La place du « non parent » dans l’éducation des enfants, ou pas – Partie 2

Ce billet (brouillon datant de 2014) est la suite de la première partie où j’arrivais à la conclusion qu’il était nécessaire de revoir les règles de base de la maisonnée pour assurer une bonne entente entre tous les membres : le non parent et les enfants, et par extension le non parent et le parent.

Partie 2 : Le non parent doit, et peut-il être impliqué dans l’éducation des enfants ?

Sylvie Cadolleaborde dans Familles recomposées un défi à gagner différents cas de figure, suivant l’âge des enfants, si le non parents a aussi un ou des enfants, si le couple prévoit ou a un ou des enfants en commun, etc.

Je me suis contentée d’une lecture sélective s’appliquant à ma situation personnelle :
J’ai deux enfants, l’Ainé 6,5 ans et le Cadet 2 ans, une semaine chez leur père et une semaine chez moi depuis notre séparation il y a 10 mois. Si nous n’avons pas rencontré nos nouveaux compagnons respectifs au même moment, les présentations à nos enfants ont eu lieu à peu près à la même période et se sont bien passées.
Mon amoureux n’a pas d’enfant et n’en souhaite pas (et moi je n’en veux plus) et il habite partiellement chez moi, majoritairement en l’absence des enfants, mais pas que.

L’âge de mes enfants (en 2014) permet qu’ils acceptent relativement bien l’autorité de mon amoureux. J’ai même été surprise d’une remarque de l’Ainé qui me disait, en parlant de mon compagnon, qu’il avait une grosse voix qui fait peur mais qu’il avait eu raison de le gronder.

La famille recomposée n’est pas exactement comme les autres. Elle n’a pas à prendre pour modèle la famille formée des deux parents « biologiques », ni la famille adoptive : aujourd’hui un enfant qui a un beau-parent n’est pas un orphelin, et le beau-père n’a pas à remplacer le père, ni la belle-mère à remplacer la mère, sauf dans une minorité de cas. – Sylvie Cadolleaborde dans Familles recomposées un défi à gagner

Dans la théorie j’avais une idée très simple : j’éduque mes enfants d’une manière générale et j’en assume toute la charge mentale, mon compagnon qui ne souhaite pas de rôle parental (et ça me convient) intervient de lui même s’il a un problème avec l’un de mes enfants.

Dans les faits c’est plus compliqué : il intervient parfois pour m’aider et prendre ma défense dans des situations où je me laisse un peu trop marcher sur les pieds (ça n’est pas directement son problème, ça l’est indirectement parce que d’une part je ne réalise pas la situation et que d’autre part cela m’épuise), je n’ose pas intervenir en la faveur de mes enfants lorsqu’il réagit d’une manière pas toujours juste (je dois lui laisser l’espace nécessaire pour trouver sa place).

La position de beau parent nullipare, investi ou non, n’est pas évidente. Il cherche sa place, sa légitimité ; il peut avoir des doutes et des insécurités insoupçonnées, et sans la filiation naturelle que peuvent avoir les parents, se trouver très fragilisé lorsqu’il pense que l’affect entre en jeu.
Typiquement il ou elle peut prendre très personnellement le « non » d’un enfant, alors que nous parent n’en prenons en généralement pas ombrage.

Bref, partage des responsabilités parentales ou pas, il y a tout un équilibre à trouver.

Carpediem

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