Qu’est-ce que l’adolescence ? Ouvrage de la bibli des VI

 

 

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Nous avons reçu pour la bibliothèque des VI  « Qu’est-ce que l’adolescence ? », aux Editions Sciences Humaines.

Comme Mme Déjantée, quoi que depuis moins longtemps, je suis fan de la revue Sciences Humaines, qui allie si bien vulgarisation et publication de référence. Et c’est déjà un vrai plaisir d’avoir reçu ce livre !

La 4e de couverture  pose le sujet :

« « C’est un ado! », « la crise de l’adolescence » : ces termes sont employés comme une évidence. Pourtant, répondre à la question : « Qu’est-ce que l’adolescence? » ne va pas de soi. Il faut distinguer ce qui concerne l’adolescent lui-même – l’individu singulier qui à l’âge de la puberté, vit de profond bouleversements physiques et psychiques – de l’adolescence , un ensemble de représentations collectives liées à cette classe d’âge et qui varient selon les sociétés et les générations.

Quand commence et quand finit l’adolescence ? Les filles et les garçons vivent-ils ce passage de manière différente ? 90% des ados sont bien dans leur peau, dit-on, mais leurs parents, eux, comment vivent-ils cette période ?…

Ce livre donne la parole à des spécialistes de toutes disciplines pour faire le point sur cet âge de la vie complexe mais riche de potentialités. »

 

Il s’agit d’un ouvrage collectif coordonné par Véronique BEDIN, Directrice des Editions Science Humaines. Ont collaboré sociologues, historiens, ethnologues psychiatres, spécialistes en neurosciences et journaliste, pas moins de 25 auteurs en tout ! Il comprend des encarts, des témoignages, des articles.

(voir le sommaire sur le site éditions.scienceshumaines.com , ainsi que quelques extraits téléchargeables sur le site vitrine.edenlivres.fr)

 

Riche de multiples angles de vue, faisant appel à de nombreuses références bibliographiques, cet ouvrage est une synthèse des différents regards portés sur l’adolescence.

Il ne s’agit pas de convaincre, mais bien de délivrer le plus de clés possibles, et c’est annoncé en introduction :

 

« Ce livre donne la parole à des spécialistes de toutes les disciplines pour faire le point sur cet âge de la vie à la fois complexe – car il est le temps de grandes transformations (physiques et psychiques) – et riche de potentialités. La confrontation des regards et des points de vue permet à chacun de se forger non pas des certitudes, mais bien des aptitudes à « penser l’adolescence » sous toutes ses formes, à mettre en perspective un phénomène qui nous touche tous individuellement – en tant qu’être humain -, et collectivement – en tant que membre du corps social. « 

Comment définir l’adolescence ? Le terme « adolescere » signifie « grandir » en latin. Il s’agit donc bien de cette période de la vie où l’on n’est plus en enfant, et pas encore un adulte.

Si la puberté en marque clairement le début, encore que certains sociologues constatent que le « comportement ado » commence de plus en plus tôt, quelle en est la fin, alors que les rites de passage que pouvaient être autrefois le service militaire ou le mariage ont soit disparu, soit beaucoup évolué, et que l’entrée dans la vie active est rendue si difficile par le contexte économique ?

Je ressens ce livre comme une porte d’entrée vers de multiples réflexions sur un état qu’immuablement nous vivons tous, et que je revis au travers de mes enfants, mais autrement.

Toute la question est bien dans cet « autrement » qu’il me faut appréhender et tenter de comprendre.

 

Ce tour d’horizon nous est offert au travers de quatre grandes parties :

L’ADOLESCENCE, UNE INVENTION RÉCENTE ?

Où l’on apprend notamment que cette notion apparaît comme âge spécifique de la vie au XIXe siècle, que médecins et pédagogues voyaient comme « critique » en lien avec la puberté.

Ce qui est sans doute plus « nouveau », c’est l’absence de rite de passage marquant clairement le passage au statut d’adulte.

« Le fin de l’adolescence, et c’est bien le problème de nos sociétés contemporaines, n’existe plus. Elle n’est plus déterminée par quoi que ce soit de partagé. Les définitions sont donc multiples. Les juristes n’en connaissent pas puisqu’elle se fond pour eux avec la majorité à 18 ans. En droit , l’adolescence n’existe pas. Pour les médecins, somaticiens, biologistes, c’est la fin de la croissance osseuse et de la maturation cérébrale, vers 18-20 ans, qui marque le point final de l’adolescence. Au regard des autres critères, économiques, affectifs, sociaux, tout est plus complexe, et rien ne balise plus ce passage. Les rites de passage n’existent plus »

nous dit Patrice HUERRE, psychanalyste et psychiatre de l’enfant et de l’adolescent, auteur du livre « L’adolescence n’existe pas » 

 

LE TEMPS DES METAMORPHOSES

Les changements que vivent nos enfants sont ici abordés sous l’aspect médical et psychologique. Un encart en décrit les différentes étapes, un autre délivre des faits et chiffre sur la santé des adolescents.

Bien sûr un article a particulièrement retenu mon attention : « Etre parent d’adolescent » de Daniel COUM, (psychologue clinicien, directeur de l’association PARENTEL, chargé d’enseignement à l’université à Brest et à Rennes, Membre associé au laboratoire d’anthropologie et de sociologie de Rennes.)

« La naissance sociale se fait à la condition d’une mort symbolique à l’enfance, et en finir avec l’enfance, c’est également mettre fin à ce que l’enfance suppose d’attachement aux figures parentales »

Cette mort symbolique de l’enfant est d’ailleurs ritualisée dans certaines cultures dites primitives, c’est ce qu’on voit dans le film « La forêt d’émeraude », qui raconte l’histoire d’un enfant américain élevé dans une tribu amazonienne.

« Cette vacuité introduite par l’enfant se dérobant à l’attente que les parents nourrirent un temps à son endroit, ce vide creusé au sein même de ce qui fit sens pour eux, cette vacance ouverte par la désertion d’une place désormais à jamais quittée convoque les parents à l’expérience d’un deuil de ce qui a fait pour eux momentanément réponse à leur propre demande de complétude.

Cette réponse ils l’ont trouvée un temps dans l’enfant qu’ils ont eu, et à travers lui dans l’enfance retrouvée, prolongée, entretenue, magnifiée- et qui tend désormais à ne plus l’être »

Oui en effet, il y a rééquilibrage des relations à faire, et une perte pour les parents d’une sorte de rôle magique de grand protecteur.

Mais il me semble que cela se construit petit à petit au fur et à mesure que l’enfant découvre d’autres valeurs que celles de la famille, notamment chaque fois qu’il est avec d’autres enfants issus d’autres familles avec d’autres références, et chaque fois qu’il croise d’autres adultes référents, que ce soit à l’école, ou lors de ses activités extra-scolaires, ou à l’occasion des vacances.

Parler de vacuité et de vide est peut-être excessif. Cesse-t-on d’être une personne engagée dans d’autres relations sociales dès lors qu’on est parent ?

Sans doute y a-t-il là matière à s’interroger sur la place que nous donnons à nos enfants dans notre vie.

Vraisemblablement, plus nous leur donnons d’importance, plus ils régissent notre vie, et plus fort est le séisme de l’adolescence, lorsque l’enfant éprouve le besoin de prendre sa place dans la société et a besoin d’une part que ses parents « le lâchent » un peu, et d’autre part d’avoir des modèles d’hommes et de femmes « sociaux » auxquels se confronter.

La vision de Daniel COUM me semble tout de même exagérée lorsqu’il dit

«  C’est à leur propre « manque à être » que les parents sont renvoyés, manque à être que l’enfant est venu  un temps combler. A quoi sont donc renvoyés les parents confrontés aux adolescents ? In fine, c’est en fait leur qualité respective d’homme ou de femme que le père et la mère sont renvoyés par la perte d’un enfant qui fait tomber le masque de la parentalité… »

Est-ce la vision psychanalytique de la parentalité ? Ou est-ce la réflexion d’un praticien dont la vision est biaisée par l’expérience puisqu’il ne voit que des familles qui vont mal ?

Il y a néanmoins une idée incontournable dans son exposé :

« Pour autant que l’on convienne que l’enfant fait le parent, alors qu’il n’y a plus d’enfant, le parent est défait »

Et nous voilà de nouveau renvoyé à  « la place de l’enfant », « qu’est-ce qu’être parent » à la fois pour chacun-e de nous et au regard de la société dans laquelle nous vivons.

Cette vision « pathologique » de la parentalité et de l’adolescence est remise en cause dans l’interview de Michel FIZE, sociologue au CNRS,  présentée quelques paragraphes auparavant, et intitulée « Le plus bel âge de la vie ».

Il se réfère à un ouvrage co-écrit avec Marie CIPRIANI-CRAUSTE « Le Bonheur d’être adolescent » :

« Ce livre a la particularité de partir du point des vue des adolescents. D’adolescents « ordinaires ».Ce ne sont pas les adolescents des psychiatres et des psychanalystes. Il y a un paradoxe chez ces professionnels qui disent que 90% des adolescents vont bien, pour aussitôt tirer le curseur sur ceux qui vont mal, ce qui finit par donner à penser que finalement « tous les bien portant » vont mal aussi. »

L’adolescence est en effet aussi une période exaltante, faite de belles amitiés, de la découverte de l’amour véritable, de construction.

J’avoue que pour ce qui me concerne, je conserve plus de cette période le souvenir de belles amitiés, de moments conviviaux avec les copains / copines du collège (par exemple en 6e– 5e, quand toute la classe jouait ensemble au foot, ou en 3e quand on séchait ensemble les cours de musique pour jouer aux cartes à la place , en 2de on allait à la piscine à la place des cours d’anglais :D) , des discussions à n’en plus finir sur des sujets « de grands » que nous étions fiers de nous sentir en mesure de comprendre et d’aborder.

 

CULTURES ADOLESCENTES ET SOCIÉTÉ

A l’adolescence, à la fois pour se distinguer des parents et se rapprocher de leurs pairs, les jeunes s’inventent des « looks », des rites de langage, ils écoutent les mêmes radios.

Tous les aspects de cette « culture adolescente » sont évoqués, y compris les bénéfices que cherchent à en tirer certaines entreprises via un marketing ciblé.

Bien sûr le collège est un lieu de transmission culturelle.

Et dans l’article « au collège, ouvrir le champ des possibles », Nicole CATHELINE, psychiatre à l’accueil thérapeutique de jour pour adolescents du centre hospitalier Henri-Laborit à Poitiers, s’interroge sur le rôle du collège pendant ces quatre années de construction de soi.

« Il serait grand temps de se poser les bonnes questions sur la manière d’aider au mieux les adolescents à se construire, et de cesser de ne parler d’eux qu’en termes de souffrance, de mal-être, de recherche de limites. Dans ce travail, le collège est un indispensable partenaire des familles. Encore faudrait-il que chacun s’accorde sur ce qu’il attend de l’autre et surtout sur la finalité de leur projet »

Encore un thème cher aux VI que celui de la finalité de l’enseignement, et des relations de l’Institution avec les familles !

Outre les transformations physiques et psychologiques, l’adolescence est aussi la période d’accès au raisonnement logique et à l’abstraction.

Selon Nicole CATHELINE, les nombreuses matières enseignées entraînent toutes au même type de raisonnement logique, et c’est dommage qu’elles soient présentées comme autant de sujets sans relations entre eux.

A cette période là, les jeunes ont aussi un instinct grégaire plutôt développé, mais ce n’est pas bien perçu par les adultes, et peu utilisé dans la pédagogie.

« Combien d’enseignants déplorent le temps passé à obtenir le silence et doivent au préalable tenter de régler les problèmes au sein du groupe avant de faire leur cours qui se voient réduits d’autant ? Mais ces mêmes enseignants n’ont reçu de formation ni initiale, ni continue pour les aider à gérer cela. Il faut ajouter à ce phénomène de groupe la formidable hétérogénéité des classes au collège à la fois en terme de niveau mais aussi en terme de développement physique, pubertaire et affectif. Un travail sur le groupe permettrait de faire cohabiter ces différents niveaux de développement et permettrait sans nul doute de laisser du temps au temps pour que chacun  se développe à son rythme tout en tirant bénéfice de la maturation des autres. »

Et là on où nous attendrions de l’institution scolaire une aide, force est de constater, qu’elle est dans de nombreux cas à l’origine de la souffrance des jeunes.

«  Le plus souvent, l’école ne fait que générer par son organisation et l’absence de formation et d’encadrement  des enseignants, ce mal-être. »

« Que l’école soit à l’origine de la difficulté ou simplement de leur projection, le résultat s’exprime toujours ainsi : les adolescents s’agitent ou se démettent, c’est-à-dire quittent l’école. La phobie scolaire (mal nommée car ce n’est pas toujours de l’école que les adolescents ont peur, mais parfois de leurs camarades ou souvent de ce que la fréquentation scolaire impose de séparation avec le milieu familial) est un symptôme en voie d’augmentation dans les consultations de pédopsychiatrie »

Et d’après l’auteur, ce ne sont ni la crise économique, ni l’évolution de notre société qu’il faut mettre en cause, mais bien les « manquements des adultes ».

Il est peut-être dommage que ces manquements ne soient pas précisés qu’il n’y ait pas d’exemples.

Vraisemblablement le manque de contacts entre enseignants et parents au collège figurent parmi ces manquements des adultes envers les jeunes.

 

Un autre point intéressant sur le rôle des enseignants :

« Le rôle des adultes est trop souvent considéré en seuls termes de cadre scolaire et pas suffisamment en terme d’identification. La connaissance doit s’incarner pour qu’on ait envie de se l’approprier. Les enseignants sont laissés trop souvent seuls devant cette triple tâche de la transmission des savoirs, de la projection identificatoire et du respect du cadre »

Je partage avec l’auteur l’idée de la nécessité de l’institution scolaire dans ce qu’elle a comme potentiel fédérateur, et démocratique d’accès à la connaissance. Et nous n’avons que trop éprouvé les difficultés de communication avec l’équipe enseignante avec le collège de notre secteur.

Même si certains professeurs font un travail remarquable et sont vraiment à l’écoute des élèves d’autres sont carrément nuisibles, et il n’y a alors d’autre recours pour les familles que de changer d’établissement, bien souvent pour un établissement privé.

Et on aboutit à un collège unique… pour les pauvres…exactement le contraire des objectifs de l’institution.

 

Un autre article m’a particulièrement intéressée : « Lycéens, la culture des pairs » par Martine Fournier,  rédactrice en chef du magazine Sciences Humaines.

Elle y relate les résultats d’une étude publiée par Dominique PASQUIER, sociologue des médias, dans un livre intitulé « Lycéens, la culture des pairs ». Elle s’est intéressé aux pratiques de sociabilité et activités culturelles de trois groupes de lycéens issus, d’un lycée sélectif du centre de Paris, d’un lycée de banlieue fréquenté par des jeunes issus de classes « populaires », et d’un lycée de la banlieue Sud à population mélangée. En conclusion, il s’avère que les clivages culturels se font moins en fonction des origines sociales que par tranche d’âge et par genre.

Mais si à première vue on pourrait se réjouir d’une certaine démocratisation de la culture, la « tyrannie de la majorité » ne constitue pas vraiment un progrès.

En effet, la plupart des activités des jeunes ont pour objectif de s’intégrer au groupe, qu’il s’agisse de la façon de s’habiller, de la musique écoutée, des émissions de radio ou de télévision suivies, et

« si on ne se comporte pas comme les autres, la sanction n’est plus d’être viré du bahut, mais de ne pas avoir d’amis, ce qui peut être pire à cet âge ».

Le clivage entre filles et garçons serait en train de se durcir, et si le modèle masculin prédomine, les filles en cultivant la sphère de l’intime gagnent en authenticité et en liberté de se construire une identité plus personnelle.

Cette uniformisation est aussi une de nos luttes quotidiennes avec nos enfants : nous ne cessons de leur répéter qu’ils ont le droit à la différence, que rien ne les oblige à ressembler à  leurs copains / copines, ou à penser comme eux.

Je crois que petit à petit l’idée fait son chemin en eux, et qu’ils savent finalement assez bien quelle attitude adopter avec qui pour avoir la paix et conserver une certaine liberté, …y compris avec nous !

 

SOUFFRANCES ET VIOLENCES CHEZ LES ADOLESCENTS

Dans ce chapitre sont abordés des thèmes souvent  débattus dans la presse et chroniqués sur les VI , tels que les addictions alimentaires, la drogue, l’alcool, la place des écrans et des jeux vidéos, ainsi que la violence, les phénomènes de bandes.

A noter aussi dans cette partie les extraits d’un témoignage d’un ancien « chef de bande », ainsi qu’un article de Laurent Muchielli, sociologue et historien, directeur au CNRS sur les viols collectifs.

 

En conclusion

C’est une lecture qui en appelle beaucoup d’autres, une synthèse bibliographique comme on les aime, dans un style la plupart du temps facile à lire (à part quelques vocables employés par les auteurs d’obédience psychanalytique qui restent pour moi obstinément obscurs).

Les thèmes abordés nous touchent, et font écho à des discussions que nous avons ici (non exhaustif) :

d’autres livres sur les ados :
https://lesvendredisintellos.com/2014/02/01/mon-ado-me-rend-fou/
https://lesvendredisintellos.com/2012/06/02/comment-etre-parents-dadolescents-autrement/

ou pour les ados:
https://lesvendredisintellos.com/2013/12/14/dico-ado-une-alternative-au-dico-des-filles/
https://lesvendredisintellos.com/2013/11/09/dico-des-filles-2014-amis-neurones-nous-avons-du-pain-sur-la-planche/

sur l’hypersexualisation :
https://lesvendredisintellos.com/2012/01/13/le-rose-ca-pue/
https://lesvendredisintellos.com/2013/09/07/stop-a-lhypersexualisation-protegeons-nos-filles/

sur la drogue :
https://lesvendredisintellos.com/2012/06/16/drogue-sinformer/

sur le harcèlement scolaire:
https://lesvendredisintellos.com/2013/11/08/le-harcelement-scolaire/

 

 

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4 réflexions sur “Qu’est-ce que l’adolescence ? Ouvrage de la bibli des VI

  1. Merci beaucoup de ce compte rendu de lecture tout à fait passionnant Phypa! Moi qui suis (toujours, oui, je procrastine) à la recherche de mon premier livre de parent d’ado, celui-ci pourrait peut être me convenir…
    Deux points retiennent mon attention:
    1- La question de la finitude de la relation parent-enfant: si je suis assez d’accord avec l’idée qu’on « éduque » pas un enfant toute sa vie, je suis par contre assez opposée à l’idée que la relation parent-enfant meurt à la fin de l’adolescence. Je crois au contraire qu’on est parent toute sa vie, mais qu’il faut accepter que les règles de cette relation changent et s’adaptent.
    2- La question de la culture des pairs et du rôle des adultes: j’avais été très marquée par la lecture de l’ouvrage de Gordon Neufeld « Retrouver son rôle de parent » qui montrait comment, sous prétexte d’adolescence nous abandonnions nos enfants à cette « culture des pairs » (au lieu de maintenir une place notable pour la culture des adultes), les pairs devenant alors figures d’attachement (en lieu et place des adultes), immatures et insécures, et donc génératrices de problèmes ultérieurs…

  2. Oui je crois que ce livre est bien pour se faire une idée des différents aspects de l’adolescence, et pour toutes les références qu’il donne qui sont autant de portes ouvertes.

    Je suis d’accord avec toi sur le fait qu’on conserve un lien indéfectible avec ses enfants, mais c’est vrai que cette relation évolue au fur et à mesure que les enfants grandissent , et aussi au fur et à mesure qu’immuablement nos expériences de vie nous façonnent, eux et nous.
    Je pense que c’est continu, mais il se peut que ce soit parfois marqué à l’adolescence , selon les enfants et la relation avec leurs parents.

    En ce qui concerne la culture des pairs, je suis en plein dedans ! Mais nous ne cédons pas à tout, loin de là. Le grand principe pour l’instant, c’est que tant que le travail scolaire n’est pas fait, pas d’écran , ni de sortie, même si c’est différent chez les copains.
    Mais c’est difficile de leur faire percevoir la vacuité de la trop grande importance accordée au regard des autres.

  3. Etre adolescent….. c’est grandir, c’est s’affranchir de ses parents!!! mais c’est aussi la période où votre chérubin se transforme en une « espèce de chose » dans laquelle il est difficile de se reconnaître! Dr Jekill et Mister Hide au quotidien. maintenir le lien reste parfois difficile, grandir n’est pas chose aisée. Etant en plus confrontée au problème de la précocité chez mes enfants, tout arrive en avance alors à tout juste 10 ans j’ai déjà un pré ado!!!! pas facile! je recommande aussi la lecture du Dr REVOL « j’ai un ado mais je me soigne ». un livre facile à lire, pas trop sur le versant médical!!! accompagner son enfant au travers de cette période m’apparaît comme le défi de ma vie, car c’est continuer sur voie éducative où nos valeurs sont loin d’être en adéquation avec ceux des autres. et comment arriver alors à leur faire admettre cette autre différence……

  4. Pingback: On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve [mini debrief] | Les Vendredis Intellos

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