Rêvons l’avenir… Et changeons le ! {Mini Debrief}

Cette semaine sur les VI, on regarde notre avenir et on cherche des solutions pour l’améliorer.
Et on s’intéresse à deux sujets qui n’ont pas forcément grand chose en commun mais qui nous touchent tous de près ou de loin : l’école et la société de consommation.

En cette période de rentrée scolaire, l’école est au centre de l’actualité, cette année plus encore que les autres années à cause de la réforme des rythmes scolaires que bon nombre de communes commencent à appliquer et qui fait couler beaucoup d’encre.

Dans L’école est elle un crime ?, Amand’in part de sa recherche d’arguments pour motiver son fils à aller à l’école chaque matin pour se demander ce qui ne va pas dans notre école actuelle et comment faire pour l’améliorer ?

Au travers de l’entretien  « Notre école est un crime« , le philosophe allemand Richard David Precht explique au magazine Clés que la motivation est essentielle mais que le fait d’étudier pour la « carotte » que constituent les notes et le diplôme et non par intérêt véritable pour le sujet fini par conduire à des individus dont la motivation est plus fragile.

Que faire alors pour rallumer l’enthousiasme et l’adhésion des élèves ?

Les enfants sont d’un naturel curieux et ont soif d’apprendre. Alors pourquoi perdent il cette envie au fur et à mesure de leur scolarité ? Parce que, nous répond le philosophe allemand, le format et le contenu des cours est inadapté.
Et ce n’est pas notre fameuse réforme des rythmes scolaires qui va remédier à ça. Nous ne respectons pas leur rythme naturel, les périodes où ils sont le plus réceptifs aux apprentissages.
Nous ne leur laissons pas assez de liberté, nous leur imposons tel apprentissage à tel moment et ce pour tout le monde pareil.

Alors quelle serait l’école idéale ? Celle qui permettrait ) chaque individu de s »épanouir au sein du groupe ?
Le philosophe propose, comme d’autres avant lui (tels Montessori, Freinet, Steiner…) des classes à effectif réduit (et ça je ne peux qu’être d’accord avec lui).
Il propose également de travailler en projets sur plusieurs mois voire années, regroupant les enfants par affinité.

Cela suppose une façon d’enseigner totalement nouvelle, basée sur la pédagogie et non sur la spécialité en une seule matière.
La multiplication des écoles dites alternatives montre que ce nouveau courant intéresse. Malheureusement, l’expérience de cette jeune enseignante qui voulait changer le système de l’intérieur et a fini par démissionner car son projet n’était pas reconduit montre que l’Éducation Nationale n’est pas encore prête à se transformer aussi radicalement.

Dans Décoloniser les esprits, DameAndineCogite s’interroge sur les diktats de notre société : entretenir la croissance, consommer plus, produire plus, travailler plus et gagner plus…
Est ce la voie qui mène au bonheur ? Pas sur.

Au travers du livre de Serge Latouche, Le pari de la décroissance, et plus particulièrement de sa seconde partie, « la décroissance comment ? », elle nous explique comment nous pouvons décider de sortir de ce cercle du toujours plus.

Depuis la toute petit enfance, nos esprit sont colonisés par le capital, la croissance et la consommation. Et plus cet endoctrinement commence tôt, plus il sera difficile de s’en défaire.
L’exemple montré par les adultes aux enfants est évidement important : plus un jeune verra son entourage intéressé par la tablette dernier cri ou incapable de se passer de Coca plus il aura tendance à reproduire ces envies.

La décolonisation des esprits est donc une expérience à faire en famille.

[DameAndinecogite] reprends les quatre domaines relevés (mais peu développés) par Serge Latouche, en envisageant comment nous pouvons rechercher les traces de cette colonisation :

  • Les médias et la publicité : comment la publicité influence-t-elle mes achats ? comment les séries, films et émissions me conditionnent ? quelle vision du monde, de l’humain, de la vie et du bonheur distillent-ils ? suis-je en accord avec cette vision ? correspond-t-elle à mes valeurs ? aux valeurs que j’ai envie de transmettre ?
  • L’éducation : que diffuse l’école ? des enseignements, bien sûr, mais quelles valeurs ? quels rapports entre les êtres humains ? quelle vision de la vie ?
  • La consommation : est-ce que j’achète cet objet parce que j’en ai besoin ? parce que j’en ai envie ? parce que tout le monde en a un ? parce qu’on m’a fait croire que c’était indispensable ? quel est l’impact de mes choix de consommation ? est-ce qu’ils sont généralisables ? autrement dit, que se passerait-il si tout le monde faisait comme ça, est-ce que c’est possible?
  • Le mode de vie quotidien : quelles valeurs, quelle vision du monde sont en jeu dans ma manière de vivre, de travailler, d’organiser ma journée, de me divertir… ?

A la lecture de cet article, on se rend compte que nous sommes tous conditionnés, colonisés, à des niveaux plus ou moins important. Il faut donc être très attentif si l’on souhaite se défaire de ces influences que nous ne maitrisons pas.

Le but ? Être libre de nos pensées et de nos choix. La route est longue mais l’espoir est là.

GreenWitch

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4 réflexions sur “Rêvons l’avenir… Et changeons le ! {Mini Debrief}

  1. Merci pour ce mini-debrief. Mon commentaire concerne uniquement cette phrase (je rejoins les autres idées) :
    « Le philosophe propose, comme d’autres avant lui (tels Montessori, Freinet, Steiner…) des classes à effectif réduit (et ça je ne peux qu’être d’accord avec lui). »

    Maria Montessori ne propose pas de classes à effectif réduit. Pour la Maison des enfants (3 à 6 ans), elle conseille qu’il y ait un éducateur pour 28 enfants minimum… et oui, minimum car s’il y a trop d’adultes avec les enfants, ils ne peuvent pas développer leur autonomie (qui est un objectif essentiel). Pour les plus grands, je crois que c’est un éducateur pour 30.

    Dans l’école Montessori où sont nos enfants, il y a plutôt 2 éducateurs pour environ 32 enfants, chez les 3-6 comme chez les 6-9… mais le groupe d’enfants restent important, volontairement. Cette question de l’effectif réduit me questinonnait peu avant… il me paraissait évident que moins d’enfants dans une classe, c’était mieux pour apprendre. Aujourd’hui pourtant, après deux ans dans cette école, je suis convaincue que les enfants gagnent à être dans des groupes d’une trentaine. Ils ont ainsi plus de choix dans les relations qu’ils entretiennent, et plus de liberté vis-à-vis de l’adulte. Voilà ma contribution… qu’en pensez-vous ?

    • Merci beaucoup de cette précision sur les écoles Montessori.
      J’avais en effet, comme la plupart de ceux qui ne connaissent ces écoles que de réputation, l’image de classes moins chargées que celles des écoles publiques.

      Je rejoins ce que tu dis : « s’il y a trop d’adultes avec les enfants, ils ne peuvent pas développer leur autonomie. »
      Je pense qu’en matière d’effectif dans les classes, il y a un juste milieu à trouver : ni trop, ni trop peu.

      Et puis il y a aussi la question des locaux adaptés : dans la classe de ma fille, ils sont 32 ou 33 dans une école qui date des années 60… époque où les calasses étaient moins chargées qu’à l’heure actuelle. Les classes sont donc bien trop petites.

  2. Pingback: Rêvons l’avenir… Et changeons le ! {Vendredis Intellos – Mini Debrief} | Procrastineries

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