Peut-être que cette capacité est le garant de la survivance de notre espèce ^^ Je ne sais pas s’il y a eu des recherches à ce sujet. Ceci dit, des études ont bien montré que la plasticité du cerveau est la même pour les hommes que pour les femmes… En tout les cas, je continue de lutter contre cela, et j’espère que mon fils saura faire la part des choses quand il sera à son tour adulte…

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