Apprentissages scolaires, frustration et séparation

Je reviens par ici après quelques mois de silence.
Je reviens avec une de mes préoccupations de cette année: un élève qui n’apprend pas en classBoimare-Serge-L-enfant-Et-La-Peur-D-apprendre-Livre-894188229_MLe, un élève intelligent.
Ce post sera teinté de mon expérience professionnelle, de ma sensibilité pour la psychologie (10 ans de psychothérapie, ça marque), des propos de notre psychologue scolaire et de citations du livre de Serge Boimare « L’enfant et la peur d’apprendre »

Mon élève est en CM1. Concernant les math et le français, son niveau oscille entre le CE1 et le CE2. Il a été testé (TEST WISIV), ce qui nous a confirmé ce que l’on savait: il a une très bonne intelligence. Il est dans l’évitement, il n’aime pas l’effort scolaire, il n’aime pas l’école tout court.
L’école ne fait pas sens pour lui. Il est convaincu qu’il pourra faire sa vie sans l’école: « vivre dans les bois, chasser et avoir toutes les réponses à ces questions grâce à YOU TUBE (pas besoin de savoir lire). »
Il serait peut-être multidys mais même les professionnels (orthophoniste,…) sont désorientés. Il semblerait que le côté « Dys » serait l’arbre qui cache la forêt.

« La première d’entre elles (sources de difficultés) est un seuil de tolérance à la frustration insuffisant pour supporter la remise en cause de l’apprentissage. La deuxième, une difficulté à trouver la bonne distance relationnelle avec celui qui détient l’autorité. Quant à la troisième, elle touche le désir de savoir qui n’arrive pas à être mobilisé ou récupéré dans le cadre scolaire. »

Dès qu’il a franchi le seuil de l’école  maternelle, les choses n’ont pas coulé de source mais c’était la maternelle. Il avait un champ d’action plus ouvert moins contraignant. Les parents (d’origine anglaise) trouvent que l’école française est trop stricte, trop exigeante. Leur intégration en France n’est pas aisée: « il n’aime pas l’école française, les Français ne sont pas très accueillants et ses parents sont la plupart du temps qu’avec d’autres familles anglaises.
Alors quand mon élève est arrivé en CP, LE moment de l’apprentissage de la lecture, les problèmes se sont cristallisés.
A la maison, pas de frustration: il a une arme absolue, il crie. Sa maman n’aime pas quand il crie donc elle a toujours cédé. Ils ont une relation très fusionnelle, c’est assez spectaculaire.

(…) la défaillance éducative précoce peut être évoquée dans deux circonstances. La première c’est lorsqu’un enfant a été soumis, dès les premières semaines de son existence, à un cadre de vie insécurisant, marqué par la désorganisation et la dispersion.
La deuxième circonstance qui peut faire évoquer la défaillance éducative précoce résulte, cette fois, de l’incapacité dans laquelle ont été certains parents à pouvoir initier ou imposer à leur enfant l’épreuve de la frustration qui accompagne l’apprentissage et qui se met en place tout particulièrement dans les premières années de la vie.

J’ai commis une erreur professionnelle. Dès son arrivée dans ma classe, j’ai voulu le caresser dans le sens du poil et mon exigence envers lui fut réduite. Et puis, je me suis rendu compte de mon erreur, je devais avoir la même exigence qu’avec les autres. Je mets en place une grande différenciation pédagogique avec lui, au vu de son niveau, mais je dois exiger de lui qu’il fasse ce que je demande.
Quand j’ai commencé à resserrer le cadre, sa maman est venue me voir pour me dire qu’il était triste de venir à l’école et qu’il lui avait dit qu’en classe il pleurait. « ARCHIFAUX, lui ai-je répondu, j’ai juste eu des exigences avec lui. ».
Avec cet enfant, dès que le cadre devient contraignant, il se place en victime auprès de ses parents. Et nous, les enseignants devienons les maltraitants, c’est difficile à vivre.

Cette défaillance éducative précoce joue un rôle déterminant dans le devenir intellectuel des enfants. Ceux qui l’ont connue vont avoir besoin, pour maintenir un équilibre psychique précaire, de se protéger de l’exercice de penser. Ils ne supportent pas plus le cadre fait de règles et de lois qui lui est nécessaire que la confrontation avec le manque et la solitude qu’il impose.

Dès leur plus jeune âge, ils s’en défendront en développement une carapace protectrice dont le flou des repères, le refus de la remise en cause et du doute, le déni du monde intérieur vont être la clef de voute.
De ce fait, dès qu’ils sont face à la situation d’apprentissage qui contrarie ce système et les prend de plein fouet dans leur organisation défensive, ils connaissent des malaises, des peurs, souvent très infantiles, voire archaïques, qui surviennent surtout dans cet espace réservé au doute et à la recherche si important pour le fonctionnement intellectuel.

Cet enfant est un élève très particulier que l’on ne rencontre pas souvent dans sa carrière. Il faut sûrement que je me résigne à mon impuissance. Et oui, les enseignants ne sont pas des supers héros ;) …pas de miracle en vue.
Un des points positifs de cette situation est que le dialogue avec les parents est toujours ouvert, ils  sont démunis mais pas encore prêts à faire un travail sur eux.
Voilà mon grand remue-méninges du moment!

Vous pourrez retrouver mon blabla divers et varié par ICI.

Publicités

28 réflexions sur “Apprentissages scolaires, frustration et séparation

  1. Bonjour,
    Article intéressant, d’une maîtresse attentive. Mais difficile à lire, car plein de fautes de français.
    Etes-vous sûre d’être une maîtresse ? Il faut réviser son français, alors !

    • Vous avez raison. Quelle honte!!!!! Je m’autoflagèle et après je vais me corriger. ;)
      Je ne me suis pas assez relue.
      Je ne vais pas vous rassurer mais….je suis vraiment une maitresse.
      PS: sachez qu’avec la nouvelle orthographe, on ne doit plus mettre d’accent circonflexe sur « maitresse ».

      • Je ne voulais pas être désagréable – mais je l’ai été. Vous avez dû écrire votre article d’un seul jet. Le relire aurait juste permis de le rendre plus fluide. Mais j’aime le fait que vous vous attardiez sur un élève en difficulté. Je pense que face à de tels élèves, il faut sortir du carcan scolaire, les faire beaucoup jouer, dédramatiser l’apprentissage. Mais ce n’est pas facile quand il y a plein d’autres élèves. L’enseignement français gagnerait à être plus ludique, moins sérieux et moins performant. Bon courage dans votre travail !

  2. C’est très intéressant ! J’ai pu également discuter avec des profs (surtout collège/lycée) et parfois l’enfant ne se permet pas d’apprendre, selon l’histoire de ses propres parents avec l’école. C’est tellement fascinant ce qui peut se jouer dans le rapport à l’école !

  3. Et la méthode Montessori ? L’enfant apprend à son rythme, grâce à du matériel autocorrectif, l’enseignant n’est pas là pour transmettre un savoir mais proposer le bon matériel au bon moment :
    > cultive l’envie d’apprendre par soit-même, l’autonomie,
    > pas de relation de pouvoir avec l’enseignant,
    > pas de frustration inutile.
    S’il y a une école pas trop loin de chez eux, c’est une piste à explorer…
    http://www.montessori-les-pouces-verts.fr/

    Sinon, pour la lecture, la méthode des Alphas ?
    http://www.lesalphas.net/

    Ou changer complètement de paradigme, au sein de l’Éducation Nationale :

    • La méthode Montessori m’intéresse depuis longtemps. Je l’utilse un peu avec GirlyMowgli à la maison. Je m’y suis penchée pour la maternelle mais je n’ai pas encore sauté le pas pour l’élémentaire.
      Je ne suis pas une maitresse traditionnelle, je pense. Je refuse de mettre en avant les performances , j’essaye de ne pas trop m’étouffer avec le programme, j’essaye de favoriser un max l’autonomie, je les fais travailler souvent en projet…
      Pour cet élève, je ne sais pas si c’est vraiment un problème de méthode, je doute fortement.

      • La méthode n’y changera peut-être rien, mais je trouve intéressante la proposition du « contrat » avec l’élève sur les acquis à obtenir en 2 semaines de la vidéo que je t’ai mise en lien. Ça enlève une partie de la frustration du lien d’autorité, en le remplaçant par une grande autonomie. Au pire, ça ne fonctionnera pas mieux que les autres astuces que tu as déjà testées…

        Pour être tout a fait honnête, ce qui me fait halluciner, c’est que devoirs et notes ne sont pas obligatoires (encore moins indispensables, puisqu’ils sont au contraire contre-productif), mais qu’ils sont utilisés par la quasi-totalité des instits/profs !!! Je n’arrive pas à comprendre comment la quasi-totalité d’une corporation peut s’affranchir ainsi de son cadre en toute impunité. Et râler ensuite au sujet de l’esprit de compétition et de l’insoumission des élèves, alors qu’ils donnent l’exemple et qu’ils mettent en place les règles qui favorisent l’éclosion de ses problèmes !
        Chapeau de tenter d’aller au-delà, et de t’intéresser aux « cas » compliqués.

        Si tu as l’occasion de creuser Montessori, c’est vraiment passionnant. Quelle femme ! Quand on pense que les neuros-sciences valident la plupart de ce qu’elle a découvert par l’observation…
        Mais je ne pense pas que ce soit vraiment applicable au sein d’une école « classique » : la matériel vaut une fortune. Même si une bonne partie peut être fabriquée maison et à moindre coût, mais quel investissement personnel… J’ai du mal à suivre avec mes filles de 20 mois et 3 ans, je n’imagine même pas avec une classe entière !

        Bon courage !

        • Tout à fait d’accord sur les devoirs et l’attitude de certains enseignants, j’en ai parlé sur mon blog:
          http://empreintedemesmots.wordpress.com/2013/10/17/table-ronde/

          Pour mettre en place Montessori dans une classe « traditionnelle », il semblerait que cela soit possible à moindre frais mais cela demande beaucoup, beaucoup de temps. Je suis, en ce moment, un blog d’une enseignante qui tente de mettre en place la péda Montessori, dans sa classe:
          http://www.loustics.eu

        • C’est tout à fait possible de mettre en place la pédagogie Montessori à l’école publique classique. Ma mère la pratique dans sa classe depuis 15 ans, et un peu partout en France des enseignants utilisent Montessori tout les jours en classe, en maternelle comme en primaire. Au début, elle bricolait le matériel elle-même ( avec notre aide: on en a enfilé, des perles sur les barettes à compter!), et petit à petit, elle a fait acheter le matériel manquant par l’école, qui dispose quand même d’un budget pour les fournitures scolaires. Certains jeux de manipulation peuvent facilement être détourner comme matériel de vie pratique ou de motricité fine. Le principe étant que chaque atelier n’est disponible qu’en un seul exemplaire dans chaque classe, pour que les enfants apprennent à se le partager, finalement, en un ou deux ans, on y arrive. Et quel calme dans un classe qui pratique montessori!

          Son blog est encore en construction, mais je lui ferai de la pub dès que possible :). Sinon, un livre pour se donner une idée : https://www.amazon.fr/Des-ateliers-Montessori-l%C3%A9cole-exp%C3%A9rience/dp/2710117428

          • Mais pourquoi il n’y a pas un(e) instit’ comme ça dans mon village ?!!! :(
            Chapeau à toutes ses initiatives, je suis très impressionnée, d’autant que ça doit compliquer la gestion des relations avec les collègues et les parents.
            Bravo !

            • Pendant deux ans, l’expérience avait été tenté aussi dans les classe de CP et CE1. Une salle entre les deux classe avait été consacré au matériel montessori, et les classe y faisait des sessions montessori en alternance, le matin ou l’après-midi. Le fonctionnement été alors un fonctionnement montessori classique avec libre choix des ateliers. L’expérience à pris fin quand les enseignantes intéressées ont changé d’école.
              Je crois que ça n’est pas forcément plus difficile à mettre en place en élémentaire en soit, mais le poids des programmes y est plus lourd, et le fait d’arriver à s’écarter d’une progression organisée par l’enseignant est peut-être plus difficile à assumer, y compris devant les parents et l’inspecteur.

  4. C’est vrai que les difficultés d’apprentissage de certains enfants sont comme des énigmes dont il faut trouver la clé, et qu’on ne trouve pas toujours.
    Cette famille à de la chance d’être tombée sur toi qui cherches à comprendre. J’espère de tout cœur que cet enfant progressera , aura « le déclic » qui lui permettra de tirer profit de son temps d’école.

    • Je me suis fait beaucoup de soucis pour lui, pour son avenir mais je tente de mettre de la distance émotionnelle car nerveusement, j’en prends un coup.

      • L’école étant très loin de la vie réelle, aucun souci à se faire pour son avenir !!! :)
        Combien d’IEP sont en échec scolaire et poursuivent ensuite une brillante carrière ?
        Sans compter tous les métiers qu’on peut apprendre sur le tas.
        Et aussi bien sûr aussi quelques personnalité… J’en ai un en tête : Pennac, mais il y en a plein d’autres.
        D’ailleurs, ce serait une bonne idée de montrer ce type de modèle, comme l’initiative de montrer des modèles féminins pour faire le pendant de ce qu’on voit habituellement.

  5. Pingback: Vendredis Intellos #5 | L'empreinte de mes mots

  6. « Avec cet enfant, dès que le cadre devient contraignant, il se place en victime auprès de ses parents. Et nous, les enseignants deviennent les maltraitants, c’est difficile à vivre. » J’ai vécu ça il y a deux ans. Avec un élève anglais aussi, mais en 6ème. Ses parents l’avaient mis dans une école Montessori pour le primaire. Puis pour le collège ils avaient choisi un établissement où il y a des classes bilingues. J’y ai fait un remplacement de plusieurs mois.
    Cet élève avait aimé l’école grâce à la méthode Montessori. Mais arrivé au collège, je pourrais réécrire ce que tu écris dans ce billet. Le même comportement. Je n’ai pas su quoi faire, on ne m’a pas aidée alors que c’était pareil dans toutes les matières (sauf en maths car il adorait ça). Il n’avait pas envie de travailler et il faisait ce qu’il voulait. Il n’écoutait pas les consignes, sortait ses maths en français, découpait et collait les photocopies alors que je ne l’avait pas demandé, etc. Sa maman disait que le problème venait de nous, etc. Il n’était pas du tout autonome, il ne voulait pas travailler. Ça a été difficile. J’ai essayé plein de méthodes différentes pour l’intéresser et pour que ses camarades ne l’imitent pas (parce que du coup, c’était le bazar dans la classe, ses copains ne voyaient pas pourquoi lui aurait le droit de « faire n’importe quoi » et pas eux). Je les ai intéressés en leur racontant des histoires, en créant un suspense entre chaque cours, une attente. Ça a été douloureux aussi. Plus pour moi que pour l’élève d’après ce que j’en ai compris (lors des rencontres avec les parents).

    • Dans notre école, nous accueillons souvent des familles anglaises et souvent, c’est compliqué avec les garçons anglophones (sans sexisme de ma part). Parfois, je remarque que l’intégration des familles anglais n’est pas simple. La langue français est la langue de l’école par conséquent.

      • Dans ce collège il y a aussi beaucoup de familles espagnoles et je ne sais pas pourquoi mais les enfants s’intègrent bien mieux. Faudrait creuser la question…
        Le français y est aussi la langue de l’école, mais ils ont quelques cours en anglais (ou espagnol).

  7. Vous dites en fin d article que les parents ne sont pas encore prêt à faire un travail sur eux, mais vous êtes vous prête à faire un travail sur vous ?
    Montessori, Freinet, Steiner, Reggio et l éducation positive devrait vous y aider. Isabelle Fillozat, également et peut être Faber&Mazlish « parler aux enfants pour qu ils apprennent la maison et à l école »

    • Je sais que souvent les enseignants, sont souvent des gens obtus, qui ne se remettent pas en question.
      Ce qui est loin d’être mon cas. En me mettant trop en question avec cet enfant, je me suis brûlée les ailes. Se sont les professionnels qui l’entourent (orthophoniste, psychomotricien, …), qui m’ont dit que l’école ne pourrait « rien » pour cet enfant, tant qu’il n’y aurait pas une remise en question des parents.
      Je ne pratique pas de pédagogie de grands noms. J’applique ma péda construite sur des lectures, beaucoup d’expériences, beaucoup d’empathie, beaucoup d’écoute, pas de compétition et pas sclérosée. Je me remets souvent en question.
      Tous les problèmes rencontrés dans les classe ne sont pas automatiquement la faute de l’école.

  8. Merci beaucoup de ta contribution!!! Merci aussi de nous faire partager tes doutes, tes hésitations et tes dilemmes de maîtresse…
    De ce que je lis de la vision de ses parents sur l’école que leur enfant fréquente, je ne vois pas trop quelle autre option que celle que tu décris cet enfant a. Les parents trouvent l’école trop rigide, maltraitante, peu épanouissante, ils n’y retrouvent pas ce qu’ils ont connu/apprécié… comment leur enfant peut-il leur dire sans s’inscrire en faux, sans « transgresser » qu’il se trouve bien à l’école et s’y épanouit?
    Je ne dis pas que le système éducatif est parfait, loin de là, mais je pense qu’il y a un certain moment où si on est trop en désaccord avec ce que notre enfant vit chaque jour, il vaut mieux lui proposer un autre mode d’apprentissage (école alternative, bilingue dans son cas?, instruction en famille) plutôt que de continuer à lui renvoyer cette injonction paradoxale « intègre toi dans ce milieu que je trouve vraiment pourri ».

    • Bonjour,

      Je suis aussi maîtresse en élémentaire (CE1) et je te soutiens de tout mon cœur. Je suis certaine que tout ce que tu as mis en place pour lui et ta bienveillance suffisent pour que cet enfant se souvienne toute sa vie que l’école l’a un jour regardé dans son individualité et avec un œil aimant. Je pense que tu as raison il faut laisser les parents faire leur chemin, tu n’y peux rien.
      Je comprend aussi que pour toi c’est difficile de ‘lâcher prise’ concernant cet enfant.
      Peut-être faut-il juste croire en lui, il trouvera sa voie. Peut-être que pour toi aussi qui est si bienveillante cela te semblera long cette année, courage, et souligne (au moins pour toi) ses moindres petits progrès ou détails positifs, même ceux qui n’ont aucun rapport avec le programme je suis certaine qu’en les relisant à la fin de l’année tu auras de belles raisons de penser que cette année a été riche !

      Belle année à vous
      Caroline

  9. Pingback: qui a dit qu’apprendre était facile? (Mini-debrief) | Les Vendredis Intellos

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s