Maman travaille… de chez elle

Nous sommes d’accord, j’aurai pu intituler ce billet « Papa travaille… ». J’ai choisi ce titre, vous l’avez deviné, en référence à l’association créée par Marlène Schiappa en 2011 (réseau créé en 2008).

J’ai longtemps hésité à poster ce billet un peu trop personnel sur les Vendredis Intellos. Je pensais le publier uniquement sur mon blog. Mais poussée par une personne qui se reconnaîtra, je me lance.

Quand j’ai emprunté « 200 astuces de Maman travaille » de Marlène Schiappa à la bibliothèque volante des Vendredis Intellos, je n’avais qu’un objectif en tête : trouver THE astuces qui ne m’ont pas été données quand je suis devenue mère. Il faut dire que l’article de Madame Sioux m’a aussi donné envie de le lire.

Dans ma lecture, je me suis particulièrement intéressée au cas des mamans qui travaillent de chez elles, qu’elles soient entrepreneures, créatrices, salariées en télétravail, journalistes, illustratrices, écrivaines ou tout cela à la fois.

Maman_travaille

Ce livre est original dans la mesure où il contient des astuces, des secrets de parents et non des conseils : il n’y a donc pas de ton moralisateur. Ce sont des cas réels, de vraies informations partagées avec les autres mamans et papas.

Télétravail, homeworking, travail à distance : quel que soit le nom qu’on lui donne, cette pratique est, d’après la dernière étude de Maman travaille, la plus plébiscitée par les parents actifs ! Bien organisée, elle peut même décupler la productivité. 1

Nous y voilà : « bien organisée ». C’est à mon avis bien là la vraie difficulté. Ce qui m’a plu dans le nom du chapitre sur le « homeworking », c’est la partie du titre « avec ou sans enfants dans les parages ».

Personnellement, je n’avais jamais pensé à travailler de chez moi avant la naissance de mon fils. J’avais ma propre entreprise depuis quatre ans (assimilée profession libérale), je faisais quelques déplacements et je pensais être rôdée. Je suis tombée de haut, de très très haut.

Je vous épargne les difficultés de la recherche du mode de garde idéal, la crèche (attendue comme le Graal pendant 9 mois) où le personnel m’a tellement culpabilisée que nous avons décidé après des mois de souffrance (j’exagère à peine) de retirer notre enfant de là.

D’ailleurs, à ce sujet, j’ai trouvé une astuce intéressante :

Crèches : quand y’en a plus, y’en a encore ?

Quand on dit crèche, on pense tout de suite crèche municipale ! Pourtant, il existe des crèches privées, des crèches interentreprises […] Info en plus : être freelance, chef d’entreprise ou autoentrepreneuse ne vous exclut pas de ces crèches […], vous êtes considérée comme une entreprise à part entière […] moyennant le paiement de la part employeur. 2

Ce n’est que l’année dernière que j’ai découvert l’existence d’une crèche privée près de chez moi via un forum de mamans ! De plus, je ne savais pas qu’en tant que profession libérale, j’aurai pu avoir droit à la crèche interentreprises. Pourtant, je vous assure, je m’étais renseignée.

Mais revenons au travail à la maison. Ce qui m’a plu dans ce chapitre, c’est la variété des astuces qui reflètent bien la variété des cas.

On passe de :

Je copie cent fois : le télétravail ne remplace pas un mode de garde 

Le secret d’Aurélie Ravier. 3

à mon préféré :

Je crée un mini-open space familial

Le secret de Claire Pinson

[…]

« J’avais installé leurs bureaux dans le mien. Ainsi, on était organisés comme un petit atelier, un mini-open space familial, eux faisant leurs devoirs, et moi écrivant mes livres ! Sinon, le reste du temps je recommande de […], parvenir à se créer une sorte d’isolation phonique imaginaire… » 4

Je reste admirative devant cette astuce. Personnellement, j’en ai testé une à peu près similaire, en travaillant à mi-temps, au maximum de chez moi. Mais j’avoue que j’ai exploité la longue sieste d’après-midi de mon fils et j’ai beaucoup travaillé la nuit et le samedi. Je ne suis pas sure d’avoir vraiment réussi mais c’est en grande partie car mon activité professionnelle ne s’y prêtait pas trop finalement.

En parlant de travailler la nuit, j’ai remarqué que c’était souvent ce que faisaient beaucoup de mamans.

Je bosse le soir tard, très tard

Le secret de Sandra Franrenet

[…]

« Ce qui me permet de tout concilier, c’est de travailler le soir y compris souvent très tard, après que ma fille soit couchée. […] j’en ai passé, des soirées sur mon ordinateur. » 5

Ça fonctionne aussi pour les lève-tôt.

Mais bon, vous avez vu mon pseudo, on est d’accord, ça n’a pas marché longtemps pour moi ni tard le soir, ni tôt le matin. Ca ne peut fonctionner que sur de courtes durées.

Mais travailler chez soi en gardant son (ou ses) enfant(s) peut devenir épuisant. C’est pour cela que j’ai beaucoup aimé le secret de Patricia.

Quand je commence à crier, c’est l’heure de faire une pause

[…]

«J’ai constaté que dès que je commence à crier, c’est signe que je bous et les enfants aussi. Donc, j’ai instauré une règle pour éviter ça : comme je travaille à la maison […] nous avons au moins deux heures d’activité à l’extérieur, hiver comme été. ». 6

On trouve dans ce chapitre plusieurs autres secrets plein de bon sens. Pour certains d’entre vous, ils ne seront sans doute pas révolutionnaires, mais dans mon cas, j’avoue que cela m’a fait du bien d’en découvrir quelques-uns et de savoir que je n’étais pas seule à chercher des solutions sur mesure.

Plusieurs mamans choisissent d’utiliser leur congé parental pour créer une nouvelle activité, qu’elles ne pourront officiellement démarrer qu’à la fin de leur « congé » car les textes de loi sont très stricts à ce sujet. Dans son livre, Marlène Schiappa conseille de se rapprocher éventuellement de réseaux de mompreneurs, des CCI, de l’APCE et autres organismes habilités.

Ce que j’ai aimé dans ce chapitre, c’est le message très différent de celui véhiculé par certaines associations : on peut être une femme et dépasser le stade de « l’auto- entreprenariat » (statut qui est défini par un chiffre d’affaires maximum !). Ce n’est pas simple, mais c’est possible :

Etre mère et entrepreneuse ne signifie pas que l’on reste nécessairement à la tête d’une micro-entreprise : les modèles de réussite sont légion, et de nombreuses mères ont réussi à monter de véritables empires économiques.  7

Enfin, curieusement, c’est dans le chapitre « Bonus » que j’ai découvert les astuces qui m’ont le plus intéressée, probablement car une maman qui travaille de chez elle est souvent une maman qui oublie de s’occuper d’elle ou qui ne trouve pas du temps pour soi.

En vrac :

« Mon propre bonheur est la clé de tout. Le secret de Marianne Dorell.  » 8

« Entre le temps et l’argent, je choisis toujours le temps. » 9

« Je ménage un centre d’intérêt qui n’a rien à voir ni avec le travail, ni avec les enfants. » 10

 « Ne jamais oublier de vibrer ! Le secret d’Audrey Goshael. » 10

J’ai tourné, il y a quelques jours la page de la maman qui se bat en continu sur tous les plans, surtout quand il s’agit de prouver qu’elle est aussi efficace en travaillant de chez elle en VPN qu’assise dans un open space animé. Je démarre en 2014 une nouvelle vie professionnelle, plus adaptée, je l’espère, à ma vie de maman. Je pars avec pleins d’astuces dans mes valises grâce à ce livre et aussi avec des images positives de mamans qui ont accepté de livrer leur secret.

Bien-sûr, je reste preneuse de vos astuces et pourquoi pas peut-être un jour des 400 astuces pour les mamans qui travaillent de chez elles de Marlène Schiappa ?!

Références et pour en savoir plus sur l’association Maman travaille et sur l’auteur :

1,2,3,4,5,6,7,8,9,10 SCHIAPPA Marlène, Les 200 astuces de MAMAN TRAVAILLE, Editions Quotidien Malin, pages 143,88, 147, 146, 166, 149, 138, 196, 197, 198.

Le site internet de l’association : http://www.mamantravaille-association.fr/

Le blog Maman travaille : http://www.mamantravaille.fr/

Le site de l’auteur : http://www.marlene-schiappa.com/

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12 réflexions sur “Maman travaille… de chez elle

  1. merci pour ce retour sur ce livre que je n’ai pas encore lu… mais ça ne devrait pas tarder !
    De mon côté, reprenant petit à petit mon travail-à-la-maison en parallèle d’un congé parental en train de se terminer, j’ai noté pas mal d’astuces issues du bouquin de Christie Vanbremeersch qui s’appelle « 35 repères pour mieux travailler de chez soi ».
    Et je confirme, il faut une sacrée organisation pour ne pas terminer ses journées frustrée (de ne pas avoir pu terminer tel dossier, d’avoir laissé le temps filer, d’avoir été interrompue par tes taches du quotidien de la famille…)
    Je souhaite succès et bonheur à toutes celles et ceux qui se lancent dans l’aventure du home-working !

  2. Heureusement que je ne suis pas une marmotte pour ma part !
    Je bosse essentiellement de nuit…

    « Entre le temps et l’argent, je choisis toujours le temps. »
    Totalement mon choix !
    Donc grand tri dans les clients et les dossiers… Quand je ne peux/veux pas… je délègue (à d’autres mom’preneuses en priorité, à charge de revanche !)

    En revanche, je suis passée de SARL à auto-entrepreneuse cette année : en-dessous d’un certain CA, au vu de l’augmentation exponentielle des charges sur les entreprises, travailler finissait pas me coûter très cher, un comble !!!

    • Je suis admirative devant « le travail de nuit ». Pour l’avoir testé pendant quatre mois de suite, je sais à quel point c’est difficile. J’en suis arrivée à un tel état d’épuisement que j’ai décidé de garder 6h assurées de sommeil chaque nuit ou de ne le faire que sur de courtes périodes.
      Je comprends parfaitement le choix de passer d’une SARL à auto-entrepreneuse si le CA le « permet » et si ça permet de sortir de certaines « incohérences ».
      Je me souviens d’un premier RDV où la personne en face de moi m’a dit d’emblée : « Rassurez-moi, vous n’êtes pas auto-entrepreneur ? ». Je n’ai pas compris pourquoi il me demandait ça. Plusieurs mois après, après avoir effectué correctement mon boulot et en discutant avec lui, je me suis rendue compte que c’était une méconnaissance totale de sa part de ce statut (qui existait pourtant sous le nom de micro-entreprise depuis très très longtemps) : pas de facturation de TVA signifiait pour lui manque de crédibilité entrepreneuriale !
      Pour ma future « expérience pro », je vais opter pour un statut que j’ai découvert au cours d’une formation à la CCI et qui me correspond plus: la SASU.

      Bonne continuation et bravo pour la délégation engagée !

      • Le statut d’auto-entrepreneur passe bien dans mon milieu un peu « alternatif » (le graphisme : entre les « free-lance », les « maisons des artisites », etc… grande variété de statuts). Mais effectivement, ce n’est pas toujours très crédible dans d’autres secteur d’activité, et c’est bien dommage !

        Il me semblait que le SASU était réservé aux gros capitaux, je viens d’apprendre un truc, merci beaucoup !

        J’ai besoin de très peu d’heures de sommeil, à condition qu’elles soient au bon moment (avant minuit, je dors de 20h à minuit/1h du matin) et de pouvoir récupérer de temps en temps (un peu comme les navigateurs). Ça suppose de bien s’écouter pour ne pas franchir la ligne rouge, et d’avoir une bonne hygiène de vie par ailleurs.
        Je redécouvre une nouvelle énergie et j’ai « gagné » une heure (je dors quasi 1h de moins) depuis que je suis devenue végétarienne (presque végétalienne). Une piste ?

        • Oh ! De 20h à minuit ! C’est intéressant ! Je n’avais pas pensé à ça ! Ca doit être un sommeil vraiment réparateur du coup !
          Pour la SASU, oui, c’est surprenant mais c’est aussi pour les petits capitaux. Les charges sont plus élevées car patronales et salariales mais l’avantage, c’est qu’on a une vraie fiche de paie avec le montant que l’on souhaite chaque mois, on est assimilé salarié, on quitte le statut TNS, et l’IR est sur les salaires et non les bénéfices…et donc compta plus « saine » et sans surprise.

          • Je me couche avec mes filles en cododo (dans leur chambre, en allaitant, donc endormissement ultra rapide !).
            Je rejoins mon lit quand (si) j’entends mon compagnon rentrer, ou quand je me lève pour lui faire un câlin (il s’endort tard, lui, par contre !!!).

  3. Pingback: Les médias, transmetteurs de clichés | Les Vendredis Intellos

  4. Pingback: Conciliation vie pro / vie perso, de l’art d’assumer ses choix | Les Vendredis Intellos

  5. Bonjour,
    Ton blog est une source d’inspiration. Travailler de chez moi m’a toujours laissé un peu de liberté. En plus, c’est plus de confort que je ne l’ai imaginé . Tout d’abord, je me suis fait éclairer par Louise≈ Gagner-argent.org. Puis après, je n’ai eu aucun mal à me lancer.

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