Les écolies seraient-ils malades de l’école ? [mini débrief]

Suivant les jours, je me prends plus ou moins la tête… au sujet de l’école. (mais quand c’est pas l’école, je trouve bien autre chose, vous en faîtes pas !)

L’autre jour, nous avons reçu un petit papier invitant notre Pti Tonique, 3 ans au mois d’août prochain, à venir assister à une matinée en classe la semaine prochaine, pour découvrir sa future école maternelle. WAHOU, le pas est sur le point d’être franchi !!

Selon les jours, je me dis donc que le système scolaire actuel n’est franchement pas au point, qu’aucun gouvernement n’arrivera jamais à nous pondre une réforme des rythmes digne de ce nom, que tout ce qui nous fait rêver dans les systèmes scolaires de nos voisins nordique par exemple, ne sera jamais applicable chez nous, que la formation des instits n’est vraiment pas au point, que l’éducation n’est pas suffisamment mise au rang des priorités méritant une refonte que l’on rendra acceptable pour tous, etc etc etc…. Et puis d’autres jours, je me dis que même si je n’ai pas la possibilité, géographique et financière, de mettre mes enfants dans une école alternative, ils s’en sortiront, comme je m’en suis « sortie » parce que tout n’est pas à jeter dans l’école actuelle, parce qu’ils auront des parents présents pour les épauler – autant scolairement et psychologiquement que pour leur montrer d’autres façons d’apprendre (sur le terrain et pas seulement assis derrière une table 7h par jour) -, que nous sommes en mesure de nous confronter à l’institution si cela devait être nécessaire un jour, etc etc etc…

Et puis ma soeur vient d’obtenir le concours de professeur des écoles (« CRPE » pour les intimes). Elle ignore encore à quel niveau elle devra enseigner l’an prochain mais elle a fait de nombreux stages en maternelle et elle m’affirme que non, du moins à ces âges-là, on ne leur demande pas à tous d’évoluer au même rythme et d’acquérir des notions au même moment, que de nombreux instits s’intéressent et s’inspirent dans leurs classes des pédagogies alternatives, que les PAI sont maintenant fréquents et bien assimilés par les enseignants (enfin il y a aussi des ratés), etc etc etc…

Bref, l’école est un sujet qui me questionne beaucoup en ce moment et je peux vous dire que… je ne suis pas la seule ! La preuve :

  • Phypa aimerait bien que l’on laisse un peu les enfants tranquilles : lâcher la course à la performance dit-elle, revenir à des activités plus simples, les « laisser vivre » aussi, les lâcher en plein air par tous les temps…. c’est la révolution !!!
  • Mr Pourquoi se demande s’il est nécessaire de médicamenter autant d’enfants diagnostiqués TDAH et si on ne peut pas les aider autrement qu’en les faisant « rentrer dans le rang » ;
  • Maman au musée aimerait, elle aussi, qu’on laisse les enfants tranquilles (décidément, c’est une idée fixe chez les neuroneurs ! ;-) ) : elle plaide le « plus d’espace et de temps libre » pour des enfants plus autonomes ;
  • enfin, Que du bonheur nous éclaire sur une percutante méthode capable de faire aimer les maths à tous les enfants (et même aux grands d’abord !) sans en laisser aucun en échec face à cette matière : une promesse qui s’appuie sur notre appréhension de la langue… allez voir, c’est déroutant !

Et vous, vos enfants à l’école, ça vous inspire quoi en ce moment ?

Madame Sioux

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7 réflexions sur “Les écolies seraient-ils malades de l’école ? [mini débrief]

  1. Et bien, dans ton questionnement, je me retrouve …il y a un an,pour la rentrée de ma fille ainée !
    Et puis, il y a eu la fameuse matinée à l’école (après un rdv pour visiter avec papa et maman) et j’ai été assez rassurée !! Youpi, une maitresse dont les 1ers mots est « l’objectif de la petite section est de leur faire aimer l’école, pour le reste ils ont 3 ans pour intégrer les bases », une maitresse qui n’a jamais forcé ma fille à dire bonjour, une maitresse qui lors de la réunion de rentrée (pour rassurer tous les parents ;-) ) a rajouté : »chaque enfant a son rythme, donc ne comparez jamais le cahier de réussite avec celui du copain, certains acquièrent des choses très vite et d’autres plus lentement et le copain fera l’inverse (ou pas !!) » On aidera chaque enfant en fonction de ses difficultés lors de petits groupes si vraiment il y a besoin, mais pas avant la MS et souvent en GS !!

    Il y a vraiment des maitresses (et surement aussi des maitres) qui ne cherchent pas à faire rentrer dans le moule, qui innovent pour les élèves qui en ont besoin, qui remettent en question leur façon de faire …..
    Et c’est donc d’autant plus dommage quand on tombe sur des instites qui refusent tout ça en bloc, pauvres enfants, pauvres parents et même pauvres instites, …. les choses évoluent …heureusement !!

  2. Merci beaucoup de ton débrief!!! Je crois qu’on est un peu dans les mêmes questions toi et moi… Concernant les PAI, je me demande vraiment sur la base de quoi ils sont décidés: quand on a évoqué cette idée pour la Princesse, l’école (c’est à dire: le maître, le directeur, la psy scolaire et même l’inspectrice) nous ont dit que cela ne se faisait plus au nom de la di-ffé-ren-cia-tion (l’idée c’est que les enfants étant par essence tous différents, les enseignants sont o-bli-gés de s’adapter, même ceux qui ne le font pas donc). Déprimant.

  3. Oui heureusement tout n’est pas à jeter dans l’enseignement français, il y a même de supers enseignants qui savent respecter le rythme d’apprentissage des enfants. Je pense à mon fils qui est en maternelle et qui, jusqu’à maintenant, a eu des enseignantes que j’aime beaucoup. J’espère que cela durera, car je suis persuadée qu’en dehors des méthodes et de la pédagogie, la personne joue aussi beaucoup sur l’apprentissage. D’après moi, c’est souvent lié.

    • C’est vrai que rétrospectivement, je me souviens avoir eu surtout des instits sympas et intéressants au primaire. Le seul point noir, ça a été le directeur en CM2, un type fêlé mais bon, ça reste une bonne moyenne. Au-delà des méthodes et des outils employés, c’est certain que la personnalité de l’enseignant est pour beaucoup pour donner envie aux élèves de s’intéresser et qu’ils se sentent bien à l’école.

  4. oh l’école…… 2 écoles en 2 ans pour ma fille de 4 ans et demi, ça tourne en « phobie scolaire »…. aucun directeur par ici n’accepte de lui faire passer une classe malgré le rapport de la psy consultée cette année précisant qu’il fallait que ma fille fasse des choses de son niveau, aucune passerelle possible, tous les enfants de cet âge doivent faire la même chose au même moment. Négociation impossible pour qu’elle soit le niveau de son âge mais que l’instit puisse donner quelques petites choses plus « corsées » ou même qu’elle puisse lire un livre en attendant que les autres aient fini leur activité. Comdamnée à s’ennuyer…. alors, non, ça ne bouge pas partout, ici, quand on prononce « pédagogie montessori », les instits ont peur…. et puis les « il faut qu’elle apprenne à aller au rythme de tout le monde » me fait halluciner !! voilà, en fait par ici la précocité est un handicap invisible….

    • Effectivement, le « il faut aller au rythme de tout le monde » me fait aussi dresser les cheveux sur la tête. C’est certainement plus facile à gérer pour les instits quand ils ont 30 élèves mais pour l’épanouissement de l’enfant, ça risque de moins bien fonctionner. C’est vraiment malheureux… J’espère que vous trouverez une école qui vous entendra car ça n’est tout de même pas un cas de figure si rare de nos jours !!

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