Un article paru dans le magazine « Le Monde de l’intelligence » (février-mars 2015) concerne le monde de l’enfance et s’intitule « Empathie : une compétence essentielle à renforcer ».
Dans un monde où on constate malheureusement beaucoup de comportements individualistes, alors que l’être humain est largement capable de comprendre les émotions et les pensées de ses semblables, il serait peut-être possible de cultiver « le souci de l’autre » dès le plus jeune âge.

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Cet article nous présente un résumé explicatif de ce qu’est l’empathie (comment notre cerveau s’y emploie) ainsi que les travaux de chercheurs qui étudient les moyens de développer chez les tout-petits l’empathie tout en leur apprenant à comprendre et contrôler des émotions parfois trop fortes : bref trouver le bon dosage.
On y apprend ou redécouvre par exemple que l’empathie est innée et apparaît très tôt dans la vie (voir un précédent article sur l’empathie) .

 » L’empathie se manifeste très tôt au cours du développement »
« Dès l’âge d’un an, les enfants sont capables de répondre émotionnellement aux joies et aux peines d’autrui »

Alors quel est le problème ? Tous les individus ne développent pas tous l’empathie avec le même degré. De plus, selon certains chercheurs, ressentir l’émotion des autres peut provoquer de la « détresse » conduisant  à un comportement de repli voire antisocial de façon à contrôler cette détresse.

Trois grandes pistes, déjà testées au niveau de classes de maternelle, sont développées.
La lecture d’histoires chargées d’émotions, le jeu de rôle et la musique.

En ce qui concerne la lecture, il s’agit de commenter une histoire et de s’entraîner à décrypter le ressenti des personnages avant d’évoquer une situation vécue par l’enfant où tel sentiment a également été éprouvé. Les tests réalisés en classe de CE1 ont donné d’excellent résultats sur le développement de l’intelligence émotionnelle.

Le jeu de rôle consiste à inviter des enfants à inventer une histoire collectivement pour ensuite incarner les différents rôles chacun leur tour.

« Selon le spécialiste, le jeu des trois figures permet ainsi d’élargir l’éventail des attitudes possibles à adopter en fonction des situations et éviter l’enfermement dans un rôle unique. »

La pratique de la musique au sein d’un petit groupe (voir un précédent post sur ce sujet) a montré également des effets positifs : elle permet d’être à l’écoute des autres pour adapter son jeu.

Je m’arrête là, même s’il y a encore beaucoup à dire sur cet article très intéressant.

Il m’a interpellée personnellement, car j’ai été plusieurs fois en contact avec des enfants manifestement très intelligents, aux résultats scolaires excellents, encouragés, félicités par leur enseignant (les parents je ne sais pas). C’est très bien effectivement. MAIS je m’interroge sur ces enfants qui ont manifesté en ma présence, un comportement impoli, très dépréciatif envers leurs camarades, une indifférence voire une incapacité à comprendre l’autre. Bref une intelligence émotionnelle plutôt affaiblie…Comment vont-ils, malgré leur fort potentiel, pouvoir s’insérer dans la société future ? Cette situation n’est pas seulement préjudiciable pour eux-mêmes mais aussi pour la collectivité.

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Pascale72