Etre parent : une « obligation de protection » {MINI-DÉBRIEFING}

Il est dur le métier de parent, il est constant, 24h/24 et 7j/7, avec son lot d’objectifs à atteindre, conscients ou inconscients.

Donner le meilleur, offrir ce qu’on a pas eu, mettre à l’abris, protéger, sont souvent des buts partagés mais leurs teneurs sont très variables d’un parent à l’autre, chacun influencé par sa propre éducation, son propre chemin de réflexion, ses envies.

Il est aisé de ne pas se remettre en question et parfois difficile de prendre le recul nécessaire pour regarder avec des yeux neutres les aspirations que l’on peut avoir pour nos enfants, et les moyens mis en oeuvres pour atteindre ce qui nous semble être important.
Etrangement, je peux comprendre (mais je ne cautionne pas) ce qu’il se passe, au commencement, dans la tête de ce père qui souhaite l’excellence pour sa fille de 5 ans et qui de professeur de piano va rapidement glisser dans les chaussures d’un bourreau. Ce que je ne comprends pas c’est comment la société laisse la situation dégénérer, comment la maltraitance devient une normalité, comment ce père n’a aucun garde fou et que personne n’est capable de lui faire comprendre qu’il a franchi une ligne qui font que ses aspirations vont au delà du bien être de son enfant.
9vies termine son billet Retour de la lecture sur… La démesure, soumise à la violence d’un père, de Céline Raphaël avec un juste et nécessaire rappel d’un pédopsychiatre sur la ligne à ne pas franchir en terme d’exigence.

Il est aisé aussi de ne pas remettre en question un système établi, comme celui du système de santé, et parfois difficile de prendre le recul nécessaire pour regarder avec des yeux neutres ce que l’on nous impose insidieusement, sous prétexte que c’est pour notre bien ou celui de nos enfants.
Nous en avons maintes fois discuté à propos de l’accouchement ici, mais c’est parfois le cas en pédiatrie aussi et principalement pour la vaccination : un calendrier imposé, des vaccins multivalents (contre plusieurs maladies).
Je me rappelle avoir hésité pour l’Ainé sur le ratio entre les risques et les bénéfices et donc le bien fondé de la vaccination contre l’hépatite B, ma tante ayant la sclérose en plaques. J’étais de surcroît dans un pays étranger, à discuter avec une pédiatre pas commode dans une langue qui n’était pas la mienne : elle m’a rapidement envoyée dans les roses m’expliquant qu’il était dans l’intérêt de mon bébé de lui faire le vaccin groupé contenant l’HepB que lui faire plusieurs injections différentes et douloureuses. Point barre.
Sans être pro ou anti vaccins, mmemiz nous parle pour sa première contribution Pour protéger faut-il vacciner de l’ouvrage Qui aime bien vaccine peu et apporte une discussion intéressante (et passionnée à voir les commentaires), sur le bien fondé de certains vaccins et la notion fluctuante de protection.

Bonne lecture !

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2 réflexions sur “Etre parent : une « obligation de protection » {MINI-DÉBRIEFING}

  1. Merci beaucoup et Bravo pour ce joli débrief!!! Un chouette retour sur ces deux contributions qui ont un peu embrasé les neurones cette semaine…
    En lisant le billet de 9vies, je n’ai pu m’empêcher de penser à l’horrible année de CE1 de l’APA avec ses montagnes de mots à savoir, la peur des dictées, des mauvaises notes, des humiliations qui s’ensuivraient… et nous qui avons cru bien faire en rabâchant et rabâchant, en lui pourrissant ses week ends et ses vacances (parce qu’au final nous aussi nous avions peur de la maîtresse ou du moins nous avions peur pour lui, parce que nous aussi avons été élèves…). Heureusement que cela n’a duré que quelques semaines (de trop!) avant qu’on décide que NON ce n’était pas possible de continuer ainsi, qu’il fallait lâcher, et le rassurer plutôt que de s’associer à la maîtresse pour au final le terroriser…

  2. J’ai une explication à cela : « Ce que je ne comprends pas c’est comment la société laisse la situation dégénérer, comment la maltraitance devient une normalité, comment ce père n’a aucun garde fou et que personne n’est capable de lui faire comprendre qu’il a franchi une ligne qui font que ses aspirations vont au delà du bien être de son enfant.
    ==> les croyances populaires que « quand on veut on peut » et que « si ça ne marche pas, c’est qu’on n’a pas fait assez ou assez bien ».
    Ce sont des croyances qui poussent à insister, à continuer, à entrer dans une spirale du toujours plus sans prêter attention aux résultats obtenus.

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