Garçon ou Fille : Être déçus ?

Bonjour,

Les parents ont des attentes différentes pour la fille et pour le garçon même si c’est parfois inconscient; des études récentes ont en effet montré que le ton de voix emprunté pour parler aux bébés est différent, selon qu’ils soient de sexe féminin ou masculin. On parle plus doucement à une petite fille, alors qu’on adopte généralement une voix plus ferme, plus vigoureuse, avec un petit garçon.

[…]

En ce qui concerne les attentes parentales, une étude de Rubin, Provenzano, et Luria en 1974 indique que les parents ont des espérances différentielles des fils et des filles dès 24 heures après la naissance. L’expérience de Luria rend compte du processus d’étiquetage de la part des parents.

Source.

 

smiley No Triste

Aujourd’hui, un petit article sur quelque chose que je ne comprends pas : être déçu, voir triste à en pleurer, du sexe de son enfant à venir !

Edit : En préambule, je précise que cet article (comme mon blog) est mon avis personnel. Il va de soit que beaucoup ne seront pas de mon avis, tous les commentaires sont publiés si vous souhaitez faire part de vos remarques.

Tout commence souvent 5 mois avant … par un test qui vire positif. Du bonheur pour ceux qui l’attendent depuis plus ou moins longtemps, le partage de cette joie dans la famille, les amis … test grossesse PositifOn se met à imaginer la chambre, comment sera cet enfant, ce qu’on fera avec lui, la façon dont on essayera d’être des « bons » parents … et LE prénom !

Bref, on imagine son avenir :) Et pour 80 à 90% des parents, toutes ces étapes ne semblent concrètes et possible qu’après avoir demandé le sexe du bébé. Alors garçon ou fille ?

Garçon ou fille : Quand savoir ?

En France, lors d’une grossesse normale, 3 échographies sont proposées (je rappelle que les échographies ne sont en rien obligatoires ! Elles sont proposées, remboursées – en partie – et conseillées).

Celle qui nous intéresse dans le cas de cet article est l’échographie du 2eme trimestre, dite échographie morphologique.

Cette échographie, utile pour vérifier les caractéristiques du bébé et sa bonne croissance, permet aussi à l’échographe de révéler sans trop de doutes le sexe de l’enfant.

ventre Rose Bleu garçon ou fille

Pour notre part, lors de cette échographie, après les mesures utiles, l’échographe nous a demandé si nous « souhaitions savoir » ? Mais non … nous avons préféré ne pas dévoiler cette « surprise ».

Donc, à ce moment-là, les parents peuvent souhaiter savoir le sexe de leur enfant.

Garçon ou fille : Pourquoi savoir ?

– L’autre argument qui revient souvent est l’impatience. Impossible de patienter 4 mois de plus avant de « savoir ». Mais de toute façon, l’enfant est déjà déterminé non (avant même de savoir qu’on est enceinte d’ailleurs !) ? Impossible d’influencer sur la chose 4 mois avant ou après ? Et surtout qu’est ce que ça change ? C’est sûrement cela que je ne comprends pas.

– Beaucoup arguent qu’il s’agit d’un élément pratique, pour pouvoir décider du prénom, la couleur de la chambre, acheter robe ou pantalon …

Bref de la logistique qui, pour l’avoir vécu, n’est en rien problématique lorsqu’on ne sait pas. On a trouvé 2 prénoms, privilégié les vêtements blanc, beige, neutre et on l’a attendu comme tous les parents attendent leur nouveau-né.

Edit : D’autres éléments vous on poussé à demander ?

Être déçu(e)s ?

Autour de moi, plusieurs mamans m’ont déjà fait part de cette déception, cette tristesse et même de loup qui hurlepleurs lors de l’annonce du sexe de l’enfant.

Idéalisant une famille, idéalisant des relations avec cet enfant, idéalisant l’enfant pendant ces 5 mois de grossesse à se forger une idée et à « espérer » !

Mais quelque part, j’ai envie de hurler quand j’entends ce genre de propos. Comment pouvoir apprécier sentir un enfant en soit, bouger, grandir, évoluer, déjà vivre et partager, tout en se faisant une idée si précise de qui il est ou plutôt de qui il doit être ?

Car souhaiter à ce point (au fond de soi) avoir un fils ou une fille (au choix), c’est vraiment vouloir influer sur son enfant ? C’est regretter à vie ce qu’il est ? C’est garder cette sensation d’inachevé et d’imperfection ?

Je trouve ça triste et révoltant.

Triste car avoir un fils, une fille, c’est surtout avoir un enfant, à qui on balisera au mieux le chemin pour qu’il trace sa route.
Triste car avoir un fils, une fille, c’est agrandir sa famille et partager avec son compagnon, ses aînés, son entourage, ce nouvel être qui grandit et cette nouvelle personnalité.
Triste car avoir un fils, une fille, c’est l’aimer et être heureux de le voir évoluer chaque jour. Que ce soit une fille ou un fils, le voir faire ses premiers pas, dire ses premiers mots, ou rigoler aux éclats seront tellement de moments magiques et de bonheur non ?

Révoltant car avoir un enfant, c’est déjà magique et le désir conjugué à l’attente font sûrement mauvais ménage …
Révoltant car avoir un enfant, c’est très peu pour soit, mais surtout pour lui, cet être à qui on donne vie.
Révoltant car avoir un enfant, c’est l’aimer sans le juger quoi qu’il advienne.

Edit : Mes propos peuvent paraître dures, mais c’est ma conviction profonde. J’entends bien la détresse de ces parents, souvent les mamans, quant à la difficulté de gérer ces sentiments. Personnellement, quand quelque chose me perturbe à ce point, j’essaye d’en trouver la source, la raison profonde et soit de la résoudre si c’est possible, soit de la connaître pour la maîtriser.

Cet article, très bien rédigé peut donner des pistes.

Dans tous les cas, il est en effet important de respecter ses sentiments tout en essayant de trouver des réponses surtout si ces sentiments sont destructeurs et ambivalents.

D’où peut venir cette déception ?

Alors pourquoi cette immense déception pour certains ?

Edit : Souvent inconscientes, ces « images » et souhaits viennent de nos vécus, de nos relations familiales. La encore, les clichés perdurent et faire un retour sur son propre passé peu permettre d’avancer pour sereinement accueillir l’enfant. Un article sur ce blog explique différents cas et pistes de solutions.

body rose tracteurCertains parents se projettent dans une idée suivant le sexe de leur enfant.

Edit : Dans notre société où les femmes sont mises en avant, les catalogues de vêtements nous le rappellent sans cesse, la ‘parité’ est de mise, beaucoup autours de moi souhaitent une fille. Conscient ou inconscient ce désir peut différer suivant le vécu mais aussi les pays. Choisir le sexe de son enfat ? par J. Milliez revient sur ce sujet par ici.

Pour ma part, je dirai que : Oui, jouer aux tracteurs avec une fille comme jouer aux poupées avec un garçon c’est possible. Envisagez un esthéticien, ou une routière, c’est tout autant possible … Et sans aller dans ces extrêmes, se projeter avec un enfant qui sera lui-même sera le plus beau des cadeaux à lui faire.
Rester dans une idée formatée de la société n’aidera pas à en sortir.
Mon fils porte des tee-shirts, pulls ou bodys roses et c’est le plus beau avec ;-)

Edit : En ce qui concerne les attentes parentales, une étude de Rubin, Provenzano, et Luria en 1974 indique que les parents ont des espérances différentielles des fils et des filles dès 24 heures après la naissance. L’expérience de Luria rend compte du processus d’étiquetage de la part des parents. À un groupe de pères et de mères auxquels on demandait leurs impressions sur leur bébé (réunis dans un groupe homogène de caractéristiques), 24 heures après la naissance, les réponses étaient presque toujours stéréotypées.

En effet, les garçons étaient grands, solides, aux traits marqués. Tandis que les filles étaient petites, belles, mignonnes, gentilles, aux traits fins, significativement plus distraites que les garçons.

Source.

Certains idéalisent une « famille » suivant leur propre vécus et ressentis par rapport à leurs frère(s) / sœur(s) / entourage. Et résultat, lors de cette découverte finissent en larmes. Mais, des mauvaises relations antérieures ne peuvent-elles pas justement aider à être plus fort et à dépasser cela ? Ou a l’inverse éviter de reproduire des clichées ?

Des frère/sœur ne sont pas forcément les meilleurs amis du monde, chaque personnalité d’une famille aide l’autre à se construire. Chaque membre doit évoluer et en tirer profit pour grandir ensemble en se respectant, aux parents de guider la troupe.

Certaines familles (l’entourage) mettent la pression, que ce soit pour un fils (pérenniser le « nom », assurer la descendance … bref des choses futiles de mon point de vue), ou pour une fille : c’est plus doux, plus délicat …

Bref, de nombreux critères non-objectif qui font qu’un enfant à naître est l’objet de tous les fantasmes ! Et connaître le sexe permet aussi de faire retomber cette pression.

Edit : Hoffman, en 1977, recueille la même année les raisons données par des femmes en ce qui concerne leur préférence pour avoir des fils. Selon elles, cela provenait surtout de leur mari, pour continuer le nom de famille, et pour être un compagnon à leur conjoint.
Les raisons de vouloir des filles incluent avoir un compagnon pour elles-mêmes et pour avoir l’amusement habillant une fille et la coiffant par exemple.

Source.

bebe Surprise

Alors en guise de conclusion j’oserai dire : Avant de vouloir un enfant, soyez au clair avec cette idée, car vouloir un enfant, c’est souhaiter accueillir un petit humain, presque asexué, et se faire à l’idée que la vie de parents sera celle d’un guide, d’une aide, d’un soutient et non pas d’un modèle !

Appréciez ce beau cadeau :)

Quelques liens intéressants sur le sujet : Stéréotypes de genre – Les attentes parentales et l’influence parentale, Gérer sa déception, Connaître le sexe, qu’est-ce que ça change ?, Fille ou garçon ?.

Marie

marie

Pour lire le billet sur mon blog, c’est par ici ! Merci pour votre lecture et vos visites :)

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68 réflexions sur “Garçon ou Fille : Être déçus ?

  1. A chacune de mes grossesse j’ai eu envie d’une fille,
    mais si la raison était aussi simple dans ma tête que parce-que je veux jouer à la poupée, ça serait trop facile… je me reconnais dans aucune des raisons citées…
    J’ai pensé consulté, mais en fait je ne sais pas franchir ce pas.
    Aujourd’hui je suis enceinte du 4e, et on ne demandera pas le sexe, je travaille sur moi par différents moyens pour justement faire ce dont tu parles, voir ce bébé comme un petit être et non un petit garçon ou une fille…
    Mais dès lors que les gens me posent des questions genre « ha ça serait mieux une fille pour la parité dans votre famille » – je (re)plonge dans mes pensées nazes.
    Quand on lit ton texte, je le trouve trop jugeant et négative envers ces femmes, ces couples, qui comme tu le cites « en pleure » – la tristesse c’est pas un sentiment surjoué ou commandé.
    Y’a quelques de bien plus profond, surement dû aussi à notre société occidentale en plus de notre expérience de vie.
    Et la pression familiale qu’on peut nous transmettre (il faut un garçon pour la descendance, ou une fille parce-que Mamie n’a que des garçons pour l’instant) est bien plus destructrice que tu sembles le mesurer.
    Dans des pays comme en Inde, en Chine, et même aux Etats-Unis avec leur tests fille ou garçon précoce en vente libre, c’est pire qu’ici !
    Ton billet est intéressant, car il me parle, mais attention aux jugements trop hâtifs et péjoratifs.
    Même si je suis plus que d’accord, on ne fait pas un enfant pour avoir un sexe, et pour acheter des robes roses ou des salopettes bleues !
    On devrait tous voir le bébé comme un être à venir –
    Mais alors pour protéger les gens plus « sensibles » il faut arrêter de donner le sexe aux échos, et arrêter de proposer que des vêtements naissance hyper genrés pour les personnes plus « superficielles » ?

    • Je crois que lorsque l’on sait qui on est alors le sexe, la pression familiale ou toute autre pression disparaît. En étant soi, on accueille l’enfant, pas son sexe, et ce qu’en disent les autres importent peu.
      Le bleu et le rose existeront toujours, le sexe donné à l’écho aussi, et bien d’autres choses essayant de mettre une pression sur les futurs parents. A eux de savoir et d’assumer tout simplement.
      J’ai entendu les 2 futures grand-mères expliquer les pourquoi du comment mon second enfant devait être un garçon (tu portes bas, pas moi ma femme bien sur…, par exemple, tu as le ventre pointu), et le résultat c’est une fille. Et à vrai dire, je m’en suis foutu du moment où cette pression a commencé à se faire jour, car je voulais un enfant un point c’est tout. Et si le sexe ne va pas à la terre entière, alors la terre entière n’a qu’à regarder à coté, ça n’y changera rien. Mon enfant est mon enfant.

      • Merci pour cette réponse qui m’est adressée Christophe.
        Mon mari, tout comme vous est très serein face à tout cela et prend la vie comme elle vient. Donc à aucune de mes grossesses il n’a eu des attentes particulières envers l’enfant.
        Vous dîtes, je cite : « Je crois que lorsque l’on sait qui on est alors le sexe, la pression familiale ou toute autre pression disparaît. »
        Je ne vois pas en quoi savoir qui nous sommes y change quelque chose.
        J’assume ce que je pense, j’assume avoir eu envie d’une fille à chaque grossesse.
        Mais se connaitre ça veut dire quoi d’abord ? (je suis septique sur le fait qu’on peut vraiment se connaître un jour).
        Je me remets en question quand cela est nécessaire, et ça arrive souvent au cours de la parentalité !
        Après, à part trouver des réponses (avec l’aide d’un professionnel ou d’un travail sur moi-même), je ne vois pas comment apaiser ce sentiment dérangeant…
        Y’a des gens qui ont le vertige, d’autre qui sont agoraphobes ou boulimiques, on ne leur dit pas (ou alors si on le dit il faut savoir que cela n’est d’aucune aide) « c’est mal, moi j’ai même pas peur [tralalère], comment peux-tu avoir peur ? tu devrais être heureux d’être là où tu es [voyons !] »
        Effectivement, ça peut s’apaiser, ça peut se contrôler, mais ça reste toujours en nous quelque part, prêt à resurgir quand on est plus affaiblie, à fleur de peau.
        Et la grossesse, c’est vraiment un moment de vie, un état d’hyper-sensibilité, où tout un tas de choses incontrôlables resurgissent. Notamment les relations mère-fille, sœur-sœur…

        • Je ne parle pas de contrôler l’incontrôlable, ou de tout contrôler, car pour moi se connaître, c’est aussi connaître ses faiblesses, et savoir qu’elles peuvent resurgir. Mais le sachant, nous savons déjà que nous avons déjà pu les contrôler, et que nous sommes capables de passer outre. Se connaître dans ce cas de la grossesse et dans le cas du sexe de l’enfant, ce n’est pas être zen face à l’annonce, c’est plutôt avoir accueilli l’enfant dès que l’on sait que la femme est enceinte, et l’annonce du sexe rien d’autre qu’une information, importante soit, mais pas une attente, pas un désir. J’ai aimé mon enfant d’aussi loin que je me souvienne, comme si elle avait toujours été auprès de moi, et pourtant elle n’est là que depuis 6 ans et demi….

  2. Bonjour, je me sens hyper jugée par ce billet… dommage… Chacune a en effet des raisons d’être déçue.
    Pour ma part, concernant mon premier enfant, aucune déception, c’était notre bébé, le premier, il y en aurait au moins un autre après, donc peu importait sauf qu’il aille bien.
    Pour le second, bien avant d’être enceinte, je m’étais toujours dit qu’avoir deux enfants du même sexe, c’était sympa, il y avait certainement plus de centres d’intérêt en commun (mais là encore, je me sens jugée dans ce billet, car visiblement, je suis en plein dans les stéréotypes, et je ne dois pas savoir réfléchir par moi-même… hum…). Oui, mais avant de savoir le sexe du bébé, tout le monde autour de moi « sentait » une fille, et je n’arrivais à me projeter qu’avec une fille du coup… et puis, la naissance du premier a forgé une relation très forte avec ma propre mère, une complicité du fait que moi aussi j’étais devenue maman, et cela, j’espérais pouvoir partager la même complicité avec ma fille. Certes, je me projetais loin, mais qui ne le fait pas??? Devenir mère, c’est aussi accepter qu’un jour je sois grand-mère, et le faire avec une fille ou un garçon me semble différent, rien que par l’expérience physique que la grossesse et la maternité représente. et qui peut dire qu’avec une bru c’est la même chose? (sérieux, vos rapports avec votre belle-mère sont-ils les mêmes qu’avec votre mère?)
    Bref, j’espérais une fille…je rêvais d’une complicité mère-fille, différente de la magnifique complicité mère-garçon que j’avais déjà avec mon prems, et, un détail mais je rêvais de lui faire des robes (je couds et tricote, et c’est idiot, mais le nombre de modèle masculin sont hyper limités! alors mettre du rose à mes bonhommes, ok, mais des robes, euh…).

    J’avais aussi très peur qu’en ayant deux garçons, on arrête pas des les comparer. J’ai deux grandes sœurs et un frère. Et je n’ai pas arrêté d’entendre des comparaisons avec mes sœurs (et souvent, trop souvent, pour me rabaisser). Or je pensais qu’avoir deux enfants de sexes différents mettrait directement la comparaison au placard, ou au moins l’amoindrirait!

    Quand j’ai su que j’attendais un deuxième garçon, j’ai pleuré, il fallait que je fasse le deuil d’avoir une fille. Eh oui, mon homme ne voulant pas de troisième, c’était ma dernière « chance ». Il fallait que j’accepte que je ne connaîtrais pas cette joie… il fallait que ça sorte, c’est sortie par mes larmes. ça a duré deux jours, le temps que je me fasse à cette idée. Ce n’était pas que j’étais triste d’avoir un garçon, non, mais je n’aurais jamais de fille, c’est une nuance importante, en tout cas pour moi! car ce petit mec, je l’aimais déjà! mais c’était le deuil de la petite fille qu’il fallait que je fasse…
    alors voilà, je trouve ce billet un peu too much dans le jugement… et je pense que je ne suis pas là seule…

    • Je viens d’apprendre que j’attends un 2e garcon. J’aime deja ce bebe depuis longtemps, mais comme tu as si bien dit… C’est mon deuil d’une petite fille que je n’aurai jamais qui est dur…

    • Excusez-moi, mais si vous avez envie d’un troisième enfant, why not ?! o.o ça me sidère de lire ça… « Comme mon mari n’en veut que deux, tant pis pour moi… » Non mais vous plaisantez ?!

      Il n’y a aucune raison selon moi que ses besoins prennent le pas sur les vôtres. Si ce 3e enfant vous rendrait heureuse, pourquoi pas ? Personnellement, je ne lierais certainement pas tout le cours de ma vie aux desiderata d’un mari ! Chacun a une conception propre du bonheur, et respecter celle de l’autre ne veut pas dire faire une croix sur la sienne. On est seul(e) à avoir notre vie en main. Si je souhaite encore un enfant, je me demande bien qui pourrait m’en empêcher ! :/ Si mon mari n’est pas d’accord, c’est peut-être que nous n’étions pas tellement faits pour être ensemble finalement. Autant on ne peut forcer personne à avoir des enfants, autant on ne peut interdire à quelqu’un d’en avoir. Je pense que si ça me tenait autant à coeur, je ne pourrais pas me résoudre à faire ce « deuil ». On ne sait pas de quoi demain sera fait, si je puis me permettre. Quid si cet homme, à 45 ans, divorce pour une autre ? On aura fait ce deuil pour quoi au juste ? Non, moi les regrets, ce n’est pas mon fort ;)

  3. Bonjour, merci pour ce billet qui appelle à la réflexion… Moi aussi je l’avoue, j’ai été triste, déçue quand on m’a annoncé mon 3e petit garçon (les aînés sont garçon et fille). J’avais honte de ces sentiments, mais ils étaient plus forts que moi. Je ne suis pas sûre de ce qui s’est passé…mais je pense que bien avant de connaître la vérité, je m’étais fait un film. Je savais d’avance comment était le petit être en moi. Pour les deux premiers, j’avais le pressentiment qu’ils étaient garçon puis fille. BINGO ! et donc, hyper deception, de m’être trompée pour le 3e…comme si, je remettais en cause ma capacité de mère à « sentir les choses » pour mon enfant. C’est bête, mais c’est ainsi que je l’ai vécu !

  4. Marie,
    Je peux comprendre tes interrogations, pourquoi certains veulent savoir à tout prix ? pourquoi sont ils déçus quand ce n’est pas le « bon » sexe ? Mais je trouve que les réponses que tu donnes sont effectivement très dures, et peuvent être mal perçues par ceux et celles qui te lisent !
    Oui j’ai voulu savoir à chaque grossesse le sexe du bébé avant sa naissance, et ça n’a rien à voir avec la couleur de la layette ou le choix du prénom !! C’est bien plus intime que ça, plus profond.
    Et j’ai été très heureuse d’avoir deux filles car je n’imaginais pas une seule seconde avoir des garçons. Aurais-je été déçue si cela avait été le cas ? Je ne sais pas, probablement pas, chamboulée oui, peut être aussi un peu angoissée, mais pas déçue.
    Si ces questions (pourquoi connaitre le sexe ? pourquoi être déçue ?) te sont totalement étrangères, tant mieux pour toi, mais s’il te plait, ne juge pas ceux pour qui cela a de l’importance ! Cela n’en fait pas moins des bons parents prêts à accueillir leur enfant et à l’aider à grandir du mieux qu’ils peuvent.

  5. Je trouve également que cet article va un peu vite en jugement:
    1) On a beau se raisonner, la déception c’est un sentiment qui se contrôle pas vraiment. Je pense qu’il vaut mieux être honnête avec soi même et admettre qu’on a une préférence. Il faut simplement se préparer à l’éventualité que notre souhait ne soit pas exaucé et à accueillir cet enfant tel qu’il est.
    2) Je me reconnait bien dans le témoignage de grana, sur le « deuil » de la petite fille au 2ème enfant, à la différence que je n’ai pas demandé le sexe pendant la grossesse justement parce que je savais que j’aurais cette déception à l’échographie, et que je ne l’aurai pas à la naissance. Et d’ailleurs je n’ai pas contrôlé non plus ma réaction à sa naissance quand j’ai vu que c’était une fille j’étais aux anges ! Par contre je me suis forcée à faire ce travail de « deuil » pendant la grossesse du coup.

    J’aime autant mon grand bonhomme et ma petite choupinette, c’est juste que dans ma projection idéale de famille (qu’il me semble on fait tous plus ou moins), je voyais des enfants, et je voyais parmi ces enfants un fille. Et c’est toujours dur de renoncer à un projet auquel on tient, ce qui n’empêche pas en parallèle de se lancer dans des projets imprévus à 100%.

  6. Comme les lectrices qui se sont exprimées ci-dessus, très déçue par ce billet. On n’est pas du tout dans l’analyse, mais le jugement et je ne vois vraiment pas ce que cela peut apporter, à part culpabiliser encore plus les femmes, qui, je le rappelle, ont – pour la plupart – une préférence (plus ou moins affichée) quand elles attendent un bébé. Je pense qu’il y a des choses très profondes, très complexes, qui sont à l’œuvre dans le désir d’avoir une fille ou un garçon. Pour ma part, ayant eu des relations difficiles avec ma mère, je sais qu’au cours de ma première grossesse, j’étais très angoissée à l’idée d’attendre moi-même une fille, par peur de reproduire un vieux schéma familial, et de lui faire du mal, comme ma propre mère avait pu m’en faire à moi. Et, dans le même temps, je n’osais m’avouer cette inquiétude car je trouvais horrible de ressentir de la déception si on m’annonçait que j’attendais une petite fille. Et ce fut… une petite fille! Aujourd’hui, tout cela me semble bien loin: ma fille est une petite personne merveilleuse, pleine de vie, de joie, d’énergie et notre relation n’a rien à voir avec celle que j’ai pu entretenir avec ma propre mère (j’aime à le croire, du moins :)). Et une autre chose que cet article n’aborde pas: c’est la pression sociale qui est exercée sur les femmes enceintes à ce sujet. On parle ici des attentes des (futures) mères, des couples mais on ne parle pas des attentes de la famille au sens large et de la société tout entière qui nous conditionne fortement. Il faut savoir que – dans le cadre d’une première grossesse surtout – la venue d’un petit garçon est extrêmement valorisée par la société (ma propre mère m’a dit, qu’en j’ai annoncé que j’attendais une fille: « Oooh, je suis déçue, j’espérais que ce serait un garçon! » Ô_o, ce qui en dit long…). Quant à une deuxième grossesse, on vous fait toujours comprendre que ce serait bien si vous arriviez à « faire la paire ». Je ne compte pas les remarques du style « c’est le choix du roi », ou encore « vous avez bien travaillé » quand nous avons annoncé que notre deuxième enfant serait un garçon. Très sincèrement, j’en ai été presque triste pour la petite fille que cela aurait pu être et dont venue n’aurait certainement pas suscité autant d’enthousiasme…

    Dernière question: que vient faire cet article sur les Vendredis Intellos? Le but de ce blog participatif est-il de commenter des articles ou des livres en lien avec la périnatalité ou est-il désormais de faire la morale aux (futurs) parents en leur dictant ce qu’ils doivent penser et ressentir? Ô_o Car laissez-moi vous dire que votre opinion personnelle sur la question, on s’en torche…

    • Juste pour ajouter mon grain de sable (et clouer le bec à ceux qui t’ont fait cette remarque) :
      « le choix du roi » c’est d’abord un garçon – qui deviendra roi à son tour – et ensuite une fille – que l’on mariera avec un roi étranger pour nouer de nouvelles alliances -.
      A bon entendeur ;-)

      (pour ma part, j’ai deux filles et je compte m’arrêter là, mais comme je viens d’une famille de 3 filles, je ne cesse d’entendre autour de moi « tu la fais quand la 3e ? », ras le bol…)

      • Concernant tes précisions sur « le choix du roi », je connais les origines historiques de cette expression, merci, et je trouve son utilisation – dans un cas comme dans l’autre – tout aussi débile ;)…

    • Ayant été en vadrouille toute la journée à la recherche d’un nouveau lieu pour les rencontres de parents du groupe lyonnais des VI et l’ouverture d’une peut être prochaine permanence, j’arrive un peu tard….
      J’entends l’indignation de Marie, qui nous parle des attentes que nous projetons sur notre enfant avant même qu’il soit né (conçu?). Ces attentes portent sur le caractère, la transmission, et aussi sur le sexe. Ces attentes sont parfois nocives pour nos enfants à naître (même si nous ne les maîtrisons pas, et que nous ne les connaissons pas toujours…) et je pense que c’est de cela que Marie a voulu nous parler.
      J’entends aussi que vous vous êtes senties les unes et les autres jugées par la formulation peut être maladroite de son paragraphe « Etre déçue? » et vos sentiments, complexes et profonds, peu respectés.
      J’invite Marie à prendre en considération cet aspect, et de reformuler cette partie de son article avec cet objectif.
      Néanmoins, je pense que cet article a sa place sur les VI (attention Marie aussi à la référence que tu cites, il s’agit d’un article de blog personnel et non d’une publication validée… mais les articles ne manquent pas sur le sujet, et je suis certaine que tu pourras compléter facilement ton article d’une autre référence complémentaire), ne serait-ce que parce que les témoignages que vous évoquez sont riches. Qu’attendre un enfant est un mélange de nos histoires, de nos rêves, de nos espoirs et de la confrontation de tout cela avec la réalité. Je souhaite donc que l’on poursuive cet échange fort intéressant, dans le respect et la bienveillance.

  7. Je rejoins tout ce qui a été dit en commentaires, en rappelant en plus que toute répartition des sexes peut renvoyer à des schémas qu’on a observés dans son entourage : « chez presque toutes les familles de 2 garçons j’ai observé que… » « dans la famille de mon mari ceci…. » »dans telle famille la 1ère fille est morte à la naissance »……bref, des observations la plupart du temps irrationnelles mais qui nous projettent malgré nous, exactement de la même manière qu’il y a des tas de prénoms qu’on ne « peut pas » donner parce qu’ils renvoient à telle ou telle personne. Donc oui, il y a des schémas qui peuvent rassurer, autant en avoir conscience et faire tout doucement son travail de conscientisation voire de deuil.
    Il faut respecter ces schémas psychiques inscrits profondément en nous. Mais après, bien sûr que la vie reprend le dessus, et heureusement nos enfants nous surprennent et c’est beau comme ça. Mais bien sûr que ce n’est pas pareil d’accueillir un garçon ou une fille, le nier au nom du risque de sexisme est dangereux.
    Mais chacun sa façon de cheminer, un peu de respect que diable !
    Personnellement nous sommes plus impatients que jamais de savoir quel est le sexe de notre second, car contrairement au 1er, là on sait ce que c’est un enfant, c’est bien plus concret. Il a déjà une place à part entière chez nous. Le nommer, pour nous, c’est lui reconnaître que cette place est prête, qu’il est désiré, lui, pas vaguement un garçon ou une fille, mais J ou I. Le prénom, c’est tant à la fois…
    Et pour autant nous respectons infiniment ceux qui savent préserver le miracle du mystère qui se trame dans nos corps depuis toujours.
    Mais pour nous préparer à l’accueillir au mieux, ça ne nous convient pas.

  8. Je trouve les commentaires ci-dessus bien durs….hummm bon….
    Si vous aviez l’expérience de l’infertilité vous feriez moins de préférence pour un sexe ou l’autre.
    Un enfant en bonne santé c’est tout ce que vous souhaiteriez!
    Quant à l’histoire familiale je trouve qu’elle infantilise les couples et qu’il est bon de s’en affranchir…en mettant de la distance et en n’acceptant aucune remarque du style « après deux gars ce serait dommage de ne pas avoir une fille ».
    Pour ma part nous avons adopté une fille et par la suite avons eu un garçon bio….pfff je vous dis pas les remarques (commentaires positifs ou remarques horribles, genre à vous en avez un « à vous »)
    Nous avons été gâtés par la vie (même si au départ c’était mal parti) et je trouve que ce sont vraiment des « caprices de riches » (riches en enfants je veux dire ;-) de souhaiter un sexe ou l’autre.
    et bon we à tous!

    • Oui Ganesh46 nos commentaires sont probablement bien durs, surtout pour celle qui a écrit ce texte sans penser à mal, très certainement. Et j’imagine qu’elle doit se sentir bien mal à l’aise en nous lisant maintenant (et je m’en excuse auprès d’elle).
      Mais la vigueur de nos réactions reflète très certainement la « violence » que nous avons ressentie à la lecture de ce texte, et nous sommes plusieurs dans ce cas… D’autant que sur les Vendredis Intellos, nous ne sommes vraiment pas habitués à ça ! J’ose espérer qu’il ne s’agit au départ que de maladresse de la part de Marie et pas d’une volonté de juger les autres… A notre tour, nous ne la jugeons pas elle, mais nous réagissons à ses propos.

      • C’est aussi mon avis. Parfois certaines choses nous mettent en colère, nous indignent. je pense que Marie (je lui laisse le soin de me corriger si je me trompe) a écrit ce billet sous le coup de ce genre d’émotion intense. Cette colère doit être respectée (naître fille dans une famille qui attend un garçon, et vice versa, est une grande violence à vivre pour un enfant). De même que les ressentis exprimées par les unes et les autres le doivent également, d’où ma proposition de modification du paragraphe visé.
        Personne ne devrait être jugé ou se sentir jugé pour ses sentiments, ils nous appartiennent, définitivement.

    • à la fois je comprends ce commentaire, et à la fois il me laisse un goût bizarre… Un peu comme si vous m’interdisiez d’avoir mal à mon torticolis alors qu’il y a des paralysés, ou comme si vous me disiez que je suis ridicule de ne pas aimer les épinards ou d’être végétarienne (pour le coup ce n’est pas moi mais ça pourrait) alors qu’il y en a qui meurent de faim.
      Oui, j’avoue que j’ai été un brin déçue quand j’ai vu son petit zizi à l’écho (que j’ai faite moi-même), que j’ai un petit brin espéré m’être trompée, que j’ai été à nouveau un tout petit peu déçue quand on m’a refait l’écho la fois suivante… Oui. Ca n’a duré qu’un instant, mais j’avais imaginé une fille, je ne sais pas pourquoi. Je me projette toujours, et c’est difficile d’imaginer un enfant asexué, alors on imagine ce qui vient. Parfois même on s’imagine que ces images, c’est le bébé qui nous les envoie, comme on dit qu’il choisit son prénom. Oui peut-être que c’est un peu notre « instinct » de mère à avoir deviné qui est mis à mal, j’en sais rien, et finalement pourquoi vouloir décortiquer ?
      Je suis heureuse avec mon petit bouchon, mais pour le second, j’avoue espérer que ce sera une fille. Je voudrais lui faire des couettes ! :D C’est peut-être ridicule mais ce sont mes envies. Et je ne crois pas qu’avoir des envies soit grave pour son enfant, triste ou même révoltant. Ca n’empêche pas d’aimer l’enfant réel qui est là.

    • Puisque tu parles d’infertilité, saches que je connais plusieurs mamans infertiles, qui passent par les fiv et cie et tout le stress et l’attente que cela engendre.. et puis ces filles-là, après 2 ou 3 garçons ont voulu une fille, tu pense donc que c’est un caprice de riches que de souhaiter avoir les deux sexes, quand on sait qu’on a peu de chance que ça aboutisse?
      j’entends souvent ces reflexions sur le net « ne vous plaignez pas, il y en a qui ne peuvent pas en avoir » mais justement certaines femmes souhaitent avoir un sexe en particulier, tout comme les « bios »
      A l’adoption on peut parfois choisir le sexe du futur bb que nous allons accueillir, pourquoi il n’en serait pas de même pour les autres? (ma tante voulait absolument adopter une fille après un garçon fiv)

      D’ailleurs j’ai une amie très proche, ils sont à la limite de l’infertilité tous les deux, à chaque désir de bb commence le parcours du combattant.. ils ont eu deux garçons, pour son troisième bébé et dernière chance elle voulait une fille et puis c’est tout… la main du technicien a été heureuse….. il a pioché un futur embryon fille … si ça avait été un 3ème garçon, selon tes dires elle aurait eu plus de légitimité à se plaindre du fait de ne pas avoir de fille, par rapport à des gens qui ont la chance d’avoir des enfants naturellement? je pense qu’il faudrait leur poser la question, aux parents fiv.. car pour sa part, mon amie ne se considère pas plus légitime qu’une maman lambda…..

    • Je suis passée par une FIV, ça a été très dur, nous avons appris ivres de joie que nous attendions des jumeaux. Puis que ces jumeaux étaient des garçons. J’ai fait le deuil d’avoir une fille (mon mari et moi ne souhaitons pas avoir 3 enfants, sans compter que ce 3ème n’arrivera peut être jamais étant donné les difficultés à tomber enceinte), et pourtant quelques mois avant je pensais que je n’aurais jamais d’enfant. Je ne me sens pas capricieuse. Ce deuil a duré deux jours, je trouve que dans une vie c’est pas grand chose. Je suis heureuse d’attendre ces garçons. Heureuse est un euphémisme. Mais oui, ça m’attriste de ne pas acheter des jupes (oui hein, désolée d’être superficielle, c’est le MAL, mais j’y peux rien), ça me manque de savoir que je ne ferais jamais de nattes à ma fillle, de ne pas faire les magasins avec ma fille, et surtout de ne pas connaître avec ma fille la relation mère/fille. Si j’avais attendu deux filles, j’aurais probablement regretté de n’avoir jamais eu de garçon.

      Je trouve les jugements très durs. L’argument de « si vous aviez l’expérience de l’infertilité » ne prends pas pour moi voyez vous. Je n’imaginais pas que ça me rendrait si triste avant d’être confronté au fait, je culpabilise de cette tristesse, mais je n’arrivais pas à la contrôler. Mais ça m’aide de me dire « tu viens de gagner une Ferrarri, tu peux pas regretter qu’elle soit Jaune alors que tu la voulais rouge »…

  9. Merci pour ce sujet, qui est très intéressant mais qui, je crois, nécessite un peu plus de subtilité et un peu moins d’affirmations subjectives et de jugements dans son écriture. Je suis convaincue – et les commentaires ci-dessus semblent le confirmer – que le besoin de connaître le sexe de son enfant avant sa naissance relève vraiment de l’intime et répond à des questionnements qui nous dépassent dans le sens où les émotions liées sont souvent plus fortes que nous. Cela peut être de la joie – bien sûr, c’est préférable – mais aussi de la déception, de la tristesse, de la colère. Et pour cela, je suis aussi persuadée qu’il est préférable d’identifier ces émotions à l’échographie, ce qui permet de les accueillir, de les accepter, de faire éventuellement le deuil de l’enfant rêvé, afin d’accueillir l’enfant réel à sa naissance…

    Pour ma part, j’ai deux filles. Avant de devenir maman, pendant la grossesse, et jusqu’à l’échographie, je me suis toujours imaginée avec une fille. Je me sentais tout de suite moins à l’aise avec un garçon. J’ai accueilli cette idée, ces sentiments. Une nette préférence pour la fille, liée à la honte de « rejeter » déjà le garçon. Je pensais qu’il était important de ne pas nier ces émotions et de rechercher les raisons de ce malaise à l’idée d’avoir un garçon… J’ai pu, pendant ma grossesse, discuter avec ma famille, mon conjoint, un thérapeute, et comprendre petit à petit les raisons de cette préférence, qui réfèrent pour moi à des schémas psychiques transgénérationnels (peche gingembre en parle). Je ne souhaitais pas être déçue dans la salle d’accouchement et je trouvais « moins pire » de l’être éventuellement au 4e mois de grossesse dans la salle d’échographie. Ainsi, il me resterait 4 mois pour parler à cet enfant de mes peurs, de mes interrogations…

    Lorsque j’ai appris que j’attendais mes filles, à chaque fois ça a été une grande joie, doublée d’un immense soulagement. Pour autant, petit pincement au coeur de devoir faire le deuil du garçon… Et oui, tout cela est bien complexe… Personnellement, connaître le sexe des bébés était essentiel pour me permettre de les accueillir au mieux, tels qu’ils étaient. Mais chaque cheminement est personnel, intime et je ne sous-estime ni ne juge les parents qui choisissent – ou non – de connaître le sexe de leur enfant.

  10. Bonjour,

    Lectrice assidue des Vendredis Intellos mais préférant rester discrète dans les commentaires, je ne peux m’empêcher d’intervenir cette fois. J’ai tout d’abord trépigné de joie en lisant le titre de ce billet car ce sujet m’interpelle fortement puisque je suis la maman de garçons de 5 ans, 2 ans et 5 mois.

    Et puis, plus j’avançais dans la lecture, plus je déchantais. Au final, je suis moi aussi amèrement déçue du traitement qui en a été fait et qui me/nous fait culpabiliser, nous, les mères qui n’avons pas eu le fils/la fille. Moi aussi, j’ai envie d’employer le terme de deuil : je dois faire le deuil d’avoir une fille un jour. J’ai trois merveilleux garçons en bonne santé qui font toute ma fierté et que je ne voudrais remplacer pour rien au monde ; simplement, je n’ai pas de fille.

    Quand j’ai désiré avoir des enfants, j’ai mis deux ans pour tomber enceinte, autant dire que son sexe m’importait que très peu et j’ai accueilli avec joie mon premier fils. Pour la deuxième grossesse, c’était plus ambigu, je voulais bien une fille pour avoir le choix du roi, mais j’ai presque été soulagée d’apprendre que ce serait un autre gars, j’imaginais qu’ils seraient plus complices et plus proches en étant du même genre… Et à la troisième grossesse, je m’attendais à une sorte de… récompense, après deux garçons il fallait FORCEMENT que ce soit une fille. Mais comment dit-on déjà, jamais deux sans trois ? J’ai mis plusieurs jours à faire sortir la douleur, à admettre que j’étais triste d’attendre un troisième garçon. C’est venu lorsque mon mari a sorti une plaisanterie du genre :  » On va faire une équipe de foot « , j’en ai pleuré longtemps tellement cela me faisait mal.

    Cela pose la question du quatrième enfant.
    Est-ce que nous essaierons à nouveau, alors que l’on se serait probablement arrêté à deux si on avait eu un garçon et une fille ? Je m’étais toujours dit qu’il fallait savoir renoncer au bon moment. Il y a de fortes chances que ce soit un quatrième garçon. Et quand bien même ce serait une fille, il y aurait tellement de pression sur ses épaules de ma part et de la part de ses frères en tant que petite dernière et en tant qu’unique fille, que je ne pense même pas que ce serait souhaitable.

    Ce ne sont pas les jolies robes qui tournent ou les couettes qui me manquent. Ni même le fait de jouer à la poupée ou à la dînette : mes garçons y jouent très volontiers et nous les y avons toujours encouragés ! Ce qui me manque, c’est la relation mère-fille, cette complicité particulière qui fait que, même une fois adultes, les filles sont plus souvent proches de leur mère que ne peuvent l’être les fils, plus proches par les contacts physiques, par le relationnel (mais attention, je ne veux pas généraliser pour autant !). C’est l’idée que mes garçons n’auront pas d’interactions avec au moins une sœur et ne connaîtront que les relations entre frères. C’est aussi l’idée que je n’aurai pas de transmission de mère à fille, du fait de devenir femme… Aujourd’hui, voir des échanges tendres entre une mère et sa fille (qu’elle soit une enfant ou une adulte) me fait mal au cœur.

    Voilà, c’est dit.

    • C’est vrai qu’on parle beaucoup de la relation mère-fille. C’est vrai que j’ai la chance d’avoir et une fille et un garçon. (et surtout en bonne santé et vifs d’esprits ;-) ) Mais personnellement, je n’envisage pas d’avoir une relation moins forte avec mon fils qu’avec ma fille. Peut-être l’avenir me dira-t-il le contraire ? Peut être mon garçon s’éloignera-t-il plus de mon foyer que ma fille ? Peut-être que je m’entendrai moins avec ma belle-fille ? Mais tout cela, c’est de l’avenir. Je n’ai pas de plan pour mes enfants. Peut-être seront ils médecins, ou bien boucher ou commercial. Qu’en sais-je ? On verra bien. Pour l’instant, je savoure l’instant présent. Je comprends ta décision magnificia mais à mon avis avoir un 4ème pour tenter d’avoir une fille serait effectivement une erreur. Je me pose la question d’avoir un 3ème ou pas, et sans raison de sexe. Ma question est plutôt : est-ce que je le veux pour moi ou est-ce que je le veux juste pour l’accueillir tel qu’il est ? J’aimerais atteindre ce niveau de désintéressement, et si je te l’écris, c’est parce que je regrette de ne pas l’avoir moi-même atteint. Voilà, je t’envoie un chaudoudou

      • Merci dechairetdelait pour ta réponse et tes encouragements.
        Je veux juste préciser certaines choses.

        La première, c’est que je ne doute pas un instant qu’une relation mère-enfant(s) peut être aussi forte et proche que ce soit avec une fille ou avec un fils, mais je ressens qu’une fille peut se permettre d’être plus démonstrative dans ses sentiments et donc se montrer plus affectueuse, plus tactile avec son entourage. J’en veux pour preuve que dans la fratrie de deux garçons et deux filles dont fait partie mon mari, les garçons n’entrent en contact physique avec leur mère qu’à de rares occasions, cela n’exclut pour autant en rien de l’amour et du respect entre eux ; alors que les filles le font assez régulièrement avec elle et entre elles, pour se serrer dans leurs bras, se masser, etc.
        Avec mes garçons, j’en ai un qui préfère garder ses distances (et je respecte ce choix), les deux autres sont heureusement très friands en câlins et en bisous en tous genres. Mais je pense que plus tard, vers la puberté, j’aurai de moins en moins droit à des démonstrations d’affections de leur part, et cela sera juste… normal.
        A noter également que j’aurais été sans doute malheureuse de n’avoir que des filles et pas de garçon du tout, car j’aurais éprouvé le même manque face à l’absence de parité.

        Deuxièmement, sur la question du nombre d’enfants, je n’ai évidemment pas la réponse à ta question, mais sache que mes deux premiers ont été désirés et planifiés, le troisième restait une vague éventualité, mais nous n’avons même pas eu le temps d’aborder la question qu’il s’invitait déjà en avance – merci les oublis de pilule. Nous avons pesé le pour et le contre sur le plan financier, professionnel, familial, et finalement laissé gagner la nature. L’idée du quatrième est à présent une très très improbable éventualité à cause de l’âge qui avance, de la situation financière, de nos carrières professionnelles… Mais j’ai un mari qui a adoré être l’aîné de quatre enfants et donc pour qui cela ne lui fait pas peur, et j’ai une préférence pour les chiffres pairs (ce n’est pas par superstition, c’est plus pour avoir une certain équilibre dans la fratrie). Et justement, je ne veux pas faire ce petit dernier juste pour avoir la fille, donc oui, il vaut mieux que cela ne reste qu’un vague désir…

  11. Bonjour Marie, je suis assez d’accord avec les commentaires précédents, je pense que choisir de connaître ou non le sexe du bébé est une décision personnelle, et qu’il n’y en a pas une meilleure que l’autre. De même, ça ne me choque pas que certain(e)s puissent être déçu(e)s de ne pas avoir le petit gars/ la petite fille qu’ils espéraient. L’important, c’est de l’aimer quand même une fois qu’elle(il) est là, non ? Pareil pour les naissances multiples, souvent lorsqu’on l’annonce aux parents, c’est pas vraiment la joie, il faut du temps pour encaisser la nouvelle et se préparer. Et là pour le coup, autant avoir eu la déception et être passé outre lors d’une échographie qu’à la naissance, non ?
    Pour ma part (j’enchaîne sur le vécu personnel, j’essaie de ne pas en faire une généralité, mais ce n’est pas facile ;-), je n’ai pas voulu savoir pour le 1er, et je n’ai pas spécialement aimé la surprise : je pensais que c’était un garçon, et du coup j’avais peur de me tromper et d’être déçue à la naissance (comme pascale72, déçue de m’être trompée). J’ai aussi eu plus de mal à me projeter et à créer une relation avec ce bébé, que je ne pouvais pas appeler par son prénom. Et pour finir, question logistique, moi ça m’a pesé, on est déjà envahis par les vêtements de bébé, si en plus il y en a pour les 2 sexes, bof.
    Pour la 2e, j’ai voulu savoir, et je me suis beaucoup plus investie dans la relation, j’ai été plus proche d’elle très tôt, ça m’a beaucoup plu de savoir. Malheureusement, je l’ai perdue à 7 mois de grossesse.
    Quand j’aurais un autre bébé, je pense que je voudrais savoir son sexe aussi. Parce que je ne sais pas comment je réagirais, est-ce que si c’est une fille je serais contente, plus angoissée, et si c’est un garçon, est-ce que je serais déçue ? Quoi qu’il en soit, cette émotion là, je ne veux pas l’avoir à la naissance, je veux pouvoir la gérer et la digérer avant, sans culpabilité. A la naissance, je veux seulement de la joie (même s’il y aura certainement du soulagement ;-).

    • merci… je me retrouve dans ce que tu dis, et j’ai la sensation que tu le dis fort mieux que moi ^_^
      et oui, en lisant les commentaires, je trouve que de savoir avant, cela m’a permis d’accueillir Edgar comme il le méritait, avec Amour et Joie et surtout Sérénité! le cap avait été passé! je ne sais pas comment j’aurais géré si j’avais voulu conserver la surprise, peut-être aurais-je pleuré devant le zizi de mon Deuz… bah je préfère avoir pleuré avant, le lui avoir expliqué intra-utéro, mis des paroles pendant la grossesse et puis être passé à la phase réelle de l’accueil, lui parler en le nommant, lui répétant son prénom, le dire à son grand frère aussi, en parler comme on parle d’une personne qui existe et non qui VA exister!
      bref, le savoir avant m’a permis au final de mieux m’investir dans cette grossesse, dans l’attente de mon bout de chou… et ce n’était pas du luxe !
      Bien sur j’ai eu honte de pleurer, je me suis dit que j’étais une gosse de riche de pleurer parce que je n’attendais pas une fille, j’attendais un bébé, quoi!! il fallait que je m’estime heureuse! mais bon… les larmes ont coulé, elles ont évacué ce qui devait l’être… à chacune ses faiblesses, hein! ;)

  12. Comme les autres commentaires l’ont souligné, je trouve cet article très culpabilisant et c’est bien dommage.
    Pour mes deux grossesses, j’ai voulu savoir le sexe car j’en avais besoin pour la construction psychologique de ma maternité. Disons que j’aime imaginer l’avenir, que je me projette toujours sur le long terme et c’était important pour moi de savoir si je me projettais sur une fille ou sur un garçon, de l’imaginer en robe ou en pantalon. C’est peut-être très bête mais j’en ressentais le besoin.
    Lorsque je suis tombée enceinte de mon 1er enfant, je rêvais d’avoir un garçon. En effet, j’ai une petite soeur et un tas de petites cousines et je n’avais jamais eu à m’occuper d’un bébé garçon. Je voulais de la nouveauté. Quand on m’a annoncé qu’il s’agissait d’une fille, la déception fut très grande. J’ai accepté l’idée et je me suis imaginée avec ma petite fille à barrettes (même si c’est hyper cliché et que ma fille ne met finalement jamais de barrettes) même si j’ai voulu choisir un prénom de garçon au cas où on aurait une surprise le jour de la naissance. Je gardais un petit espoir. Il s’agissait bien d’une fille et je l’ai aimée tout de suite pour ce qu’elle était et je n’ai jamais regretté qu’elle ne soit pas un garçon.
    Pour ma 2ème grossesse, j’espérais bien sûr ce garçon tant attendu. Quand on m’a annoncé qu’il s’agissait bien d’un garçon, j’en ai pleuré de joie. Ca ne veut pas dire pour autant que j’aime plus mon fils que ma fille ou que j’ai mieux vécu cette 2ème grossesse que la 1ère. Cela ne veut pas dire non plus que je serai tombée en déprime si j’avais eu une 2ème fille, je m’étais fait à l’idée. Il s’agit juste d’un rêve qui se réalise et qui est-on pour juger les rêves des uns et des autres.
    Aujourd’hui, j’aime mes deux enfants autant l’un que l’autre même si ce n’est pas tout à fait de la même façon (j’ai plus un rapport de tendresse et de complicité avec ma fille et un rapport d’amour et d’admiration avec mon garçon). Des fois, il m’arrive de rêver d’avoir une 2ème fille. Comme quoi.

  13. Bonjour,
    Certaines d’entre nous se sentent visiblement jugées, accusées par Marie. Je m’en étonne et pense qu’il y a malentendu. Je pense que le message de Marie était que le sexe de l’enfant n’est pas la priorité en soit, surtout s’il est motivé par des raisons futiles et matérielles, comme l’aménagement de la chambre et les vêtements, ce qui n’est sans doute pas le cas des lectrices des Vendredis Intellos.
    Personnellement, j’ai choisi de ne pas savoir le sexe. Pour mon premier, j’ai eu le plus grand mal à trouver de la layette blanche. Tout est déjà sexué dès la taille naissance en rose ou bleu et j’en étais très étonnée. POurquoi devrait-on catégoriser un bébé dès sa naissance ?

    J’ai eu d’abord une fille alors que j’étais convaincue d’attendre un garçon. A sa naissance, j’ai été absolument bouleversée de mettre au monde une petite fille qui serait un jour capable de donner la vie à son tour. Puis j’ai eu un garçon, né deux mois trop tôt. Je me fichais qu’il soit garçon ou fille. J’étais juste émerveillée qu’il soit si parfait, si achevé alors qu’il venait au monde si tôt. Par contre, je crois que mon mari était ému qu’il soit garçon. Mais s’il avait été une fille, cela n’aurait finalement pas changé grand chose. Nous nous serions battus tout autant et nous aurions été tout autant heureux à sa sortie de l’hôpital. D’ailleurs aujourd’hui ma fille fait bon nombre d’activités qu’aime mon mari, comme jouer au golf, au train, au ballon et même depuis quelques jours au billard !

    Si j’ai le bonheur d’avoir un troisième, je ne demanderai toujours pas le sexe. Je n’ai pas envie qu’un médecin en blouse blanche me l’annonce froidement face à un écran. J’ai envie de le découvrir à la naissance, de m’émerveiller de sa beauté, qui n’est pas que son sexe.

    Je suis d’accord avec les détractrices de cet article en ce sens que la maternité touche à quelque chose de très intime et que le sexe de l’enfant renvoie à bon nombre de projections sociales ou que l’on a soit même de sa vie de famille. C’est quelque chose d’intime. Aujourd’hui, il y a la possibilité de savoir le sexe. Si certains veulent demander, qu’ils le demandent. Mon mari pensait autrefois que cela pouvait lui permettre de « s’habituer ». Je respecte le choix des autres mais je reste convaincue que l’essentiel n’est pas là. Et surtout, ces discussions m’ont rappelé des fresques peintes par des femmes que j’ai vues en Inde et que du coup, je viens de publier sur mon blog : http://dechairetdelait.wordpress.com/2014/01/10/save-girl-child/

    Comme je ne parle pas hindi et que ces femmes parlaient très mal anglais, j’ai malheureusement eu le plus grand mal à échanger avec elles alors qu’elles étaient heureuses de dialoguer. Visiblement, un foetus fille en Inde ne vit pas toujours son enfance… La première fresque laisse supposer que les mères de filles avortent mais les femmes me laissaient entendre que les bébés filles sont souvent tués à la naissance.

    Quant à la dernière « Save women », il rappelle que les femmes ont souvent la vie dure. Alors fille ou garçon, notre bébé ? Pour moi, la question n’est pas là. Le respect de l’autre devrait être l’essentiel.

  14. Merci à toutes d’avoir pris la plume pour mettre des mots sur ce qui vous avait dérangé dans cet article, et merci de tout ces partages d’expérience et d’histoires personnelles.
    Merci à Marie d’avoir abordé ce sujet difficile, complexe et parfois douloureux.
    Je souhaiterai sincèrement qu’on puisse poursuivre cet échange, bien entendu, dans le respect des histoires et des ressentis de chacun-e.

  15. Merci pour ce texte.
    Merci pour les quelques vérités qu’il contient.
    Merci de les avoir écrites.
    Merci de parler de l’enfant ou non obligatoirement du sexe de celui-ci.
    Quand, au bout de 7 années d’essai, vous arrivez enfin à concevoir, presque sans espoir de le faire d’ailleurs, et la famille bien intentionnée vous distille le fait que cela ne peut être qu’un garçon, comme si le contraire serait la fin de monde, alors je ne peux dire que merci que quelqu’un écrive ceci.
    Concevoir un enfant n’est pas avoir une fille ou un garçon, c’est effectivement se préparer à agrandir sa famille, éduquer et autonomiser un enfant pour qu’il devienne l’être en devenir qu’il est.
    Si accueillir un enfant est une tristesse parce que son sexe ne correspond pas à nos attentes, aux attentes de l’entourage, alors pourquoi le concevoir ? Autant l’adopter.
    Je suis heureux chaque jour de voir mon enfant vivre.
    Je sais que mon nom de famille va mourir avec moi, mais je sais aussi qu’il continuera à vivre avec mes enfants, et leurs enfants….
    Mon nom n’est rien, mon enfant seul compte.

    • J’avoue ne pas comprendre votre phrase: « Si accueillir un enfant est une tristesse parce que son sexe ne correspond pas à nos attentes, aux attentes de l’entourage, alors pourquoi le concevoir ? Autant l’adopter. » En quoi aurait-on moins d’attente face à un enfant adopté?

      • Justement parce que l’on adopte. Dans l’inconscient le choix n’est pas possible. On adopte l’enfant à adopter, on ne choisit pas, on ne peut pas dire « Ah non, je voulais une fille, c’est un garçon, je passe mon tour ». Ça devrait couper l’herbe sous le pied de toute remarque. Si ce n’est pas le cas, alors que là, dans ce cas-là, les parents adoptifs n’y peuvent vraiment rien, ils ne sont pas les concepteurs, c’est qu’il y a un gros soucis, ou de gros soucis…. Pour moi l’attente vis à vis d’un enfant que l’on adopte ne peut être la même, pas sur son sexe en tout cas, sujet de l’article, et sur ce sujet uniquement, car je ne parle pas d’autre chose ici. J’espère m’être fait comprendre…. et si ce n’est pas le cas, j’essaierai de m’expliquer autrement.

        • Ô_o Toujours pas compris. On ne peut pas non plus CHOISIR d’avoir un garçon ou une fille lorsque ce/cette dernier(e) est conçu(e) « naturellement », non? Car même lorsqu’on est le/la « concepteur/trice », on ne peut avoir aucune prise sur le sexe de l’enfant. Dans les deux cas – grossesse ou adoption – on sera bien obligé d’accueillir l’enfant tel qu’il sera et non tel qu’on l’avait souhaité. Je ne vois vraiment pas la différence…

          • Effectivement, mais sans doute que dans l’inconscient de ces personnes toujours de bons conseils, le fait d’adopter ferait que l’on aurait encore moins de prise sur le sexe de l’enfant…. La « différence » si elle existe dans certains esprits, n’est pas dans l’esprit de ceux qui se prépare à accueillir l’enfant, mais dans l’esprit de l’entourage. Pour vous, pour moi et pour beaucoup d’autres personnes, le sexe de l’enfant à venir importe peu, ce qui ne semble pas forcément le cas de l’entourage….
            Je parle ici de l’entourage « bienveillant » ici, pour des parents.

        • Je ne suis pas sûre que cela aille de soi en fait. Peut être que les parents adoptants sont plus nombreux à avoir fait un travail sur eux pour se délester de leurs attentes et de ce qu’ils pourraient projeter sur leur enfant… mais j’avoue que je ne vois pas en quoi cela serait différents sinon: c’est la loterie dans tous les cas! Que l’enfant soit issu de nos gènes ou pas!

    • Hum…. »Si accueillir un enfant est une tristesse parce que son sexe ne correspond pas à nos attentes, aux attentes de l’entourage, alors pourquoi le concevoir ? Autant l’adopter. »
      NON on ne choisi pas le sexe de son enfant lorsque l’on adopte…..d’où vous vient cette idée??? (tout au plus dans certains pays vous pouvez exprimer une préférence si vous avez déjà plusieurs enfants du même sexe mais ça reste très marginal…en tout cas en France ce n’est pas possible)
      Sinon tout à fait d’accord avec vous.

      • Placez-vous du point de vue de l’entourage « bienveillant » et dans leur tête…. je crois que pour eux ça fait une différence. C’est ce que je voulais exprimer concernant l’adoption.

  16. Je ne sais quoi penser de cet article mais en tous cas je trouve que les commentaires sont très riches, c’est passionnant de lire les histoires de chacun et chacune, de se rend compte qu’il existe en effet une infinité de raisons d’avoir ou de ne pas avoir de préférence.
    Moi j’ai fait le choix de ne pas savoir pour ma première. On en avait parlé avant la grossesse et l’idée de ne pas découvrir le sexe de notre enfant sur un écran mais quelques instants après sa naissance, de nos propres yeux, nous plaisait. Pourtant je me demandais si j’arriverais, moi qui suis si curieuse, à tenir 9 mois sans savoir. Finalement, dès que j’ai su que j’étais enceinte, ce doute s’est dissipé, j’ai ressenti, comme l’explique Marie, que je portais un « petit être en devenir ». Je ne voulais pas, contrairement à d’autres, lui donner un identité avant sa naissance. Je voulais continuer à le percevoir comme un petit être en devenir. Surtout lui coller un prénom à l’avance, trop peur de l’imaginer comme ci ou comme ça. Je voulais laisser à cet enfant une grande page blanche à remplir lui-même. J’avais l’intuition d’attendre une fille mais je travaillais sur moi pour ne pas trop y prêter d’attention. Et ce fut une fille. Si elle avait été un garçon, je crois que j’aurais été surprise, mais pas déçue, impossible d’être déçue à cet instant magique où j’ai découvert mon bébé.

  17. Je suis limite choquée par le ton donné à ce billet.. qui pointe du doigt et juge les femmes déçues par le sexe du bébé qu’elles attendent… c’est déjà tellement dur de se dire qu’il ne faut pas être déçue… c’est tellement dur de devoir affronter le blabla gnangnan des gens qui ne savent pas quoi dire pour vous réconforter… c’est déjà tellement dur de lire des gens nous agresser perpetuellement sur le net, j’ai même lu, sur le forum de france 2 que des gens comme nous qui se « plaignent » du sexe de futur bébé méritait l’euthanasie ou la stérilisation car nous ne méritions pas d’être mère!!!
    qui êtes vous pour vous permettre de juger?
    c’est l’inconscient qui parle, on ne peut pas diriger l’inconscient, c’est comme demander à un depressif d’arrêter d’être malheureux en un claquement de doigt parce que y’en a des plus malheureux que soit!
    oui avoir un enfant c’est magique, oui le sentir grandir en soi c’est merveilleux (enfin pour moi en tout cas), oui je suis consciente que j’ai la chance d’avoir 5 beaux enfants, et de n’avoir jamais eu de souci si ce n’est quelques mois d’attente qui me semblaient être une éternité avant d’avoir un joli +….

    c’est facile de critiquer, de juger, de pointer du doigt quand on n’est pas dans la situation, parce que je l’ai été, et que malgré tout je le suis encore… j’ai eu 4 garçons…. 4, pas 1 ni 2, mais 4 d’affilée…. le simple regard d’apitoiement des autres sur moi à suffit pour que je passe une 4ème grossesse pourrie pour être polie… j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps, j’ai regretté d’avoir voulu ce bébé qui finalement ne me rendait pas joyeux mais malheureuse… et oui parce que pour la seule fois de ma vie j’ai osé demandé le sexe!!! la seule et unique fois où je me suis dit « obligé cette fois, c’est une fille » la seule fois de ma vie où un abruti de gygy m’a regardé et m’a dit « vous êtes déçue? de toute façon au bout de 4 garçons on peut considérer que vous et votre mari n’êtes pas compatibles pour faire une fille… il va peutêtre falloir songer à arrêter de faire des enfants »… je suis sortie les jambes flageolantes… parce que voilà moi qui m’étais toujours dit que je saurais être forte, je ne l’ai pas été, j’ai pleuré dans la voiture, j’ai pleuré en rentrant…. et le pire ça été de supporter le regard des gens quand on annonçait le sexe….

    et le plus dur ça a été de supporter les annonces « filles » des gens de l’entourage qui ne comprenaient pas pourquoi j’avais les boules de ne pas avoir de fille mais qui me clamait haut et fort combien c’est merveilleux d’avoir une fille!!

    parce que la société est ainsi faite, la famille parfaite, la famille « Ricoré » c’est un garçon, une fille, un chien, une maison, une voiture… dès qu’on sort du lot on nous regarde comme des bêtes curieuses….

    ce billet est accusateur et pleins de jugements.. mais avez-vous conscience que certaines femmes souffrent et se voient être obligée de consulté un psychologue pour accepter le fait qu’elles n’attendent pas l’enfant du sexe voulu? savez-vous que certaines femmes font une dépression post-partum à cause de ça?

    Je trouve que le jugement est trop facile quand ça vient de gens qui n’ont pas d’enfant ou alors qui on le « choix du roi » (je déteste ce terme, ça sous-entend que si vous n’avez pas garçon/fille vous n’êtes rien..)…. quand on ne connait pas la situation on ne peut pas savoir….

    Aujourd’hui je suis apaisée car j’ai eu une fille en 5ème, après 4 garçons, alors que tout le monde nous disait qu’on ne serait pas « capable »..on y est arrivés… je n’ai pas demandé le sexe, chat échaudé craint l’eau froide comme on dit… j’ai eu la surprise le jour j et quelle surprise! Tout à coup cette chape de plomb qui m’oppressait s’est soulevée….

    Malgré tout, je resterais marquée à vie « je suis une maman qui a 4 garçons »….d’ailleurs encore aujourd’hui quand je ne suis qu’avec les deux petits, je précise toujours que j’en ai 5…4 garçons.. comme un pied de nez aux gens qui pensent qu’on est dérangé quand on pleure car on n’a pas le sexe désiré….

    Je vous souhaite une bonne journée tout de même ^^

  18. heu sinon, je me suis un peu éparpillée dans ma réponse, je n’ai jamais voulu savoir le sexe de mes trois premiers, pour le premier on voulait un garçon, bingo, pour le 2ème je voulais une fille, j’ai eu un garçon, mais bon pas trop déçue
    pour le 3ème j’étais persuadée qu’il n’était pas possible d’avoir 3 enfants de suite du même sexe, encore une fois nous n’avons pas demandé le sexe à l’échographie, j’adore les surprises :p
    et encore un garçon, j’ai été un peu déçue, mais bon voilà quoi
    et finalement ce qu’il ressort de mon expérience c’est que la seule fois où j’ai craqué et demandé, j’ai eu une fin de grossesse affreuse, car on oscille entre la culpabilité de ressentir de la déception et la culpabilité de se dire qu’on n’a pas le droit de réagir comme ça….

    et perso je connais très peu de parents qui ne demandent pas le sexe, car beaucoup de futurs parents ont besoin de se projeter, choisir un prénom, préparer la chambre, le trousseau etc.. moi j’ai adoré l’effet de surprise, car ça rend la naissance doublement magique :D, mais pour autant je ne condamne pas les parents qui font le choix de demander et qui sont déçus par la suite ;)

  19. Pingback: Alors heureux ? Euh… [Mini-débriefing] | Les Vendredis Intellos

  20. Je n’ai pas encore été confrontée à l’attente et l’espérance. Néanmoins, j’ai l’impression que le principal est d’éviter de projeter (garçon, fille, beau-belle, fort-e, intelligent-e, blond-e,…).
    Je suis l’aînée, mon frère me suit. Lorsque ma maman était enceinte du 3e bébé, mes parents ne voulaient pas savoir le sexe, comme les 2 premières fois. Sauf qu’ils répétaient qu’ils « sentaient » que ce serait un garçon.
    J’ai eu une petite soeur. Mon frère, 3 ans à l’époque, a eu beaucoup de mal à l’accepter : ce devait être un garçon.
    J’adore mes parents mais sur le coup, je trouve qu’ils ont manqué de jugeote. Car pour faire ça, ils auraient aussi bien pu demander à connaître le sexe. Un enfant de 3 ans n’a pas le recul pour se dire que ses parents n’avaient qu’une intuition et qu’ils se sont trompés.
    Alors connaître le sexe ou non, je trouve que ce n’est pas la question. Il s’agit plutôt d’éviter de projeter.

  21. Désolée, le début de commentaire au dessus a été tronqué ! Le voici en entier :

    Bon.
    Non.
    Sérieusement, malgré les nombreux édits de l’auteure de cet article qui n’apportent rien de plus que de la confusion supplémentaire et une impression permanente d’être jugée, je ne suis toujours pas satisfaite du traitement du sujet.
    Désolée, mais je pense vraiment qu’un peu plus de bienveillance, de compassion et de remise en question auraient été les bienvenus…

    J’ai donc eu trois grossesses. Pour les deux premières, j’ai voulu savoir si j’attendais un garçon ou une fille pour me projeter. C’était une manière d’obtenir au moins une certitude sur ce qui allait advenir. Saisir un peu de ce qui reste encore insaisissable. Neuf mois représentent une éternité quand on est en attente, alors savoir le sexe permet en quelque sorte d’abréger le temps, de concrétiser un peu plus les choses. Cela permet d’investir l’enfant à venir, à défaut de savoir déjà à quoi il/elle ressemble, quel est son caractère… Cela m’a aidée à me préparer à mon rôle de mère, et si j’ai été déçue de savoir que c’était à chaque coup un garçon, cela n’a pas duré et j’ai pu vite réinvestir mes grossesses.
    Cependant, pour ma dernière grossesse, j’ai voulu être plus raisonnable, je me suis mise d’accord avec le père pour ne pas savoir : oui, cette fois, on allait avoir la surprise totale jusqu’à la naissance, peu importe le sexe, on serait ravis ! Hélas, lors d’une échographie de contrôle vers sept mois, la gynéco était concentrée sur les problèmes qu’elle venait de détecter et révèle par mégarde que c’est un garçon. Je m’effondre brusquement, mes derniers espoirs d’avoir LA fille s’envolent pour de bon. J’aurais effectivement préféré cette fois ne le savoir qu’à la fin, profiter réellement de la naissance pour faire connaissance avec mon fils et l’accepter tel qu’il est, sans éprouver la moindre déception. A la place, j’ai eu une petite période de dépression en fin de grossesse, j’ai dû renoncer, ne plus idéaliser autant ce petit bébé.

    Bref, je trouve déplacé que l’on me dise que j’ai eu tort d’être déçue. Je préfère largement que l’on entende ma douleur, qu’on l’encadre et qu’on la comprenne… et basta, je peux ensuite passer à autre chose de plus important, comme le fait d’accepter le bébé tel qu’il est…

    Pour finir, je voudrais mettre deux liens que je pense utiles :
    http://www.psychologies.com/Famille/Maternite/Grossesse/Articles-et-Dossiers/Grossesse-savoir-le-sexe-ce-que-ca-change
    Et une petite vidéo très parlante – et émouvante – sur l’accompagnement d’une mère à accepter un bébé garçon au lieu d’une fille :

  22. merci pour ce partage, je ne connaissais pas cette vidéo, effectivement très émouvante.
    Que ce docteur est bienveillant et sans aucun jugement !

    Je n’avais pas lu toute les édits de l’auteur du billet, et comme toi, je ne suis toujours pas convaincue du ton employé. Certes l’article m’a fait réfléchir, et c’est positif dans ma situation, mais sa position trop perceptible et son jugement manque amèrement d’empathie.

  23. Comme Petroleuse, je suis aussi « très déçue par ce billet. On n’est pas du tout dans l’analyse, mais le jugement ».
    Personnellement j’assume à 100 % avoir désiré une fille, et même imaginé très fort que c’était le cas jusqu’à l’échographie. Je n’ai pas pleuré, j’ai beaucoup râlé et exprimé mon mécontentement au papa et à tout mon entourage pendant 24 heures, sans en avoir honte, et au bout de 24 heures j’ai sauté de joie d’attendre un garçon ! Je sais pourquoi je croyais attendre une fille : je viens d’une famille de trois soeurs, ma plus jeune soeur a 9 ans de moins que moi et elle était ma premiere expérience très forte de bébé : pour moi un bébé est un bébé fille. Je sais aussi pourquoi je voulais une fille : parce que ma mère et moi étions très fusionnelles, et inconsciemment j’ai ce désir de reproduire cette fusion mère-fille de ma prime enfance. Et je sais maintenant pourquoi je saute de joie d’attendre un garçon : j’aurai tout à réinventer, je peux mettre mes schémas familiaux à la poubelle, youpi !

  24. J’aimerais comprendre ce que signifie « J’ai désiré une fille » ou « Je voulais un garçon », si ce n’est pas une projection chargée de stéréotypes? « J’ai deux garçons, pour changer je voulais une fille » : pour changer quoi ? On est dans l’idée que trois garçon = trois clones, que aucun des trois ne sera éventuellement délicat, ou n’aimera jouer à la poupée, mais ce qui m’effraye surtout c’est si le sexe désiré nait et se révèle « décevant » : une fille aussi casse-cou que ses frères, un garçon finalement plus calme que sa soeur…
    Tous ces désirs (à part celui du garçon pour perpétuer le nom, oubliant du même coup que depuis des années une femme mariée peut garder son nom, ET le transmettre à ses enfants), positifs ou négatifs (sois ceci ou ne sois pas cela) sont autant de boulets accrochés au cou de l’enfant, autant de freins à l’épanouissement de SA personnalité PROPRE, qui n’a RIEN A VOIR avec son sexe.
    Je pense pouvoir affirmer sans grand risque de me tromper que c’est ce que voulait dire l’auteur de l’article par son incompréhension face à vos déceptions : si vous aimez et accueillez l’enfant pour ses potentialités et sa personnalité futurs et donc inconnus, vous ne POUVEZ PAS être décus. Si vous projetez vos rêves et vos fantasmes, et plus précisément des fantasmes basés sur des stereotypes sexués, vous SEREZ décu : à l’annonce de son sexe, ou bien plus tard quand il voudra faire de la danse et elle de la boxe.
    Et réfléchir à ces projections c’est exactement l’inverse de « assumer » qu’on espérait tel sexe. « Assumer » qu’on accroche des boulets au cou de son enfant est irresponsable, je rejoins l’auteur ici. Prendre conscience de ces projections et travailler dessus pour les réduire, voilà une attitude responsable, bienveillante, accueillante pour l’enfant.
    Car à l’annonce ou à la naissance, s’il n’y a pas (ou le moins possible) de projections, il n’y a PAS de deuil à faire : c’est pas parce que c’est une fille / un garçon que vous ne pourrez/devrez jamais (mettre ici tous les trucs dont vous pensez devoir faire le deuil/dont vous pensez être débarrassée), ou que vous pourrez/devrez forcément (mettre tous les trucs que vous pensez qu’un enfant de ce sexe fait forcément et qui vous font rêver/gerber) : tout le monde a dans son entourage une petite fille qui ne met que des pantalons, au grand désespoir de sa mère qui pensait l’habiller comme une poupée et lui faire faire de la danse, et un petit garçon délicat, qui ne fera jamais de rugby malgré les pressions de son père… Ces enfants ont une personnalité riche, unique, et ces parents devraient faire l’effort de dépasser leurs rêves puérils pour regarder vraiment le merveilleux enfant que leur a offert la vie. Pensez à eux quand vous vous complaisez dans les stéréotypes concernant vos enfants ou ceux des autres !

    C’est en prenant conscience de ces projections limitatives que nous avons commencé à penser pour notre enfant à naitre très bientôt :
    – déjà à ne pas savoir le sexe
    – à le visualiser également garçon ou fille, et notamment à parler de lui/elle en alternant féminin et masculin : en effet le masculin soit-disant neutre entraine vers le masculin. Cela nous a aidé à le visualiser indifféremment d’un sexe et de l’autre : c’est sa PERSONNALITE qui nous importe
    – à lui choisir un prénom neutre, afin qu’iell puisse « avancer caché.e » dans la vie
    – et enfin (car jusqu’à la naissance c’est assez facile)… à ne pas donner le sexe du bébé lorsqu’il sera né !
    Or dès avant la naissance « Fille ou garçon » est LA question, ce qui m’agace profondément : à la naissance je préfererais qu’on me demande s’iell va bien, dort bien, mange bien, si la naissance s’est bien passée… plutôt que s’attarder sur ce détail anatomique qui ne regarde finalement que lui/elle !
    Je m’attends donc à des dialogues gênés, tendus, voire houleux, à des dialogues de sourds, des incompréhensions… mais j’espère avoir la force de tenir bon ! Et surtout que ma moitié, qui déteste faire des vagues, aura la force de tenir sur cette mer agitée.
    Car si en tant que parents détenant cette information nous risquons, à notre corps défendant, d’agir d’une façon « genrée » comme décrite par l’étude (que personne ne commente alors que c’était quand même le sujet de cet article) : plus vigoureusement avec un garçon par exemple, qu’au moins les personnes de l’entourage, dans l’ignorance, se comportent de façon neutre et accueillante, sans juger des pleurs ou attitudes de notre enfant tout neuf selon une grille d’analyse sexuée ! Et ce faisant nous aident à lutter contre les stéréotypes qui se nichent au plus profond de nous (et que je ne vois pas grand monde remettre en cause dans ces commentaires) pour accueillir l’enfant dans ce qu’il est (ni p’tit mec ni garçon manqué ni femelette ni princesse, juste un etre libre en construction)

    Si vous avez des réflexions, des conseils, des idées de reponses pour botter en touche à la question « C’est une fille ou un garçon ? » (pour l’instant « oui » est ma réponse préférée…), elles sont les bienvenues. Si c’est pour me dire « Mais vous etes tarés, vous allez le traumatiser (alors qu’on ne parle pas de lui/elle mais du reste du monde) etc « , c’est pas la peine de perdre votre temps.

    Merci Marie pour cet article

  25. Bonjour

    je tombe par hasard sur cet articlre horrible qui méprise la détresse de parents à l annonce du sexe. Je ne suis d’accord sur aucun de vos points. Certes faire un enfant c’est souhaiter de donner la vie à quelqu’un Mais on va donner beaucoup plus que la vie à un enfant. Faire un enfant c est aussi une illusion, le sexe fait partie de cette illusion. Donc aprennez à respecter les sentiments de parents!

    • Bonjour, il me semble qu’on peut parfaitement respecter les sentiments des parents à l’annonce du sexe, c’est à dire reconnaître que des émotions de déception, ou de frustration, ou de colère, ou de peur, peuvent les traverser à ce moment là tout en se demandant par ailleurs quelles conséquences ses émotions peuvent avoir sur l’enfant si elles ne sont pas digérées. Un enfant a aussi besoin pour se construire d’être aimé tel qu’il est.

  26. J’ai lu avec attention la réflexion proposée par Marie ainsi que vos commentaires que j’ai trouvés touchants et qui m’ont permis de comprendre pas mal de choses et d’éviter d’étre dans le jugement ce qui j’avoue me tentait un peu. Une seule chose à ajouter, cela a déjà été dit mais je souhaite insister sur la violence que représente pour un enfant  » la déception » de ses parents ou de l’un des deux, sucitée par sa naissance et par le fait qu’il soit un garçon ou une fille. Cette déception doit être entendue, accompagnée, dépassée rapidement pour le bonheur de tous et à travers vos témoignages, il est clair que la juger n’apporte rien. Je suis née dans une fratrie de 3 enfants, fille, fille, garçon avec attente très forte d’un fils dès le premier enfant…..Pour mon père, la transmission du nom et la représentation du « sexe fort » dans la société, pour ma mère, elle n’a toujours aimé que les garçons, les hommes, (à l’exception d’une de ces soeurs) et ne pardonne rien aux femmes, leur évolution, leur liberté, leur courage, leur potentiel, quelque part cela la dérange et particulièrement chez ses filles et cela vient probablement de sa propre histoire. Mon père a rapidement dépassé le problème affectif mais il est resté une éducation extrèmement différente entre les filles et le garçon,  » le petit prince » avait tous les droits,  » no limit »…..Ma mère a fait une dépression à ma naissance, la première fille avait eu une chance suplémentaire, celle de combler son désir de mère, elle a pu faire avec, mais pas deux fois. Les conséquences furent lourdes, j’étais un nourisson très angoissé et je pleurais beaucoup, ces pleurs alimentaient sa dépression et notre médecin de famille lui disait déjà à l’époque:  » acceptez votre fille et elle ira mieux ». J’ ai rejeté tout signe de féminité, coupe de cheveux en brosse, bandage des seins, vêtements masculins, attitudes de garçon, jouets de garçons que j’étais obligée de me fabriquer car on me les refusait comme une punition…..rejet total du monde féminin pendant très longtemps….Je pleurais le soir dans mon lit contre ces seins qui poussaient à 13 ans. La relation affective avec ma mère et mon père est restée perturbée mais j’étais des trois enfants la plus inquiète pour eux, la plus prévenante mais aussi la plus rebelle, il faut dire que j’étais terrorisée par leur autorité à mon égard et que ça provoquait chez moi une rébellion, il fallait que ça sorte, ma soeur leur mentait et leur disait « oui » et faisait le contraire à leur insu, je leur « tenais tête ». J’ai toujours eu le sentiment que ma réussite scolaire, sportive, universitaire, sociale et familiale ne suffisait jamais à les combler….c’était toujours  » bof!!!!! » Au mieux c’était normal, au pire j’avais été une fille très « dure ». J’ai grandi, dépassé ca, construit ma vie, fait  » trois filles » hé oui!!!!!!! Drôle non? un bonheur total à chaque naissance alors que dans mon adolescence je me projetais sur une équipe de Foot en m’imaginant faire un dizaine de garçons….Puis j’ai eu deux « petites filles »….bref, 5 merveilles en tout, belles, gentilles, très féminines, merveilleuses et dont j’ai toujours été très fier et leur papa aussi. Mes parents ont eu 8 petites filles et 0 petits fils. Hé oui!!!! Drôle non? c’est passé comme une lettre à la poste, aucune déception cette fois et il faut dire que mon frère leur a posé à l’adolescence de graves problèmes éducatifs et que tout n’a pas été rose. Ma génération avait absorbé le choc et leur position de grands-parents était différente. Voilà notre histoire parmi d’autres mais des larmes et de la douleur à dépasser quand même. Heureusement les choses ont évolué. Actuellement on a la posibilité de s’exprimer, d’être écouté, accompagné et c’est formidable. Bon chance à vous tous et bienvenue ã tous ces bouts de choux qui ont besoin de notre amour inconditionnel.

  27. tuto pas interessant, on sait que l’être humain a des défaults, et il semble normal a chacun d’imaginer son avenir, et ainsi donc se projeter avec une fille ou un garcon, Ces choses sont indeterminé seul la nature peux savoir, donc quand je voit ce deballage de texte pour expliquer sa vie personnel. Croyez moi aller voir un psychologue.
    Comme je dit a mes amies  » la vie n’est pas un long fleuve tranquille, estimée vous heureux d’en avoir !!!!!!!
    Ceci n’est en pas un coup de gueule, juste une constatation de gens EGOISTE

    • Vous êtes mal placé pour taxer les gens d’égoistes, déjà, c’est très égoiste d’avoir des enfants. Les parents, contrairement à ce qu’ils disent, font des enfants pour eux, pour que les enfants deviennent une excuse à leur vie de merde (tu ne quittes pas ton boulot de merde ? c’est pour les enfants que tu ne le quittes pas…), les gens pensent que ça donne un sens à la vie de merde, c’est une illusion, on peut donner d’autres sens à une vie. C’est pour ça que souvent les artistes ne veulent pas d’enfant, car ils créent tout le temps ! ils n’ont pas besoin d’une excuse bidon à leur vie de merde (je ne suis pas artiste et j’ai des enfants). J’ai des enfants, et je sais que c’est égoiste d’avoir des enfants, de les mettre au monde dans ce monde, ils seront peut-être très malheureux. La vie est loin d’être un cadeau (à moins d’être né très riche en bonne santé). Donc arrêtez de dire aux autres qu’ils sont égoistes alors que vous avez fait des enfants par égoisme (comme moi !), balayez à votre porte !

      • Merci de rester cordiaux dans vos échanges. Ce sujet est manifestement très sensible, la vigilance à ce sujet est donc d’autant plus nécessaire. Peut être serait-il également temps de se distancier d’une morale judéo-chrétienne austère, et nous dire qu’il n’est pas répréhensible de souhaiter se faire du bien, à partir du moment où on cherche à ne pas nuire à l’autre ni à l’utiliser seulement comme une fin. Il est probable que beaucoup de parents font des enfants aussi parce que c’est agréable pour eux, peut être parce qu’ils aiment avoir cette position sociale et que cela correspond à l’image qu’ils ont envie de renvoyer. Est-ce que cela les empêche d’aimer sincèrement leurs enfants? D’essayer de leur donner une vie aussi heureuse et épanouissante que possible? Ces désirs égocentrés en empêchent-ils d’autres plus altruistes? Quand je rends service à quelqu’un, puis-je être tout à fait sûre que cela ne m’apporte rien à moi-même? Et au final, cela serait-il souhaitable?

  28. Bonjour,

    Je pense que ce n’est jamais une bonne idée de culpabiliser les mères. L’incompréhension peut s’exprimer sans jugement.

    Une partie de mon problème à moi, c’est qu’avec le père de mon enfant nous avons très tôt choisi un prénom de fille que nous trouvions parfait. Sur le garçon, nous avons séché. Je n’ai sans doute pas assez insisté pour qu’on en trouve un et résultat, je me suis beaucoup attaché à notre petite fille, et à l’hommage très puissant que serait son prénom. Ce prénom lui conférait déjà une aura énorme dans nos cœurs, sans que j’y prenne garde.

    Hier, j’ai appris que nous aurions un garçon et bien qu’ayant essayé de m’y préparer depuis plusieurs semaines, j’ai fondu en larmes.

    Je me retrouve dans une contradiction. Je suis féministe, je suis profondément pour qu’on ne soit pas défini sur la base de son sexe. Mon fils aura des poupées et portera des vêtements de toutes les couleurs, je ne l’élèverai pas à être turbulent sous prétexte qu’il est un petit garçon. Élever un garçon bien, qui soit libre d’aimer sa part sensible sans être jugé, c’est une chose à laquelle je tiens absolument.

    Mais j’ai quand même pleuré pour ma fille qui n’existe pas, et j’ai pleuré parce que j’ai vécu des douleurs de femme contre lesquelles j’aurais su la prémunir, et j’ai pleuré parce que j’ai peur d’avoir un garçon et qu’il devienne comme tous les garçons qui m’ont toujours fait du mal, ou d’être trop dure avec lui parce qu’il est un garçon et qu’il risque de faire du mal. Bien sûr, nous sommes deux, bien sûr, le merveilleux père de mon fils sera tout aussi impliqué dans son éducation, mais malgré tout, pour un premier enfant, une fille m’aurait rassurée, c’est comme ça.

    On fait des enfants pour mille raisons, la plupart mauvaises. J’ai toujours su que je voulais un enfant pour lui transmettre une part de mon vécu, et je l’assume. Je vais me faire à l’idée mais je n’y peux rien, si j’ai les larmes aux yeux aujourd’hui.

    • Bonjour,
      Je me permets de vous répondre…
      J’ai une fille et un garçon d’un 1er papa.
      Puis divorce et un autre homme dans ma vie, qui a 15 ans de plus que moi et n’a pas d’enfant. Après avoir longtemps réfléchi nous avons décidé de faire un enfant. C’était inespéré pour lui, il ne voulait pas m’imposer quoi que ce soit, il avait fait le deuil de la paternité.
      Nous avons appris il y a 3 jours que cet enfant est un garçon, et là il ressent une énorme tristesse… Il m’avait dit avant l’écho oh peu importe cet enfant est une chance ! Mais sans pouvoir contrôler ses sentiments, il est extrêmement déçu. Il culpabilise énormément de ressentir ça. Il ne rejette pas son petit garçon, il a le deuil de sa petite fille à faire. Je ne sais pas comment l’aider à dépasser tout ça.
      Je sais que ce qu’on imagine pendant la grossesse s’envole une fois la naissance arrivée, mais peut-être que ceci sera difficile à dépasser pour lui…
      Bref, je lis votre commentaire, et jil résonne avec ce que je vis.
      Comment ça se passe maintenant ? Quel travail avez-vous fait ?

      • Bonjour, ton message m’a beaucoup touchée. Je suis Ema, j’avais posté un message plus haut. Ce que je peux te dire c’est que j’aime mes fils du plus profond de mon coeur, et que je ne les échangerais pour des filles pour rien au monde. J’aimerais peut être plus tard essayer d’avoir un 3ème enfant, mais si c’est à nouveau un garçon je crois que je ne réagirais plus aussi mal. Ton compagnon va tomber raide dingue de son petit garçon, de ses mains minuscules, de ses sourires, de ses premiers « papa ». Ne te fais pas de soucis, peu à peu, en s’impliquant dans les préparatifs avant la naissance, en le sentant bouger dans ton ventre, il va forcément s’attacher, être impatient de le rencontrer…
        Les sentiments par lesquels on passe sont violents, mais passagers. Bises et je vous souhaite beaucoup de bonheur.

  29. Sache qu’il n’y a rien de plus naturel à espérer tel ou tel sexe.. ensuite une fois le bébé arrivé on l’accepte et on l’aime..On a le droit de rêver à sa puce oun son loulou ton pavé ne sert à rien ! !

  30. Juste vous dire merci de remettre les priorités où elles doivent être. Ce matin, j’ai été extrêmement déçue d’apprendre le sexe de l’enfant que j’attends, car j’espérais attendre un enfant du sexe opposé. Votre article m’aide à avancer. Cet être a choisi de venir dans notre famille, à moi de grandir un peu…

  31. Pourquoi vouloir savoir ? Et bien justement , pour se préparer et pour digérer une éventuelle déception. Personnellement , je préfère des gens qui on conscience de leurs limites, difficultés et erreurs que des gens qui ont tellement envie d’avoir 20/20 en parentalité qu’il croit que tout va être d’une très grande simplicité.

    Si l’on fait le travail à l’avance ça me paraît mieux que de devoir le faire sur la table d’accouchement au moment où on est supposéEs être tout émus et tout heureux, ou alors pendant les jours de baby blues en pleine descente d’hormones avec le risque de dépression post partum. On a apprécié le petit pavé « je vous fait la morale parce-que c’est tellement simple, vous devez aimer votre enfant comme il est » merci ,c ‘est vrai qu’on n’y avait pas pensé…

    Moi je voulais une fille, tu as raison sur le fait que c’est lié au sexisme , mais pas dans le sens où tu l’entends . C’est parce-que j’ai subit énormément de violences sexistes dans ma vie , et bizarrement aussi tabou que ce soit, je pense que si on propose à toutes ces femmes qui veulent une fille ou un garçon quand on gratte bien , ça tourne en général autours de ça. Fille pour ne pas mettre au monde un oppresseur, garçon pour ne pas mettre au monde une victime.

    Alors oui , j’ai peur dans le fond qu’il soit un oppresseur , qu’il viole , qu’il batte ,qu’il domine c’est très fort cette peur .
    C’est très injuste pour lui et je travaille dur pour surmonter cette peur là , pour me projeter avec lui , pour ne pas transférer mes peurs sur lui , pour lui laisser toutes ses chances, pour l’aimer. Ces cinq mois d’introspection et de travail me servent beaucoup , ça va déjà mieux et le lien s’installe, mais c’est toujours douloureux . Heureusement que j’ai pas eu à faire ça à la naissance , hein?

    Alors , avant de juger, critiquer , expliquer aux gens qu’ils sont affligeants, qu’ils sont de mauvaises personnes co-connes incapables de se remettre en question , on prend un peu de recul avec soi même et sa petite perfection personnelle et on pose la question . Toutes les réponses à cet article montrent des raisons très profondes très personnelles , et non ce n’est pas une question de jouer à la poupée.

  32. Bonjour,

    Je pense qu’il est normal d’avoir une préférence (légère ou plus élevée) pour l’un des deux sexes, par exemple une femme peut préférer avoir une fille car elle a envie de revivre son enfance par procuration, de se souvenir des moments de son enfance quand elle était petite fille ou bien parce qu’elle a eu une très bonne relation avec sa mère et qu’elle souhaite donc reproduire le même schéma avec sa propre fille, une relation fusionnelle, aimante. Ou l’inverse si elle souhaite un garçon, (rapport mère-fille compliqué, enfance difficile…).

    On dit souvent que les hommes préfèrent avoir des petits garçons, des fils et les femmes des filles, surtout pour le premier enfant, ce n’est pas toujours vrai, certains hommes veulent des filles et certaines femmes, des garçons.

    Personnellement, je suis fille unique, enfant unique, je n’ai ni frère ni soeur et j’ai pourtant vécu une enfance heureuse, j’ai toujours été très solitaire depuis ma plus tendre enfance.

    Il y’a beaucoup d’avantages à avoir un garçon et autant à avoir une fille.

    Si vous vouliez une fille mais que vous attendez un garçon, dites vous, qu’un garçon est proche de sa mère, câlin, il fera pipi debout ce qui est plus simple, il sera mieux payé, il aura moins de discrimination sexiste, vous n’aurez pas à acheter de robes, de jupes et de maquillage et surtout vous porterez l’autre sexe dans votre ventre !

    Si vous vouliez un garçon mais que vous êtes enceinte d’une fille, dites vous, qu’une fille vous ressemblera, elle sera une mini-vous, elle sera caline et autant proche de vous qu’un garçon, vous pourrez faire plein de choses ensemble, le shopping, le maquillage, vous pourrez échanger vos vêtements et vos chaussures à l’adolescence, elle vivra plus longtemps normalement et surtout elle sera sûrement à son tour enceinte, à l’âge adulte et vous serez sûre que vous êtes bien la grand mère ce qui n’est pas le cas pour un garçon !

    Le plus important c’est que votre ou vos enfant(s) soit(ent) heureux et en bonne santé !

    Je n’ai pas encore d’enfant, je n’en aurais​ peut être jamais, mais ce qui est sûr, c’est​ que quelque soit le sexe, je serai heureuse !

    Bref, je comprends qu’on puisse avoir une préférence pour l’un ou l’autre sexe mais pas qu’on rejette son enfant parce qu’il n’est pas du sexe souhaité car on fait un bébé pour avoir un enfant mais pas pour avoir un petit garçon ou une petite fille !

    Je ne voudrais qu’un seul ou deux enfant(s), si je n’en ai qu’un, j’ai une préférence pour une fille et si j’en ai deux, je voudrais une fille et un garçon et je préférerai que la fille naisse en premier et le garçon en second sauf si ce sont des faux jumeaux où là je m’en fiche lol ! Mais je serai évidemment contente quand même si j’ai deux fils ou deux filles ou qu’un qu’un seul petit garçon.

    Donc voilà, fille (s) ou garçon (s), soyer heureux ou heureuse et profitez en bien !

  33. Et je précise que je comprends les futurs parents qui veulent savoir le sexe de leur futur enfant y compris pour les jumeaux, triplés…mais moi, je trouve cela plus magique d’attendre la naissance, ça fait une surprise en plus même si un enfant​ est déjà le plus beau cadeau du monde. (Garçon ou Fille).

  34. Article vraiment pas intéressant et plein de jugement tires a la va vite…. Quand vous aurez trois garcons ou trois filles vous serez contente de savoir le sexe du petit quatrieme! Et on peut toujours faire un effort, se mettre a la place des autres et essayer de comprendre la deception d’un parent de savoir qu’il n’aura jamais la joie de savoir ce qu’est une fille ou un fils….

  35. Bonjour, je suis complètement le raisonnement de winy69. Je vais dire ce que je pense et pour ceux à qui ça ne plait pas, je m’en contrefiche car ce n’est pas vous qui le vivez. J’ai également 3 garçons qui me le rappel tous les jours. Bien évidemment que je les aiment, ce sont mes enfants, le fruit de l’amour de leur père et moi. Mais je vous assure qu’à chaque grossesse je sentais que j’attendais une fille, je la désirais tellement. Le premier est passé sans problème, le deuxième j’ai pleuré le jour de l’annonce mais alors le troisième…. ça a été un coup de couteau, le ciel m’est tombé sur la tête. Comment faire lorsque la déception est si grande !!!! J’ai pleuré de l’annonce jusqu’à encore apres sa naissance, naissance que j’ai vécu comme un passage obligé sans envie. Le père était très déçu aussi car il voulait une fille aussi ce coup-ci. Et évidemment ce troisième pour nous était l’essai de la fille desolee. Je me sens maintenant obligé de tenté le 4eme encore pour la fille. J’ai besoin de transmettre mon amour à une fille qui me ressemble physiquement et qui est la mienne, j’ai envie de l’habiller, de lui achète son 1er soutien gorge et de l’accompagner durant sa grossesse. Les garcons ne mentons pas son maman jusqu’à ce qu’ils aient une femme et puis apres c’est maman que lorsque qu’ils ont besoin de services. Et puis mince, je veux une fille ! Marre des pipi sur la cuvette, marre dès jogging, marre du foot, marre du brusque,marre des « je t’accompagne en course que si tu m’achète un truc » je veux de la douceur, des robes, des « oh oui moi aussi je veux venir avec toi »
    Et des cheveux, des beaux cheveux long â coiffer…. fffff. Ce deuil est difficile. Alors oui ont dit que nous sommes trop sur la planète, mais dans notre casse Serie d’enfants de même sexe c’est compréhensible. Ou alors autorisons le choix du sexe au bout de 3 mince alors !!! Puis il me devient de plus en plus insupportable de voir les filles des autres, ou même d’acheter un cadeau pour la fille d’une autre. Enfin voilà c’est dur. Desolee pour ceux qui ne comprenne pas,

  36. Ah oui ! Et j’oubliais ! Détails important ! Mère de garcons = bagarre à gogo en veut tu en voilà+ Boniche a plein temps ! Quand même, détail qui font réfléchir à avoir des gars😩😥

  37. Ah et j’oubliais, détails très important ! Mère de garcons = bagarre à tout va et le père Avec en veux tu en voilà tout le temps, et boniche de tous ces hommes qui n’ont que très peu de pitié. Je suis désolée mais ce n’est vraiment pas le bonheur. Je sais parfaitement que les filles peuvent être pareil étant moi-même sortie d’un trio de sœurs très proche en âge et très casse cou, mais nous restions quand même plus intéressantes, plus douces, plus a l’écoute de l’autre.

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