Le chlore, l’autisme et les diurétiques

Cela fait quelques temps que je n’avais publié ici mais Mme Déjanté m’a demandé de commenter la dernière actualité – plus très récente – des recherches sur l’autisme.
La plus notable est la découverte par le professeur Ben Ari du lien entre le chlore présent dans le cerveau et des troubles dont l’autisme.
[Voici le lien vers l’étude en anglais et vers un article journalistique en français]

Ce que j’ai compris, c’est que le chlore est présent dans le cerveau avant la naissance pour participer à sa fabrication mais, au moment de l’accouchement, l’ocytocine agit comme un diurétique et permet au corps d’éliminer une bonne partie du chlore.
Hors, dans le cerveau des autistes, le taux de chlore est bien plus élevé que chez des neuro-typiques (des gens «au fonctionnement typique »).

La prise d’un diurétique particulier – et qui n’est pas encore mis sur le marché – permettrait d’éliminer ce chlore et de diminuer les troubles associés à l’autisme.
A l’arrêt du traitement, néanmoins, les troubles reprennent.

Dans un autre article, le docteur Laurent Mottron, titulaire de la Chaire de recherche en neurosciences cognitives de l’autisme à l’Université de Montréal, pose cependant des limites à ces études :

1. les résultats concernent deux conditions associées à l’autisme, « l’X fragile et la prise d’acide valproïque (VPA) pendant la grossesse », et seulement chez les animaux (les souris)
2. Ces conditions ne causent pas l’autisme, elles sont associées dans un nombre de cas faibles à des symptômes similaires
3. Ce ne sont pas des souris autistes mais des souris X fragile, la nuance est importante
4. « l’étude clinique sur l’utilisation a visée curative de cette molécule, le bumétanide, avec un groupe d’enfant autistes, publiée il y a tout juste un an dans la revue Translational Psychiatry, n’assure pas qu’il y ait un effet. Elle rapporte des effets extrêmement faibles, qui plus est sur les sujets les moins autistes. »
5. Plusieurs critiques sont faites quant à la méthodologie, en particulier qu’il y a eu sélection des sujets après l’étude et avant de publier les résultats – ce qui n’est pas conforme aux normes scientifiques.

Le Dr Motton rappelle que, tant qu’il n’y a pas eu plus d’études – et notamment sur les effets secondaires – il serait bon de ne pas annoncer un traitement qui ne sera peut être jamais mis sur le marché.

L’idée d’un traitement, au-delà de sa faisabilité ou non, amène une question sur laquelle nous avons, Mme Déjanté et moi-même, échangé récemment : quelles sont les retombées éthiques d’un tel traitement ?

Je me suis aussi posée la question quand j’ai appris ces nouvelles – ainsi que la vidéo sur l’antibiothérapie passée au 20h de TF1 (n’ayant pas plus d’informations, je ne vous en parle pas encore) – et ma première réaction a été  « Je ne veux pas me normaliser ! ».
Puis, j’en ai parlé avec ma mère, et j’ai appréhendé le problème autrement : je souffre des « embouteillages » qui se font dans mon cerveau, de cette surchauffe, alors ce serait un plus si cela disparaissait. Cela ne changerait évidement pas qui je suis, ni même ma façon de voir le monde, du moins je ne pense pas.
Imaginons maintenant des parents qui ont un enfant autiste et à qui l’on dit « Votre enfant aura une vie compliquée, et des souffrances, mais nous avons une solution. »
Je comprend qu’ils sauteraient sur l’occasion, qui a envie que son enfant souffre ?

« Que serait le monde sans les autistes ? » m’a demandé Mme Déjanté.
La surchauffe de nos cerveaux est-elle la cause de nos visions si particulières ?
Si elle ne l’est pas, ce que je pense, je dirais que le monde ne se portera que mieux que nous ne souffrions plus : nous pourrons enfin lui apporter tout ce que nous pouvons.

Nous avons cependant le temps de nous poser la question, les traitements n’étant visiblement pas pour tout de suite !
Patience, donc…

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12 réflexions sur “Le chlore, l’autisme et les diurétiques

  1. Malheureusement, les plus notables découvertes sont passées sous silence, et ce n’est pas TF1 (Bouygues) qui nous en parlerait! Pour comprendre les causes de l’autisme, il semblerait qu’il faille plutôt se pencher sur les vaccins, et particulièrement le mercure (le Thiomersal ou Thimérosal)…

    Vous trouverez nombre d’informations sur le sujet sur Initiative Citoyenne et Expovaccins, ici par exemple : http://expovaccins.over-blog.com/article-31772429.html

    Le meilleur moyen d’aider l’organisme à se débarrasser de tous les toxiques (quels qu’ils soient) est de se tourner vers une alimentation saine et vivante (végétale, crue et biologique) pour permettre à l’organisme de se purifier et se régénérer, et non pas en introduisant de nouveaux toxiques (= nouveaux médicaments) dans un corps déjà fragilisé…

    C’est un sujet délicat mais tellement crucial, aux enjeux économiques vertigineux, qu’il est bon de ne pas se fier à des sources présentant des conflits d’intérêts évidents!

    • Keiko, oui les vaccins, les antibio… administrés en trop grande quantités, à des enfants très jeunes.
      C’est terrible.
      Et c’est effectivement pas dans les médias main stream qu’on peut s’informer là dessus !

    • En ce qui concernent les vaccins, c’est un débat qui dure depuis des années et que je n’ai pas envie d’amener ici.

      Il y a les pro-vaccins qui s’appuient sur les recrudescences de cas de maladies infantiles suite à l’arrêt des vaccins (notamment en UK) et les anti qui s’appuient sur des études que tous n’ont pas forcément lus (l’une d’elle ayant été, il y a plusieurs années, démontée d’ailleurs). (Re le mercure: il me semble que le mercure n’est pas utilisé dans les vaccins français, la plupart des articles en parlant sont initialement américains)

      Je ne suis ni pro ni anti, j’évite de faire vacciner si possible car je n’aime pas ça, c’est tout.
      Je suis aussi autiste, et toute avancée m’intéresse à ce titre.
      Si vous avez des preuves scientifiques – des études faites dans les règles de l’art et sur un nombre suffisant de sujets- je suis intéressée et vous pouvez me contacter en commentaire du blog lié à mon avatar.

      (P.S. Je préfère couper court maintenant avant que le débat ne démarre, simplement parce que je ne pense pas qu’il ait sa place ici.
      Ceci dit, si quelqu’un a des informations scientifiques validés sur le sujet, je pense que Mme Déjanté serait d’accord pour qu’un article soit écrit sur le sujet)

  2. L’autisme est vraiment quelque chose de très mystérieux. Mais j’ai tendance à penser qu’on va bientôt trouver une solution pour, au moins, une amélioration.
    De nouvelles pistes s’ouvrent aux scientifiques, c’est prometteur.
    J’avais vu le documentaire « Autisme, la piste bactériologique », vraiment très intéressant.
    De manière générale, le cerveau et l’appareil digestif sont tous deux très importants pour notre santé à la fois physique et mentale et ont beaucoup d’interactions.
    A suivre !

  3. Merci beaucoup de ce partage, et merci d’avoir pris le temps de retranscrire l’essentiel de l’échange tout à fait intéressant que nous avons pu avoir…
    Sais-tu où en est la technique décrite dans cet article de l’expérimentation? Est-il prévu que des essais soient effectués sur des humains?

  4. La vérité c’est que les solutions sont bien plus simples qu’on veut nous le faire croire! Et il n’y a pas besoin de torturer des animaux en laboratoire pour avoir des preuves. Nous devons prendre en considération notre corps de manière holistique, et cesser de mettre des pansements sur des plaies au lieu de nous intéresser aux causes premières de nos problèmes.

    En ce qui concerne « Neurochlore », la 1ère étude, elle a été financée par l’ANR, l’Agence nationale de la recherche présidée par Christian de Boissieu : un conseiller économique auprès de banques et fonds d’investissements mêlé à de nombreux conflits d’intérêts!

    Au vu des nombreuses études sur le sujet, il est naïf de croire encore au bien fondé des vaccinations – et ce n’est pas hors sujet ici. Il n’y a pas à être pro ou anti, il suffit de faire quelques recherches sur le sujet, et avec un peu de bon sens on se rend compte de l’énorme supercherie dont on est victime…

    Les maladies engendrent des maladies, les médicaments engendrent de nouvelles maladies, ça fait tourner la machine. La plupart des médecins ne se soucient guère plus d’Hippocrate aujourd’hui et pourtant la solution ne se trouve pas ailleurs que dans notre assiette ;-)

    Marie Wolf, as-tu déjà tenté un régime végétal et cru?
    Amicalement.

    • Être végétarienne ne m’a pas aidé, pas plus que les thérapies alternatives – et pourtant je suis très portée la dessus (voir mon autre blog http://femininetdivin.wordpress.com/).

      Ce qui m’a aidé sont la thérapie cognitivo-comportementale et mon traitement -chimique, les plantes ne suffisant pas – qui me permet de ne pas me noyer.

      Maintenant que je commence à aller mieux, j’envisage de passer à autre chose, mais les choses naturelles n’ont pas suffis pendant 22 ans – c’est dire si nous avons eu (mes parents et moi) le temps d’en essayer!

      Oui, un traitement holistique est important, mais le reste n’est pas non plus à diaboliser.
      En tout cas, je ne suis pas pour: je suis pour un juste milieu, un équilibre.
      (Et je vais oser : si le divin, la vie, nous permet les avancées scientifiques, ce n’est pas que pour nous détruire, c’est aussi pour nous aider)
      (PS je ne suis évidement pas pour les tests sur les animaux, j’aurais du préciser…)

  5. Merci de partager ton expérience!

    Tu as raison d’oser dire que ce qui se manifeste est là pour nous aider, mais en toute chose c’est à nous de faire preuve de discernement, car la plupart du temps l’ombre est là pour nous montrer la lumière ;-)

    J’ai vu sur ton blog que tu venais de participer à un atelier sur la nourriture vivante. C’est à cela que je faisais référence, et non pas au « simple » végétarisme. Pour constater de réels effets, il faut passer le cap des 21 jours minimum. On recense de nombreuses guérisons « miraculeuses », mais si maintenant tu commences à aller mieux… c’est tant mieux!

  6. Pingback: Que c’est difficile de s’orienter dans nos sociétés, et d’y orienter nos enfants [mini debrief] | Les Vendredis Intellos

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