Adolescentes, les nouvelles rebelles – Bibli des VI

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Nous avons eu le plaisir de recevoir ce livre des Editions Bayard début mai.

J’ai été attirée par le titre et la 4e de couverture :

« Affrontements entre bandes de filles rivales, cas de cyber-harcèlement, « explosion » de la délinquance féminine : la violence des adolescentes occupe de plus en plus de place dans les médias. Signe que la société tolère de moins en moins la violence, et encore moins celle des filles. Cependant les comportements des adolescentes ont changé ces dernières années : elles semblent plus insolentes, plus agressives, elles s’alcoolisent davantage, adoptent une sexualité plus débridée…Elles sont devenues plus rebelles.

Le grand pédopsychiatre Patrice Huerre et Stéphanie Rubi, chercheure en  sciences de l’éducation, se sont interrogés sur cette évolution qu’ils constatent dans la sphère familiale, scolaire et urbaine, et qui trouve un terrain de prédilection avec les nouvelles technologies. Leur réflexion, nourrie de leur expérience auprès des adolescentes permet de décrypter et peut-être prévenir ces nouveaux comportements qui reflètent, bien souvent, des fragilités intimes, des dysfonctionnements sociaux, mais aussi l’instabilité des postures éducatives des adultes. »

Un titre racoleur :

Le titre et la 4e de couverture sont accrocheurs, le contenu beaucoup plus conventionnel.

Dès la page 12 on apprend que c’est surtout notre société qui se pacifie, ce qui en soi serait plutôt bon signe.

« Je crois surtout que notre seuil de tolérance à la violence a considérablement diminué au fil des siècles. Le démographe Jean-Claude Chesnais[1], comme le sociologue Norbert Elias, ont montré que la société se pacifiait, avec une diminution spectaculaire du nombre d’homicides par exemple. Cette civilisation des mœurs a entraîné des attentes et des intolérances de plu en plus fortes vis-à-vis des faits de violence et des risques »

Il s’agit beaucoup plus d’un discours sur l’image que les adultes se font de la violence, et plus particulièrement de celle exercée par les filles qui demeure taboue et toujours associée soit à une pathologie soit à des déviances sexuelles.

 

Une impression de flou :

– L’écriture sous forme d’un dialogue entre  Anne LANCHON, journaliste spécialisée en éducation , qui pose les question,  Patrice HUERRE, et Stéphanie RUBI est agréable et facilite la lecture, mais brouille parfois l’opinion exposée par association d’idées plus que par un enchaînement logique.

-Il y a aussi cette opposition entre un « aujourd’hui » et un « autrefois » imprécis courant dans les écrits des psychologues qui a le don de m’agacer.

Ainsi  l’ « Autrefois » de la page 32 évoque pour moi plutôt le XIXe siècle (encore que le dernier couvent de la Madeleine d’Irlande, institution fondée au XIXe siècle,  a fermé en 1996 !)

« Les jeunes filles placées autrefois aux Bons enfants pour éviter qu’elles ne tombent dans la prostitution étaient réputées pour utiliser un vocabulaire très cru, elles aussi. Les étonnements sont un peu cycliques, je crois,.. »

(je n’ai rien trouvé sur une Institution des Bons Enfants qui aurait accueilli les jeunes filles « déviantes »; à Paris, les Bons Enfants était un collège pour écoliers pauvres fondé au XIIIe siècle)

Alors que celui de la page 37 à propos des modèles éducatifs auxquels se réfèrent les  parents, évoque plutôt avant et après l’avènement de la psychanalyse en France, et donc plutôt avant et après les années 70  :

« Autrefois ils s’appuyaient sur des modèles antérieurs, ou environnants. Le seuil de tolérance était établi, et il était identique pour tous. Aujourd’hui, ils sont en permanence dans le doute : faut-il ou non réagir ? A partir de quelle stade ? »

– Toute les facettes de la violence subies ou exercées par les filles sont abordées, si bien que viol en réunion et rumeur propagée semblent être mises sur le même plan, au risque aussi d’une confusion entre ce qui inquiète les parents, et ce qui est communément reconnu comme violence, y compris aux yeux de la loi.

 

Un propos sérieux et étayé

L’ouvrage propose de nombreuse références bibliographiques, tant annexe qu’en bas de page , et se réfère à des données statistiques, et j’aime bien cette possibilité donnée au lecteur d’approfondir sa réflexion , d’ouvrir d’autres portes de connaissance.

Quatre volets d’expression de la violence  sont explorés : en famille, à l’école, sur internet et dans la rue, et cela sous l’aspect particulier du rapport des filles à la violence tout en tentant de s’affranchir des stéréotypes de genre.

 

Des pistes sur les origines de la violence

Voici quelques  explications avancées aux différents comportements de nos filles qu’il me paraît intéressant d’avoir à l’esprit et pouvant peut-être nous aider à adapter notre regard et nos manières d’agir.

–  la perception par la famille est beaucoup évoquée ainsi que le fait que les filles deviendraient « violentes comme des garçons ». Plus que la violence elle-même, c’est l’écart à la norme et notamment l’écart à la norme sexuée qui est discutée.

L’occasion pour chacun(e) de nous de se poser la question de notre limite d’acceptation, et si elle diffère selon qu’on a face à soi un garçon ou une fille.

A propos de la violence verbale :

« Quand un garçon est grossier, insolent,  les adultes redoutent toujours que cette violence verbale se poursuive par des coups. Ce fantasme n’existe pas vis-à-vis de la jeune fille.

Ils s‘inquiètent en revanche qu’elle retourne contre elle cette violence, et de ce fait l’interrompe plus vite lorsqu’elle leur parle mal. Là se trouvent  les lunettes différenciatrices. »

Ce n’est pas réellement approfondi dans le livre, mais il me semble que les modèles hypersexués représentés par les médias instillent une tolérance à la violence masculine forcément ressentie et reproduite par les enfants, puis les adolescents, et par les adultes vis à vis d’eux.

Même si comme le prônent les auteurs,  communiquer à nos enfants en toute sincérité nos propres limites les aide à se situer, les dispense de la surenchère pour être entendu, il ne s’agit pas là d’un problème de seule responsabilité parentale, mais d’éthique économique : jusqu’où est-on prêt à accepter ce jeu  avec  l’émotion que suscitent des images pour capter l’audience et mieux vendre  des produits de consommation ?

 

– pour un ado, la violence contre soi est souvent une façon d’attirer sur ses souffrances psychiques une attention qu’il n’est pas en mesure de capter autrement

 

– le besoin de se fondre dans le groupe de pairs

« Si elle ne porte pas telle marque de baskets ou de jean, on va la traiter de « clocharde ». Ces railleries, fréquentes au collège sont une source de violence énorme. Elles se déclinent  différemment selon les milieux, mais le moteur reste identique partout. Elles s’estompent au lycée ensuite, lorsque les jeunes ont trouvé leurs points d’appui. L’adolescent a besoin de se fondre dans le groupe pour l’intégrer, et de s’en différencier à la fois. Cette double injonction, contradictoire reflète peut-être la névrose de notre société. Aujourd’hui il faut un projet individuel et être citoyen du monde »

Ces violences entre collégiens pour des histoires de look sont décrites et analysées dans nombre  de livres et articles sur les ados.

Il n’empêche : cette dépendance au look, à l’image me stupéfie toujours, et pas uniquement chez les jeunes.

Et là encore l’alibi psy de nécessaire construction identitaire ne me satisfait pas plus que l’idée de « société névrosée ».

Il faut aussi se demander à qui profite la soif de consommation entretenue et proposer d’autres formes de construction sociale.

 

– une enquête épidémiologique de l’INSERM réalisée entre 1999 et 2003 montre que chez les filles, et uniquement chez les filles, il y a corrélation entre résultats scolaires médiocres et actes violents autodéclarés.

«  plus leurs résultats sont médiocres (moyenne inférieure à 7) , plus elles déclarent des actes violents : coups, vols, actes racistes, racket,… La corrélation ne se vérifie pas  en revanche pour les violences verbales déclarées, qui n’augmentent pas avec  la dégradation des résultats scolaires ».

Suit une explication qui me paraît universelle et qu’on observe à une moindre intensité chez les petits de maternelle :

«  Plus on est démuni sur le plan verbal, plus les actes prennent de la place. L’adolescence est un âge où les capacités à exprimer verbalement ses émotions et ses sentiments sont insuffisantes, par rapport à leur intensité. »

Cette affirmation est en fait sans grand rapport avec les résultats de l’étude qui ne montrent en rien que celles qui passent aux actes ne sont pas aussi violentes en paroles, mais plutôt que la violence verbale peut être autant le fait des « bonnes » que des  « mauvaises » élèves

 

– ce sont parfois les adultes – notamment dans l’institution scolaire- qui par leur acharnement à l’encontre d’un enfant le désignent à ses pairs comme victime autorisée.

 

– les incohérences entre famille et école :

«  Les dysfonctionnements des adultes insécurisent beaucoup les jeunes, tout comme les positions parfois contradictoires de l’école et dela famille »

 

– le rôle de rebelle un moment endossé peut devenir une prison identitaire

 

– trois types de délinquance sont observés : initiatique, pathologique et d’exclusion.

 

 

Des conseils aux adultes :

En général je n’aime pas les conseils aux parents. Mais  j’en retiens quelques uns qui  peuvent nous inspirer des attitudes ou des actions en tant que parent ou plus largement en tant qu’adulte référent, et vis-à-vis de l’institution scolaire en tant que parent d’élève, ou pourquoi pas au sein d’associations.

 

– un conseil que l’on retrouve dans nombre de publications :

« les parents doivent s’exprimer à la première personne et faire part de leurs émotions, reconnaître leur subjectivité. Dire par exemple  «  je m’inquiète, parce que tu rentres tard ; je tiens à toi et j’ai peur qu’il t’arrive quelque chose » et non pas «  tu te comportes mal ; tu es inconsciente d’agir ainsi ». Leur fille va nier le danger bien sûr, pester contre l’interdiction de sortie. Peu importe, là encore. Je ne connais pas d’adolescente qui soit insensible à l’inquiétude de ses parents s’ils la justifient, s’ils la revendiquent comme la leur, même s’ils mettent en place des interdictions qu’elle réfute. »

 

-être authentique :

«  Le dialogue est essentiel, mais il ne suffit pas. La jeune fille a besoin que ses parents se positionnent par rapport à ses comportements. Qu’ils disent ce qu’ils en pensent avec sincérité, sans répéter ce qu’ils ont lu dans les magazines. L’authenticité, c’est capital pour un adolescent. »

Un argument auquel nous qui nous retrouvons sur les VI serons particulièrement sensibles !

Ce qu’on lit, ou ce que nous raconte un psy , ne nous sert pas si cela nous est extérieur, si on le l’a pas amalgamé à l’alchimie de nos idées et sentiments personnels.

 

-être surtout attentif aux modifications de comportement :

« Il importe pour commencer, d’être en alerte sur ses changements de comportement : mutisme ou repli sur soi, perte d’appétit ou boulimie, modification radicale du look vestimentaire, du vocabulaire, bref, sur tout ce qui semble bizarre, sans être nécessairement argumenté ou expliqué par l’adolescent. »

 

« C’est terrible pour une adolescente d’avoir l’impression que personne ne réalise qu’elle va mal ou qu’elle fait des bêtises »

 

– être à la fois à l’écoute et ferme

 « Comment les parents doivent-ils réagir ?

En s’efforçant de tenir toujours les deux fils : dialogue, et tentative de compréhension des difficultés, pou trouver des solutions adaptées d’un côté, instauration d’un cadre clair, ferme et contenant de l’autre, parce qu’ils tiennent à elle et ne souhaitent pas qu’elle se mette en danger. »

Énoncé comme ça, ça a l’air simple, la limite entre le négociable et le non négociable n’est cependant pas si facile à définir. Elle dépend à la fois du seuil d’acceptabilité de chaque parent, qui est très personnel, et de la maturité de l’enfant.

 

– je ne résiste pas au plaisir de répéter cette phrase de Patrice HUERRE

« Je crois beaucoup au flair parental »

A se répéter dans les moments de doute !

 

– En ce qui concerne les établissements scolaires :

« Les personnels éducatifs, de leur coté, devraient bénéficier de formations pour apprendre à repérer les signes du harcèlement, et les dynamiques collectives : qui entre toujours à l’avance dans l’établissement ou en classe ? Qui sort toujours le dernier ? Qui est isolé dans la classe, dans la cour, dans la salle de restauration ? Qui se terre dans le centre de documentation et de ressources multimédias ? Qui « perd » régulièrement son matériel scolaire, sans présenter aucun argument ? Qui se déplace dans l’enceinte scolaire en rasant les murs, en baissant la tête ? Qui change brusquement d’apparence, d’attitude, semble devenir apathique ?, etc. »

En effet les enseignants et les adultes qui encadrent les enfants à l’école ou au collège semblent ne pas avoir beaucoup de notions de psychologie. Certains, par ailleurs à l’aise avec les enfants semblent totalement démunis lorsqu’il s’agit de discuter avec des adultes, qu’il s’agisse des parents d’élèves ou des autres enseignants.

 

« La manière dont on constitue les classes est susceptible de créer de la ségrégation à l’intérieur d’un établissement scolaire, en désignant des « exclus de l’intérieur ».

 

« Plus le climat est délétère, plus le système disciplinaire fluctue, moins les équipes sont soudées et cohérentes, plus la probabilité est forte que se produisent des faits de violence conséquents et multiples, et que les élèves, filles comme garçons se rebellent contre l’institution et ses représentants »

«  Les adultes doivent aussi distinguer le comportement insupportable de l’élève, de sa personne qui ne l’est pas forcément. Enfin pas entièrement… Souvent l’établissement globalise et colle des étiquettes. ( …) Il importe d’une manière ou d’une autre de lui montrer que l’on croit en sa capacité d’agir autrement »

 

Le rappel à la loi peut s’avérer nécessaire et important :

« SR :  Je me souviens d’un collège bordelais, où une situation de racket s’était produite près de l’établissement. La CPE avait fait le tour de toutes les classes pour aborder ce thème avec les élèves et les enseignants, sans citer les noms des collégiens victimes. Elle en avait profité pour faire un rappel de la loi.

PH : Ce rappel à la loi est primordial. Il es l’occasion de préciser que, si les adultes surprennent un acte illégal ils ont pour obligation de le signaler à la police, pour sanctionner l’auteur du délit ou des violences, mais aussi pour protéger les autres et le protéger de lui-même. Les élèves viennent au collège pour étudier, pas pour mener leur trafics ou régler leurs comptes »

 

– Tout ce qui crée du lien , un sentiment positif d’appartenance, tel que organisation de débats, de blog de journal collectif de l’établissement peut contribuer à faire évoluer un établissement vers un climat pacifié.

 

– la prévention des violences physiques passe par l’apprentissage aux enfants à refuser ce qui ne leur convient pas dès le plus jeune âge.

« Il s’agit d’apprendre à chaque enfant, fille ou garçon, à dire non lorsqu’on lui impose une situation qui ne lui convient pas, ou qui lui porte préjudice. De l’éduquer au droit à se protéger, de se défendre ou d’en référer à un adulte. »

Des programmes scolaires existent au Quebec pour favoriser l’estime de soi et les compétences sociales dès le primaire. (voir  cet inventaire d’avril 2000 réalisé par le Centre de Recherche Interdisciplinaire sur la violence familiale et la violence faite aux femmes).

 

– Donner aux jeunes l’occasion d’exprimer ou de canaliser leur agressivité dans une pratique associative ou sportive.

 

En conclusion

Malgré un titre racoleur, ce livre facile à lire offre un tour d’horizon du rapport des filles à la violence sérieux et étayé qui donne des pistes intéressantes de réflexion et de discussion.

 

 Pour aller plus loin (en vrac et non exhaustif) :

[1]Histoire de la violence (en occident de 1800 à nos jours) de Jean- Claude CHESNAIS , compte-rendu de Henri Dorvil, Nouvelles pratiques sociales, vol. 1, n° 1, 1988, p. 201-206 

Une brochure sur le harcèlement entre élèves disponibles sur eduscol

Un article en libre accès Véronique Bordes, « Mohammed Marwan & Mucchielli Laurent (dir.). Les bandes de jeunes. Des « blousons noirs » à nos jours », Revue française de pédagogie

les ateliers de la Compagnie Naje (Nous n’Abandonnerons Jamais l’Espoir)

Violence des collégiens et  lycéens : constat et évolutions  Marie Choquet, Christine Hassler et Delphine Morin , Inserm U 472
(à partir des données de l’ESPAD 2003)

Les actions de lutte contre la violence en milieu scolaire au Quebec (Répertoire de programmes québecois de préevntion de la violence, Sylvie GRAVEL, avril 2000, Collection Outils Numéro 3, Centre de Recherche Interdisciplinaire sur la Violence Familiale et la Violence Faite aux Femmes)

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4 réflexions sur “Adolescentes, les nouvelles rebelles – Bibli des VI

  1. Merci pour ta critique très complète ! Personnellement, je ne suis pas contre les conseils aux parents tant qu’ils restent des « conseils » et non des critiques déguisées, ce qui ne me semble pas le cas ici. L’adolescence est une période vraiment particulière dont il nous faut parler et parler encore ! Merci d’ailleurs de l’évoquer régulièrement.

  2. Merci beaucoup pour cette belle présentation!!! Peux-tu m’en dire plus sur la section « incohérence entre famille et école »? On ne cesse de répéter à l’endroit d’enfants plus jeunes que la diversité des points de vue éducatifs n’est pas problématique en soi (voire même source de richesse) tant qu’elle ne s’accompagne pas d’une attitude de discrédit à l’égard de l’autre institution. Est-il question d’autre chose?

    • Oui en effet, on lit beaucoup que c’est plutôt une chance pour les jeunes d’être confrontés à différents points de vue et références.

      Plusieurs causes sont évoquées de la violence en milieu scolaire :
      – la désillusion qui se révèle souvent au collège par rapport à une institution qui accueille tous les enfants mais reste par son fonctionnement et sa pédagogie fondamentalement tournée vers ceux qui disposent d’un capital social, culturel, financier
      – l’impossibilité de se révolter contre la famille qui est la plupart du temps bienveillante
      – l’absence de possibilité d’exprimer les conflits dans une société lissée et hyper protectrice
      – la mise à l’écart des familles par l’institution scolaire
      « l’adolescente a besoin de sentir que ses parents existent aux yeux de l’institution scolaire »
      paradoxalement, lorsqu’une ado met le bazar cela peut être pour donner à ses parents un rôle actif au sein de l’école qu’ils n’auraient pas si elle se conformait « au moule ».
      – l’absence de prise en compte du phénomène de la puberté dans les programmes scolaires : c’est vrai que c’est au moment où ils sont les plus vulnérables (la classe de 4e) qu’on leur demande un des plus grand « saut » en terme de maturité et de connaissances

      Il y aurait quasi un article à faire sur chacun de ces points !

      Pour répondre plus précisément à ta question, voici un extrait :
       » la qualité de la relation parents-école est un élément capital. L’école se méfie trop souvent encore des parents : elle les trouve trop intrusifs ou trop absents. La plupart des enseignants ne mesurent pas les attentes que les familles nourrissent vis-à-vis de l’école, le respect qu’elles éprouvent pour elle. Elle représente un espoir pour leurs enfants.  »

      Certaines écoles organisent des moments de convivialité où parents et enseignants parlent d’autre chose que de notes et d’orientation et ont l’occasion de montrer aux élèves qu’ils travaillent ensemble, dans leur intérêt. Cela ne fait pas tout mais améliore énormément le climat scolaire, comme le fait d’organiser des activités collectives type journal de l’établissement, théâtre, …

      Il est vrai que bien souvent enseignants et parents organisent des réunions séparément.
      Je pense que c’est très variable d’un établissement scolaire à un autre.

  3. Pingback: Faire du mieux qu’on peut {mini-débrief} | Les Vendredis Intellos

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