S’adapter à l’enfant pour mieux vivre avec lui (mini debrief semaine 155)

Lorsqu’on envisage de devenir parents, il est en général acquis que nous voulons le meilleur pour notre enfant. Mais lorsque le rêve se concrétise avec l’arrivée d’un « vrai » bébé,  adorable certes mais au moins autant déroutant, nos projets initiaux en prennent généralement un coup. Nous réalisons que,  pour vivre le plus sereinement possible avec nos bambins, impossible de décider de tout : nous devons nous adapter à notre enfant, et ce dès le plus jeune âge.

Cette adaptation commence dès les premières heures de vie du nourrisson. Des recherches récentes remettent en cause les recommandations sur le démarrage de l’allaitement.  C’est d’autant plus important qu’un bon démarrage est un sérieux atout pour la suite de l’allaitement Je peux témoigner qu’un démarrage catastrophique se rattrape, mon aîné a tété deux ans alors même que nous étions sortis de la maternité avec une ordonnance de lait en poudre,  mais ce rattrapage a coûté quand même pas mal de doutes et d’efforts.  Claude Didierjean-Jouvaud nous présente l’ouvrage de Suzanne Colon sur le biological nurturing :

« Le BN est officiellement défini comme un terme générique pour toute une gamme de positions mère-bébé dont les interactions semblent libérer des comportements innés, chez les deux à la fois, facilitant le démarrage de l’allaitement. À la différence des autres approches, les mères ne sont pas assises verticales, ni allongées sur le côté, ni sur le dos. Elles sont assises semi-inclinées en arrière ; elles placent leur bébé pour que toute sa face ventrale touche et soit étroitement appliquée aux contours de leurs corps, ou à un élément extérieur. » Cette approche est novatrice puisque nous avons plutôt tendance à voir l’allaitement chez les humains comme un comportement appris.  Il semblerait que l’adaptation mère enfant puisse avoir quelque chose d’année,  pour autant que l’on connaisse les gestes qui libèrent notre instinct.  Il faut alors espérer que ces connaissances se diffusent rapidement afin que cette période délicate se déroule avec moins d’embûches.

S’adapter à l’enfant qui arrive, c’est accepter de chambouler ses petites habitudes pour gagner un grand bonheur.  Mme Sioux nous fait part de son enthousiasme à la lecture du livre Quotidien heureux d’un père avec son bébé de Mathias De Breyne.  J’ai particulièrement aimé ce passage qu’elle cite : « C’est vraiment génial d’avoir un enfant, encore une phrase qui m’est venue alors que je te regardais. Les discours rabat-joie et faussés d’aucuns sur les nuisances sonores et olfactives et sur le temps et l’implication que demande un enfant sont illusoires, infondés, émis sans connaissance, sans expérience, et seulement par ce qu’ils voient de l’extérieur. Alors que ces aspects réels, certes, tout d’abord s’estompent avec le temps […] et surtout ne durent que peu de temps ; changer une couche prend quelques secondes et si on sait communiquer avec son enfant, on retourne un énervement ou un passage-bougonnerie en rire ou on attend que ça passe, car ça passe toujours, et on passe à autre chose. Il s’agit de quelques secondes par jour ce qui n’est rien par rapport aux heures quotidiennes de bonheur que sont toute ce temps et toute cette implication que demande un enfant. ».
Lorsque j’attendais mon Grand Doux,  nombreux étaient ceux à me prédire des années bien pénibles. Personnellement je n’ai jamais considéré que m’occuper des Doudoux, même pour les tâches les plus triviales (mention spéciale pour l’essuyage de fesses), était juste une corvée.  Même si, comme le note justement Mme Sioux  » C’est important de savoir que tout passe mais ça n’enlève pas les difficultés, surtout quand la mère les gère seule toute la journée, pour la grande majorité d’entre nous (qu’il s’agisse du congé maternité, du congé parental ou simplement des horaires plus tardifs du père). »

Lorsque l’enfant grandit, s’adapter à lui, c’est aussi savoir emménager sa maison pour qu’il puisse apprendre à faire seul : en particulier la salle de bain est une pièce importante puisque c’est là que l’enfant apprendra à prendre soin de son corps. Malheureusement, rien n’est pensé pour les tout petits dans l’aménagement classique des pièces.  Fabine Blot dans Adapter sa Salle de bain à l’enfant pour favoriser son apprentissage nous propose quelque pistes : utiliser le bidet comme un lavabo, installer un coin où l’enfant a à sa disposition un nécessaire de toilette ou un mini-lavabo qui s’accroche à la baignoire (ce dernier me tente bien, pour quand Doudouce aura un peu grandi)… Plus le mobilier sera accessible, plus l’enfant aura envie de faire, plus il deviendra compétent. J’ai conscience que sur ce point, à la maison, nous avons encore du progrès à faire, et pas que pour la salle de bain. Nous n’avons toujours pas installé de patères à leur portée pour accrocher leurs vêtements qui traînent lamentablement par terre, ni installé nos assiettes suffisamment bas pour que Grand Doux puisse mettre la table sans devoir jouer les équilibristes sur une chaise de cuisine. Il y a là dedans une part de fainéantise mais aussi peut-être du mal à changer nos propres petites habitudes d’adultes… Nos adaptations s’étant limitées à acheter quelques marchepieds, ce n’est peut-être pas si étonnant que les Doux rechignent tant aux tâches quotidiennes.

S’il n’est pas si facile de s’adapter, c’est aussi que nos avons tous des préférences et un certain type de personnalité. Il sera moins aisé pour quelqu’un qui aime vivre dans le calme et l’ordre de composer avec l’exubérance enfantine. Pour mieux se connaître, pourquoi ne pas faire un test de personnalité. Le MBTI que nous présente  Working Mum dans Et si un test de personnalité disait juste sur notre façon d’éduquer les enfants peut nous permettre de prendre conscience de comment nous fonctionnons et de quel type de personnalités parmi les 16 proposées par le test nous nous rapprochons le plus. Pas question en effet de s’adapter efficacement à notre enfant en faisant l’impasse sur nos propres besoins.

En espérant que les contributions de ces quatre heureux propriétaires de neurones vous fassent cogiter à votre tour, je vous souhaite une bonne lecture.

Flo la souricette

 

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