notre enfant-roi

Je souhaite aborder l’article « l’enfant-roi , nouvel épouvantail éducatif  » de brigitte guimbal du peps numéro 5 .

Dans cet article l’auteur décripte ce qui se dit en surface et en société de ce fameux enfant » tyran » , elle donne des pistes qui expliquent pourquoi ce n’est pas la réponse à ses besoins qui crée l’enfant « difficile « .

« Si l’on en croit certains auteurs, les parents en font trop, ils sont trop permissifs envers leurs « petites merveilles », et ne posent aucune limite.Pour ces auteurs , cela produit des enfants à l’égo surdéveloppé ,qui ne supportent pas la frustration et qui deviennent des tyrans pour leur entourage . »

J’aimerais aller plus profondément dans l’explication et dire ce qui se passe dans l’inconscient collectif car cela me semble essentiel de savoir ce qui se cache derrière cet acharnement contre ce soi-disant « enfant-roi » .

La peur est derrière ce procès . toujours une seule et meme chose : la PEUR .

La crainte séculaire de la jeunesse (Est-il besoin de citer Socrate : « Nos jeunes aiment le luxe, ont de mauvaises manières, se moquent de l’autorité et n’ont aucun respect pour l’âge. À notre époque, les enfants sont des tyrans.  »), des nouvelles générations , qui nous renvoient à notre peur du temps qui passe et la mort .

Mort qui commence déjà avec la perte du désir . Et l’enfant que l’on nomme « roi » , c’est l’enfant qui désire (il ferait des « caprices » …) et qui l’exprime car il est en vie , il est la vie , quand on a compris cet enjeu là , on ne peut plus se tromper de cible en nommant l’enfant .

Continuerons nous longtemps encore à faire taire les envies des enfants avec pour seul dessein leur mort psychique et celle de notre enfant intérieur qui crie encore sa vie en meme temps que notre enfant crie à son tour .

« En quelques années , et sur un jugement sommaire , l’enfant-roi est devenu le coupable de tous les maux de notre époque . Caricaturé comme dominateur , égoiste et centré sur son plaisir , il serait le principal écueil auquel risquent de se heurter les parents actuels . »

Et si notre principal écueil , et une partie d’entre nous s’y attelle déjà , était plutot de guérir notre enfant intérieur , de travailler sur nous-meme afin de sortir de cette peur que l’on nous a inculquée et de retrouver le désir de la vie ?

« Plus nous travaillerons à nous libérer de notre propre éducation ,plus nous serons capables d’offrir à nos enfants l’écoute et l’attention dont ils ont besoin . Le respect et l’amour que nous leur apportons les inviteront à redonner respect et amour autour d’eux . »

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8 réflexions sur “notre enfant-roi

  1. Merci beaucoup pour ton joli billet. Je n’aime pas non plus l’expression « enfant roi », en tout cas ce qu’on en dit aujourd’hui. Il est possible que certains enfants soient comme des « rois » ou plutôt des tyrans, il y a bien des adultes comme ça… Mais on a tendance à donner ce nom à tous les enfants et ce n’est pas juste, comme tu le montres bien.
    Il y aurait encore beaucoup à dire à partir de ta conclusion ! Quelle ouverture ! J’aime beaucoup ;-)

  2. Pingback: Petites graines de bienveillance à l’intention des parents | Les Vendredis Intellos

  3. Merci pour cet article, votre paragraphe « Continuerons nous longtemps encore à faire taire les envies des enfants avec pour seul dessein leur mort psychique et celle de notre enfant intérieur qui crie encore sa vie en meme temps que notre enfant crie à son tour. » me parle tout particulièrement.
    Depuis ma découverte de la parentalité bienveillante, au quotidien je suis attristée par tous ces exemples que je vois d’enfants qu’on fait taire d’une façon ou d’une autre…la banalité de l’éducation reproduite de génération en génération sans se poser de question et sans se cultiver sur le sujet, quel dommage de passer à côté de tout cet apport et de ne pas s’éveiller à faire de l’enfant un maître comme le dit si bien Maria Montessori !!

  4. Bien que mon mari et moi ne soyons pas seuls dans notre groupe d’amis à essayer d’être des parents bienveillants, nous sommes quand même une franche minorité (sans même parler de nos familles), et je viens souvent sur les VI pour prendre une bouffée d’oxygène… Cette note me touche beaucoup, car Miss Ptipiou est dans une phase un peu difficile pour elle, l’apprentissage de la marche. Elle passe donc très vite de l’envie d’indépendance au refus de toute aide, et j’ai l’impression de passer mon temps à la prendre (sur sa demande) et à la reposer (sur sa demande aussi) ! Parfois, j’ai envie de lui dire qu’elle ne sait vraiment pas ce qu’elle veut ! Mais je me dis qu’elle non plus elle ne doit pas comprendre ce qu’elle veut, et qu’elle a besoin d’aide parce qu’elle est toute chamboulée. Et je me répète que je suis un porte-avions, comme dirait Filliozat !

    Dans mon entourage proche, une de mes amies procède exactement à l’inverse, laissant sa fille de 14 mois (3 semaines de + que la mienne) hurler et se rouler par terre quand elle estime qu’elle fait un caprice. Et bien que j’aime beaucoup cette amie, je constate qu’elle est effectivement mue par la peur de perdre le contrôle, de « se faire bouffer »…

    Le bilan semble plutôt bon ici, Tipiou est moins crampon depuis quelques jours, elle gère mieux les frustrations qui prenaient des allures de cataclysme… Jusqu’au prochain apprentissage, sûrement ? En tout cas, à chaque fois qu’elle a eu une période crampon, c’est passé à peu près le jour où je commençais à vraiment saturer ! :P

    Bref, tout ça pour dire qu’effectivement, quand on a moins peur de « se faire bouffer », finalement, ça a l’air de payer !

    • Tout-à-fait d’accord avec votre conclusion, ça rejoint le fameux lâcher-prise et tout se passe mieux grâce à « lui » !

  5. Je souhaite rebondir sur la phrase « Plus nous travaillerons à nous libérer de notre propre éducation ,plus nous serons capables d’offrir à nos enfants l’écoute et l’attention dont ils ont besoin . Le respect et l’amour que nous leur apportons les inviteront à redonner respect et amour autour d’eux . »
    Cette phrase suppose que notre propre éducation n’ait pas été basée sur l’écoute et l’attention !
    J’ai fait partie des gens qui ont eu la chance de bénéficier de beaucoup de respect et d’amour de la part de leurs parents et qui ont pu transmettre cela à leurs enfants. Sommes-nous si peu nombreux/ses ?

    J’ai vu aussi des parents qui confondaient amour et permissivité. Ne me dites pas que vous n’en avez jamais rencontré ?

    • je crois en effet que les personnes qui ont bénéficié d’une éducation respectueuse , aimante et réellement à l’écoute sont peu nombreuses encore aujourd’hui , mais sans pour autant jeter la pierre à nos parents de l’époque , qui faisaient avec leurs connaissances et leur ressources .
      en ce qui concerne la confusion amour et permissivité, oui je suis d’accord, cela existe et c’est affaire de dosage , pour autant , quelque part j’ai une petite conviction que cela reste moins néfaste que son contraire , à savoir le controle ou l’autoritarisme démesuré

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