Les inégalités innées ou acquises [Mini-Debrief]

Il m’arrive souvent de tomber sur des articles ou des discussions qui parlent directement ou indirectement des enfants surdoués, aussi appelés enfants intellectuellement précoces (EIP) ou petits zèbres. Parfois, il s’agit d’un article de presse parlant d’un ouvrage de vulgarisation, parfois il s’agit d’un billet sur le blog d’un parent d’EIP qui demande à sauter une classe, parfois il s’agit d’un article d’enseignant qui se plaint que les parents d’élèves prennent trop à la lettre le contenu du livre « L’enfant surdoué » de Jeanne Siaud-Facchin. Parfois, et c’est plus tragique, c’est le récit d’un enfant de 6 ans qui a tenté de se faire du mal car il était devenu le bouc émissaire de ses camarades et remisé au fond de la classe pour non-respect des règles…tout cela avant qu’il ne soit détecté comme EIP.

Sur ce sujet, Pascale72 nous présente un ouvrage qui récapitule enfin les découvertes scientifiques sur le sujet, qui balaie les banalités et les dires sur un échantillon parfois non représentatif d’EIP.

Parce que dans cet ouvrage, on ne se contente pas d’une seule étude (même si elle est publiée dans un journal de renom), on est ici dans la recherche du consensus… et les résultats d’études sont commentés sur la base des biais qui auraient pu se glisser dans l’approche, en particulier la représentativité de l’échantillon

[…]

De la même façon, pour la précocité, la part de l’hérédité est importante. On retrouve donc des « nids de précoces », avec je pense, une accentuation due à l’environnement dans laquelle évoluent « les petits » .

[…]

oui ! la génétique tient une place importante dans le développement de l’intelligence.

Un des nombreux sujets évoqués dans cet article est donc l’éternelle question de l’intelligence innée ou acquise. Serions-nous inégaux face à l’intelligence ? Est-ce vrai ? Mais que l’on se rassure, et ce n’est pas du tout ironique de ma part,  « Chez l’enfant, le patrimoine génétique explique environ 40 à 60 % des variations de QI » affirme Nicolas Gauvrit , l’auteur de l’ouvrage « Les surdoués ordinaires » que je vais me dépêcher d’emprunter à la bibliothèque volante des Vendredis Intellos.

Je fais partie des gens qui pensent que nous avons tous des capacités « exceptionnelles », certains les ont trouvées seuls quand d’autres ont été aidés, certains en doutent par manque de confiance, d’autres le savent mais n’arrivent pas encore à les utiliser.

Alors quand on me parle des prénoms les plus courants chez ceux qui ont eu une mention au bac, cela me fait sourire…nerveusement. Je suis d’accord avec MissBrownie qui, dans « Tu n’as pas eu de mention au bac ? La faute à ton prénom ! », nous présente les résultats d’une étude sur la « responsabilité » des prénoms dans les résultats au baccalauréat. Ne nous leurrons pas, il s’agit peut-être plutôt là d’une étude réalisée à partir des origines (sociales ou autres) des élèves avec quelques stéréotypes et préjugés sur les prénoms. Inégalités peut-être, mais pas de fatalisme.

Notons tout de même que la meilleure bachelière 2014 se prénomme Myriam. Mais cela, l’étude ne le mentionne pas …

Quand on parle de mentions, quand on parle de réussite scolaire, on parle forcément de notes. Autant il paraît nécessaire d’en donner à la fin d’un cursus, autant on se pose parfois la question sur leur utilité chez les petits enfants. Parents à parents va plus loin dans cette réflexion dans son article « Pourquoi les notes sont-elles si injustes ? » à partir d’un article de Philippe Merle dans Sciences Humaines. et de deux autres ouvrages. Elle nous explique que les notes peuvent dépendre par exemple de :

Il ne s’agit pas des seuls arguments et cela n’est pas vraiment rassurant. Loin de moi l’idée de critiquer les professeurs dans cette tâche difficile qu’est la correction des copies, je l’ai moi-même testée en tant qu’intervenante auprès d’élèves ingénieurs et je dois dire que mon crayon et ma gomme en sont sortis usés.

Il m’est maintenant nécessaire de conclure cet article sur les inégalités par une touche plus légère. Et cela m’est offert par Pascale72 grâce à son article néanmoins sérieux « Le ventre des mamans, propice aux droitiers ! ». Derrière ce titre drôle se cache en réalité une contribution basée sur un article de Science et Vie.

L’asymétrie de l’utérus, décalé vers la droite, positionne le fœtus de telle sorte que les mouvements du bras droit sont facilités.

[…]

Cette hypothèse semble séduisante, et expliquerait aussi pourquoi le taux de gauchers chez les prématurés est plutôt élevé: ils n’ont pu bénéficier de la position de fin de grossesse leur permettant d’entraîner leur bras droit !

Est-ce vraiment une inégalité dès la gestation ou est-ce encore une hypothèse à démontrer comme le dit Pascale ?

Très bonne lecture à tous !

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2 réflexions sur “Les inégalités innées ou acquises [Mini-Debrief]

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