15 conseils pour donner aux enfants une image positive du corps

Je voulais partager une petite traduction (faite maison). L’original est (mais je l’ai d’abord lu ici). La traduction de la totalité de l’article est sur mon blog : la première partie commente une campagne d’affichage qui avait été faite en Géorgie et évoque l’impact de la grossophobie sur les enfants ; je ne reprends ici que la 2e partie de l’article, les « 15 conseils » que je trouve très pertinents – à transmettre à tous les enfants (et les adultes!).

 

En tant que parent, nous avons une influence importante sur la manière dont nos enfants grandissent, leur relation à leur corps et de leur relation avec la nourriture. Ce que nous disons ou ne disons pas a un énorme impact.

  1. N’utilisez jamais le mot « gros » de manière péjorative. Évitez les médias qui le font.
  2. Ne sous-entendez jamais qu’on ne peut pas faire quelque chose ou porter un vêtement de par sa corpulence. (« Oh, pas avec ces cuisses ! »)
  3. Ne jamais complimenter les autres en se basant sur leur corpulence (combien de fois « tu as l’air si mince » est considéré comme le compliment ultime ?)
  4. Remarquez la beauté de la diversité – chez les personnes et dans la naturenourrissez l’idée que la beauté est dans la diversité. J’aime dire « que serait le monde si toutes les fleurs étaient pareilles ? »
  5. Évitez de faire une activité physique pour perdre du poids ou selon ce que vous venez de manger (« je vais courir pour perdre ce gâteau »). L’activité physique devrait être source de joie.
  6. N’étiquetez pas la nourriture comme « bonne » ou « mauvaise ».
  7. Proposez une nourriture variée et des petits plaisirs. Manger devrait être source de joie.
  8. Ne forcez pas vos enfants à manger s’ils n’ont pas faim. Le refrain « finis ton dîner » devrait être rayé du lexique d’une maman [et d’un papa !]. Il vaut mieux qu’ils se fient à leur corps plutôt que se sentir coupable à propos de gaspillage alimentaire.
  9. Ne refusez pas de la nourriture à vos enfants s’ils disent qu’ils ont faim. C’est là un autre domaine dans lequel nous ignorons souvent les opinions et sensations des enfants. Envisagez positivement votre garde-manger en y prévoyant des aliments variés et sains dans lesquels vos enfants peuvent piocher quand ils veulent.
  10. Ne commentez jamais la quantité de nourriture (trop ou trop peu) que vos enfants mangent.
  11. N’utilisez jamais la nourriture comme récompense, incitant ou punition ! (C’est là un des sujets où l’on voit un certain nombre d’abus !)
  12. Préservez vos enfants des médias diffusant une image négative du corps – résiliez votre abonnement aux magasines féminins, ne regardez pas « The Biggest Loser » ou « Toddler and Tiaras » (ciblés sur l’apparence), et tout programme de variété promouvant l’apparence comme route vers le bonheur.
  13. Evitez de parler de la nourriture selon ses caractéristiques nutritionnelles – disséquant la nourriture en graisses, carbones, calories et autres aspects propres à susciter l’obsession et la comptabilité (point difficile depuis que c’est enseigné à l’école).
  14. Encouragez les aspects de l’estime de soi qui ne sont pas basés sur l’apparence – la spiritualité, les valeurs, l’empathie, l’effort…
  15. Faites du bénévolat ! C’est beaucoup plus difficile de penser à quelque chose d’aussi superficiel que la corpulence si on est confronté aux situations réellement critiques.
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12 réflexions sur “15 conseils pour donner aux enfants une image positive du corps

  1. Complètement d’accord avec tout ça. Et dans la pratique, la meilleure solution pour le point 8, c’est d’apprendre aux enfants, dès très jeunes, à se servir eux-mêmes plutôt que de les servir. Outre le fait que c’est une vraie compétence motrice d’apprendre à se servir (tenir les couverts pour transférer les pâtes, la salade, une viande en sauce ou des légumes dans son assiette sans rien faire tomber), cela encourage les enfants à décider eux-mêmes de la quantité qui leur convient. On peut ensuite leur dire « ce que tu mets dans ton assiette, tu le manges » sans les forcer à manger trop : au contraire, on leur enseigne à ne pas gâcher la nourriture en écoutant leur appétit. On peut leur dire qu’il vaut mieux ne pas en prendre trop au début, pour éviter la tentation d’avoir les yeux plus gros que le ventre, en leur disant qu’ils auront toujours le droit de se resservir après s’ils ont encore faim. J’ai toujours pratiqué ça avec mes enfants et outre qu’ils ont de bonnes manières à table, ils sont chacun bien dans son poids et dans sa forme (qui n’est pas la même pour chacun/chacune).

    • Merci pour ta réaction !
      Je trouve ta méthode très chouette. Et c’est vrai que ça peut commencer très tôt (à plus petite échelle) : en laissant le bambin manger (certes avec ses mains au début) plutôt que de lui donner la becquée… là aussi, il apprendra rapidement à s’arrêter quand il n’a plus faim.
      Pour ma part, je découvre encore l’ampleur du conditionnement malgré que ça fait un bail que je le questionne ! (Il en reste toujours un peu dans les recoins :-D.)
      Le plus simple reste de bien démarrer :-).

  2. Il y a quand même des points avec lesquels je ne suis pas du tout d’accord.(point 6 et point 13) On doit indiquer à nos enfants ce qui est bon pour la santé et leur pointer ce qui est néfaste.
    On sait très bien que manger sainement s’apprend à la maison en mangeant avec les parents mais même si vous n »allez jamais au McDO ils doivent savoir que c’est nocif pour la santé (comme fumer par ex). Les enfants ont le droit de savoir qu’une alimentation trop grasse et trop sucrée nuit à leur santé à long terme….
    Ma fille de 15 ans va parfois au Mcdo (une à deux fois par an) quand elle n’est pas avec nous, et sait très bien à quoi s’en tenir quant à cette nourriture. Elle dit qu’elle apprécie, bien sûr car à cet âge c’est normal d’aimer ce que les parents n’aiment pas, mais au fond elle sait bien qu’il vaut mieux éviter…
    Pour le reste parfaitement d’accord avec cet article!

    • Merci pour ta réaction.
      Je suis en partie d’accord avec ce que tu dis. Disons que, personnellement, je ne considère pas que les critères les plus adéquats pour juger d’une nourriture (bonne/mauvaise) ne relève pas des calories, graisses et sucres. Pour moi, ce sera davantage la question de la présence ou l’absence d’additifs chimiques, les enjeux éthiques sous-jacent, etc. Autrement dit, bio, sans additifs louches, local et/ou fairtrade (difficile de tout avoir, il faut faire avec la réalité qu’on a autour de soi et selon le type de produits…) valent plus que chimique, reposant sur l’exploitation et/ou ayant fait des milliers de km.
      Par exemple, du beurre de ferme, c’est gras mais « bon », d’après mes critères. (Perso, j’ai pas envie d’en manger 100g par jour non plus :-D.)
      Du coup, je suis comme toi, réticente sur le point 6, mais toujours d’accord sur le point 13.
      On se rejoindra sur le McDo, quels que soient nos critères :-D.

      • Oui tout à fait d’accord (exemple : les frites de MCDO = 19 ingrédients / les frites de la maison : 2 ingrédients…)!
        autre ex : le beurre = crème de lait / margarine = une multitude d’ingrédients + ou – bons pour la santé…
        J’essaie de manger bio, non transformé, local, éthique le plus naturellement possible!
        Le point 13, je ne l’avais pas compris comme ça; pour moi les caractéristiques nutritionnelles étaient bio/non bio , tout prêt/fait maison ….etc…un peu comme le 6.

        • Du coup, nous sommes tout à fait d’accord :-). Pour moi, le 13 répond surtout à des stéréotypes débiles tels que « les pâtes ça fait grossir » ou « dans les amandes y a du gras et du sucre, c’est pas bon », ou encore « c’est bien l’édulcorant, c’est 0,3 kcal ».

  3. Merci beaucoup pour cette contribution!!! C’est limpide!! Je pense me servir de ces conseils pour expliquer à mes parents ma façon de voir le rapport à la nourriture que je veux promouvoir auprès de mes enfants (qui comprennent encore mal qu’on ne sanctionne pas un enfant qui a eu « les yeux plus gros que le ventre »)

  4. Je trouve quand même réducteur que l’image positive du corps soit uniquement vu du point de vue de la nutrition dans cet article….
    Il y a aussi le sport, l’art et plus encore… qui peuvent nous faire apprivoiser notre corps et nous en donner une bonne image….

    • En effet. Le sport est évoqué mais brièvement.
      Pour le contextualiser, l’article démarrait sur une propagande qui stigmatisait les enfants en surpoids, et prenait le contrepieds de cette propagande.
      Mais en effet, on pourrait évoquer le yoga, la danse, le contact avec la nature et plein d’autres choses qui participent à se sentir bien dans son corps.

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