La parenté en question, nouvel ouvrage incontournable de la bibli des VI

Il y a deux semaines, alors qu’un projet palpitant (dont j’espère pouvoir vous parler avant 500 ans) me donnait une excuse en or pour glandouiller peinard travailler sérieusement à la grande bibliothèque de Lyon (celle de la Part-Dieu pour les connaisseurs…), je suis tombée sur un petit livre des Editions Sciences Humaines intitulé La parenté en questions qui m’a beaucoup plu… quel ne fut donc pas mon enthousiasme quand Clem la Matriochka, m’annonça quelques jours après que cet ouvrage précisément nous avait été gentiment envoyé pour être chroniqué sur les VI et qu’il rejoindrait donc sous peu la Bibliothèque Volante des Vendredis Intellos!

parenteenquestions

Avant de commencer ma chronique, je dois vous dire que je ne suis pas très objective, vu que les Editions Sciences Humaines et moi, c’est un peu un amour de jeunesse, enfin, surtout pour moi.

Je me rappelle du temps ému de ma terminale où je dévorais avidement le contenu de leur magazine en me demandant pourquoi donc on n’enseignait pas toutes ces choses passionnantes aux lycéens…3 mois plus tard, j’annonçais l’oeil humide à mes parents que je désirais consacrer le reste de mon existence aux sciences humaines (ce à quoi ils ont répondu: nan mais ça va pas la tête? tu veux finir chômeuse? On en parlera après tes prépas scientifiques! Mais ça c’est une autre histoire…).

Quoiqu’il en soit, ce que j’aime avec le projet des Editions Sciences Humaines, c’est leur ambition de concilier rigueur scientifique et vulgarisation. Souvent, c’est comme au restaurant où il faut choisir entre fromage ou dessert: soit on a du contenu de qualité, mais il faut un niveau L3/M1 pour tenter d’entrevoir le début du commencement d’un élément qu’on pourrait peut-être éventuellement intégrer à sa propre pensée (et même dans ce cas là, c’est pas jouasse) ; soit on a des articles (en apparence) supers accessibles, super accrocheurs… et on se rend compte dès qu’on gratte un peu que c’est… comme dire…du gros popo d’hippopo qui pue (oui, j’ai des enfants de moins de 5 ans moi)? Ben chez eux, on ne sait pas trop comment ils font, mais ils arrivent à concilier à merveille qualité et accessibilité et ça, ça me plait!

Le livre que je vous présente aujourd’hui ne fait pas exception: il regroupe des contributions de chercheurs connus et reconnus dans leur branche (je pense à Gérard Neyrant, qu’un jour je convaincrai de venir aux Rencontres annuelles des VI, un jour… Je pense à Irène Théry…)  ainsi que de journalistes scientifiques passionnés et passionnants (Comme l’incontournable Xavier Molénat que les adeptes de twitter connaissent sûrement…).

Un autre point extrêmement intéressant dans le positionnement de cet ouvrage est sa volonté d’ancrage dans l’actualité. Entendons-nous: pas celui auquel le journalimze nous a désormais habitué (néologisme d’inspiration Jameldebouzienne que j’attribue à la piquante et pertinente @acontrario_ pour qualifier le journalisme de pacotille) qui attend la fête des mères pour parler du régime de Vichy et la Toussaint pour appréhender les enjeux du marché international des fleurs coupées. NON! L’ouvrage que je vous présente aujourd’hui a été publié dans le contexte des débats qui ont précédé l’adoption de la loi ouvrant le mariage aux personnes de même sexe (1 mois avant l’adoption de la loi pour être précise) avec la mission d’enrichir les échanges à la lumière des recherches en sciences humaines.

Les questions posées sont donc les suivantes: en quoi les connaissances et découvertes en anthropologie, en histoire et en sociologie nous permettent de mieux comprendre les controverses actuelles? En quoi celles-ci nous permettent d’appréhender les peurs des uns, les espoirs des autres? En quoi également, elles nous permettent de relativiser ( au regard de l’Histoire, mais aussi de la diversité des cultures qui vivent sur le globe à l’heure actuelle) ce que nous tenons pour de récentes évolutions dans la façon d’envisager la famille.

Le livre est très dense et les questions abordées nombreuses, ma mission aujourd’hui est donc loin d’être aisée… Je ne tendrais pas à l’exhaustivité, mais j’aimerai partager avec vous quelques éléments de ce livre qui m’ont surprise, éclairée ou instruite (dans l’espoir que vous aussi, vous connaissiez aujourd’hui, ce petit bonheur qui consiste à aller se coucher moins ignorant qu’on s’est levé).

C’est quoi un « parent »?

Je n’avais jamais songé à quel point cette question pouvait être complexe. On a tous l’intuition de ce qu’est un parent, mais de là à la mettre en mot, en règles qui se vérifieraient dans 100% des cas…

Bien sûr, les progrès de la science et les évolutions sociétales ont quelque peu bousculé nos certitudes en la matière: un beau-parent est-il un parent? un-e donneu-r-se de gamètes est-il/elle un parent? Une femme qui accouche sous X est-elle une mère? Une femme qui porte un enfant pour une autre dans le cadre d’une gestation pour autrui est-elle une mère? Une femme qui a demandé à une autre femme de porter un enfant pour elle est-elle une mère?

Et pourquoi au final ne pourrait-on pas considérer qu’un enfant puisse avoir plus de deux parents? Pourquoi ne pouvons-nous que difficilement envisager qu’un enfant conçu par don de gamètes et porté dans le cadre d’une GPA, ne pourrait pas avoir une famille riche de toutes ces personnes qui ont contribué à le mettre au monde?

L’ouvrage donne quelques points de repères sur ces questions, il montre en particulier en quoi notre point de vue sur « ce qu’est un parent » peut être paradoxal: d’un côté la loi protège la « norme d’exclusivité » en matière de parenté (le fait qu’on ne puisse avoir que deux parents) au travers par exemple de la Loi de Bioéthique du 29 juillet 1994 qui punit au titre de maintien de « l’ordre public » de 2 ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende – ce qui est énorme – la divulgation de l’identité d’un donneur de gamètes, ou encore au travers de la formulation ambiguë de l’acte de naissance d’un enfant adopté sur lequel est inscrit qu’il est « né » de ses parents adoptifs (dans ces deux cas, le but étant de « gommer » la présence d’un « parent » supplémentaire qui a ici le statut de géniteur).

Dans nos sociétés occidentales, la tendance est à éliminer les géniteurs pour mieux établir la parentalité sociale, pensée comme substitutive. p.43

Tandis que d’un autre côté, le discours populaire continue de désigner comme « les vrais parents » les personnes qui ont engendré l’enfant:

Notre culture nous empêche d’admettre qu’engendrement et filiation puissent vraiment être séparés. Ainsi, on qualifie de « vraie mère » la femme qui a mis au monde l’enfant adopté. On recourt à la technique des empreintes génétiques pour identifier le « vrai père » d’un enfant. p.42

L’ouvrage rappelle également que ce modèle exclusif de parentalité est très loin d’être universel: beaucoup de sociétés en Afrique ou en Océanie pratiquent ou ont pratiqué le « don d’enfant » dans lequel les parents biologiques et adoptifs se connaissent et parfois même se fréquentent. Pour ces enfants là, les liens filiaux se cumulent au lieu de se substituer. L’ouvrage cite l’exemple d’une pratique nouvelle aux Etats Unis et au Canada appelé « Open adoption » dans lequel les liens avec la famille biologique co-existe avec ceux de la famille d’adoption. Et les auteurs de rappeler que ces pratiques de « dons d’enfant » où les liens se cumulent ne sont au fond pas si différentes de ce que l’on connait à l’heure actuelle dans le cas des familles recomposées:

Au delà de la souffrance crée par la séparation des parents, l’enfant reconnaît souvent la richesse des liens noués avec son beau-père, avec la nouvelle compagne de son père et avec les enfants des nouveaux conjoints des parents. p.46

La famille est morte, vive la famille!

Que celui qui m’expliquera pourquoi l’être humain a, de tous temps, tellement aimé soupirer « les jeunes/la météo/la politique/la télé/l’école/la famille/ce que vous voulez… ce n’est vraiment plus ce que c’était! » soit béni (et reçoive un paquet de M&M’s, chiche).

Bref, je ne sais pas vous, mais moi je commence à faire une sérieuse overdose des discours qui pleurent sur la fin de la famille, la multiplication des divorces, des familles recomposées, alors que ça avait l’air TELLEMENT BIEN du temps où on n’avait (quasiment) pas le droit de divorcer, que la PMA n’existait pas et que le père de l’enfant était automatiquement « celui que les noces désignent » (issu du Code Napoléon, ultra patriarcal, parce que les pauvres avaient eu franchement chaud aux fesses que les femmes prennent un peu trop de droits après la Révolution Française…).

Alors bon, oui, ok, une certaine façon de voir la famille est morte mais de quel droit ose-t-on affirmer sur cette base que LA famille est morte?!

Là encore, cet ouvrage est très éclairant…en rappelant que cette vision traditionnelle de la famille n’est jamais vieille que de quelques siècles, n’est jamais que très locale, et surtout surtout surtout que ses fameuses règles de fonctionnement n’ont pas du tout été érigées pour des raisons morales… lisez plutôt:

Comme l’a montré J. Goody, l’Eglise catholique est en bonne partie responsable du façonnage de la famille moderne : c’est elle qui a – entre le Vème et le XIIIème siècle – interdit la polygamie, les mariages proches, le concubinage, le divorce, le remariage des veufs, l’adoption, etc. Plusieurs de ces interdits ont été levés par la laïcisation des sociétés, mais il en reste des traces profondes dans nos valeurs actuelles. C’est l’Eglise qui imposé le mariage par consentement mutuel, contre le pouvoir des parents de faire et défaire les mariages des enfants. L’islam, en revanche, a beaucoup moins transformé le usages de parenté des sociétés qui se sont converties à ses principes. p.34

Tout au long du Moyen-Age, l’Eglise chrétienne a pesé de toute son autorité pour imposer aux familles des règles qui lui ont permis de devenir une véritable puissance économique au sein des royaumes occidentaux. A commence par le mariage: pourquoi, contrairement aux pratiques en cours au sein de la gens romaine, dans les tribus germaniques et dans la plupart des sociétés eurasiennes, le christianisme élargit-il la notion d’inceste à toutes les unions non seulement entre parents proches, mais aussi entre parents par alliance et même avec les parrains et marraines, considérés comme la « parenté de Dieu »? Parce que l’Eglise était soucieuse d’affaiblir ces liens élargis, ceux du clan ou de la parenté consanguine, qui faisait obstacle à son contrôle des populations et à sa capacité à recevoir des legs. Lier le contrôle ecclésiastique à des préoccupations éthiques ou morales semble pour J. Goody « une explication postfactum » ». p.52

Parallèlement à cette prise de conscience de l’aspect contextuel et non-universel des règles qui régissent la vision « traditionnelle » de la famille en France, l’exploration des cultures éloignées de la nôtre nous donne l’occasion de voir comment vivent ceux qui n’ont pas notre histoire, et d’envisager la possibilité que les évolutions récentes auxquelles nous assistons ne soient finalement que de minuscules petites variantes au regard de la multiplicité des façons d’envisager la filiation et la parenté aux seins des sociétés.

Les auteurs citent par exemple deux exemples d’ethnies chez qui le rôle du père biologique est inexistant: chez les Trobriandais, les enfants sont élevés par leur oncle « il n’est pas question de domination féminine, mais de la répartition inégale des rôles entre le père et l’oncle (le frère de la mère), qui apparaît comme le véritable homme important pour ses neveux. » p. 37 Chez les Na, les enfants sont conçus avec des amants d’une nuit. Tout le monde vit dans une grande maison mêlant frères et sœurs.

Est également cité un exemple de « famille recomposée »: Chez les Samos du Burkina Faso étudiés par Françoise Héritier. Le 1er enfant est conçu avec un fiancé « de cœur », les suivants avec l’époux (dans le cadre d’un mariage « de raison »). Le premier enfant est alors rattaché au foyer du mari légitime.

Les auteurs soulignent qu’aucun modèle d’homoparentalité n’existe dans les sociétés dites traditionnelles (il reste donc à construire!) même si le cas de deux ethnies mérite d’être signalé: Chez les Nuers du Soudan, une femme stérile ou ménopausée peut « épouser » une autre femme plus jeune, mais sans qu’il y ait relations sexuelles/relation amoureuse entre elles puisque la jeune a uniquement pour mission de fréquenter des amants pour donner une descendance à la plus âgée. Chez les Azandés, les jeunes hommes contractent parfois un premier mariage homosexuel temporaire en attendant de trouver une femme (la sœur remplace parfois son frère épousé une fois qu’elle a atteint l’âge de le faire), mais ces mariages temporaires n’ont pas pour vocation d’accueillir des enfants.

Pourquoi fait-on des enfants?

Parce que tout le monde en fait? Probablement, mais c’est un peu déprimant…

Parce que c’est trop beau les enfants, et c’est rien que du bonheur? Hum, bof, ou alors va falloir qu’on cause sérieusement toi et moi…

Parce qu’on est génétiquement programmé pour le faire? Certes, mais bon s’il fallait faire tout ce que nos instincts nous commandaient de faire, on se reniflerait encore l’anus en pleine rue pour trouver un partenaire sexuel.

Parce que qu’élever des enfants, c’est un acte généreux, gratuit, un don de soi? Hum, alors, comment te dire qu’il est possible que tu n’apprécies pas trop la suite de mon billet…

Parce qu’au final, les enfants sont utiles aux parents qui sont utiles aux enfants? Alors voilà, c’est ça l’hypothèse qui est développée et expliquée dans le livre…

La fécondité obéit en effet à des raisons économiques profondes, centrées sur les échanges entre générations […] Dans les relations entre générations, il faut être honnête et égoïste. Honnête en remboursant la dette envers les parents qui ont consacré des moyens à votre éducation, égoïste en élevant des enfants pour qu’ils prennent soin de vous quand vous serez vieux. p.67

Autrefois, nous disent les auteurs, les parents léguaient à leur aîné les biens matériels qui allaient lui permettre de lui assurer une existence sans trop de tracas et l’aîné endossait alors la charge d’être leur bâton de vieillesse. Aujourd’hui, le partage équitable des biens entre les héritiers ainsi que les évolutions économiques (dans les années 70: 27% de retraités en dessous du seuil de pauvreté (seulement 4% aujourd’hui), 4% des jeunes de moins de 25 ans en dessous du seuil de pauvreté (contre 21% aujourd’hui). Stats INSEE citées p.69) ont légèrement modifié la donne (mais pas tant que ça): les parents offrent un soutien financier ou matériel à leurs enfants devenus grands (aide pour l’achat d’une voiture, d’une maison, garde d’un enfant malade, etc…) en échange de contacts sociaux (dont la retraite les prive bien souvent).

Bon ok, on fait des enfants parce que tout le monde y trouve son compte… mais pourquoi décide-t-on d’en faire un, deux, trois ou dix de mômes??

En gros, l’hypothèse développée ici repose sur l’idée qu’on évaluerait inconsciemment le « coût » de l’enfant, et son « utilité ». L’un et l’autre devant être entendu à l’échelle de la famille… Par exemple, le « coût » de l’enfant inclut aussi son impact sur le salariat de ses parents, sa mère en particulier. De même son « utilité » est pensée globalement, pas seulement d’une façon bassement utilitaire pour les parents (ce n’est pas dit dans le livre, mais je pense qu’en matière d’utilité il est peut être envisageable de considérer un cadet comme « utile » à son aîné, dans la mesure où nos normes reproductrices françaises proscrivent généralement l’enfant unique). Evidemment, le « coût » de l’enfant varie en fonction de notre propre représentation de ce qu’est une « éducation suffisamment bonne » à donner à un enfant, donc en fonction du milieu socio-culturel, en fonction des cultures, en fonction des époques… De même l’utilité ne peut être entendue similairement si on considère, comme au début du XXème siècle, qu’il est envisageable de faire rater l’école aux enfants si les travaux des champs requièrent leur présence… Et même si, en tant que parent, il m’est difficile de m’envisager comme entretenant avec mes enfants un pur rapport d’intérêt, cette hypothèse a, me semble-t-il, le mérite d’ébranler un peu l’idée si commune selon laquelle procréer est un acte totalement désintéressé…

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9 réflexions sur “La parenté en question, nouvel ouvrage incontournable de la bibli des VI

  1. Je crois que le « deal » avec les enfants, c’est : nous les aidons à grandir , et ils nous aident à vieillir.

    Au début du XXe siècle, la retraite n’existait pas, et il y avait encore beaucoup de mortalité infantile , et l’église avait une grande influence, tout cela explique que les familles avaient beaucoup d’enfants. La vie était aussi très rurale, et il fallait des bras !

    • Loin de moi l’idée de pointer du doigt les parents du début du XXème siècle, simplement de montrer que la donne était différente. Une partie du livre est notamment consacrée à l’explication de « l’exception française » qui fait que la natalité est plus forte en France qu’en Allemagne ou en Italie: l’influence des politiques publiques « natalistes » est nuancée (de l’ordre de 0,15 enfant par femme), la situation italienne est expliqué par l’importance du milieu familial dans l’obtention par les femmes de leur premier emploi (en gros: soit elles choisissent d’être mère en premier et l’entourage ne lui procure pas ce premier emploi en considérant que son rôle de mère est prédominant, soit elle décide d’entrer dans le marché du travail avant de faire des enfants dans ce cas la famille procure le premier travail mais ça a un impact sur la natalité), la situation allemande est expliqué par la croyance très forte de l’importance du lien mère-enfant (qui jouerait un rôle similaire à la croyance que nous avons en France en la nécessité d’une « socialisation » précoce de l’enfant), la situation française est expliquée par le fait que l’échange intergénérationnel y fonctionnerait d’une façon très efficace (pour des raisons économiques, mais aussi pour des raisons sociales).

      • Le dernier paragraphe du billet La parenté en question fait écho au livre de Nicole Prieur « Petits règlements de comptes en famille » dont je viens de terminer la lecture. C’est un livre que je conseille à tout le monde de lire car il apaisera bien des tensions dans les familles et permettra aux aînés de « partir » en paix et aux plus jeunes de ne pas répéter les erreurs du passé en laissant des non-dits , des rancœurs, des rancunes empoisonner les générations futures.
        Nicole Prieur explique comment les
        « comptes familiaux sont emprunts d’affectif, de symbolique ,de regards, d’attentions….de données impalpables » d’une manière très illustrée avec beaucoup d’exemples à l’appui. Il me semble que chaque famille s’y reconnaîtra quelque part.

  2. Je n’ai pas eu l’impression que tu accusais les parents de début du XXe siècle !

    Je crois tout comme toi que le contexte social est très influent, et ce qu’on croit être un choix ne l’est pas toujours tant que ça, surtout en ce qui concerne la parentalité

    Pour la natalité exceptionnelle en France, je croyais que c’était dû à la législation du travail, et au congé de maternité, ainsi qu’aux possibilités de garde d’enfants. En Allemagne, la pression est très forte pour que les mères restent auprès de l’enfant les trois premières annèes, et du coup nombre de femmes choisissent de ne pas avoir d’enfants.

  3. Pingback: Le pareil et le différent [mini debrief] | Les Vendredis Intellos

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  5. Les auteurs citent par exemple deux exemples d’ethnies chez qui le rôle du père biologique est inexistant: chez les Trobriandais, les enfants sont élevés par leur oncle « il n’est pas question de domination féminine, mais de la répartition inégale des rôles entre le père et l’oncle (le frère de la mère), qui apparaît comme le véritable homme important pour ses neveux. »

    Voilà qui est un trop rapidement simplifié. Je vous invite à relire les liens parentaux chez les Trobriand Le système est pus complexe que le résumé (lapidaire,) que vous en faites…

    M.C.

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