Comment fonctionnent les enfants ?

J’ai lu récemment sur l’excellent blog « Les questions composent » un article fort intéressant qui parle de la place de l’enfant – et de la femme – dans l’espace public, article intitulé « ces enfants trop bruyants ». Dans cet article, l’auteure dit

Nous ne savons pas, nous ne savons plus ce qu’est un enfant. Un enfant n’est pas un adulte en miniature et nous n’avons pas à exiger qu’il le soit. Nous n’avons aucune idée réaliste de comment fonctionnent les enfants.

Qu’est-ce qui se passe dans la tête de nos enfants ?

J’ai personnellement une petite théorie au sujet de ce qui se passe dans la tête de nos enfant sque je trouve très aidante au quotidien et je voudrais vous la livrer.Pour cela je voudrais vous parler de schizophrénie, ce qui va sans doute vous sembler bizarre au premier abord, mais je vous invite à aller plus loin dans la lecture pour mieux comprendre.

J’ai lu récemment le livre Demain j’étais folle : Un voyage en schizophrénie d’Arnhild Lauveng. Arnhild Lauveng est une Norvégienne qui a été schizophrène durant plusieurs années, avec des délires assez poussés et des comportements très destructeurs. Elle est aujourd’hui sortie de cet épisode et raconte la schizophrénie vécue de l’intérieur.

Quand nous croyons aider alors que nous n’aidons pas

Elle explique notamment qu’elle se scarifiait assez souvent, notamment lors de ses hospitalisations en hôpital psychiatrique. Le livre dans son entier est passionnant mais un passage m’intéresse particulièrement pour l’article d’aujourd’hui :

J’ai appris assez vite que si j’étais triste, effrayée et seule, et que je disais aux infirmières du service que je n’allais pas bien, elles me demanderaient de penser à autre chose. Aller m’asseoir un moment au salon, par exemple, pour jouer aux cartes ou lire un peu. Ce n’était pas ce dont j’avais besoin, loin de là, et ce n’était d’aucun secours face à ce chaos de voix et de trouble où l’on se sent si effroyablement seul (…).

C’est parfois ce que nous faisons quand nous proposons trop vite des solutions à nos enfants, sans écouter vraiment ce qu’ils nous disent :

Tu t’ennuies ? Mais va donc jouer ! Tu as plein de jouets regarde !

Notre intention est bonne : nous cherchons à ce qu’ils aillent mieux, qu’ils soient plus dérangés par cette sensation désagréable qu’est leur émotion. Mais, exactement comme le décrit Arnhild Lauvend, cela ne les aide parfois pas sur le long terme. Certains enfants dépendent de nous pour résoudre le problème et n’ont pas appris à gérer l’émotion elle-même. Une phrase comme

Ah oui, c’est pénible de s’ennuyer … C’est difficile de trouver ce qu’on a envie de faire parfois.

pourrait bien être plus aidante que nos solutions pour ces enfants-là qui n’ont pas fait l’apprentissage seuls …

Quand nos bonnes intentions se traduisent par des actes inefficaces

Arnhild Lauvent ne remet pas en cause la bonne intention des soignants :

Elles pensaient peut-être aussi sans doute que je devais m’habituer à être un peu plus autonome et à ne pas venir les trouver chaque fois que les choses se compliquaient pour développer des stratégies de contrôle qui me seraient propres.

Nous aussi les parents, nous faisons cela. Et l’entourage nous dit de le faire pour que nos enfants apprennent à se débrouiller seuls. Cette approche mérite d’être tenté car nos enfants trouvent souvent leurs propres solutions. Mais assez souvent, ils ont besoin d’un petit guide, d’une petite aide. Parfois une simple question à leur poser leur permet de comprendre ce qu’ils peuvent faire :

Tu peux rester ici à râler derrière la vitre parce qu’il pleut et que tu ne peux pas sortir ou bien tu peux aller t’amuser avec tes jouets. C’est toi qui choisis le truc le plus efficace. A ton avis, quand tu tapes ta soeur, elle a plus envie de jouer avec toi ou moins envie ?

Dans ces situations, notre intention est d’aider notre enfant. Exactement aussi ce que faisaient les infirmières :

Si c’était ce qu’elles pensaient, c’était très judicieux. Mais je ne possédais pas ces stratégies et je ne comprenais pas mon propre chaos, voilà pourquoi j’avais besoin d’aide et d’enseignement. Je n’arrivais pas à l’apprendre par moi-même. Personne n’installerait un débutant au volant d’une voiture avant de claquer la portière en disant « bonne promenade ! Et apprends à conduire intelligemment et prudemment ! ». Ce serait parfaitement insensé et totalement indéfendable. C’était aussi insensé et indéfendable que d’attendre que je puisse comprendre toute seule ce qui se passait dans ma tête de psychotique et de trouver de bonnes stratégies pour me contrôler ma vie, le chaos et la réalité. Je ne le faisais pas d’ailleurs.

Comme je le disais plus haut, nos enfants arrivent souvent à trouver des solutions par eux-mêmes.

De plus OBSERVER comment ils s’y prennent par eux-mêmes permet de voir où ils en sont de leur apprentissage. Ce temps d’observation en d’autonomie est aussi indispensable pour comprendre où ça coince quand il y a un problème. Nous saurons alors précisément où et comment les aider.

Quand les comportements échappent au contrôle de celui qui les produit

Mais le plus important est là :

Alors quand la solitude s’accentuait, quand les voix hurlaient et quand j’avais réellement besoin de quelqu’un à qui parler, je me mutilais. Ca, les infirmières ne pouvaient pas en faire fi, pas complètement. Elles étaient au moins obligées de ramasser les tessons et de panser mes plaies et à ce moment-là, elles me voyaient. Certaines devaient attendre de voir le sang couler pour comprendre que je pensais ce que je disais, que j’allais très très mal et que j’avais vraiment besoin de quelqu’un. Et souvent, très souvent, les mutilations avaient l’effet escompté. (…). Dans mon dossier, on parle de passage à l’acte et de manipulation. Dans ma réalité, c’étaient des actions que je savais d’expérience nécessaires pour être entendue et comprise. Je dois avouer que ce mot « manipulation » me fait beaucoup de peine et j’aimerais qu’il puisse être remplacée par une expression beaucoup plus utilisée et positive, à savoir « l’implication de l’utilisateur ». Car, en fin de compte, il s’agit de la même chose, le souhait humain d’influencer et de contrôler une situation, sa vie, d’avoir une prise réelle sur elle et son traitement. A ce moment-là, on recourt volontiers aux moyens disponibles.

Arnhild Lauveng explique très bien dans le reste du livre que ce recours n’est pas volontaire = ce n’était pas une décision volontaire et consciente de sa part. Cela se faisait malgré elle, c’était plus fort qu’elle alors même qu’elle sentait la honte et l’humiliation de devoir recourir à ces comportements pour se faire entendre. Mais il était trop important pour elle d’avoir de l’aide à ce moment-là et c’était le seul moyen auquel elle avait accès pour obtenir cette aide.

Je pense que c’est là très précisément ce qui se passe dans la tête de nos enfants :

Ils ressentent des choses sans trop savoir ce que c’est, ils n’ont pas les mots et le vocabulaire pour le dire et demander clairement ce dont ils ont besoin.

Ils n’ont pas les moyens et les stratégies pour gérer ces sensations désagréables. Ils ne savent même pas vraiment de quoi il s’agit. Ils ne peuvent que le manifester d’une façon qui leur est accessible, qui n’est pas une façon d’adulte évidemment !

Jusqu’à un âge avancé – et parfois même encore adulte ! – les émotions représentent toujours le même défi : je ressens une drôle de tension en moi, je ne sais pas comment la gérer. L’enfant va donc produire un comportement qui va l’aider d’une certaine manière, même s’il présente des inconvénients, comme celui de se faire gronder ou punir.

Par exemple, je suis triste parce qu’on m’a refusé quelque chose = je pique une crise. L’enfant ne sait pas, ne peut pas dire « je suis triste, prends moi dans tes bras ». Il fait ce qu’il peut pour faire entendre à son entourage que quelque chose ne va pas.

Il a besoin d’être accompagné pour savoir comment gérer sa tristesse, sa colère, sa peur.

L’enfant est énervé contre un autre enfant – frère ou soeur, enfant gardé avec lui – parfois sans trop savoir lui-même pourquoi. J’avais expliqué dans « mais pourquoiiiiii ???? » en quoi la question du pourquoi n’a pas de sens pour un enfant. L’enfant peut alors taper, tout en sachant que c’est mal, qu’il ne faut pas le faire, mais il ne peut pas s’en empêcher.

Quand la lutte commence

Il y a alors un conflit qui se joue en lui entre la partie rationnelle, la voix intériorisée des parents, qui dit « ne fais pas ça » et la partie émotionnelle qui l’embarque sans qu’il puisse se maitriser et qui dit « j’ai besoin de le faire ».

Tant que l’enfant n’aura pas les méthodes adéquates pour gérer son émotion autrement, il aura BESOIN d’avoir recours à ces comportements apparemment irrationnels.

Cette phase dure plus ou moins longtemps. Même nous les adultes nous pouvons nous laisser prendre à ce type de comportement. Pensez à tous ces moments où vous vous entendez dire ou faire des choses que vous ne pensez pas vraiment, que vous regrettez après coup. Ceux qui ont des stratégies de gestion contrôlantes – TOC par exemple – comprendront ce que je veux dire quand je dis que le comportement se fait malgré eux : ils ne VEULENT pas le faire mais ça se fait tout seul.

C’est exactement ce qui se passe pour les enfants la plupart du temps. Tout comme Arnhild Lauveng, ils VEULENT faire correctement. Ils ont enregistré ce que les adultes attendent d’eux mais il n’y arrivent pas. Et alors s’engage le combat destructeur entre le « je ne dois pas le faire » et le « j’ai besoin de le faire« . C’est exactement ce que dit Arnhild Lauveng avec sa phrase

Mais je ne possédais pas ces stratégies et je ne comprenais pas mon propre chaos, voilà pourquoi j’avais besoin d’aide et d’enseignement.

Ce sont exactement ces enseignements : comment gérer son angoisse, sa tristesse, … qui lui ont permis de sortir de sa schizophrénie. Ses comportements – délires, scarifications, … – n’étaient que des moyens de les gérer. Moyens peu efficaces mais qui étaient les seuls qu’elle avait trouvés.

Nos enfants sont dans la même position : ils ressentent des choses mais n’ont pas forcément les bonnes stratégies face à celles-ci. Ils ont besoin de notre aide et de notre enseignement pour cela.

L’enfant n’est pas un manipulateur, il a besoin d’aide et d’enseignement

Je ne crois pas à l’enfant le manipulateur qui se veut tout puissant qu’on a bien voulu nous décrire jusqu’à aujourd’hui. Au contraire : ce que je constate tout le temps dans les accompagnements que je fais, c’est que, au contraire, les enfants font des efforts désespérés pour répondre aux attentes des adultes et de leurs parents en particulier.

Et ce sont généralement ces efforts désespérés qui aggravent la situation : les enfants essaient de se contrôler, de lutter contre leur partie émotionnelle« j’ai besoin de le faire » – pour faire gagner leur partie rationnelle – « je ne dois pas le faire ». Mais cette lutte est vouée à l’échec, chez les adultes comme chez les enfants (voir l’article « le ballon émotionnel »).

Et plus ils essaient de se contrôler moins ils y arrivent et plus les comportements non souhaités augmentent.

Donc frustrer « par principe « – le fameux « frustration = construction » tant prisé de certains spécialistes – me semble donc totalement hors de propos ainsi que les tentatives pour « éteindre » les comportements par des renforcements négatifs, sans parler du retrait de l’attention lorsque l’enfant produit des comportements dérangeants.

Parfois même simplement le « exprime tes émotions correctement » – que nous envoyons involontairement à nos enfants quand nous déployons toutes nos stratégies d’écoute pour qu’ils prennent du recul sur leurs émotions et apprennent des stratégies « socialement acceptables » pour les exprimer – peut contribuer à aggraver cette tension qui gêne nos enfants pour résoudre le problème.

Certains enfants se culpabilisent sitôt le comportement « non désiré » produit ; certains vont-même jusqu’à s’auto-punir ou se faire du mal ce qui montre qu’ils ont parfaitement intégré ce qu’on attend d’eux. Mais ils n’ont toujours pas le moyen de le faire.

Et plus ils essaieront de se conformer à ce que nous leur demandons, plus ils seront dans la lutte et plus le problème persistera, voire s’aggravera. J’en avais parlé aussi dans l’article « Sois conforme, mon enfant »

Plus nous enverrons le message à l’enfant « comporte-toi autrement » – en désapprouvant, en grondant, en punissant, en tapant, en écoutant, en proposant d’autres moyens d’exprimer son émotion, en envoyant l’enfant chez le psy ou n’importe quel autre thérapeute, … – plus il y a de risques que la lutte perdure, plus le problème risque de s’aggraver ou de se maintenir.

Les enfants ont de bonnes raisons de faire ce qu’ils font

J’essaie toujours de garder en tête que quand un enfant fait ou dit quelque chose, il a des raisons de le faire.

Raisons qui peuvent nous sembler incompréhensibles ou irrationnelles mais qui sont logiques pour lui. Et qu’il est généralement incapable de formuler clairement, ce qui est parfaitement normal.

Frustrer les enfants sans leur proposer d’outils pour gérer cette frustration, c’est les mettre en échec.

Demander à des enfants de se calmer sans leur avoir donné des outils pour gérer colère, peur, tristesse par d’autres moyens, c’est aussi les mettre en difficulté.

Demander à des enfants d’arrêter de taper ou de mordre sans les aider à comprendre ce qui les amenés là et comment ils peuvent réagir autrement, c’est les conduire dans une impasse.

Pire encore, punir et gronder un enfant parce qu’il n’arrive pas à se contrôler renforce souvent le problème car cela augmente la tension interne entre le « je ne dois pas » et le « je ne peux pas faire autrement« .

Cesser la lutte

Comme je l’ai expliqué récemment sur mon blog dans l’article « quelles sont les causes des conflits ? », il n’y a pas de bonne façon de faire quelque chose qui ne fonctionne pas.

Alors simplement, dire à l’enfant qu’on comprend que ce comportement peut être utile pour lui et qu’il est autorisé à le faire peut largement aider les enfants à les soulager de la pression qu’ils se mettent et donc à cesser la lutte contre eux-mêmes qu’ils ont entamée.

On peut ainsi dire au moment où on sent qu’une crise démarre :

Pour le moment tu as besoin de faire ça – des crises, crier, me taper, taper, jeter … – c’est ta façon de gérer ce moment difficile. Alors je t’en prie, fais-le. C’est bon pour toi.

Cesser la lutte de cette façon permet quasiment tout le temps à l’enfant de monter beaucoup moins haut dans l’émotion et de pouvoir alors mieux verbaliser son problème. Il peut alors soit trouver des ressources seul, soit vous demander une aide plus concrète.

Vous n’êtes bien sur pas obligés de me croire sur parole …

Mais si vous avez un enfant avec un comportement insupportable, je vous invite à simplement faire l’expérience pour voir ce qui se passe.

Pas mal d’articles sur mon blog parlent de comment aider les enfants à mieux gérer les situations problématiques pour eux et pour nous, et notamment :

 

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9 réflexions sur “Comment fonctionnent les enfants ?

  1. Merci. Je suis justement en train de tester cela avec mon 3 ans. Depuis l’arrivée du petit frère, les crises ne cessent d’augmenter. J’ai accompagné, consolé, puni, isolé. Rien n’a semblé le soulager. Depuis quelques jours, je laisse sortir sa colère. Pas facile d’être témoin. Mais pour le moment le bilan est positif. Quand il a fini , il semble beaucoup mieux et vient me faire un énorme câlin. Je ne sais comment ça va évoluer mais ton analyse me paraît intéressante.

  2. Quand le comportement indésirable consiste à taper sur son petit frère, comment dire « Continue, c’est bon pour toi ? » C’est une vraie question, pas l’expression de mon incrédulité ;)

    • Dans les relations dans la fratrie, il est important de comprendre ce qui se passe avant de faire ça. Souvent nous nous trompons de responsable. Un exemple : un parent me dit « mon fils tape sa grande soeur, j’ai beau le gronder, le punir, lui dire que c’est mal, rien n’y fait, il continue. »
      Quand je demande à ce parent d’observer ce qui se passe, il me dit « ils jouent, c’est plutôt elle qui mène le jeu. A un moment il en a marre, il grogne, râle, … mais elle continue. Au bout d’un moment, il attrape un objet et la tape. »
      Que se passe-t-il alors ? la grande s’en va en pleurant se plaindre auprès de ses parents. Donc le comportement de taper est parfaitement fonctionnel : il est efficace pour résoudre le problème qui se pose au petit. Ce n’est pas le petit qu’il faut punir, c’est à la grande de comprendre qu’elle doit cesser de jouer quand son frère manifeste qu’il en a marre.

      Du point de vue de la grande soeur, se faire taper dessus est aussi très utile : son petit frère se fait gronder, elle est vue comme la pauvre victime de sa brute de frère, point confirmé par les parents qui disent que la grande est très jalouse du petit et qu’elle est contente quand il se fait gronder.

      Dans ce genre de situation, autoriser le petit à taper sa soeur ou en tout cas, cesser de le punir et de la gronder, peut être adapté, à condition de le faire en présence de la soeur et en disant « je comprends que tu aies envie de la taper dans ces circonstances. » et en aidant en parallèle l’autre enfant à comprendre ce qui amène le petit à taper.

      Après, les relations dans la fratrie sont souvent complexes : il faut comprendre la façon dont chaque enfant gère ses émotions, dont ils gèrent la relation entre eux, comment ils vivent la relation avec leurs parents et comment ils perçoivent la relation que les autres enfants ont avec les parents.
      La résolution des disputes entre enfants demande souvent de mettre en place d’autres choses en parallèle (comparaison, égalité, …), même s’il m’arrive très très souvent de demander aux parents d’autoriser leurs enfants à se taper dessus, ce qui fonctionne souvent très bien.

      • Merci pour cette réponse !
        Je vais essayer de laisser mes 3 fils se taper dessus ;) même si pour moi c’est très dur d’assister à leurs pugilats sans les séparer :(
        Je sais que j’ai encore du travail de ce côté là et vos articles m’aident !

  3. Merci pour ce billet très intéressant, c’est toujours bon de dire que nos enfants ne sont pas des manipulateurs et que leurs crises ont un sens. C’est important de le rappeler !
    Le livre que tu cites me semble passionnant !!! Merci pour la découverte ;-)

  4. Très intéressant comme piste et comme parallèle !

    Pour ce qui est de gérer la colère, comme tous les parents je suppose, je trouve que ce n’est pas toujours évident de savoir réagir autrement que par de la répression. Personnellement j’essaie de faire sortir la colère soit par la parole (en reconnaissant que ma fille est en colère, ça la calme déjà un peu puisqu’elle se sent entendue et comprise) ou en redirigeant par exemple sur le canapé, plutôt que sur moi, si elle a envie de taper.
    Et comme je comprends qu’il est parfois dur de se contenir, d’autant plus quand on est enfant, puisqu’encore adulte les pulsions nous rattrapent régulièrement.

  5. Je suis migraineuse et la plupart de mes migraines sont déclenchées lorsque ce dont j’ai réellement envie est en contradiction avec ce que l’on attend de moi… Exactement comme dans les situations que tu décris ! J’aimerais souvent qu’une bonne grosse colère me libère de ces tensions plutôt que de tout intérioriser et de souffrir en silence pendant plusieurs jours. Cette attitude me permet de « sauver la face » socialement mais elle est hyper destructrice pour moi-même.
    Il me semble que la gestion des colères de nos enfants obéit à une même logique de « normalisation » sociale au détriment de leur équilibre intérieur. On n’a pas fini d’y réfléchir…

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