Faire avançer le débat… Pratiques culturelles, sociales ou professionnelles {mini-Débrief)

Lorsque l’on fréquente les milieux hospitaliers en tant que patient, au début de l’adolescence, on vit une expérience étrange, car nous ne sommes pas nombreux… Même si j’ai eu la chance de ne pas avoir à combattre de maladie… juste la différence. Mais assez vite, j’ai vu une ambiance étrange… Les chirurgiens sont considérer comme des demi-Dieux vivants. Mais certains seulement se comporte comme tels… Je me suis demandé, très souvent d’ailleurs, comment se protège-t-on de cette souffrance ? Comment reste-t-on humble lorsque l’on réussit à sauver des vies, à soulager la souffrance des autres ? Des questions que je me pose depuis des années… C’est avec grand intérêt que j’ai donc lu l’article de Mr Pourquoi : » Les violences subies par les étudiants en médecine »

En lisant ça :

Pourtant, en soins palliatifs, on doit en voir de la violence ! La violence du patient qui va mourir, de celui qui souffre, sans autres horizons que celui de sa fin.

C’est que, pour l’auteure, la violence que subissent ces étudiants est de 2 types :

  • Le premier correspond à une violence inévitable, inhérente au métier de soignant : la souffrance du malade, sa nudité, sa vulnérabilité; la transgression des interdits sociaux :le médecin doit voir le corps nu, le toucher, sonder l’intimité…

  • Le second correspond à une « surviolence« . Une violence évitable, injustifiable : la maltraitance, « l’abus de pouvoir sur le patient vulnérable« 

Comment, alors ??? Comment font-ils, pour tenir ?

Donner la parole par l’écrit aux jeunes étudiants, savoir ce qui se passe dès le départ et découvrir ceci :

Une situation, à la fois banale, et à la fois terrible est décrite :

En deuxième année, les étudiants n’ont pas 20 ans. Un chef de service emmène un petit groupe d’étudiants dans une chambre. Il demande à la patiente de se mettre à quatre pattes, lui enlève son sous-vêtement et dit aux étudiants : « Entraînez-vous au toucher rectal, je reviens dans dix minutes ». Le médecin parti, les étudiants se regardés, se sont excusés, ils ont rhabillé la patiente et ils sont sortis.

Je ne m’en suis pas encore remise, j’ai repassé en tête un tas de situations vécues en hôpital, et pire… Une écho vaginal subi récemment…

Il faut lire cet article, il faut accepter de ce prendre ces vérités et j’espère si fort que ce n’est que le début de l’écoute qui ramènera à l’humanisation…

Parmi les choses qui font passer un petit être par l’hôpital( Enfin ça depend…), il y a la circoncision…

Drenka, nous en parle dans cet article : La circoncision, mesure d’hygiène ou mutilation?

Bon, cet article est si complet qu’en choisir des extrait est chose fort difficile… J’ai envie de citer une magnifique métaphore qui m’a fait énormément rire tout en me disant que ça me convenait très bien de voir ça comme ça :

« La circoncision, c’est un peu comme couper les orteils pour lutter contre le fléau des bouloches de chaussettes entre les orteils, non? »

Et à part vous conseillez de lire son article…

Je ne me pose pas la question, je ne souhaite pas inculquer une pratique où trop d’avis divergent… C’est leur corps, leur intimité.

Ceci me fait beaucoup réfléchir :

Le Défenseur des enfants en Suède a appelé samedi son pays à interdire la circoncision, qu’il estime contraire aux droits fondamentaux des garçons. « Circoncire un enfant sans justification médicale ni son consentement enfreint d’après nous les droits humains de cet enfant », écrit l’ombudsman des enfants, Fredrik Malmberg, dans une tribune cosignée avec des professionnels de la santé dans le premier quotidien suédois, « Dagens Nyheter ». « L’opération est douloureuse, irréversible et peut entraîner des complications dangereuses », a-t-il rappelé.

Est-ce juger un peu trop les parents qui font ce choix ? Je ne me permettrais pas à mon niveau j’entends, de juger une telle décision…

Et si on passait à une note plus douce… Un peu sucré ?

Phypa nous embarque an pays du sucre avec un article «  Le sucre : un ami qui ne nous veut pas du bien »

En commençant pas une expérience engagée auprès des jeunes d’Asnières sur seine :

« Elles sont où les abeilles ? » interroge Clément, 2 ans et demi, en inspectant à la loupe un pot de miel, tandis que Colette, 80 ans, retrouve dans le pain d’épices en préparation sa madeleine de Proust : « C’est ma grand-mère qui m’a appris à le cuisiner ». Aujourd’hui, à la crèche des Petits Matelots, c’est au tour de Colette de mettre la main à la pâte. Objectif de cet atelier de cuisine intergénérationnel : inculquer aux bambins de bonnes habitudes alimentaires. A Asnières-sur-Seine, l’apprentissage commence au saut du berceau. « Le goût du sucre se développe tôt. On doit apprendre dès le plus jeune âge à ne pas trop en manger » souligne Anne Lafaye, maire adjointe à la famille et à la restauration scolaire.

J’avoue j’ai fondu en lisant ce petit garçon qui cherchait les abeilles dans le pot de miel !!!

Quelques chiffres qui calment… Mais alors :

En 1700, un anglais consommait 1,8 kg de sucre par an, 8,2 kg en 1800, 21 kg en 1870, 45 kg en 1900.
Aujourd’hui, un français consomme 25 kg de sucre par an, un américain 35 kg.

Une denrée de luxe qui passe dans le quotidien…

Et oui en lisant ça : On apprend dans ce même article, que le sucre a les mêmes effets de stimulation des centres du plaisir cérébraux qu’une drogue dure.

De quoi réfléchir avant d’acheter des paquets de bonbons aux enfants !

J’ai regardé mes placards et j’étais bien heureuse de voir… Le néant dans les placards, mais surtout parce que je souhaite qu’ils puissent aimer d’autres choses, que ce soit varié. J’aimerais qu’ils connaissent « tout »

Un débrief sur trois sujets super intéressant, je dois avouer que tout de même l’article de M.Pourquoi m’est resté en tête des jours et des jours… Et que j’en suis inquiète tout de même !!!

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