Vers la fin de l’esprit critique pour nos enfants ?

C’est avec un titre choc « Sommes-nous tous devenus stupides ? » assorti d’un sous-titre non moins rassurant « La culture télévisuelle de masse et les réseaux sociaux font des ravages dans les jeunes cerveaux qui sont incapables aujourd’hui de produire une pensée critique et élaborée » que s’ouvre le dernier numéro de « Cerveau & Psycho » (décembre 2014) consacré au génie et à ceux qui l’incarnent. Le magazine s’attache à présenter les découvertes des chercheurs dans le domaine des sciences cognitives et outre son thème sur le fonctionnement du cerveau d’un génie, ce numéro aborde pas mal de facettes concernant l’apprentissage, les épreuves, la motivation, la communication, l’épanouissement. Super programme, n’est-il pas ?

L’auteur de l’article, c’est Alain Bentolila, linguiste, dont on a déjà parlé sur les VI (ICi par exemple). Deux autres ouvrages m’attendent d’ailleurs sur un rayonnage de ma bibliothèque (« Le Verbe contre la Barbarie » et « Sciences et Langues »)

Bref, moi qui, comme d’autres, m’inquiète sur le niveau ahurissant de certaines émissions de télévision (téléréalité and co, par exemple) et sur tout ce que peut véhiculer Internet comme âneries et indécences  (avec son lot de partages, qui ne fait qu’accroître le prestige des articles les plus douteux), je ne pouvais qu’avoir la curiosité stimulée par l’analyse fournie par cet article.  Et ce d’autant plus que malheureusement les émissions visées ici attirent comme un papier tue mouche les enfants (les miens, les autres) en quête de distraction.

tele-realite-news

Qu’en est-il exactement ?

« Elle (ndlr la production télévisuelle*) parvient à dissuader les enfants et leurs parents de tout élan de curiosité et de toute audace de  conquête, en les persuadant que ce qui n’est pas connu d’avance est hors de portée de leur capacité intellectuelle »

L’auteur va plus loin :

 » La prévisibilité de la production télévisuelle massive nous tire vers le degré zéro de la compréhension/ … / elle écarte tout velléité de questionnement « 

A la longue, elle nous habitue à n’accepter que les discours, les textes et les images dont le sens nous est par avance en grande partie connu »

En ce qui concerne Internet, ce n’est guère mieux.

« Piégés sur Internet, beaucoup de jeunes ont de plus en plus tendance à accepter, sans les mettre en cause, les affirmations radicales, les explications définitives et les propositions indécentes. »

reseaux_sociaux

Bon, je trouve que ces propos sont effrayants… et malheureusement, j’ai tendance à y porter un certain crédit. Pourquoi ?
Parce qu’effectivement, ce qu’on nous sert à la télévision repose de plus en plus souvent (mais pas toujours) sur des émissions qui ne boostent pas nos neurones : c’est le moins qu’on puisse dire. Des jeunes qui partent sur un lieu inconnu, ou qui simplement doivent vivre ensemble doivent organiser leur quotidien, passer des épreuves… est un concept séduisant… Il évoque effectivement pour nos jeunes les tracas du quotidien, les choix de vie, la séduction, la provocation parfois. C’est vrai que c’est reposant parce que ce qu’on n’ y comprend tout, les protagonistes s’y expriment avec des mots simples (voire familiers)… Et les cerveaux (jeunes ou vieux), qui aiment tous fonctionner à l’économie, y prennent goût. Oserais-je dire, qu’il s’agit-là d’un cercle vicieux ? Peut-être bien… Ne perd-on pas l’habitude de réfléchir lorsque le travail est mâché ? Il est fort probable qu’on se mette à rechercher des choses plus faciles à appréhender. C’est naturel. Or il faut cultiver l’effort pour booster l’intelligence (voir cet article à ce sujet).

En ce qui concerne le manque de curiosité et de pensée critique qui en découle, il me semble que c’est effectivement un risque mais tout dépend du contexte familial et des autres activités proposées.

Personnellement, l’impact d’Internet n’est pas encore trop un problème à la maison. Mais ce que l’auteur dénonce ici avec la banalisation de la violence ou de l’indécence fait écho en moi (nous en avions parlé lors d’un précédent article, sur la façon dont les ados trouvent réponse à leurs questions).
De plus, j’ai pu constater que dans une grande majorité, les articles qui sont le plus partagés sur les réseaux sociaux sont ceux qui font sensation, qui exacerbent la peur de l’inconnu, qui jettent le discrédit sur la science mais qui n’ont pas très souvent de vrais fondements. Non étayés par des preuves recevables (juste des « on m’a dit » ou « je l’ai vécu donc c’est vrai »), ils ne favorisent effectivement pas le développement de l’esprit critique.

Heureusement que les vendredis Intellos existent (hein ?) pour montrer la voie du questionnement ou comment booster ses neurones.

Quel est notre rôle, à nous parents ?
Selon l’article

 » Notre mission est donc de leur transmettre la nécessité d’un équilibre exigeant entre droits et devoirs intellectuels : droit d’exprimer librement sa pensée, mais obligation de la soumettre à une critique sans complaisance,;/ … /; droit d’affirmer ce que l’on croit vrai mais devoir d’en rechercher obstinément la pertinence ».

Comme je l’évoquais plus haut, l’impact d’Internet et de la production télévisuelle telle qu’elle pratiquée de nos jours dépend grandement de ce que nous parents, famille, amis, environnement social pouvons proposer à côté. Je pense qu’un petit programme télé. pas très élaboré proposé de façon épisodique n’est pas préjudiciable lorsqu’il est assorti d’activités stimulantes, qui invitent aux questions (une simple promenade dans la nature, un jeu de société, une petite création manuelle… les idées ne manquent pas).

Bref, un peu de tout, mais bien panaché… Internet et les réseaux sociaux n’ont pas du mauvais bien sûr, mais l’article nous rappelle que pour nos jeunes, il faut rester vigilant et ne pas nous laisser dépasser.

La mission de l’école
La mission de l’école est également évoquée.

« L’école est aujourd’hui notre seul espoir » même si « elle a complètement raté sa démocratisation »

Là, des questions sont posées, mais aucune réponse concrète n’est proposée. Des idées ?


D’autres articles sur ce sujet sur les Vendredis Intellos, ICI par exemple ou LA

Vous pouvez me retrouver sur mon blog ICI ou (pour stimuler la curiosité de vos loulous), sur le blog participatif que j’anime avec d’autres collègues.

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15 réflexions sur “Vers la fin de l’esprit critique pour nos enfants ?

  1. La nécessité de prendre du recul s’impose avec n’importe quel média. Dans la presse écrite aussi le sensationnel est utilisé pour faire de l’audience. L’écran et les images qu’il transmet ne sont que des outils.

    Côté petit écran , nous en ce moment on est fan de « inspecteur Murdoch » . Ses enquêtes ont lieu au Canada au début du XXe siècle et il met à profit les nouvelles technologies de l’époque . À regarder avec des enfants de plus de 10 ans .

    Les enfants aiment aussi l’émission « On n’est pas que des cobayes », où par des expériences apparemment farfelues les présentateurs expliquent des phénomènes physiques.

    Le système scolaire fait pas mal de « gavage » sans forcément apprendre aux enfants à réfléchir .

    La seule parade est, je crois, l’exemple que nous donnons, l’affirmation dans la discussion et par les actes des valeurs auxquelles nous croyons.

    Peut-être faudrait-il savoir les laisser faire leurs propres expériences, les laisser « s’ennuyer » plutôt que de coacher toutes leurs activités ?
    Plus facile à dire qu’à faire ;-)

    • Oui bien sûr il existe encore tout un tas d’émissions stimulantes…(je regrette tjours « c’est pas sorcier »). Mais ce qui me gêne beaucoup, c’est qu’aux heures de grande écoute, qd les enfants sont fatigués au retour d’école et que toi même parent tu es occupé(e) à plein d’autres choses, et bien l’inévitable est là devant les yeux sur le petit écran…et l’engrenage peut vite arriver !
      tout à fait d’accord sur l’école qui fait du gavage…
      Bien sûr l’exemple que nous donnons est primordial.. mais quid des enfants qui n’ont pas la chance d’avoir des parents l’écoute ou simplement disponibles.

  2. Merci beaucoup Pascale pour cette belle contribution!!! J’avoue que je ne suis pas mécontente de ne pas avoir la télé… Non parce que je suis pour une forme de censure (on a internet, tous les contenus de la télé y sont également accessibles…) mais parce que je pense que cela pousse les enfants à chercher ce qu’ils veulent vraiment voir, à définir leurs centres d’intérêt, et donc au final à être un peu moins passifs face à tous ces contenus.
    Aucune demande pour le moment vis à vis de la téléréalité (ouf!), mon grand est un amateur de On n’est pas que des cobayes, Mythbuster et autres émissions scientifiques. Les plus petits regardent surtout des films d’animation, des « C’est pas sorcier » et quelques dessins animés triés sur le volet…

  3. Pendant ma grossesse, il y a 3 ans j’ai lu un livre qui rejoint ce sujet : TV Lobotomie de Michel Demurget. Cet ouvrage qui s’appuie sur de nombreuses études scientifiques est très inquiétant. L’auteur y montre comment, à cause de la télévision, le niveau des élèves baisse, la violence augmente…
    Après la lecture de ce livre, nous avons décidé que Poussin n’aurait pas le droit de regarder la télé tant que nous pourrions tenir. Pour le moment il connait juste l’apprenti sorcier et les trois petits cochons sur Youtube, un peu Charlotte aux fraises chez nounou.
    Mais il est certain que cela nous demande à nous, parents, beaucoup d’énergie.

    • Merci. Oui la lecture de ce livre me tente aussi depuis un moment.
      Oh oui, il en faut de l’énergie et on n’en a pas tout le temps hein ! merci pour le récit de cette expérience !

  4. L’instrument est rarement responsable de l’usage qu’on en fait.
    Un couteau n’a pas de pulsion meurtrière et aucun média, que ce soit la bd, la télé, internet ou les jeux vidéos ne peuvent normalement être tenus responsables de l’absence supposée d’esprit critique.
    Si la vindicte facile sans discernement ni recherche de sources fiable datait de l’ère médiatique … les chasses aux sorcières n’auraient pas eu lieu pour ne citer qu’un exemple. Hitler n’aurait pas pu faire tout ce qu’il a fait.
    Je me rappelle encore quand j’avais une dizaine d’années, le haro sur les bds qui étaient les ambassadrices de la non culture etc.

    On accompagne nos enfants dans leur découverte du monde, on les guide pour leur apprendre par exemple à se retrouver dans la ville, se déplacer en sécurité, faire attention aux inconnus et à leurs discours etc … Internet devrait être considéré comme juste un espace public virtuel à apprivoiser avec ses dangers, ses témoins de jéhovah virtuels, ses arnaqueurs, ses agresseurs, ses démagogues etc. … et la télé aussi.
    C’est un peu old school mais je me rappelle qu’on disait de la télé  » fenêtre ouverte sur le monde », pas plus pas moins. Chez moi, des disputes et bêtises dignes des téléréalités, on en voit chaque jour par la vraie fenêtre si on regarde ou dans le métro. J’en parle avec mes enfants s’ils sont amenés à voir ou entendre.

    Mon plus grand ( 9 ans, cm2) est critique de ses liens, des émissions comme de ses sources … et comme des livres ou journaux qu’il peut lire… parce qu’on l’a guidé vers cela en étant avec lui. En discutant mise en scène et scriptage aussi, tout comme on a discuté avec lui des procédés commerciaux qui tentent de l’arnaquer.

    Alors, oui, ça prend du temps et du temps encore ^^ mais bien moins qu’on en a l’impression au début : parce que nos enfants ne sont pas idiots si on prend la peine de leur expliquer.

    Concernant les contenus… on n’a plus assez de débit en ce moment pour la télé correcte par internet … mais sur la télé classique en choisissant les chaînes on a de quoi faire entre arte et france 5 par exemple. Et si rien d’intéressant, on éteint tout bêtement ^^

    Le soir en rentrant, je sais que mon grand fonce avant tout vers sa chambre : il y écrit d’ailleurs souvent des histoires … il a commencé après avoir regardé pokémon ( qui pour moi était classé DA bien crétin) : avec ses copains, ils en ont tiré une source d’inspiration et créé leur propre monde imaginaire avec des éléments qu’ils construisent ensemble. ça les a amené à réfléchir à comment on se déplace dans leur monde en fonction des reliefs qu’ils veulent se donner etc : des gamin-e-s actif-ve-s le sont resté même face à un truc a priori passif comme un DA.

    Ce qui demande beaucoup d’énergie, c’est bien d’aider et guider nos enfants, pas seulement d’éviter tout écran.

    • Hum, je ne suis pas entièrement d’accord avec le début de ton propos… Aux USA par ex, où la vente d’arme est libre, les décès par balle sont mille fois plus fréquents qu’en France (ce n’est pas une façon de parler!). Que le pistolet n’ait pas décidé de tirer seul, ok, mais leur présence et leur multiplication influent néanmoins sur les comportements et les représentations…

      • Certes mais ce sont des armes conçues pour tuer dés le départ et c’est bien plus la logique de la défense individuelle etc qui fait du dégât ( mais là c’est un autre débat. On ne dit pas que la vente libre de couteaux est à l’origine des meurtres par arme blanche que je sache ^^

        C’était pour dire que ce n’est pas la façon dont l’information nous parvient qui fera que l’on soit capable de la traiter intelligemment ou pas.
        Des chaînes, qui sont dans une logique commerciale, ne s’acharneraient pas dans les téléréalités débiles si elles constataient qu’une meilleure façon de faire de l’audience à rentabilité égale ( recette publicitaire vs coût de l’émission).

        Ce n’est pas la télé qui empêche les enfants de développer un sens critique … mais bien l’absence ou le manque d’accompagnement autour de ce qu’elle montre. Utiliser la télé comme nounou est effectivement nuisible. Comme à chaque fois qu’on remplace la relation par … rien.

        Placer la faute dans l’instrument empêche souvent de voir sa propre responsabilité et sa possibilité d’influence dans un phénomène. C’est cela que je voulais faire ressortir ^^

        Je trouve que c’est un ressort éculé et facile de diaboliser les supports et médias.

        • Mes enfants sont extrêmement accompagnés et ont de nombreux centres d’intérêt. De plus j’aiguise leur sens critique dès que je peux (cf le blog que j’ai cité à cette fin). Néanmoins je ne suis pas une super woman…comme toutes les autres mères j’ai mes faiblesses, et je ne suis pas toujours disponible. Bref, à 18H30 quand je rentre du boulot, ça arrive qu’ils plongent devant la télé..et paf, des débilités… qui les attirent indubitablement. Parce que c’est ce que la télé sert en grande partie.
          Je n’ose imaginer ce qui se passe avec des parents qui ne peuvent pas fournir d’autres regards pour tout un tas de raisons.
          je vous conseille la lecture des livres du sociologue G. Bronner : » La démocratie des crédules » par exemple qui analyse finement comment notre société se transforme, à cause des média et Internet.

          • J’ai de l’espoir en nos enfants en général ^^ je ne crois pas que regarder des débilités parfois rende débile sur le long terme ^^
            … d’abord parce que sinon je devrais me traiter de débile moi-même et que c’est rarement agréable :p

            On en demande beaucoup ( trop à mon goût) aux enfants en terme d’exemplarité en journée. A 18h 30 ….hum, on rentre un peu après et souvent c’est france 4 qui a leur faveur depuis un moment ( au 9 ans et au 3 ans et demi) : téléréalité aussi mais sans la vulgarité je dirais ^^ Après ça dépend de leur âge. Il y a un côté social au partage avec ses pairs, même si c’est autour de débilités ^^
            Quand j’étais ado c’était plutôt autour d’émissions de radio, il faut bien l’avouer, bien crasseuses au niveau intellectuel ^^

            Dans mon entourage on a coutume de dire  » Tout ne se joue jamais  » ( en réponse aux tout se joue avant 3,6,10 ans et autres âneries) : parce que le fonctionnement de notre cerveau dans sa globalité n’est pas prédictible par la somme d’expériences ponctuelle simplement.

            Question crédulité, je trouve biennnnnn plus dangereuses les chaînes d’infos en continu et autres journaux  » bruts » qui elleux sont dans l’instantané. Bien plus d’adultes s’y font attraper, buvant la pseudo-info sans tri alors que généralement nos jeunes, si on en parle avec eux, lisent bien les rouages des pures daubes commerciales de téléréalité.

            Ma critique ne venait pas nier le phénomène de « crédulisation » qui me terrifie d’assez près chaque jour ( travaillant au contact des enfants, jeunes et leurs parents justement), mais sur le raccourci fait ( pas par toi mais bien trop souvent par le principe du type d’article que tu analyses dans le présent partage) pour effet de sensationnel vers ne condamnation d’un ou plusieurs type de média.

            Tout comme le harcèlement existait de façon tout aussi cruel bien avant qu’il ne soit affiché sur les réseaux sociaux, la propagande plus ou moins voilée et celleux qui s’y laissent prendre plus ou moins facilement et l’érigent en vérité existaient aussi avant que ça ne se voit si clairement.

            Internet joue surtout un rôle de révélateur et d’accélérateur je trouve, mais il ne crée pas en lui même, par sa construction, les choses. Internet, comme la télé dans une bien moindre mesure, est avant tout un accès illimité à des informations. C’est dans un but de partage des connaissances qu’il a été créé et c’est comme ça que je le vois encore. Il n’accélère pas que les bêtises mais bien aussi la découverte.

            La preuve si on partage ici d’ailleurs ^^

      • Sans vouloir être pessimiste, les pistolets sont fait pour tuer, c’est vrai. Et certains programmes télévisuels sont faits pour 1- rendre le cerveau des téléspectateurs disponibles pour les messages publicitaires 2- vendre des produits dérivés (c’est le cas de la majorité des dessins animés pour enfant qui précèdent des ventes de cartes, figurines, etc…). Donc question intentionnalité…

  5. Sinon pour répondre à ta question de fin d’articles, je commencerais, si j’avais ma baguette magique, par changer justement le point de base de l’EN actuelle en virant le gros des programmes en primaire et dégager le temps de prendre le temps avec les enfants sur ces questions de source, de fiabilité, d’arguments, d’apprendre et découvrir par soi-même, de se poser les problèmes etc. ( assez 3ème type je suis ^^).

    Monter des pyramides de savoir sans les fondations pour les recevoir n’aide pas le sens critique.

    Une prof d’histoire super que j’ai eu au collège ne finissait jaaaaaamais le programme dans les temps : la meilleure prof d’histoire du collège pourtant, même ses collègues finissant, eux, leur programme, l’admettaient avec plaisir. Elle nous le disait tout net : « ce n’est pas des listes de dates qui doivent vous intéresser, elles ne servent que de repères pour suivre les déroulements, mais bien ce qui s’est passé et les raisons qui ont pu faire que ça s’est déroulé finalement de telle ou telle façon. Parce que ces raisons vous aideront à mieux comprendre même le monde actuel et surtout à tenter d’éviter que le futur ne tombe dans les erreurs du passé aussi facilement  »

    La pratique du « qu’est-ce que tu en penses ?  » aussi pour renvoyer les questions des enfants : ils posent parfois les questions alors qu’ils ont les réponses mais en doutent ( vu qu’ils ont souvent déduits eux-mêmes) et si on répond trop vite de notre mieux à la question, on loupe une bonne occasion de leur montrer qu’ils peuvent trouver des réponses eux-mêmes ^^

    Leur donner des occasions de créer sans se soucier du bien/mal/normal que véhicule intrinsèquement l’école actuelle.

    Prendre le temps si possible de recueillir leurs propositions/suggestions pour ce qui est leur quotidien tout simplement.

    Admettre ses erreurs aussi tout simplement, oui personne n’est parfait, et c’est bien comme ça qu’ils ne prendront pas la parole de n’importe qui pour argent comptant. Vivre dans les mythes des  » parents ont toujours raison » et « enseignants ont toujours raison » à grand renfort d’autoritarisme crée nécessairement des dégâts …et pas que question confiance en sa propre opinion, aussi dans le respect de la parole de l’autre : un enfant à qui on a imposé une parole sans discussion à aucun moment possible, n’aura que ce répertoire de comportement avec les autres et imposera ou subira la parole. non ?

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