Le seul mauvais choix est l’absence de choix* {mini-débrief}

 *Amélie Nothomb, Métaphysique des Tubes

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Pour beaucoup de choses dans ma vie, je me rends compte que ma façon de faire ne résulte pas vraiment d’un choix. Par exemple, je choisis de me faire épiler avec cette arrivée (tardive) du printemps. Ça a l’air d’un choix, personne ne m’attache à la table (de torture),  je m’efforce de rester aimable avec l’esthéticienne qui me tourmente, et à la fin je lui paye son dû de bon cœur. Mais c’est un choix en partie dicté par un conditionnement social. Dans notre société, on nous inculque depuis tout petit que le poil (féminin surtout), cet ennemi à abattre, est répugnant, et cette haine viscérale du poil est ancrée en moi au point que vider la bonde de la baignoire me donne de puissants haut-le-coœur.

 

Pour tout ce qui concerne mon fils, c’est peut-être encore pire, parce que la santé et l’éducation des enfants relève de la sphère politique: Nous élevons les citoyens de demain, l’Etat considère donc avoir son mot à dire. Ainsi, l’Instinct Maternel  et l’allaitement au sein avaient été largement promus à la fin du XVIIIème siècle parce qu’on ne pouvait plus se permettre une telle hécatombe infantile: On avait  un besoin urgent de chair à canon. Au contraire, le nourrissage au biberon semble avoir bénéficié d’une plus grande  publicité ces 30 dernières années, en grande partie parce que plus intéressant sur le plan économique (pour les producteurs de préparations lactées et donc l’Etat, j’entends, pas pour les consommateurs!).

Pour tous les choix que nous faisons pour nos enfants (consciemment ou inconsciemment), un peu d’aide est donc la bienvenue pour démêler ce qui relève d »informations partiales ou orientées, pour distinguer les informations qui nous aident à choisir, de celles qui au contraire entravent nos choix.

 

C’est l’objet des trois contributions que je présente cette semaine.

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  • The Working Mum s’intéresse au portage des bébés, au sujet duquel on entend souvent tout et son contraire. D’un côté, du temps de mes parents, porter son bébé constamment, c’était un peu à long terme du suicide parental: Outre la fatigue qui guettait, on allait à coup sûr se retrouver avec un enfant gâté, capricieux, incapable de sortir du giron de sa mère. D’un autre point de vue, notre Guest Antoine, docteur en anthropologie, avait écrit en septembre 2011 qu’ériger les sociétés primitives en modèle écolo-nature pour promouvoir le portage était à la limite de l’absurde, les sociétés sans poussettes font ici figure d’argument, mises qu’elles sont malgré elles et à tort dans le pôle d’une « nature » aussi imprécise qu’à la mode.

The Working Mum commente ici une étude scientifique selon laquelle:

Je résume en Français et à ma sauce: Cette étude est la première à montrer que la réponse apaisante du nourrisson au portage est un ensemble coordonné en termes de motricité, règlements cardiaques et des interactions mère-enfant. Cela explique une réalité frustrante pour les nouveaux parents: que les bébés calmes et détendus dans les bras vont souvent commencer à pleurer dès qu’ils sont posés.

Je vous invite à aller consulter l’article pour trouver plus de détails sur l’étude et savoir quelle réponse faire à votre Belle-mère si elle vous assène à longueur de journée: Mais vous ne le posez jamais, ce bébé?

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L’Assurance Maladie française propose un nouveau service dont l’accroche est prometteuse : Rentrer chez soi en toute sérénité après l’accouchement (…)

Le service d’accompagnement du retour à domicile après une hospitalisation est une offre innovante (…). Il permet au patient qui le souhaite de retourner chez lui lorsque son hospitalisation n’est plus jugée nécessaire par l’équipe médicale, tout en bénéficiant d’une prise en charge de qualité à domicile.

Dit comme ça, ça donne envie. Et puis c’est bien vendu.

En comparant deux systèmes très différents (le système français et le système allemand), Carpediem souligne les points positifs et les faiblesses de ce dispositif. Une aide précieuse au moment de faire ce choix trop souvent biaisé.

 

Comment permettre aux enfants de sortir des normes aliénantes et de se développer en tant que personne ? Cette partie tente de proposer des propositions concrètes.

Lecture O-BLI-GA-TOI-RE, il est pas exclu que je fasse une interro surprise lundi matin.

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Bonne lecture!

 

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5 réflexions sur “Le seul mauvais choix est l’absence de choix* {mini-débrief}

  1. Du poil à la belle-mère via la communication édifiante de notre société, voilà un beau focus qui pousse à réfléchir en effet ;)

  2. Merci beaucoup Drenka de ton chouette débrief!!! C’est toujours un réel plaisir de te lire! Et pour moi qui n’ait pas pu lire l’intégralité des contributions cette semaine, je mesure encore plus l’intérêt de ces synthèses!!

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