Bonjour,

Les parents ont des attentes différentes pour la fille et pour le garçon même si c’est parfois inconscient; des études récentes ont en effet montré que le ton de voix emprunté pour parler aux bébés est différent, selon qu’ils soient de sexe féminin ou masculin. On parle plus doucement à une petite fille, alors qu’on adopte généralement une voix plus ferme, plus vigoureuse, avec un petit garçon.

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En ce qui concerne les attentes parentales, une étude de Rubin, Provenzano, et Luria en 1974 indique que les parents ont des espérances différentielles des fils et des filles dès 24 heures après la naissance. L’expérience de Luria rend compte du processus d’étiquetage de la part des parents.

Source.

 

smiley No Triste

Aujourd’hui, un petit article sur quelque chose que je ne comprends pas : être déçu, voir triste à en pleurer, du sexe de son enfant à venir !

Edit : En préambule, je précise que cet article (comme mon blog) est mon avis personnel. Il va de soi que beaucoup ne seront pas de mon avis, tous les commentaires sont publiés si vous souhaitez faire part de vos remarques.

Tout commence souvent 5 mois avant … par un test qui vire positif. Du bonheur pour ceux qui l’attendent depuis plus ou moins longtemps, le partage de cette joie dans la famille, les amis … test grossesse PositifOn se met à imaginer la chambre, comment sera cet enfant, ce qu’on fera avec lui, la façon dont on essayera d’être des « bons » parents … et LE prénom !

Bref, on imagine son avenir :) Et pour 80 à 90% des parents, toutes ces étapes ne semblent concrètes et possible qu’après avoir demandé le sexe du bébé. Alors garçon ou fille ?

Garçon ou fille : Quand savoir ?

En France, lors d’une grossesse normale, 3 échographies sont proposées (je rappelle que les échographies ne sont en rien obligatoires ! Elles sont proposées, remboursées – en partie – et conseillées).

Celle qui nous intéresse dans le cas de cet article est l’échographie du 2eme trimestre, dite échographie morphologique.

Cette échographie, utile pour vérifier les caractéristiques du bébé et sa bonne croissance, permet aussi à l’échographe de révéler sans trop de doutes le sexe de l’enfant.

ventre Rose Bleu garçon ou fille

Pour notre part, lors de cette échographie, après les mesures utiles, l’échographe nous a demandé si nous « souhaitions savoir » ? Mais non … nous avons préféré ne pas dévoiler cette « surprise ».

Donc, à ce moment-là, les parents peuvent souhaiter savoir le sexe de leur enfant.

Garçon ou fille : Pourquoi savoir ?

– L’autre argument qui revient souvent est l’impatience. Impossible de patienter 4 mois de plus avant de « savoir ». Mais de toute façon, l’enfant est déjà déterminé non (avant même de savoir qu’on est enceinte d’ailleurs !) ? Impossible d’influencer sur la chose 4 mois avant ou après ? Et surtout qu’est ce que ça change ? C’est sûrement cela que je ne comprends pas.

– Beaucoup arguent qu’il s’agit d’un élément pratique, pour pouvoir décider du prénom, la couleur de la chambre, acheter robe ou pantalon …

Bref de la logistique qui, pour l’avoir vécu, n’est en rien problématique lorsqu’on ne sait pas. On a trouvé 2 prénoms, privilégié les vêtements blanc, beige, neutre et on l’a attendu comme tous les parents attendent leur nouveau-né.

Edit : D’autres éléments vous on poussé à demander ?

Être déçu(e)s ?

Autour de moi, plusieurs mamans m’ont déjà fait part de cette déception, cette tristesse et même de loup qui hurlepleurs lors de l’annonce du sexe de l’enfant.

Idéalisant une famille, idéalisant des relations avec cet enfant, idéalisant l’enfant pendant ces 5 mois de grossesse à se forger une idée et à « espérer » !

Mais quelque part, j’ai envie de hurler quand j’entends ce genre de propos. Comment pouvoir apprécier sentir un enfant en soit, bouger, grandir, évoluer, déjà vivre et partager, tout en se faisant une idée si précise de qui il est ou plutôt de qui il doit être ?

Car souhaiter à ce point (au fond de soi) avoir un fils ou une fille (au choix), c’est vraiment vouloir influer sur son enfant ? C’est regretter à vie ce qu’il est ? C’est garder cette sensation d’inachevé et d’imperfection ?

Je trouve ça triste et révoltant.

Triste car avoir un fils, une fille, c’est surtout avoir un enfant, à qui on balisera au mieux le chemin pour qu’il trace sa route.
Triste car avoir un fils, une fille, c’est agrandir sa famille et partager avec son compagnon, ses aînés, son entourage, ce nouvel être qui grandit et cette nouvelle personnalité.
Triste car avoir un fils, une fille, c’est l’aimer et être heureux de le voir évoluer chaque jour. Que ce soit une fille ou un fils, le voir faire ses premiers pas, dire ses premiers mots, ou rigoler aux éclats seront tellement de moments magiques et de bonheur non ?

Révoltant car avoir un enfant, c’est déjà magique et le désir conjugué à l’attente font sûrement mauvais ménage …
Révoltant car avoir un enfant, c’est très peu pour soit, mais surtout pour lui, cet être à qui on donne vie.
Révoltant car avoir un enfant, c’est l’aimer sans le juger quoi qu’il advienne.

Edit : Mes propos peuvent paraître dures, mais c’est ma conviction profonde. J’entends bien la détresse de ces parents, souvent les mamans, quant à la difficulté de gérer ces sentiments. Personnellement, quand quelque chose me perturbe à ce point, j’essaye d’en trouver la source, la raison profonde et soit de la résoudre si c’est possible, soit de la connaître pour la maîtriser.

Cet article, très bien rédigé peut donner des pistes.

Dans tous les cas, il est en effet important de respecter ses sentiments tout en essayant de trouver des réponses surtout si ces sentiments sont destructeurs et ambivalents.

D’où peut venir cette déception ?

Alors pourquoi cette immense déception pour certains ?

Edit : Souvent inconscientes, ces « images » et souhaits viennent de nos vécus, de nos relations familiales. La encore, les clichés perdurent et faire un retour sur son propre passé peu permettre d’avancer pour sereinement accueillir l’enfant. Un article sur ce blog explique différents cas et pistes de solutions.

body rose tracteurCertains parents se projettent dans une idée suivant le sexe de leur enfant.

Edit : Dans notre société où les femmes sont mises en avant, les catalogues de vêtements nous le rappellent sans cesse, la ‘parité’ est de mise, beaucoup autours de moi souhaitent une fille. Conscient ou inconscient ce désir peut différer suivant le vécu mais aussi les pays. Choisir le sexe de son enfat ? par J. Milliez revient sur ce sujet par ici.

Pour ma part, je dirai que : Oui, jouer aux tracteurs avec une fille comme jouer aux poupées avec un garçon c’est possible. Envisagez un esthéticien, ou une routière, c’est tout autant possible … Et sans aller dans ces extrêmes, se projeter avec un enfant qui sera lui-même sera le plus beau des cadeaux à lui faire.
Rester dans une idée formatée de la société n’aidera pas à en sortir.
Mon fils porte des tee-shirts, pulls ou bodys roses et c’est le plus beau avec ;-)

Edit : En ce qui concerne les attentes parentales, une étude de Rubin, Provenzano, et Luria en 1974 indique que les parents ont des espérances différentielles des fils et des filles dès 24 heures après la naissance. L’expérience de Luria rend compte du processus d’étiquetage de la part des parents. À un groupe de pères et de mères auxquels on demandait leurs impressions sur leur bébé (réunis dans un groupe homogène de caractéristiques), 24 heures après la naissance, les réponses étaient presque toujours stéréotypées.

En effet, les garçons étaient grands, solides, aux traits marqués. Tandis que les filles étaient petites, belles, mignonnes, gentilles, aux traits fins, significativement plus distraites que les garçons.

Source.

Certains idéalisent une « famille » suivant leur propre vécus et ressentis par rapport à leurs frère(s) / sœur(s) / entourage. Et résultat, lors de cette découverte finissent en larmes. Mais, des mauvaises relations antérieures ne peuvent-elles pas justement aider à être plus fort et à dépasser cela ? Ou a l’inverse éviter de reproduire des clichées ?

Des frère/sœur ne sont pas forcément les meilleurs amis du monde, chaque personnalité d’une famille aide l’autre à se construire. Chaque membre doit évoluer et en tirer profit pour grandir ensemble en se respectant, aux parents de guider la troupe.

Certaines familles (l’entourage) mettent la pression, que ce soit pour un fils (pérenniser le « nom », assurer la descendance … bref des choses futiles de mon point de vue), ou pour une fille : c’est plus doux, plus délicat …

Bref, de nombreux critères non-objectif qui font qu’un enfant à naître est l’objet de tous les fantasmes ! Et connaître le sexe permet aussi de faire retomber cette pression.

Edit : Hoffman, en 1977, recueille la même année les raisons données par des femmes en ce qui concerne leur préférence pour avoir des fils. Selon elles, cela provenait surtout de leur mari, pour continuer le nom de famille, et pour être un compagnon à leur conjoint.
Les raisons de vouloir des filles incluent avoir un compagnon pour elles-mêmes et pour avoir l’amusement habillant une fille et la coiffant par exemple.

Source.

bebe Surprise

Alors en guise de conclusion j’oserai dire : Avant de vouloir un enfant, soyez au clair avec cette idée, car vouloir un enfant, c’est souhaiter accueillir un petit humain, presque asexué, et se faire à l’idée que la vie de parents sera celle d’un guide, d’une aide, d’un soutien et non pas d’un modèle !

Appréciez ce beau cadeau :)

Quelques liens intéressants sur le sujet : Stéréotypes de genre – Les attentes parentales et l’influence parentale, Gérer sa déception, Connaître le sexe, qu’est-ce que ça change ?, Fille ou garçon ?.

Marie

Pour lire le billet sur mon blog, c’est par ici ! Merci pour votre lecture et vos visites :)