A force d’aller à ‘école, d’apprendre presque toujours de la même façon, d’être adulte et de ne plus forcément s’interroger sur les façons dont on a appris toutes les bases, on peut avoir tendance à ne plus réfléchir, ne plus se demander si les manières de faire sont nécessaires, utiles ou même adéquates.

Or, il y a matière à s’interroger ! Et bien souvent, c’est lorsque l’on devient parent et que nos petits partent sur le chemin de l’école, qu’on peut en venir à se reposer cette question mais comment fait-on pour apprendre ? 

Le blog du bonheur, quant à elle s’intéresse à la question du point de vue de l’orthographe. Point important tant la grammaire française est compliquée. Il faut avouer que nos petites tête blondes n’ont pas la tâche facilitée. Dans son billet L’apprentissage de l’orthographe, on retrouve l’article de Michel Payol Comment apprendre l’orthographe qui est décortiqué. On y découvre les différents points de difficulté de l’orthographe français et ce qui se passe dans la tête d’un enfant pour apprendre l’orthographe. On y trouve également les 3 postulats qui fondent selon François de Closet la sacralisation de l’orthographe, en France. On y comprend l’importance de l’orthographe comme marqueur social, d’autant plus qu’elle est complexe en français. D’où la nécessité selon beaucoup, d’enseigner la « bonne orthographe ». Quand on sait que la réforme de l’orthographe française qui visait sa simplification, n’est quasiment pas appliquée alors même qu’elle date de 1990, on comprend tout de suite l’attachement à cette « bonne » orthographe.

En Angleterre, par exemple, les petits anglais n’ont ni de leçons de grammaire, ni de leçons de conjugaison. Ils n’ont guère que deux cours relatifs à la langue : la littérature avec rédaction et lecture, et l’orthographe, mais l’orthographe lexicale uniquement, des dictées de mots en somme. Et ceci s’explique par le degré peu complexe de la langue. Si les plages horaires consacrées à l’orthographe, en Angleterre sont faibles, en France c’est bien le contraire. L’enseignement de l’orthographe y  est une caricature de ce qu’on retrouve bien souvent dans les écoles : l’enseignement à l’ancienne. On a souvent recours au par cœur  aux dictées. Nombreux sont les enfants qui arrivent à bien orthographier des mots mais qui peinent à appliquer les règles de grammaire dans leur contexte, et ne parlons même pas de conjugaison ! Certains sont des Bescherelle vivants incapables de donner la bonne terminaison à leur verbe, une fois dans un contexte d’écriture. Et encore, que dire de tous ces enfants pour qui l’apprentissage par cœur n’a strictement pas de sens ? A vouloir démocratiser l’orthographe, l’effet inverse est parfois visible tant les méthodes ne correspondent pas toujours aux besoins des enfants. Mais quelle méthode adopter alors ?

Carpediem, opterait, dans son billet « La fin de l’éducation », sous l’angle de l’adulte autodidacte, pour un apprentissage libre et sans contrainte. Un apprentissage qui s’est révélé, pour elle, riche en épanouissement. On pourrait alors se mettre à rêver d’une école de type libre, ou plus simplement d’un apprentissage uniquement relié aux motivations des élèves. Mais, bon sang, que c’est dur à l’heure actuelle ! Et la question de savoir si ce type d’apprentissage serait approprié pour appliquer l’orthographe français reste en suspens.

Home Sweet Môme