De la valeur qu’on accorde à la présence [mini-debrief]

Cette semaine la question de la présence qui entoure la naissance, la petite enfance, l’enfance en général et l’éducation a été abordée.

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Lilaetlemagicien pose le doigt sur la désormais de plus en plus médiatisée Maternité des Lilas, défendue bec et ongles par son personnel pour faire subsister une qualité de soins, une présence humaine qui parfois valent mieux que toutes les technicités. En effet, Lilaetlemagicien pointe le doigt sur la problématique de la tarification des actes qui rend un accouchement très interventionniste plus rentable pour une maternité qu’un accouchement physiologique où la sage femme aura peut intervenu techniquement parlant (épisiotomie, perfusion, etc…) mais qu’elle aura fait preuve d’une écoute, d’un soutient et d’une grande présence auprès de la future maman : la qualité et la quantité de ce temps n’a pas de valeur aux yeux de la logique financière désormais omniprésente dans le monde médical.

Bienveillante aborde la question de la culpabilité dans la parentalité. à quel point cette culpabilité peut construire comme faire du mal selon la manière dont elle est abordée. Selon elle -et cette vision des choses et très dynamique et constructive – vivre dans la culpabilité est un blocage, empêche d’avancer et force à se mettre la pression sur des idéaux inatteignables … plutôt que juste se laisser vivre en pleine conscience. La parentalité idéale, s’il y en a une, est la route que l’on parcoure, pas une sorte de but posé quelque part où arriver et s’arrêter.

Kiki The Mum aborde la question de la valeur qu’on accorde aux mamans qui font le choix – ou pas malheureusement – de ne plus travailler pour s’occuper de leurs enfants. Encore trop aujourd’hui une femme qui est « mère au foyer » est considérée comme une personne à charge … ayant peu de choses à faire. Qu’importe qu’elle puisse passer son mercredi à faire le taxi pour les activités des enfants, qu’elle prenne souvent en charge l’ensemble de la gestion de la maison, que ses journées ne durent pas 7h, pas plus que ses semaines 35 heures… et tout ça pour rien, pas un euro. Qu’a t-elle a gagner du coup dans tout ça ? Alors oui elle reçoit l’estime et l’autosatisfaction de faire au mieux pour ses enfants, mais ceci face au mépris à peine dissimulé et au fait que ses compétences sont si peu estimées que face à la société elles n’ont de valeur ni d’estime, ni pécuniaires. Que peut on espérer sur l’avenir dans ces conditions ? Et au fond, si on estime si peu ce métier de parent à temps plein, c’est aussi une manière de dire que l’éducation de nos enfants n’a que peu de valeur aux yeux de cette société. Quel regard étrange…

Et ainsi Famille Heureuse partage ce point de vue sur la manière dont on aborde les enfants et leur importance à nos yeux d’adultes. Elle pointe le doigt sur la question de la fessée, comme cela l’a été à plusieurs reprises récemment chez les VI. Elle ne juge personne mais fait surtout part de son désappointement face à cette idée étrange faisant que malgré toutes les études, constats montrant à quel point taper un enfant, que ça soit sur la main, visage, fesse ou ailleurs provoque non seulement des dommages quant au développement émotionnel, mais que les risques de dommages purement physiques sont présents et prouvés. Et pourtant il reste normal et voire socialement approuvé que faire preuve de rigueur avec son enfant, le fesser ou l’attraper brusquement est un signe d’une parentalité efficace et bien autoritaire comme il faut. Au fond on en vient encore à cette considération ancienne montrant l’enfant comme un être imparfait de naissance, devant être éduqué, façonné, encadré pour aller dans le droit chemin de la société. Et je me demande sincèrement d’où vient cette considération de l’enfant mauvais par nature. Car de là même à une attitude de société autour de l’enfant qui serait juste intolérable si elle était appliquée à une autre catégorie de personnes.

Au fond, partout on en revient à la question du respect : le respect de la patiente que l’on aide, celui de l’enfant que l’on accompagne sur son chemin de vie au lieu de vouloir le façonner selon nos moules, celui de la personne dépendante de nous et que malgré ses imperfections et son apprentissage permanent, nous lui devons justement encore plus de respect du fait de son apprentissages… et le respect de soi, quelque soit notre fonction. Car l’adulte d’aujourd’hui est un ancien enfant, comme l’enfant est un adulte en devenir, et que pour qu’il soit un adulte épanoui il est important qu’il sache qu’il a une valeur infiniment grande.

MamanDragon

(et toutes mes excuses pour le retard de publication…)

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3 réflexions sur “De la valeur qu’on accorde à la présence [mini-debrief]

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