L’être humain… pas si humain ? {mini-débriefing}

Encore un débriefing qui me va comme un gant…
Je suis actuellement en pleine remise en question. Passée vraiment à un cheveu du burn out total, j’ai pris conscience que je me mettais la barre haute. Très haute. Voire inaccessible.
J’en entends déjà : « je te l’avais dit », « ça ne m’étonne pas »…
Je sais bien ma bonne dame mais il faut avoir une prise de conscience pour que le déclic se fasse.

En commun accord avec moi-même, j’ai décidé de baisser un peu la barre.. Vais-je y arriver ? Tout cela n’est pas forcément conscient et je sais qu’il y a de nombreuses mamans qui ne me diront pas le contraire. Histoire personnelle, pression de la société ou du conjoint, les raisons peuvent être diverses.

En route vers l’éducation bienveillante nous présente d’ailleurs un billet qui saura parler à toutes ces mamans (et papas ?) qui se mettent un peu beaucoup trop la pression. Et si faire de son mieux c’était juste ça la clef ? Faire de son mieux en fonction de ce que l’on est, de ce que l’on a comme ressource personnelle émotionnelle, culturelle. Cela me rappelle un peu Winnicott pour qui une bonne mère était une mère suffisamment bonne… A lire relire et réfléchir. Mais pas trop hein (nouvelle résolution).

On se juge beaucoup nous-mêmes en tant que parent, personnellement je suis assez douée pour me culpabiliser plus que de raison. Surtout en ce moment que je suis épuisée. Oui, épuisée, pas une simple fatigue. L’épuisement maternel, on le sait, il existe (parental même) (j’en avais déjà parlé sur mon blog à travers deux billets sur les mères épuisées). Et il peut parfois pousser à des extrêmes… Violence, voire pire. Comme Sandrine S comme C qui nous parle du jugement porté sur les mères à travers le sujet des mères monstres. Je reste convaincue que cela peut toucher n’importe qui d’entre-nous. Qui n’a jamais eu envie, l’espace d’un quart de dixième de milliseconde, de passer son enfant par la fenêtre ? D’avoir juste envie qu’il se taise ?? La nuit pourrie de trop, une réflexion, un ras-le-bol… Ces mères qui en viennent à des gestes regrettables le font souvent malgré elles, dans un moment de désespoir. Un billet poignant qui pousse à réfléchir sur soi… et le regard que l’on peut porter sur les autres mères. Car après tout, nous sommes tous des êtres humains… même si certains de ces gestes regrettables et intolérables peuvent sembler déshumaniser la mère ou le père qui commet l’acte.

Des gestes qui nous échappent parfois, mais qui ne doivent pas être un mode éducatif pour le respect de son enfant mais aussi si l’on veut que le monde change. Pour de bon. Miaperegrine nous parle de l’apprentissage des enfants et des neurones miroirs. Comment apprendre à un enfant à ne pas taper si on le tape ? A dire bonjour aux autres si on ne le fait pas ? Comment accepter la différence de l’autre si déjà dans sa famille il n’est pas aimé dans le respect de sa personne ? C’est tout simplement impossible pour eux. (Et illogique somme toute.) L’enfant reproduit ce qu’il voit et ce qu’il reçoit.Un processus qui me rappelle celui des animaux. La mère lionne n’apprend-elle pas à chasser à ses lionceaux en leur montrant ? L’éducation n’est pas que parole, elle semble aussi gestuelle, presque animale.
Et il grandit ainsi, avec ces idées reçues de son enfance. Heureusement en arrivant à l’âge adulte, il est possible de s’éloigner de tout cela. Même si certaines choses sont intimement ancrées en nous, ancrées dans notre « biologie » finalement, il suffit de le vouloir et de s’en détacher pour pouvoir vivre notre propre vie et ne pas reproduire les mêmes schémas. Et c’est ce qui nous différencie du règne animal. (Un sujet pour les prochains VI ? La part d’animal dans le développement de l’être humain ? Comment ça fonctionne chez les bonobos, eux qui partagent 97 % du patrimoine génétique avec l’homme ? est-il vraiment possible d’inverser la tendance par rapport à notre éducation où y a-t-il une empreinte quelque part « biologique » en nous qui nous en empêche ? Prend qui veut ces questions hein.)

Mais pas toujours. Drenka nous parle de l’instinct paternel… et de la taille des roupettes des pères. Oui, bon, bien sûr que j’ai rigolé. Comme si le degré de « maternitude » se mesurait à la taille des seins ou des ovaires… Alors l’instinct paternel… Existe-t-il ? L’instinct maternel n’existe pas vraiment… On le sait (en tout cas aux VI). Pourtant, Drenka nous parle d’une étude bien sérieuse… Sérieuse ? Vraiment ? Je vous laisse vous délecter de ce délicieux billet très étayé sur cette étude un rien… désobligeante pour la gente masculine – et là, c’est bien moins drôle -, étude que Drenka a pris le soin de passer au crible pour démêler le vrai du faux, ce que l’on peut attribuer au naturel et au (socio)culturel. Bonne lecture !

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2 réflexions sur “L’être humain… pas si humain ? {mini-débriefing}

  1. Merci beaucoup Kiki pour ton débrief toujours aussi bien mené!! C’est vraiment toujours un plaisir de te lire!! Et sinon pour rebondir sur le tout début de ton article, je pense qu’il faudrait communiquer plus souvent sur le risque accru de burn out quelque part entre le 4ème et le 10ème mois de bébé…

    • Oh oui ! Communiquer que ça peut toucher n’importe qui. Quelle que soit la classe sociale. Quel que soit le nombre d’enfant. Quelle que soit son histoire personnelle. Le burn out ne fait pas de discrimination…

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