La vie sauvage

La vie sauvage_affiche Nora et Paco se disputent la garde de leurs enfants, la première pour qu’ils aillent à l’école et vivent dans une maison, l’autre pour qu’ils vivent proches de la nature. Voilà en résumé ce que j’avais lu de ce film de Cédric Kahn avec Mathieu Kassovitz inspiré d’une histoire vraie et cela m’avait forcément donné envie de le voir. Nature ou vie en société ? Tel était le débat que j’attendais. Je n’ai pas été déçue et je vous invite à aller voir le film si vous en avez la possibilité. Dans le cas contraire, lisez la suite de mon article qui n’est pas une critique mais davantage un résumé en forme d’interrogation.

Le film commence par la fuite d’une femme –Nora– et de ses trois enfants. Elle fuit la boue, elle fuit une caravane, elle fuit un homme. Il faut qu’elle se presse pour avoir un train, aidée d’une amie. Elle a des bagages, elle porte des dreadlocks (je ne m’y connais pas en rasta mais je crois que c’est ça : les très longues tresses crépues, avec en plus un bandeau sur la tête J ). Un de ses enfants s’échappe pour rester avec son père mais finalement la suit et ils montent dans le train. Ils arrivent chez les grands-parents qui s’empressent de leur couper les cheveux et de les vêtir d’habits propres. Forcément, le père arrive, sale. Il réclame ses enfants. Nora dit que leur histoire est finie et s’en remet à la décision du juge. Paco appelle ses enfants qui sautant par les fenêtres et le suivent. Mais appelée par le grand-père, la police arrive. Au commissaire de police, Nora dit qu’elle voulait que ses enfants aillent aller à l’école, qu’elle en marre de la boue, qu’ils ne mangeaient pas toujours à leur faim. Le père se sent accusé de ne pas vouloir suivre la norme et souligne que l’anti-conformisme n’est pas un crime.

La mère obtient la garde. On l’aperçoit sans ses dreadlocks et pressent qu’elle s’est réintégrée à la vie urbaine. A l’occasion de vacances, Paco ne remmène pas ses deux fils au domicile maternel. Il écrit au juge que « les enfants ne nous appartiennent pas, [qu’]ils appartiennent à la Terre Mère », qu’ils sont des individus à part entière. Le réalisateur laisse entendre qu’il leur laisse le choix.

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La vie dans la clandestinité est rude : recherchés par la police, le père est les deux fils sont contraints de se cacher et de changer régulièrement d’habitation, généralement des cabanes sans eau ni électricité. Ils vivent d’élevage. La vie n’est pas vraiment « sauvage » mais plutôt loin de la société de consommation, rudimentaire comme elle pouvait l’être il y a quelques décennies et comme elle l’est encore pas si loin de chez nous. Les garçons gèrent un troupeau de chèvres, apprennent à faire du fromage, à reconnaître les animaux. Leur père se charge de leur enseignement. Il souligne à quelqu’un qui lui reproche de soustraire ses enfants à l’école, que ce n’est pas l’école qui est obligatoire mais l’éducation. Il raconte à ses fils comment il a rencontré leur mère, alors déjà maman d’un petit garçon. Nora et Paco se sont aimés et partageaient l’envie d’avoir des enfants et de les élever en harmonie avec la nature et en liberté. Une vie rudimentaire n’est pas forcément malheureuse comme beaucoup peuvent le penser. Mais le film laisse aussi entendre que leur mère leur manque, celle dont ils disent qu’elle est morte d’une tumeur au cerveau. Et aussi leur grand frère dont Paco n’est pas le père et qui aux dernières vacances a préféré rester avec leur maman.

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Dix ans ont passé. Les enfants sont deux adolescents. L’aîné tombe amoureux d’une jeune fille qui s’étonne de ne pas le voir au lycée et a l’impression qu’il cache quelque chose. Il se fait couper les cheveux, s’achète des chaussures à la mode et s’attire les foudres de son père qui lui dit qu’il a « une tête de beauf » et lui reproche d’entrer dans la société de consommation. Au père qui voulait leur offrir la liberté, le fils reproche d’avoir fait d’eux des prisonniers. En écho au père qui voulait laisser à ses fils le choix de leur mode de vie, les jeunes adultes s’écrient : « On avait sept ou huit ans ! Dis-moi ce qu’on choisit quand on a sept et huit ans ! »

Peu après, le père est reconnu et arrêté. Retournement : les enfants prennent parti pour leur père et le soir même de leurs retrouvailles avec leur maman qu’ils n’ont pas vue pendant tant d’années, ils lui demandent de retirer sa plainte. Le film s’arrête sur son accord et on se demande comment reconstruire ce qui n’a pas eu lieu.

*

***

Cette histoire est celle des frères Fortin, Shahi Yena et Okwari, retrouvés en Ariège en 2009. Il pose de nombreuses questions.

 

Le partage de la garde des enfants

Pourquoi la mère a-t-elle automatiquement la garde au début d’une séparation ? Je ne sais pas jusqu’à quel âge la garde des enfants revient en priorité à la mère mais j’ai bon nombre de collègues hommes qui ont beaucoup souffert de la séparation de leurs enfants. Et pourtant ils ne vivaient pas dans une caravane. Je n’y connais rien mais le film avait déjà pour premier mérite de poser cette problématique dont une issue me semble personnellement une accélération des procédures… Mais d’un autre côté, comment peut vivre une mère sans avoir de nouvelle de ses enfants pendant tant d’années ? Le film démarre avec la révolte du père qui n’a pas la garde et s’achève sur cette maman qui a été privée de ses enfants pendant plus de dix ans. On la voit au début se battre pour quitter son compagnon et quelques minutes à la fin, impuissante devant ses grands enfants qui sont finalement comme des inconnus. On suppose qu’elle s’est battue contre une absence pour trouver une autre forme d’absence.

Prolongeant ces réflexions, j’apprends ici que « résidence » a remplacé « garde » dans le vocabulaire du divorce.

D’après une note de 2013 du Ministère de la Justice décortiquée par Rue89,

« Les parents qui sont en accord sur la résidence des enfants représentent environ 80% des cas de figure. »

et dans ce cas :

« Les parents choisissent préférentiellement la résidence chez la mère (71%). »

Dans le cas où les parents sont en désaccord, la résidence est fixée chez le père pour 24% des enfants, un taux à nuancer suivant l’âge des enfants et qui se fait après audition de l’enfant dans près de la moitié des cas lorsque celui-ci a plus de 9 ans.

 

 

Les enfants peuvent-ils être impliqués dans les décisions des adultes ?

Peut-on associer des enfants à une décision aussi capitale que le mode de garde ? Dans le film, l’un des garçons laisse entendre qu’il était trop jeune pour décider. Dans un entretien, les deux frères expliquent au contraire qu’ils ont choisi de façon instinctive le mode de vie qui leur convenait. Qu’à sept ou huit ans, on sait où on se sent bien.

 

Parent absent

Le film pose aussi la question de la construction lorsqu’un parent manque. A un moment, Paco rencontre une femme dont on comprend qu’elle le quitte lorsqu’elle apprend que les enfants se construisent sur le mensonge d’une morte en fait bien vivante. Et pourtant, plusieurs scènes laissent entendre qu’elle apportait aux enfants une touche maternelle. Bien sûr, de nombreux enfants se construisent sans leur mère, parce qu’elle est décédée ou parce que les enfants vivent avec leur père. Mais la question est évoquée subtilement ainsi que celle de la construction sur le mensonge. A force de répéter ce que le père leur dit de dire, ne finissent-ils pas par y croire ? A un moment, les enfants rêvent de se retrouver réunis avec leur maman et leur demi-frère et le père laisse entendre que cela sera peut-être le cas alors qu’il sait pertinemment qu’il n’en sera rien.

La vie sauvage_maman

 

Vivre en marge de la société

Il est aussi bien sûr question de liberté et de refus du mode de vie du plus grand nombre. Comment grandir dans un environnement « non conventionnel » ? Comment s’intégrer à l’âge adulte ? D’après ce qu’on lit sur internet, les frères y sont parvenus. On comprend dans le film qu’en plus d’une formation académique, les garçons ont aussi appris des fondamentaux de l’existence, délaissés par notre système scolaire : cultiver, élever des animaux, les tuer, les plumer comme on les voit faire dans le film.

La vie sauvage_feu

« Dans la nature, tout est rond »…

 

Toutefois certains articles laissent penser que la réalité n’est pas si rose. D’après celui-ci, les deux garçons savaient à peine lire et écrire lorsqu’ils ont été retrouvés. Question pratique : comment le père pouvait-il parvenir à maintenir toutes ces années durant temps scolaire et travail pour gagner de quoi manger ?

Le film ne se veut nullement idyllique d’une symbiose entre l’homme et la nature : on sent le froid, la pluie, mais aussi le bonheur du soleil et la joie de s’être débrouillé soi-même. Nul doute que ces enfants élevés au grand air soient en bien meilleure forme que tant de nos chérubins passant leur vie devant des écrans, assis toute la journée ou n’errant que sur de petites aires de béton.

Mais l’ironie du film, c’est que les adolescents reprochent à leur père ce que leur mère lui a reproché dis ans auparavant : ils ont envie d’une maison propre, accueillante, stable et en ont assez de leur vie de nomade.

 

Le rapport aux animaux

C’est sans doute parce que je suis sensible à ce thème que je l’ai noté mais le film renvoie aussi à nos rapports aux animaux : ces animaux sauvages qu’on admire dans la nature, ceux qu’on tue pour se nourrir, ceux qu’on élève pour en faire le commerce et améliorer légèrement son maigre confort quotidien. Des interrogations posées à l’humanité depuis la nuit des temps.

 

Le rôle des parents

J’ai aimé admirer les enfants du film. Ils sont si beaux et c’est tellement magique un enfant. Quelle charge nous incombe de les accompagner sur le chemin de la vie ! Quels impacts ont nos actions ? J’aurais aimé savoir ce qu’est devenu le demi-frère resté avec la mère. Au bout du compte, lequel est le plus heureux ?

Le film ne prend pas partie, faisant ressortir les bonheurs mais aussi les difficultés du choix adopté par le père. Mais malgré tout mon sentiment final était celui d’un échec. Le père dit qu’il ne pensait pas que cela irait si loin. Mais fallait-il en arriver là ? Quelques échanges de plus entre les parents n’auraient-ils pu parvenir à un compromis acceptable par tous ? Les frères disent ici ne pas avoir supporté une période, non relatée dans le film, où leur mère les a réintégrés dans la société. Une piste supplémentaire ne pourrait-elle être d’avoir à l’école davantage de contact avec la nature et les vraies choses de la vie comme le jardinage, la cuisine ? Certaines pédagogies le prônent mais le programme de l’éducation nationale en est dénué… Je trouve étonnant qu’il y ait des cours d’informatique à la maternelle et au primaire alors que quoi qu’il arrive les enfants apprendront à se débrouiller avec un clavier… mais je doute que beaucoup soient emmenés par leurs parents se balader dans la nature. Moi-même qui y apporte beaucoup d’importance et habite à la campagne, j’ai du mal à trouver le temps dans des semaines très rythmées ne laissant finalement que peu de temps pour les loisirs quand l’école monopolise tant d’heures dans la semaine…

 

Et vous ? Quelles sont vos idées pour rapprocher nos enfants de la nature ?

 

 

Vous retrouverez cet article sur mon blog.

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13 réflexions sur “La vie sauvage

  1. Mme Déjantée : je viens de poster cet article et me rends compte que ce n’est pas un livre et que le seul extrait que j’ai cité est : « dans la nature, tout est rond » et « les enfants ne nous appartiennent pas, ils appartiennent à la Terre Mère. » Je rentre dans les cases ?

  2. J’ai vu ce film et écouté aussi les extraits d’interviews de Shahi Yena et Okwari Fortin. Ceux-ci défendent activement la vie qu’ils ont eue avec leur père. La place de la nature dans la vie de nos enfants ? De plus en plus limitée malheureusement. Que faire pour changer ça ? Rien, si ce n’est changer notre vie à nous. Nos enfants partagent notre vie. Si la nature en est presque absente, elle sera également absente de la leur. Un exemple équivalent : comment espérer que votre enfant devienne musicien si la musique ne fait pas du tout partie de votre vie ? Ca ne marchera pas, même si vous les inscrivez au conservatoire. Faisons de notre vie ce que nous voulons qu’elle soit, les enfants suivront. C’est sans doute la leçon de ce film.

  3. @ dechaireetdelait: votre article donne bien envie d’aller voir le film et les questions soulevées meritent en effet qu’on se les pose.
    Je suis d’accord avec N.B. La philosophie ne s’enseigne pas, elle se vit.
    Si c’était à refaire , je ferai sans doute différemment. Mes enfants ont suivi un parcours classique mais depuis que je partage les lectures du lcercle virtuel de l’éducation authentique (www.education-authentique.org) je vois les choses différemment.
    Changer l’éducation ou bien vivre sans éducation? Telle est la question que l’on peut se poser. Deirdre Bergeron qui a vécu avec peu d’ éducation ( au Canada) fait une tournée en France pour témoigner de son parcours et celui de ses soeurs qui ne sont jamais allées à l’école. Si vous voulez aller l’écouter ( c’est gratuit))et connaître les lieux et dates de sa tournée en France vous pouvez aller sur http://paris.demosphere.eu/rv/35767 et tout savoir de son aventure sans école.
    Charlie Chaplin dans le discours final du Barbier Juif ne dit il pas »……Les machines qui nous apportent la vitesse nous laissent dans l’insatisfaction. Notre savoir nous a fait devenir cyniques, Nous sommes inhumains à force d’intelligence, nous ne ressentons pas assez et nous pensons beaucoup trop. Nous sommes trop mécanisés et nous manquons de tendresse et de gentillesse .Sans ces qualités humaines, la vie n’est plus que violence et tout est perdu »
    Pour revenir au film, ne faut il pas entrevoir la vie et le vivre ensemble comme des efforts permanents à faire afin de pouvoir communiquer les uns avec les autres et avec la nature de manière non violente et un apprentissage de ce qu’est l’Amour ?

    • Mamamia, je suis très touchée par ton commentaire. Ayant une formation technique (qui aurait pu être créative mais ne l’a nullement été), je mesure l’abîme entre les machines et le coeur. Il faut donc que je vois ce film de Charlie Chaplin. Ton commentaire m’ouvre plein de références positives à explorer. Merci.

  4. Merci beaucoup de ta contribution. As-tu pu finalement trouver un écrit pour la compléter? Voici les articles de Rue 89 à propos du domicile des enfants en cas de séparation dont je te parlais sur twitter: http://rue89.nouvelobs.com/2013/02/21/residence-des-enfants-apres-separation-egalite-pere-mere-en-cas-de-conflit-239886 et http://rue89.nouvelobs.com/2013/02/21/residence-des-enfants-apres-separation-egalite-pere-mere-en-cas-de-conflit-239886
    A titre personnel, et bien qu’intéressée par la déconstruction des normes sociétales, j’avoue avoir un peu de mal avec ce film. Ses liens avec une histoire vraie (et relativement récente) n’y sont pas pour rien (qui sommes nous pour juger leur vie? leurs choix?): c’est l’histoire d’un conflit terrible, l’histoire d’un enlèvement d’enfants (par la mère, puis par le père), de la victoire de l’un sur l’autre par la violence, de deux enfants victimes de la guerre idéologique que se livrent leurs parents. J’ai beaucoup de mal à m’interroger sur le bien fondé de la vie telle que cet homme l’a vécu avec ses enfants, beaucoup de mal aussi à envisager le fait qu’il les élevé selon le principe de Khalil Gibran « vos enfants ne sont pas vos enfants » vu la violence omniprésente.

    • @mmedejantée : je viens de voir tes liens après avoir complété l’article. L’article de rue89 que j’ai trouvé est légèrement postérieur au tien. Le fait que 80% des parents soient d’accord sur la résidence des enfants me semble positif. Après sans doute que le problème concerne les 20% restants, ce qui n’est pas rien.
      Oui, ce film -et cette histoire vraie- reposent sur un certain nombre de dilemmes et paradoxes que j’ai tentés de relever dans cet article :
      * un père qui se rebelle parce qu’il n’a pas la garde de ses enfants mais le résultat est une mère qui en est privée pendant 11 ans
      * le souhait d’élever des enfants en liberté qui aboutit sur une enfance vécue en cavale et une arrivée à l’âge adulte où ils ne peuvent se déplacer faute de papiers en règle -ils sont donc prisonniers de cette liberté toute relative construite par le père qui peut toujours rétorquer que la mère et l’administration ont contribué à cette situation
      * le titre en lui même de « vie sauvage » qui n’est pas une vie sauvage mais une vie sans superflu
      * la mère qui s’en va parce qu’elle aspire à plus de confort et de stabilité et le même reproche fait au père par les enfants onze ans après
      * des enfants qui ont été soit-disant impliqués dans la décision mais l’interrogation quand à leur maturité pour la prise même de cette décision et l’impact qu’elle a sur leur avenir
      * le lien aux animaux n’est peut-être pas si anecdotique : l’oiseau observé par le père et ses fils est utilisé pour l’affiche du film mais pour vivre, le trio pêche et jette des poissons sur les pierres, les enfants plument les poules en s’amusant, ils élèvent des animaux pour les vendre.

      Mon sentiment à l’issue du film -et le tien semble être proche- était celui d’un échec. Un dialogue entre les parents et avec l’aide de la justice aurait à mon sens dû éviter d’en arriver à cette situation.

  5. J’ai aussi vu le film et au-delà du débat « vie dans la nature/vie intégrée à la société », j’ai trouvé que les grands perdants de toute cette histoire sont les enfants.
    Le dialogue entre les parents est complètement rompu. Chacune des deux parties (la mère, le père) est dans la radicalité et impose ses choix aux enfants. Des choix qui semblent plus idéologiques que centrés sur les intérêts des enfants (surtout pour le père, car le film montre peu la mère). En tout cas, c’est mon impression.
    En lisant l’article du Parisien, le père (dans la vraie vie) semble effectivement une personne autoritaire et manipulatrice (mensonge sur ses diplômes, refus des choix faits par sa femme…).
    Le film m’a laissé un grand sentiment de tristesse, confirmé ici par l’article de journal. Effectivement, les enfants ont vécu dans la nature et appris des « choses de la vie » que l’école n’enseigne pas. Mais à quel prix ? Celui d’être séparé de leur mère, de devoir se cacher en permanence, de devoir mentir sur leur identité, leur histoire. Quel gâchis !

  6. Pingback: Nature et culture dans l’éducation ou le joug de la liberté [mini débrief] | Les Vendredis Intellos

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