Garçon vs Fille : lutter contre les préjugés

Je vais relayer aujourd’hui, un article paru dans le Monde intitulé : Il est trop petit pour avoir une cuisine et c’est pas une fille. J’ai toujours été sensible au sujet de l’égalité des sexes, mais depuis quelques temps le sujet est devenu souvent une source d’agacement chez moi.

Cet article traite d’une méthode simple pour discuter de la différence garçon – fille avec des enfants de primaires. L’expérience qu’elle mène avec des élèves de CE1 pourrait être reproduite facilement avec des enfants de tout âge (plus vieux ou plus jeunes).

Face à elle, des enfants de 7 ans, penchés sur un texte de vingt-cinq lignes titré : « Je veux une quiziiine ! » L’histoire de Baptiste qui, pour ses 3 ans, voudrait une cuisine et pas une « grosse moto », comme le lui suggère sa maman.

Après avoir laissé les écoliers déchiffrer l’extrait, Isabelle Cabat-Houssais va selimiter, durant une heure, à poser les questions. « Quel cadeau Baptiste souhaite-t-il pour son anniversaire ? » ; « Pourquoi sa mère lui propose-t-elle autre chose ? » ; « Est-ce que son choix vous étonne ? »

Zineddine, petit brun à lunettes, s’agite sur sa chaise, puis se lance : « Il est trop petit pour avoir une cuisine… et c’est pas une fille. » Ninon approuve : « Une cuisine, c’est pas trop un truc de garçon. » Mattia nuance : « Moi, j’ai une cuisine, je joue avec et je suis un garçon. » Ninon lève de nouveau le doigt : « On dit qu’il y a des garçons manqués. Est-ce qu’il y a des filles manquées ? » Samuel rétorque :« C’est chacun ses goûts. » Murmures d’approbation.

L’objectif est essentiellement d’animer la discussion entre les enfants.

L’approche est pour moi très pédagogique. Elle permet aux enfants de s’exprimer sans être jugés. Permettreaux petits garçons et aux petites filles d’affirmer leurs goûts, mais également de parler des modèles (celui présenté par leur parents) qu’ils ont chez eux et qui peuvent varier d’un foyer à un autre.

Plus personnellement, je pense que la lutte contre les inégalités entre les sexes ne peut être efficace qui si elle est menée à l’école pour toucher le plus d’enfants possibles. Malheureusement, il faudrait que :

  1. les enseignants soient conscients de leur propre comportement différencié.
  2. les enseignants soient formés à sensibiliser les enfants aux inégalités entre les sexes.

J’ai effectué une sortie scolaire avec mon aînée (en grande section). J’ai pu constater à quel point la différenciation des garçons et des filles est subtile mais omniprésente. Un exemple parmi d’autres : il fallait ramener des sacs de pomme. La maîtresse a demandé des garçons costauds pour les porter (alors que dans la classe de ma fille, certaines filles sont bien plus costauds que les garçons). Deux garçons passant devant la maîtresse avec leur sac de pomme ont été félicités pour leur force. Deux filles passant devant la maîtresse avec leur sac de pomme ont été incitées à se dépêcher (alors qu’elles allaient aussi vite que les deux garçons nommés précédemment). Je suis persuadée que si on demande à cette maîtresse si elle fait une différence entre les filles et les garçons elle répondra par la négative. Mais je ne sais pas s’il est possible d’amener à cette prise de conscience autrement que par une observation individuelle des enseignants pour leur montrer des cas pratiques.

Nous avons eu une présentation du programme de l’année et je n’ai pas entendu parlé d’une thématique pouvant prendre en charge la lutte contre l’inégalité des sexes. Cela ne sera donc pas au programme pour nos enfants. Ce n’est pas un problème pour nos enfants que nous sensibilisons au quotidien mais qu’en est-il des autres ?

Et chez vous comment ça se passe à l’école ? Voyez vous des différences de traitement entre les garçons et les filles ?

Madame Koala

 

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26 réflexions sur “Garçon vs Fille : lutter contre les préjugés

  1. Pour moi, il ne s’agit pas de lutter contre l’inégalité, mais d’œuvrer pour l’égalité. Je sais, je joue sur les mots, et en plus je suis un homme, c’est donc facile, je suis du bon coté de la barrière. Mais je reste persuadé qu’il faut montrer que la normalité est l’égalité et non l’inégalité.
    Nous avons eu avec ma fille une expérience qui nous a montré à quel point la différence est flagrante. Un jeu d’enfant, des garçons (5-6 ans) qui essaient de lever la jupe d’une fille (même age), et deviennent très insistant. Le jeu en lui même est déjà sexiste quelque part. Personne n’explique, sur le moment, à l’école, aux garçons qu’ils ne doivent pas le faire, que c’est dégradant quelque part. Viendrait-il à l’idée des filles de baisser le bermuda des garçons pour voir la culotte de ceux-ci ?
    Donc rien ne se passe, et ce qui doit arriver arrive, la jupe se lève, on voit la petite culotte de la petite fille. Et là, MIRACLE, les enseignantes (des femmes) ont vu la scène. Elle accourt donc et…. Elles grondent la petite fille qui aurait du faire le nécessaire pour que ça n’arrive, et elles vont punir cette petite fille.
    Et les garçons me direz-vous ? Et bien, ils ont tranquillement continuer à jouer, une autre jupe ou un ballon les attendaient tranquillement.
    Bilan de l’opération: la petite fille rentre chez elle, ose à peine parler de sa journée de classe, s’énerve, s’exite, et finalement fond en larmes, avoue qu’elle a été puni… parce qu’on a vu sa petite culotte. Une fois l’explication entièrement donnée, les parents comprennent alors que oui il y a un problème.
    Cette petite fille, c’est la mienne.
    Alors je préférerais sincèrement que l’on œuvre pour l’égalité des sexes.

    • Vraiment triste expérience.
      Ca me rappelle beaucoup de scènes de mon enfance, et je ne me souviens même pas que les enseignants y aient prêté la moindre attention (pas de sexisme dans leur cas !). J’aurais effectivement pu me faire gronder parce que ma réponse à ce genre de comportement était une bonne béquille dont les garçons se souvenaient.
      Il n’en reste pas moins que ça restait une humiliation pour moi que je compte bien éviter à mes filles. Mes filles ne sont jamais juste en culotte sous une robe, elles ont toujours un leggins ou un short dessous. Je fais ça plus pour qu’elles ne se limitent pas dans leurs activités sous prétexte qu’on pourrait voir leur culotte, mais si en plus ça leur évite de se sentir mal à l’aise, c’est tout gagné.

      En tout cas, j’espère que ta fille ne se sent plus honteuse de ce qui lui est arrivé.

      • Avec du retard, je réponds.
        Si sur le moment, un sentiment mitigé a du l’habiter, une grande incompréhension en fait, nous avons désamorcé le tout juste en parlant avec elle. Nous lui avons surtout fait comprendre que ce n’était pas sa faute, que les garçons n’avaient pas à faire ça, et que les adultes non plus.
        En tant que parents, nous avons des devoirs envers nos enfants. Mais nous devons aussi montrer l’exemple, même si ça veut dire certaines fois s’excuser auprès de ses propres enfants car nous avons eu tourd de faire ceci ou dire cela.
        Donc pour nous, et surtout pour elle, cet événement s’est passé, il y a eu discussion, aujourd’hui la vie continue et nous espérons que tout est clair pour elle comme ça l’est pour nous.
        Dernier point, nous estimons qu’elle n’a pas à avoir honte de son corps, nous estimons qu’une femme peut vivre comme un homme, et que s’il fait 35°C dehors, ma fille n’a pas à mettre un leggins pour que l’on ne voit pas sa culotte. Le ferait-on pour un homme ? Non.
        Quoiqu’il en soit, elle va bien et nous aussi, car nous sommes clair sur ce sujet et elle aussi.

        • Quand je met un leggings ou un short à mes filles ce n’est pas vraiment pour cacher une partie de leur habillement ou de leur corps dont elles devraient avoir honte de montrer. Les raisons sont multiples.
          La première est que j’ai des filles aux jambes maigrelettes, quelque soit la culotte ou le shorty il baille de partout. Quand ont voit leur culotte on ne voit pas qu’une culotte on voit toute leur intimité. Et j’estime que cette zone particulière de leur corps n’a pas a être dévoilée au détour d’une roulade par exemple. Pour le coup je ferais également la même chose pour mon garçon. Mais comme je ne lui mets pas de robe les risques sont limités.
          D’autre part, le leggins a souvent une autre fonction : protéger les petits genoux des égratignures. J’avais lu une étude qui estimait que le comportement des petites filles était limité par les vêtements qu’elles portaient (je pensais qu’il avait été discuté dans les vendredis intellos mais je n’ai pas réussi à retrouvé le lien). J’en ai fait l’expérience encore une fois cet été. Ma deuxième fille apprend à faire du vélo. Malheureusement, elle fait une chute et ce sont ces petits genoux nus qui ont pris. Elle n’a plus voulu faire du vélo jusqu’à ce qu’on comprenne qu’elle avait peur pour ses genoux et cela a été résolu en lui mettant un pantalon pour les protéger.
          Dans mon exemple, c’est le vélo mais dans la cours de l’école ça peut être aussi courir, sauter, grimper.Suite à des mauvaises expériences (genoux égratignés, vêtement fragile adoré et abîmé), les enfants peuvent se limiter d’eux mêmes de peur de se faire mal ou gronder.

          En tout cas, je suis complètement d’accord avec vous, l’éducation passe par l’exemple, et s’il faut s’excuser parce qu’on a mal agi, ou reconnaître que les adultes peuvent avoir tord, je n’ai aucun soucis avec ça

          • En général, ma fille porte beaucoup plus souvent des pantalons (longs ou courts) que des robes. Je comprends le coté pratique quoiqu’il en soit, nous faisons de même tant qu’il ne fait pas trop chaud.
            L’OVEO lutte pour qu’enfin les châtiments soient totalement bannis, mais le combat est très dur surtout en France. Je vous livre leur phrase qui les caractérise: « Pourquoi appelle-t-on cruauté le fait de frapper un animal, agression le fait de frapper un adulte et éducation le fait de frapper un enfant ? »
            http://www.oveo.org/

      • Nous avons parlé, comme indiqué dans ma réponse plus haut.
        Mais surtout nous lui avons dit que les adultes présents n’avaient pas été justes avec elle, et qu’elle n’avait rien fait de mal.
        Nous lui avons montré que nous étions là, quoiqu’il arrive, et qu’elle pouvait parlé.
        Nous sommes énormément dans la discussion, avons banni la gifle (et tout autre châtiment corporel) mais sommes stricts sur certains points comme la non-acceptation du mensonge.
        Nous prenons donc inévitablement énormément de temps avec elle en discussion en tout genre, du plus futile au plus sérieux. Nous négocions en fait, sur ce qu’elle peut faire en fonction de son age, elle est autonome jusqu’à un certain point et pour le reste elle doit demander de l’aide et expliquer pourquoi. Elle sait que nous pouvons nous rendre disponible si elle s’explique correctement et que nous comprenons bien ce qu’elle demande.
        Nous fonctionnement est entièrement basé sur le dialogue depuis sa naissance, il est donc logique que la communication soit omniprésente, ce qui permet de désamorcer des situations délicates.
        Nous avons donc parlé et dans ce cas précis, nous lui avons donné raison, car elle n’avait rien fait de mal. Voilà ce que ça donne en résumé.

    • C’est fou… même pour une petite culotte vue, c’est la faute de votre petite fille. Pourtant la petite culotte n’aurait pas été vue si les garçons ne jouaient pas à l’embêter, non?
      Cela me fait penser à cet article (en anglais) qui propose plutôt que d’avoir avec nos filles des conversations sur « comment éviter d’être violée » (en gros: ne pas être habillée trop sexie, ne pas trainer seule, etc) de penser à avoir un jour une conversation avec nos garçons sur le « ne pas violer » ==> et oui une fille habillée un peu légèrement n’est pas une autorisation à violer.
      Je suis désolée du parallèle qui peut sembler violent mais j’y vois la même mécanique…

  2. C’est un sujet qui me passionne de plus en plus, aussi bien en tant que maman d’un petit garçon de 4 ans et d’un autre à venir, qu’en tant qu’enseignante au collège où la question de l’égalité filles-garçons est au cœur des questionnements et des attitudes de nos élèves adolescents. Je n’aborderai que le côté pédagogique de ma manière de traiter la question avec mes élèves de 6e : depuis 2 ans je leur propose une séquence de littérature sur le conte classique à travers le prisme des relations hommes-femmes. Je l’ai intitulé « quand Tresses-bleues réveilla le Beau -au-bois-dormant » ! Nous lisons certains contes de Charles Perrault en observant la manière dont sont décrits les hommes et les femmes, nous comparons les portraits et les rôles de l’épouse de Barbe-bleue, de Cendrillon, de la Belle-au-bois-dormant et du Petit Chaperon rouge. Et nous observons que le personnage féminin est caractérisé par sa beauté, sa frivolité, sa passivité quand les hommes, même les plus terribles, sont du côté de l’action, de l’autorité, du courage. Nous lisons ensuite plusieurs « Contes d’un autre genre » de Gaël Aymon publiés aux très bonnes éditions Talents hauts qui défendent très clairement la lutte pour l’égalité des sexes. Dans ce recueil de contes, l’auteur a repris les contes classiques et a redonné aux héroïnes le contrôle de leur vie ! Nous comparons ensemble par exemple le conte de « La Belle éveillée » tiré de ce recueil avec le conte de « la Belle au bois dormant » et cela nous permet de débattre de la place des filles et des garçons dans notre société moderne, de parler de ce qui perdure depuis le 17e siècle de Perrault, de ce qui a changé, de ce qui peut encore s’améliorer. Et c’est toujours un moment passionnant même si je ne peux mesurer ce que cela change dans leur pratique quotidienne ni dans la mienne !
    En tous cas merci pour votre article !

      • L’année dernière, les filles ont été beaucoup plus réactives et concernées que les garçons qui sont restés sur leur a priori du début de séquence. Les filles ont montré leur préférence pour le personnage de la Belle éveillée et pour son intelligence, qualité si peu vantée dans les contes classiques. Si cela vous intéresse, je suis en train de mener cette séquence avec ma nouvelle génération de 6e, je pourrais vous rendre compte de leurs réactions d’ici 15 jours.

        • Pourquoi les filles sont plus réactives ?
          Parce qu’elles sont le plus concernées ? Parce qu’elles sont plus sensibilisées à ces problématiques que les garçons ?

          A titre personnel, je vois qu’inconsciemment, je suis plus préoccupée de ce sujet pour mes filles que pour mon fils. Pourtant eux aussi peuvent subir les stéréotypes et en souffrir.

    • Bonjour Colette,
      ce genre d’enseignement ne devrait-il pas avoir lieu plus tôt dans le cadre de l’instruction, en primaire pas exemple ? Car en 6e, même si rien n’est jamais irréversible, une bonne partie de l’acquis à ce niveau est déjà très présent. Même si vous obtenez des résultats, n’est-il pas trop tard pour inverser la tendance ?
      Je crois aussi que l’éducation parentale devrait y être associée afin d’obtenir des résultats plus probant.
      Je crois aussi que la société dans son ensemble est en train de s’enfermer dans des schémas très différentiés du style « les hommes sont comme ça, les femmes sont comme ci ». Il n’y a qu’à entrer dans un magasin de chaussures, de vêtements, de jouets (et…) pour voir comment on classe les individus (rayons filles, rayons garçons).
      Nous les adultes devons aussi nous interroger sur l’exemple que nous donnons au quotidien à nos enfants, comment nous fonctionnons dans notre quotidien. Dire « il ne faut pas faire ça c’est sexiste » et faire exactement le contraire à la maison, ça ne marche pas. Il faut assumer jusqu’au bout, et faire aussi chez nous.
      Chez moi, nous sommes interchangeables ma femme et moi, et pourtant nous sommes des individus à part entières. Je suis un homme et elle une femme, avec tout ce qui nous différencie mais aussi tout ce qui nous rassemble. Nous ne sommes pas « un » nous sommes « deux », nous collaborons dans tous les domaines, absolument tous, et ceci donne un exemple qui permet d’accorder le discours avec les faits.
      Pour nos enfants, l’exemple prime sur tout, sur les discours en premier lieu.
      Alors au delà des discours, soyons simplement égalitaires dans la vie, réellement, et ensuite tout coulera de source. Tant que nous n’en serons pas là, tout discours est vain, même s’il peut être utile.
      Bonne journée

      • Je pense vraiment que les enseignants de nos enfants jouent un rôle important sur ce sujet. L’exemple qu’on montre à la maison ne concerne que nous, c’est personnel, c’est la « loi » qui s’applique à la maison.
        L’exemple montré par l’enseignant a une valeur plus « globale », l’enseignant représente la « loi » mais au niveau de la société aux yeux des enfants.
        De plus, le discours porté par les parents se limite à ses enfants et n’a pas d’impact sur les enfants du voisin. Alors que le discours porté par l’enseignant a un auditoire plus large.
        L’idéal est effectivement que le discours soit le même dans les deux sphères, mais il est indispensable à l’école.

        • Je crois que si un enfant a un cadre où la parole est libre, il peut influencer par son propre discours d’autres enfants à l’école, et partout autour de lui.
          L’école a un rôle, mais il ne revêt pas la même importance que la sphère privée.
          Le discours reste vide si dans sa maison l’enfant voit l’inégalité chaque jour.
          La famille est importante, l’école doit apporter la confirmation, l’école n’est là que pour l’instruction, l’éducation est dévolue à la famille, aux parents en général.
          C’est indispensable à la maison et à l’école pour moi.

  3. Bonjour,
    J’espère que les enfants qui ont entendu les contes détournés avaient eu la chance d’avoir des parents ou des enseignants qui leur avaient lu dans leur enfance les contes traditionnels d’origine. Et ce n’est pas évident car je sais que beaucoup ne connaissent pas les contes traditionnels.

    Moi je pense que la société est en train de déstabiliser nos jeunes. Je constate en temps qu’enseignante que les jeunes élèves (7-8 ans) sont en demande de repères et j’ai le sentiment qu’à travers des interventions peu réfléchies il se peut que le repère du sexe, qui est indispensable à leur développement, soit remis en question par ces enfants. Je pense qu’il est normal que le petit garçon puisse jouer avec une cuisine ou une poupée, ainsi que les filles avec des voitures mais attention à la surenchère car depuis la théorie du genre et le mariage pour tous, je constate au quotidien que les enfants à qui l’ont parle de la théorie du genre a des effets néfaste sur leur équilibre, et surtout chez les garçons. Nos enfants sont encore des enfants (même en 6e), laissons les se construire avec des repères stables, sans discriminations mais ne les déstabilisons pas !
    Cela n’empêche pas que je trouve que le débat que vous proposez ‘place des femmes/place des hommes au 17e et dans notre société’ soit vraiment importante à pratiquer avec les jeunes.
    Attention à la théorie du genre qui se cache derrière beaucoup les médias et certains auteurs de jeunesse.

    • Juste pour préciser que je fais bien entendu lire les textes de Perrault à mes élèves (puisque c’est au sacro-saint programme !) et que l’objet principal de notre travail est un travail littéraire sur les contes classiques. On va dire que j’en « profite » pour aborder la question de la place de la femme et de l’homme au fil de l’Histoire, et que j’essaie de faire réfléchir au rôle que chacun joue aujourd’hui dans notre société selon son sexe. Je ne cherche pas à effacer les différences qui existent entre les garçons et les filles mais plutôt à affirmer que ces différences se valent. Lutter pour l’égalité des sexes, discrètement, au fil des mots …

    • Bonjour Caroline,
      je trouve étonnant l’arrivée de la faussement nommée « théorie du genre » à la suite de cet article.
      Selon les détracteurs des « études de genre », une sorte de « complot » viserait à gommer, voire effacer, les différences entre femmes et hommes.
      Les « études de genre » (depuis les années 1970) démontrent une chose claire, notre identité sexuelle n’est pas uniquement déterminée pas notre génétique. En quoi est-ce troubler les enfants que de le savoir ? Il ne s’agit pas, dès leur naissance, de leur inculquer de force des concepts qui, à ce jour, ne sont pas tous aboutis. Il s’agit de dire simplement que le sexe ne détermine pas le rôle d’une femme et d’un homme dans la société, et dans l’intimité. Il s’agit de dire que, femme ou homme, nous avons le choix de dire et faire selon ce qui nous parle. Il s’agit de dire qu’un homme n’a aucun pouvoir sur une femme, ou sur un autre homme.
      Je ne comprends pas votre commentaire je l’avoue.
      Les garçons, s’ils sont perturbés par le fait de devoir céder un peu du pouvoir que leurs propres parents lui ont donné et que la société conforte, s’y feront très bien, surtout s’ils s’aperçoivent qu’ils vivront mieux. Rester sur des archaïsmes sociétaux ne changera pas la donne niveau égalité, cela ne fera que les conforter.
      Les études de genre ne sont pas un danger, ils sont un moyen d’émancipation de la société, femme et homme. Ces études permettent de voir que nous ne sommes pas pré-déterminés par la génétique mais que nous avons le choix socialement parlant.
      Les études de genre sont des domaines d’études qui a ce jour ne sont pas fermées, toujours en discussion. Le fait d’appeler ces études « théories » est un moyen de discréditer et disqualifier un moyen d’étude sur l’évolution de la société.
      Si nous parlons et discutons avec nos enfants, sans tabous aucun, alors la parole libre s’exprime et le reste suit, naturellement. Si les tabous persistent, la parole n’est plus et les problèmes persistent, malgré les vœux pieux.
      Oublions les théories, agissons tout simplement, sans tabous.
      Bonne journée.

  4. Merci beaucoup de ta contribution!!! J’avoue que concernant les stéréotypes de genre, plus on y réfléchit, plus on en voit… c’est tant mieux mais personnellement ça a beaucoup transformé ma vision du quotidien (et rendu beaucoup de choses agaçantes).
    Commencer à relever toutes ces petites différentiations, en parler, en famille, à l’école, montrer qu’on peut faire autrement… autant de petites pierres qui contribueront sûrement à rendre filles et garçons plus libres et plus égaux.

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