Soutenir la parentalité (positive) [mini-débriefing]

Je ne sais pas vous, mais il m’arrive de me sentir bien seule en tant que parent, et peut-être encore plus en tant que parent voulant pratiquer la bienveillance. Les livres sont des outils formidables mais ils ne remplacent pas la chaleur d’une intonation, ou d’un regard. Même si nous faisons nos propres choix par conviction et en toute confiance, un petit coup de pouce n’est jamais désagréable… Et si on commençait par en donner nous aussi ?

Bienveillante nous propose d’ouvrir un livre pour enfant évoquant la fessée. L’occasion d’expliquer simplement à nos enfants pourquoi certains parents donnent la fessée, pourquoi certains ne le font pas, et d’en parler sans jugement ni culpabilité. L’occasion aussi d’évoquer notre propre réaction face à un parent qui donne la fessée : ne rien dire ? cela ne nous regarde pas ! ; intervenir ? risquer de mettre le parent encore plus en colère !… Et nous-même, qu’aimerions-nous voir ou entendre si nous craquions dans un lieu public ? Je ne suis pas sûre de savoir répondre.

Maman des champs nous invite dans l’univers carcéral, là où se cachent aussi des pères et des mères. Tout comme Maman des champs, en lisant l’article je me suis dit mais à quoi bon ? Cela doit être si difficile d’aider ces parents, avec très peu de chance de réussir à construire quelque chose, alors qu’il y en a tant et tant dehors qui ne demandent que ça. Et tout comme elle, je me suis dit oui et alors ? Faire l’un n’empêche pas l’autre. Tout le monde devrait entendre une fois dans sa vie parler d’éducation bienveillante et avoir la possibilité de réfléchir à la sienne. Et être libre de s’y intéresser ou pas, d’ailleurs. Je trouve l’idée incroyablement utopiste, généreuse, et passionnante.

Mamomans nous parle de l’éducation à la suédoise. Il est quelque part cruel de voir comme ce qu’on essaie si difficilement d’atteindre est naturel pour d’autres. Mais tellement enrichissant aussi (on se console comme on peut hein ? ;) ) Notre pays n’est pas au même stade de réflexion sur l’éducation que la Suède. Ca peut donner envie de déménager. Ca peut donner envie de participer à l’évolution des mœurs, d’y travailler, d’apprendre, de convaincre, non ?

Mia pérégrine nous incite à semer des petites graines de bienveillance autour de nous. Nous sommes tous sensibles aux regards en coin, aux remarques critiques, aux insinuations désagréables. Mais ne le sommes-nous pas autant aux petites phrases gentilles et encourageantes ? Je me souviendrai longtemps d’une amie me disant qu’elle allait venir prendre des cours de nain chez moi, après que j’avais endormi son fils. Cela m’avait fait tellement de bien d’être reconnue comme mère. Mon chemin vers la parentalité positive m’a fait traverser le défi « J’arrête de râler » qui propose entre autres de parler des choses positives plutôt que des négatives, pour leur donner plus d’importance. Alors je cultive les graines que j’ai reçues… mais à moi d’en planter maintenant !

Jardinons ensemble, portons la parentalité positive chez nous, autour de nous, avec nous en bandoulière pour que chacun se serve… et y dépose ses astuces ! Qu’en dites-vous ?

 

Vaallos.

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3 réflexions sur “Soutenir la parentalité (positive) [mini-débriefing]

  1. Merci beaucoup d’avoir accepté de prendre en charge ce débrief au pied levé!! Et merci de nous donner ton point de vue!! (et non, je ne déménagerai pas en Suède, sais-tu qu’il fait presque NUIT pendant 6 mois là bas?! ;))

  2. Pingback: Quand les conditions de vie impactent le génome | Les Vendredis Intellos

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