Un, deux, trois, … L’écart idéal ?

Bonjour,

Martin a (bientôt) 22 mois, et les commentaires, insinuations, remarques pour « le » « deuxième » sont parfois de mise dans les conversations.

Les parents autours de nous ayant déjà un premier bambin sont pour la plupart de nouveaux parents ou en passe de l’être.

Toutefois, de notre côté, le cheminement n’est pas arrivé (encore) à ce besoin, à cette envie, à ce choix. Je vais tenter de détailler notre réflexion et par la même partager les recherches effectuée côté ‘scientifique’.

Mes recherches :

Quand on recherche sur google des infos sur l’écart d’âge « idéal » entre deux enfants, les réponses sont vastes, variées et éclectiques.

Certains parlent : d’Un écart de deux à trois ans dans l’idéal, pour d’autres à l’inverses : Il n’existe pas d’écart « idéal » entre deux enfants, mais certaines circonstances ou situations familiales peuvent vous inciter à attendre plus ou moins avant de vous lancer dans un nouveau projet de grossesse« .

Enfin certains sites mettent tout le monde d’accord sans prendre parti : Les spécialistes de la petite enfance sont rarement d’accord sur une différence d’âge idéale entre l’aîné et son cadet. Ainsi, Marcel Rufo dans son dernier ouvrage (1) estime que celle-ci « est de 6 à 7 ans », tandis que d’autres, comme Minou Azoulai (2) préconiseront un écart de 3 ou 4 ans, sans que leurs arguments ne se contredisent pour autant.

Chacun allant de ses arguments avec les points positifs, négatifs engendrés par des enfants rapprochés voir très rapprochés (moins de 2 ans d’écart environ), ou à l’inverse par des enfants séparés voir très séparés (plus de 6 ans).

Toutefois, tous ces sites font échos à l’envie des parents, les besoins de chacun, le ressentis de la famille, … Arguant que le « bon » écart est le moment où les parents se sentent (de nouveau) prêt !

Un seul site parle des risques « mesurable », c’est à dire le risque par rapport aux enfants et à la grossesse en expliquant ceci (je n’ai pas réussi à retrouver l’étude écossaise en question, dsl) :

Une étude menée sur toutes les deuxièmes naissances en Ecosse, entre 1992 et 1998, a conclu que concevoir un nouvel enfant dans les 6 mois suivants un accouchement augmente les risques de complications telles qu’une naissance prématurée ou la mort du nouveau-né peu après la naissance. Ces risques restent vrais même si d’autres facteurs, tels que l’âge de la mère, si elle fume ou non, sont pris en compte.

Depuis la parution de cete étude, de nombreux chercheurs partout dans le monde ont confirmé qu’un écart très court entre deux grossesses augementait les risques pour le deuxième bébé. Un enfant conçu moins de 6 mois après la naissance de son aîné a un risque accru de 61 % d’être en sous-poids. Les risques de prématurité sont également plus élevés de 40 %, et les risques de petite taille in utero et de croissance moindre, de 26 %.

Ces risques diminuent à chaque mois supplémentaire qui sépare la naissance de l’aîné de la conception du suivant. Cette diminution est vraiment significative à 18 mois d’écart. Attention, les risques recommencent à augmenter si l’écart entre les deux enfants dépasse 59 mois (environ 5 ans).

Il y aurait donc bien des éléments à respecter niveau physiologique pour que le corps féminin puisse subir une nouvelle grossesse avec un taux de risque minimum.

Un écart entre 18 mois et 59 mois serait donc à privilégier ?

Évolution de l’âge moyen à l’accouchement, par rang de naissance de l’enfant - source INSEE

Évolution de l’âge moyen à l’accouchement, par rang de naissance de l’enfant – source INSEE

L’INSEE quand à lui parle en chiffre de l’écart entre deux naissances en moyenne.

Il semblerait que ce nombre soit stable depuis les années 80 et se situe à un écart moyen de 3,9 ans entre le premier et deuxième enfant puis, de 4,3 ans entre le deuxième et troisième.

Le niveau de diplôme influe aussi sur cette donnée.

Les « plus » diplômées ayant des enfants plus tardivement, auraient des enfants plus rapprochés et vis versa.

L’étude ne fait pas état de plus de détails.

Un sondage publié sur le forum famili.fr, a déjà récolté prés de 240 votes et donne une indication sur l’avis des parents.

Sondage Famili - Ecart idéal des enfants.

Sondage Famili – Ecart idéal des enfants.

Il reste bien sûr subjectif et limité à une population disposant d’internet et allant sur ce site.

De plus cela reste un sondage sur l’écart ‘idéal’ des enfants (donc dans l’inconscient du votant) et non pas un reflet de la réalité vécu par les familles.

Alors qu’en penser ? Que choisir ? Que faire pour donner à ses enfants un écart « idéal » ?

Mes réflexions personnelles :

Je tiens à préciser que je vais exposer mon point de vu personnel, du fait de mon vécu, mon entourage, mon ressentis. Il est tout à fait normal que chacun ait sa propre opinion sur le sujet.

Je vais détailler chaque point et surtout le pourquoi avoir des enfants rapprochés n’est pas pour moi / nous une alternative possible.

  • La pression familiale, sociale et boulot :

Comme évoqué en introduction, Martin file sur ses 2 ans et la question « du » petit frère ou petit sœur est parfois posée, les jeunes parents de notre entourage sont parfois aussi enclin  à se relancer dans l’aventure !

pressionAutant dire, un sujet qui revient parfois dans nos discussions avec mon mari.
Comme dirait une amie de toute façon c’est l’éternelle rengaine une fois en couple : « Quand est-ce que vous-vous mariés ?  » puis « Quand est-ce que vous faite un enfant ?  » puis « Quand est-ce que vous faite le deuxième ?  » …

Bref, la pression sociale et le moule et formalisme dans la tête des gens est vraiment ancré profondément …

Pas facile de leur expliquer qu’on a envie de profiter de la vie « tout court » … Il faut toujours avoir un projet, courir après quelque chose (un meilleur boulot, un meilleur conjoint, un meilleur logement, …) !

Les mêmes sous-entendus sont aussi formulés par les collègues « Bah alors et toi le petit deuxième ?  » !

A vrai dire, suite à notre mariage en 2009, ces questions et pressions nous donnaient surtout envie de « ne pas » nous y « mettre » … Alors autant dire que pour le deuxième, nous arrivons à rester détacher et à faire nos propres choix :)

Bref : il va sans dire qu’à presque 30 ans, avec un (seul) enfant tout le monde envisage pour nous ce second enfant !

  • La nécessité d’être en forme
llustration : Zelda Zonk

llustration : Zelda Zonk

Avoir un second enfant c’est bien sympa, un nouveau-né tout mignon, tout beau. Encore faut-il passer les 9 mois de grossesse !

Alors oui, j’ai entendu 10 mille fois : « chaque grossesse est différente » … Mais justement elle pourrait être (encore) pire ?!!

Alors mesurant tout de même qu’une grossesse (fatigante) + un premier enfant (très) demandeur (en temps, câlin et présence) + des nuits toujours hachées, cela impliquerait de se reposer (encore) plus sur mon mari / le papa de Martin alors qu’il a lui aussi des journées de boulot, un bon rythme quotidien …

Pas persuadée que dans ces conditions un deuxième enfant permettent de vivre sereinement son évolution, son accueil et notre vie de famille à 3.

  • La personnalité et sexe des enfants

Extrait de http://blogdelorientation.com/2009/06/les-filles-boudent-les-carrieres-technologiques/
Un des arguments qui revient souvent pour des enfants rapprochés est la proximité, la complicité …

Toutefois, plusieurs exemples autours de nous ont pu démontrer que cela est plus du fait de la personnalité des enfants, et de leur sexe (souvent 2 filles s’entendront mieux que 1 fille / 1 gars >> même si ce n’est pas une généralité).

D’ailleurs, une étude dit bien que Pour être heureux, il vous faut deux filles.

Mais bien entendu, on se rend vite compte que la personnalité de l’enfant est plus en jeu que son sexe / sa différence d’âge !

On peut avoir 10 ans d’écart et joueur aux légos, ou bien 1 an d’écart et se les envoyer à la tête !

C’est une chose tellement subjective qu’idéaliser la dessus est dangereux et risque d’engendrer des grosses désillusions !

  • Les « accidents »  ou essais « trop » vite fructueux ?

Avoir deux enfants rapprochés peut aussi être considéré comme des « accidents » … Toutefois, sauf rare cas (contraception inefficace), ces accidents restent désirés et espérer ne pas tomber enceinte « tout de suite » est une utopie !

Extrait de http://fr.wikipedia.org/wiki/Loterie

Aucune règle dans cette loterie ! On peut avoir besoin d’une FIV pour le premier (ou passer 1 ou plusieurs années en « essais ») et tomber enceinte « directement » pour le second.

Compter sur des essais longs n’est, je trouve, pas une justification à cela même si la mémoire de la douleur d’une attente peut en effet marquer !

Il faut se préparer tout de même à ce que ca « marche » rapidement et donc envisager sereinement cette possibilité d’enfants rapprochés.

  • Etre débarrassés !

C’est un laïus qui revient souvent dans la bouche des parents ayant / souhaitant des enfants rapprochés : être débarrassés des contraintes du nouveau-né (entendez de l’enfant de moins de 3 ans qui a soit disant besoin de tout un tas de matériel pour vivre).

Lit parapluie, couches, baignoire, petits pots, lait & biberons, poussette et que sais-je encore …

Plusieurs petits liens : Working Mama qui est partie avec sa petite puce de 9 mois au Brésil les mains dans les poches (juste un porte bébé bien utile), une maman qui vie sans poussette et le vie bien et une autre aussi.

Pour le lit (pas mis en pratique ici mais je le regrette un peu, on verra pour les suivants ;) ) rendre son enfant autonome ca passe aussi par éviter les lits « prisons ». Je vous invite à lire  cet article.

Alors oui les couches à changer c’est inévitable à moins de pratiquer l’HNI

Mais de la à prendre un nouvea-né comme une contrainte ?!

Un bébé ca dort partout (en porte-bébé, en voiture, en poussette, …), un bébé ca mange ce qu’on lui donne (le sein est toujours ready non ? et une fois diversifié, laissez le donc manger comme vous ! pas la peine d’avoir des pots mixés, un bébé est capable de se débrouiller avec des bâtonnets de carottes ou des morceaux de fruits très tôt !).

Un évier ou une bassine pour le baigner si besoin, et une table / lit ou autre pour le changer ?!

Alors peut-être que notre société moderne : tétée ou bib toutes les 3h, petits pots blédina à 6 mois, sieste de 3h chaque après midi dans SON lit, sac à langer bondé avec tous les accessoires ‘indispensables’ !

C’est peut-être aussi une réflexion sur le mode de vie, se détacher du matériel et lâcher prise ?!

Regardez, Martin ne semble pas trop embêté de dormir partout même à presque 2 ans ?

Et puis avoir un « grand » de 8 ans et lui permettre d’être impliqué, attentif c’est aussi une belle fierté non ?

Ca n’empêche pas d’aller au cirque, chez Mickey ou même au parc pour jouer au ballon ?

Bien sûr avoir 10 ans d’écart avec son frère/sœur en fera un lien plus d’enfant impliqué dans le quotidien (aider à changer une couche, au bain, au repas, …), en veillant toutefois à ne pas devenir des « mini-parents » !

Il en sera de même avec des enfants ayant entre 3 et 5 ans d’écart non ? Pas tant de contraintes que ca, surtout quand la plupart des parents ne souhaitent que deux enfants ! Passer même 5 ou 6 ans « dans » les couches ca vous semble insurmontable ?

  • Son vécu propre

Et bien entendu, son propre vécu, celui de son conjoint est forcement la clef de tout ça !

L’envie de reproduire ou non sa relation avec ses frères / soeurs ?

L’envie de consacrer ou non sa vie à ses enfants (au moins le temps de leur enfance) (- à ce moment la pourquoi s’obliger à faire des enfants ? mais c’est un autre débat) ?

L’envie de vouloir des jumeaux et donc en faisant des enfants rapprochés on espère qu’ils s’en rapprochent ?

L’envie d’être tranquille et d’espérer que nos enfants joueront ‘ensemble’ et nous solliciterons moins ?

Ma conclusion personnelle :

Préjugés et vécus propres feront toujours de ces sujets des sujets très personnel.

Toutefois, de mon point de vue, « souhaiter » des enfants rapprochés restera une énigme tant les points négatifs par rapport à l’enfant (aux enfants) sont je trouve nombreux :

– « Oublie » de sa personne et la seconde grossesse pour gérer encore un petit enfant.

– Faire grandir le « grand » (on le passe dans un « grand » lit à, à peine 2 ans, on lui demande de l’autonomie forcée – s’habiller, manger, jouer, …).

– Gérer un petit (demandeur forcement) et parfois de le faire patienter (si le grand est dans le bain ou sur sa table à langer par ex ? ou autres cas où il est impossible de laisser le « grand » en autonomie immédiate).

– Perte du plaisir de savourer les évolutions de chacun et de lui consacrer autant de temps qu’on aimerai … (y’a pas à dire, aller à la piscine avec un 1 et 2 ans c’est tout de suite bcp plus d’attention et de manipulation qu’avec un 6 et 2 ans par ex !).

– Épuisement physique par deux grossesses rapprochées …

Bref, je suis pas convaincue :)

joie

Si toutefois vous n’être pas trop remontée contre moi, un petit vote pour que je puisse être Ambassadrice ca me ferait bien plaisir :)

Merci

Marie

Pour lire le billet sur mon blog, c’est par ici ! Merci pour votre lecture et vos visites :)

lesAventuresDePetitebete

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20 réflexions sur “Un, deux, trois, … L’écart idéal ?

  1. Excellent article ! Merci !

    Je ne peux pas être plus d’accord, finalement il n’y a pas de règles, je connais une maman de 2 filles qui se chamaillent en permanence, 6 et 3 ans. Tout dépend de la personnalité des enfants ! Pour nous, un écart de 4 ans ou plus nous irait bien mais c’est la nature qui décidera! C’est prétentieux de dire l’an prochain , on met le deuxième en route alors que certains couples mettent des années avant d’y arriver !

    Ne pensons pas en terme de chiffres ou de tâches à accomplir (c’est insupportable d’entendre « au moins ça c’est fait ! « §) mais pensons à notre propre vécu, notre couple , notre vie , nos envies! Profitons du premier ! Profitons des moments à 3 et suivons nos envies!

  2. Nous nous posons ces mêmes questions chez nous !! Pour l’instant, théoriquement (on a pas lancé le 2ème), on voudrai un écart de 3 ans environ, ce qui permettrait de mettre l’aînée à l’école pendant que je « glande » en congé maternité avec un petit deuxième (et de payer moins cher chez la nounou).
    Mais l’envie, la vraie envie de bébé qui te prend au tripes, elle n’est toujours pas là. On en a tellement bavé la première année qu’on a envie de profiter de cette vie à 3 équilibrée maintenant.

    Merci d’avoir fouillé pour moi sur le net !! Super instructif !

  3. La laloutte aura presque 3 ans d’écart avec sa petite sœur quand cette puce arrivera en août prochain. Aucun calcul, on a laissé faire la nature car nous avions envie sans avoir envié et puis je suis tombée enceinte très vite. J’avoue que des fois je me dis malgré la joie d’être de nouveau maman que j’aurais bien attendu encore un peu car la laloutte à encore tellement besoin de nous !. Il n’y a pas d’écart d’idéal toute est une histoire de personnalité entre les frères et sœurs
    Chaque couple sera prêt à son rythme pour étêté à nouveau parents, l’essentiel est d’accueillir le 2 eme avec la même envie et le même amour que le 1 er

  4. Pour ma part je me suis toujours dit que chaque écart d’âge avait des avantages et des inconvénients. Certains privilégieront le côté logistique, d’autres l’envie mais au fond c’est un luxe de pouvoir « choisir » l’écart entre ses enfants.

  5. Il n’y a clairement pas d’écart d’âge idéal, et quoiqu’on fasse on ne saura jamais ce que ça aurait donné avec un an de plus / de moins entre les enfants.

    Il y a 20 mois d’écart entre nos deux miss, et nous pensons au 3è pour l’année prochaine… mais j’ai des grossesses très faciles (pourvu que ça dure !). Je suis en forme, voir en super forme : j’ai porté mon aînée sur 6 étages sans problème (dans le dos, en écharpe) pendant la réparation de l’ascenseur (20 jours d’interruption, à 7 mois de grossesse). Et je la faisais sauter en l’air quelques heures avant d’accoucher (alors qu’elle est tout en haut des courbes de poids).
    Bref, une grossesse ne fatigue pas forcément ! Et comme j’allaitais toujours, super sommeil (vive les hormones de la lactation) jusqu’à ce que je n’ai plus de lait pour l’aînée (au 7è mois de grossesse).

    100% d’accord avec tout ce qui n’est pas indispensable pour un enfant : lit à barreau (un matelas au sol ou porte-bébé et hop), poussette (par compte, vive le chariot à roulettes pour les courses !), biberon et tétine (connait pas), table à langer (par terre c’est moins risqué) et moi j’aime bien le moment du change (c’est le 1/4 d’heure des bisous sur le nombril, des rires aux éclats, de l’apprentissage de l’anatomie… et « mes » lavables sont trop belles ! :).

    Je suis complètement « dedans » concernant les inconvénients que tu cites et qui sont bien réels… mais je mettrais en regards :
    – l’apprentissage de l’autonomie pour les deux, c’est plutôt un avantage, car on a tendance à assister et donc à freiner le développement d’un enfant seul. Je le fais « à la Montessori », c’est vraiment une source d’épanouissement pour l’aînée comme pour la cadette. Qu’un enfant de 2 ans s’habille (presque) tout seul, c’est possible si les vêtements sont choisis pour leur praticité. Et une grande source de fierté pour l’enfant ! A 10 mois, ma cadette enlève ses bras des manches et passe bodys et Tshirts par la tête toute seule. Elle adore !

    – un autre regard sur l’aînée, sur notre propre influence en tant que parent, car les enfants sont tellement différents qu’on se rend compte du poids tout relatif de notre éducation. Ce qui fonctionne avec l’un (et fait notre fierté) ne fonctionne pas du tout avec l’autre… Ça fait du bien de « sortir de son nombril », de sortir de l’observation d’une seule personne. On relativise… et je crois que ça fait du bien à l’aînée de ne plus être le centre du monde, donc la cause de toutes les joies mais aussi toutes les peines de ses parents. Ça lui enlève une sacrée pression !

    – on savoure moins l’évolution de chacun (je rêve d’avoir le don d’ubiquité), mais du coup on apprend à être vraiment présent, entièrement, 100% consacré à l’un puis à l’autre, dans les rares moments où l’on a un tête à tête. Donc pas en ayant en tête autre chose, ou en faisait une tâche ménagère en même temps. Comme on sait tous les deux que c’est précieux, on savoure finalement plus ! (mais on prend beaucoup, beaucoup moins de photos !!!)

    – on s’organise juste autrement, et on priorise : je vais au bébé-nageurs avec les 2 miss en même temps, donc autant dire que je zappe la douche et le tartinage de crème hydratante (les deux sont épuisées, donc c’est habillage et goûter d’abord), que les vêtements ne sont pas choisis pour leur esthétique mais pour leur praticité aussi bien pour elles que pour moi ! Et finalement, je suis plus rapide avec deux que d’autres mères avec un seul, donc bon…

    – on est parfois plus sollicitée… et d’autres fois beaucoup moins : quand elles jouent toutes les deux, je suis même parfois de trop (mon aînée me dit clairement « non pas toi maman, ze zoue avec ma sœur ! »). Et ce sera de plus en plus souvent le cas : plus elles grandissent, plus elles pourrons jouer ensemble. Donc c’est plus de sollicitation les tous premiers mois, mais c’est vite moins !).

    – elles apprennent toutes les deux l’une de l’autre : la grande est un modèle pour la petite, la petite est une source de progrès pour la plus grande. Comme leurs capacités ne sont pas si éloignées (et de moins en moins en grandissant), c’est une source de partage et de développement (physique et psychique). Sans compter le partage (des affaires pour l’instant… et la complicité plus tard, car elles auront à peu près les mêmes questionnements au même moment).

    Bref, on souhaitait des enfants rapprochés en toute connaissance de cause (et parfois je mettrais bien le bouton pause pour souffler), mais en ayant commencé tard (31 pour l’aînée), en ayant le projet de partir avec toute la famille pour une année sabbatique en bateau (on veut que le plus jeune ne soit pas tout petit), en étant chef d’entreprise tous les deux (ça me bloque professionnellement : s’il faut que je mette en veilleuse ma société puis que je la relance tous les 3-4 ans, c’est compliqué vis à vis des clients)… C’est réellement un choix mûrement réfléchi, et qu’on ne regrette pas du tout (enfin, sauf quand la grande pique une colère pile quand la cadette s’endort, ou que la petite attrape les pichets de versé de l’aînée et les réduit en miette… et autres petits défis du quotidien… :).

    • Merci beaucoup pour ce retour d’expérience, qui fait écho à ma propre situation familiale : notre premier va sur ses 11 mois, j’ai eu une grossesse facile et heureuse (mais des premiers mois vraiment durs après la naissance), je suis freelance, et nous avons pour projet « d’arrêter de faire attention » d’ici l’été.

      On verra bien ce qui se passe et comment ça se passe (j’allaite toujours et je n’ai pas eu mon RDC) mais comme je vais sur mes 34 ans, je préfère ne pas trop attendre. Par ailleurs, ayant moi-même une super relation avec ma soeur avec qui j’ai 20 mois d’écart, c’est un modèle qui me fait envie, même si évidemment il n’y a aucune garantie…

      Petite question bonus : j’essaie d’impliquer mon fils dans le change et l’habillement en l’invitant à participer (« tu mets ton bras dans la manche ? » « tu passes ta tête ? » « tu pousses dans la chaussette ? ») mais pour le moment il n’est pas du tout acteur, et cherche plutôt à s’échapper pour faire des maracas avec les dosettes d’homéopathie. :) Si tu as un moment et l’envie de m’expliquer comment ça s’est passé avec ta fille, ça m’intéresse ! Merci beaucoup.

      • Chez moi les miss aussi préfèrent s’amuser au lieu de se (laisser) changer ! :)
        Alors, je joue en les habillant : je mets le haut du Tshirt, et je dis « caché » ! Et elle-même tire dessus, en l’enfilant, et je dis « coucou » quand sa tête apparait, et elle est morte de rire ! Ma cadette le fais depuis 1 mois (elle a 10 mois). Pareil pour les bras : « elle est où la main ? » en la mettant dans le début de la manche, puis « Elle est là ! » quand elle enfile son bras et que la main apparaît.
        Ça maintien leur attention sur le change en plus de leur permettre d’apprendre à s’habiller.
        Je leur fais juste remarquer « tu as enfilé la tête / le bras toute seule » à la fin pour qu’elles mémorisent.
        Jusqu’à ce qu’un jour je lui demande (en sachant qu’elle en est capable), si elle veut « montrer à papa qu’elle sait mettre son Tshirt toute seule ».
        Sans en faire un plat non plus, pour rester sur la ligne « ni récompense ni punition », sans mettre la pression. Elles veulent participer OK, sinon je fais autrement (je leur donne un truc qui les intéresse / je chante pour réussir à les habiller rapidos !).
        Voili voilou ! :)

        J’espère que mes miss s’entendront aussi bien que toi et ta soeur plus tard !

        • Merci beaucoup pour ta réponse ! Je vais mettre cette chouette méthode en pratique, je te dirai si tu veux. Pour le moment, ma stratégie pour le change, ça a surtout été d’apprendre à l’habiller pendant qu’il est sur le ventre. :)

  6. Merci beaucoup de ta contribution!!! Dis donc, on peut dire que tu as potassé le sujet!! :-)
    J’avoue ne m’être jamais interrogée en ces termes sur les écarts d’âge entre les enfants… en dessous de 2 ans j’étais clairement confrontée à mes propres limites (non en terme de matériel hein! juste en terme de survie! ;) ) ce qui ne m’a pas empêché de l’expérimenter entre PMH et CMM (et me fait confirmer l’aspect suicidaire de la chose)…. au delà de 4 ans j’abandonnais un peu mon rêve d’une fratrie soudée et complice, et ça me plaisait bof… entre les deux ben…on a fait comme on a senti!! Je crois que si on n’avait pas un petit grain de folie de temps en temps, on ne ferait jamais d’enfants !!

    Je profite aussi de ce commentaire pour faire un lien vers la contribution (plus toute récente maintenant!) de Sandy sur un sujet proche..
    http://lesbebous.over-blog.com/article-un-ecart-d-age-ideal-dans-la-fratrie-83692661.html

  7. Pingback: Environnement de l’enfant et développement [minidebrief] | Les Vendredis Intellos

  8. Article génial ! je ne sais pas si la rédaction existe toujours :) J’ai deux enfants 14 et 6 ans…..je ne me suis jamais posée la question de savoir si l’écart d’âge était bon ou pas, nous n’étions pas prêts à penser au petit deuxième jusqu’aux 4 ans de Tom mais ça n’a pas marché si vite que pour lui…..3 ans de galère pour tomber enceinte et cette envie qui était de plus en plus grande !! Nous avons de nouveaux voisins qui ont 3 garçons : 5-7 et 9 ans……waou ! énorme remise en question ! nous aurions du faire un deuxième tout de suite …..et un petit troisième pour une fraterie plus complète…..et si et si…..
    cet article m’a fait bcp de bien dans toutes ces questions que les mamans sont spécialistes pour se poser :)

  9. Intéressant article, même si personnellement, je suis pour des âges assez rapprochés (environ 2 ans). Mon vécu, mon expérience dans la petite enfance m’ont amené à cette conclusion. Maintenant, cela reste subjectif à chacun et le plus important, c’est d’être prêt à agrandir la famille.
    Bonne journée :)

  10. Ce choix est effectivement un luxe. J’ai mis deux ans à avoir mon premier enfant en stimulation ovarienne par injection. Je n’ai pris aucune contraception ensuite. Je voulais une famille nombreuse. Dans l’idéal j’aurais souhaité un écart de 3 ans entre mes enfants mais je ne pouvais pas me résigner à vivre 3 année à me demander si je pourrais seulement avoir un autre enfant. J’ai donc recommencé les injections au bout de 9 mois sans +++ car on ne sait jamais combien de temps ça prendra et c’était une torture de ne pas savoir si j aurais un 2e enfant. Resultat : les traitements ont fonctionné assez rapidement et mes garçons ont 19 mois d’écart. Ce n’est pas tous les jours facile et j’avoue culpabiliser parfois de manquer de temps pour l’un ou l’autre mais je ne pouvais pas être sereine sans être sûre que j’aurai au moins mes 2 enfants… Pour un éventuel 3e bout de chou j’attendrai que le 2e aie 3 ans 😊.

  11. Je suis dans la situation des enfants rapprochés. J’attends le /la 2eme alors que la première aura 2ans à la naissance. La situation que je ne voulais absolument pas. Je voulais attendre que la première ai 3 ans avant de lancer les essais. Le 2eme est un accident ( moi, hypra-méga-distraite j’oublie ma contraception et le papa, vu les 18 mois d’essais pour le 1er, a fait aussi moins attention a ce qu’il faisait alors que je l’avais prévenu de mon oubli et qu’il s’est fait engeulé quand il faisait pas attention….) Et voila, l’imprévu est la. On assume mais a 1 mois de grossesse, j’ai passé un mois à être nauséeuse et épuisé de manière permanente. De ce fait, je le vis bcp moins bien que pour la première qui m’a provoqué les mêmes symptômes mais elle était tellement attendue…. On en voulait un 2eme et à notre âge (32 et 33 ans), on allait pas attendre 10 ans. Mais mes arguments contre c’est que je ne sentais pas ma fille prête à subir cette intrusion et je voulais aussi profiter pleinement de ce moment merveilleux des 1ers mois ( oui, on a eu un bébé super facile donc aucun mauvais souvenirs des 1ers mois). La, la première sera même pas à l’école…. J’espère que ça ira mais je reste très inquiète pour la suite. Pour le papa, c’est un vrai bonheur, ne pas subir tte une batterie de tests…..Mais ce n’est pas lui qui sait à peine assurer sa journée de boulot et qui arrive éreinté à la maison. Voila, besoin d’en parler parce que le papa comprend pas…. On en veut que deux donc ce sera ma dernière grossesse, j’espère que la première écho permettra que je le vive mieux…

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