L’humanité de la maternité [Mini-debrief]

On lit partout qu’être mère pour la première fois, ça change la vie.

On entend des mères dire qu’elles ont découvert le sens du mot bonheur à la naissance de leur premier enfant.

On voit des mères qui n’ont compris le sens du mot angoisse qu’au moment des premières fièvres de leur enfant.

On lit aussi que pour certaines, le bonheur n’est pas arrivé au moment de la naissance mais bien après, on entend que pour certaines, oui, cela a changé leur vie mais pas forcément comme elles l’imaginaient, on voit que pour certaines l’angoisse était déjà là et a bizarrement disparu.

On lit, on entend, on dit….mais aussi on ressent. Chaque mère est différente, tout simplement parce que chaque femme est différente mais elle n’en reste pas moins humaine.

Au-delà du modèle de perfection que l’on aime nous envoyer, au-delà de toutes les contradictions que l’on entend sur « il faut faire ceci, il faut faire comme cela », par-delà la culpabilité que l’on nous inflige quand on dépose son enfant à la crèche pour aller travailler ou quand on décide de ne plus travailler, chaque mère est différente, chaque femme est différente et elle reste humaine.

Pourquoi toutes ces évidences ? Tout simplement pour les rappeler car on a parfois tendance à les oublier et pour vous parler de l’article de Aevole « Leur offrir notre cohérence ».

« Etre cohérent avec soi-même, choisir et agir en fonction de ses sentiments et de ses envies profondes… »

Aevole nous présente un chapitre du livre «  Parents épanouis, enfants épanouis : cultivez le bonheur dans votre famille » de Faber et Mazlish.

Ne fuyez pas, il n’y a là aucun message culpabilisant, au contraire, elle nous rappelle que la bienveillance pour nos enfants commence par soi-même, que l’on ne peut pas se forcer de faire des choses à contrecœur, au-delà de nos limites, sans nous respecter, uniquement parce que c’est comme cela qu’il faudrait faire.

« Par l’exemple, quand nous acceptons nos limites, nous apprenons à nos enfants à respecter les leurs. Nous leur apprenons aussi à prendre en compte l’humeur de l’autre dans leurs réactions… »

Etre mère, être parent, ne veut pas dire pour autant que l’on ne reste pas humain, que l’on arrête de penser par soi-même, de se questionner quand on nous dit que c’est comme ceci qu’il faut faire ou comme cela.

Se questionner….c’est ce que fait Mamanuages dans sa première participation aux Vendredis Intellos. Sa question en surprendra peut-être certains et n’en surprendra pas d’autres : « Maman ou mère? »

« La différence est-elle dans ce simple mot : maman? A-t-on besoin de ce petit nom pour se sentir mère à part entière ? »

Dans son article, Mamanuages partage avec nous les paroles d’une chanson de Brel où le mot « Maman » remplacé par « Mère » mettrait de la distance, sur le fait que la distance parfois que l’on met en utilisant le mot mère, son aspect légal, son utilisation commune autrefois.

Personnellement, j’utilise l’un ou l’autre en fonction du niveau d’intimité que j’ai avec mes interlocuteurs, en fonction des situations…

Chaque mère est unique, chaque femme est unique et elle est un humain à part entière.

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5 réflexions sur “L’humanité de la maternité [Mini-debrief]

  1. Je n’ai commencé à réellement aimer mon bébé qu’un mois après sa naissance, j’étais quand même très très bienveillante avec lui. La naissance était forte mais à la mise au sein pas de grand ressenti puis une semaine de blues, ça m’a fait très drôle alors que le papa était bouleversé d’émotions le jour de la naissance,il a pleuré de joie toute la journée. Bizarre. Les liens avec mon bébé se sont tissés petit à petit et maintenant je suis folle de lui et très très protectrice. Je ne me suis pas mise de pression et ne me suis pas trouvée anormale. Il faut en effet arrêter de plaquer des schémas sur le vécu de la maternité, c’est tellement personnel.
    Et la culpabilité j’arrête. Je fais au mieux, j’ai fait au mieux dès sa naissance alors que ce n’était pas évident. Malgré les erreurs que je ferai, j’espère que mon enfant sentira que je n’aurai voulu que son bonheur.
    Alors maman ou mère ? Je me sentirai plus maman quand mon bébé le dira franchement je pense. Je me sens mère par lui, même quand mon mari me dit que je suis une bonne maman, je ne me sens pas maman-mère, je n’ai pas l’impression d’avoir changé réellement, passé un cap ou quoi. C’est difficile à expliquer. En tout cas merci les VI pour votre travail !

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