Quand ça dérape, que faire ? [mini-debrief]

Nous sommes tous plus ou moins régis par cette fameuse « loi de l’emmerdement maximum » ou « loi de Murphy » :

« Anything that can go wrong, will go wrong ».

Moi je connaissais l’exemple de cette tartine beurrée confiturée, qui lorsqu’elle tombe, tombe forcément coté confiture par terre.

Madame Koala, dans son article « La loi de l’emmerdement maximum » nous en délivre les applications aux soins d’un tout-petit et à la gestion des couches.

Bon c’est un neurone free, c’est quand ça va mal, et qu’on peut (qu’il faut !) en rire.

 

Une autre situation incontournable évoquée par Kiarapapillon, c’est quand l’enfant dépasse les bornes des limites, et comment le sanctionner avec intelligence. Elle nous livre son expérience de lecture appliquée à sa pratique d’enseignante dans « Des punitions intelligentes et constructives, c’est possible ?« .

Il s’agit de punitions qui poussent l’élève (oui c’est dans le cadre scolaire) à réfléchir à son infraction. Par exemple à un élève qui enfreint un règlement, on demandera d’imaginer qu’il est chef d’établissement, et de proposer un règlement intérieur en 8 paragraphes.

J’avoue que dans le contexte familial, il m’arrive de façon un peu analogue de dire à un de mes enfants : « Imagine que tu as un enfant qui se comporte comme tu viens de le faire, qu’est-ce-que tu ferais ? »

Je n’ai jamais eu de réponse très précise, mais j’ai senti, que les enfants comprennent parfaitement en s’imaginant à la place de l’adulte qu’on ne peut pas les laisser faire n’importe quoi, et que les sanctionner est une forme d’attention qu’on leur porte.

 

Parfois la situation est beaucoup plus compliquée.

Carpediem, dans «  Avis personnel et mitigé sur Qu’est-ce qu’elle a maman? de Véronique Perron » aborde un sujet délicat : l’aide à apporter à un enfant dont le parent souffre d’un trouble psychiatrique. Elle nous présente sa vision d’un livre s’adressant à l’entourage ou aux soignants entourant l’enfant.

Elle est gênée – et nous avec elle – par le manque d’explication sur le trouble de la maman de Capucine, l’enfant héroïne de ce livre, ainsi que par le récit à la première personne qui pousse l’enfant à s’identifier à une situation qui n’est peut-être pas la sienne.

A nos questions Perrine a ajouté en commentaire la description faite par l’éditeur :

« L’ouvrage s’adresse aux enfants dont les parents souffrent de maladie psychique ! Il n’est pas facile d’amener les jeunes enfants à parler de leur peur, leur sentiment d’insécurité, de leur impuissance à soigner ce parent malade, aussi j’ai envisagé cet ouvrage comme médiateur entre l’enfant et l’adulte confrontés à l’étrangeté de son parent ! J’ai choisi le syndrome de la bipolarité, rencontrant régulièrement ce lien pathologique dans ma pratique où l’attachement entre la mère et son enfant apparaît complexe et insécure. Le livre s’adresse à des enfants de 4 à 10 ans, il peut être utile pour les professionnels de l’enfance mais aussi pour les familles qui se heurtent à ces souffrances. »

Comme Carpediem, et comme exprimé dans les commentaires, je crois que ce livre n’est pas à mettre entre toutes les mains, et  que lorsqu’un parent souffre de troubles psychiatriques,  c’est l’entourage qui prime.

 

 

 

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Une réflexion sur “Quand ça dérape, que faire ? [mini-debrief]

  1. Merci pour ce débriefing !
    Cela fait du bien de voir qu’on a quand même des solutions, même quand les choses semblent vraiment compliquées.

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