« Contre les jouets sexistes », introduction : l’injonction à un genre

Contre les jouets sexistes, ouvrage collectif aux éditions l’Echappée.

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J’ai eu la référence de ce livre sur un article de la mare aux mots consacré aux livres pour enfants non sexistes, et je l’ai commandé le jour même à la librairie. Je l’ai trouvé passionnant et j’ai eu envie de vous en parler. Voilà donc la première partie d’un compte-rendu du livre en six articles. 

En noir, le résumé du livre, en bleu, mes commentaires perso (et en vert et gras, les liens). J’ai gardé les mêmes exemples (type de jouet, marque) mais le livre date de 2007 et fait donc référence à des catalogues de cette époque, et j’ai préféré faire le lien vers les sites internet des marques citées et des jouets vendus aujourd’hui. En 6 ans, malheureusement, les choses ont peu évolué.

Ce livre a été écrit par des membres et sympathisants des associations  Mix-cité et du  Collectif contre le publisexisme. Il est très riche en notes, références bibliographiques, cependant afin d’alléger la lecture, j’ai fait le choix de ne pas les citer dans l’article afin qu’il ne soit pas trop long. Mais si vous désirez des références sur un sujet ou un chiffre, n’hésitez pas à me le demander !

Le livre rappelle en introduction l’inégalité homme/femme dans notre société, que ce soit dans la vie publique (voir le % de femmes à l’assemblée nationale), professionnelle (le salaire moyen des femmes ne représente que 75% du salaire moyen des hommes), privée (de 1986 à 1999, la part des hommes dans les taches domestiques est passée de 32% à 35,4%) ainsi qu’au niveau symbolique (changement de nom au moment du mariage, transmission du nom du père aux enfants…). « Les enfants, par conséquent les adultes de demain, seront-ils, seront-elles, moins sexistes ? »

Il propose ensuite deux grandes parties :  la première concerne « le sexisme dans les jouets », la seconde s’intitule « alternatives et luttes ».

Une idée importante est explicitée dès l’introduction et sera soulignée tout le long du livre : les différences entre garçons et filles sont dues à des injonctions.

Les enfants comprennent très vite que le fait d’adopter un comportement ou un jeu de l’autre sexe est vu comme une transgression.

« Les enfants reçoivent une foule d’informations explicites et implicites sur comment doit être une fille et comment doit être un garçon, sans laisser beaucoup de choix et sans tenir compte de la diversité des tempéraments et des personnalités (…). Les différences sont pratiquement toujours présentées comme des constats : ce sont en réalité des injonctions ».

Le livre prend alors l’exemple des albums jeunesse qui « apparaissent comme des supports privilégié du processus d’indentification » et souligne le nombre de héros beaucoup plus important que le nombre d’héroïnes. « Le lexique symbolique des images les instruisent très précocement sur les rôles sexués dans la famille et dans la société ».  Alors que les hommes sont liés à l’éxtérieur, à la vie professionnelle, au pouvoir, les femmes sont liées à l’intérieur, au privé. On peut donner comme exemple « Martine petite maman » (j’ai d’abord été agacée de voir citer encore une fois Martine, alors que la série a déjà 50 ans, jusqu’à ce que je lise qu’actuellement, plus d’un million d’album de cette série sont vendus chaque année, ce qui m’a pas mal déprimé. Et vu les nouvelles déclinaisons proposées par Casterman, c’est malheureusement loin d’être fini).

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Ces constatations concernent également les romans, les contes, les manuels scolaires…

Bien sûr, il y a des albums qui proposent une vision différente, j’en ai d’ailleurs présenté quelques uns, comme Marre du Rose, mais on en reparle dans un autre article. 

« Certain-e-s légitiment l’usage des jouets sexistes en soulignant le fait que « les enfants sont libres de choisir ». Or, les enfants choisissent leurs jouets d’abord pour se conformer au rôle que l’on attend d’eux-elles. Selon le psychologue Pierre Tap, « l’enfant en vient donc à aimer ce qu’il a le droit ou la possibilité de posséder, à apprécier des jouets qui peuvent être siens, et à rejeter les jouets qui ne font pas partie de son champ d’appropriation ».

Ce passage me fait penser à une anecdote : temps d’accueil pour les moins de 3 ans et leurs parents à la bibliothèque, un petit garçon d’environ 2 ans arrive avec sa mère. Elle lui dit d’une voix enthousiaste : « chouette, tu vas pouvoir écouter plein d’histoires de voitures et de trains ! ». Il me semble évident qu’ensuite le choix des livres par le petit garçon ne peut pas être vraiment libre. 

Le jouet « oriente les compétences culturelles de l’enfant en cultivant des capacités physiques, psychiques et/ou émotionnelles spécifiques » et « conduit l’enfant vers les valeurs reconnues par la société où il-elle vit ». « Le désir des enfants ne surgit pas toujours de lui-même; D’une part, les enfants (comme les adultes) désirent souvent ce qu’ils connaissent déjà (…), c’est-à-dire les jouets avec lesquels ils sont en contact, chez leurs camarades, dans les médias et dans les rayons des grandes surfaces. D’autre part le marketing rodé et agressif qui prend aujourd’hui les enfants pour cibles est là pour séduire, susciter le désir et aiguiller ces derniers dans les codes préexistants ».

Les jouets du premier âge : (les pages consacrées aux jouets du premier âge sont situées dans la première grande partie : le sexisme dans les jouets, mais je les mets dans cette introduction parce qu’il me semble que c’est un bon moyen d’illustrer qu’on ne peut pas parler de « libre choix » pour les jouets puisqu’ils sont genrés avant même que l’enfant soit en âge de choisir). 

« Avant même que les enfants n’aient conscience d’appartenir à tel ou tel sexe (ils et elles ne concoivent pleinement la différence des sexes que vers l’âge de trois ans), une éducation différenciée leur est donnée ».

« L’environnement de la chambre, les couleurs, les décors, les vêtements présentent généralement une adéquation avec les codes de genre ».

Ils donnent comme exemple le catalogue éveil et jeux 2007 avec ses frises princesses ou ses frises chevaliers. (et sur le site d’éveil et jeux, on peut par exemple trouver une  chambre toute rose avec des « papillons et libellules (qui) séduiront toutes les petites filles ».). Il y a peu, sur facebook, je suis tombée sur l’annonce du sexe de son bébé par une connaissance enceinte : « Le mystère est levé: pas besoin de repeindre la chambre bleue ! » et elle développe plus bas en disant que si le bébé avait été une fille, elle aurait du la repeindre (en rose ?). 

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Peut-on penser qu’un enfant qui dort dans une de ces deux chambres choisira ensuite ses jouets sans contrainte ?

C’est également le cas pour de nombreux jouets. Très vite, on oriente les petites filles vers les poupées et les petits garçons vers des garages. Il n’y a qu’à jeter un coup d’oeil au site de Corolle, rose, qui s’adresse uniquement aux filles et qui parle de « petites mamans » pour désigner des petites filles de 18 mois.

Je voulais insister sur deux phrases du livre :

« Notre analyse des jouets vise en premier lieu à rendre visible la dimension idéologique des injonctions que l’on fait subir, parfois inconsciemment, aux enfants ».

« Dans une moindre mesure et de façon moins consciente, nous sommes toutes et tous amené-e-s à avoir des comportements sexistes qui influent sur les enfants ».

On interprète ainsi différemment les réactions d’un bébé selon son sexe (j’en avais parlé ici).

 J’essaye de donner au magicien une éducation peu genrée, afin qu’il ait le plus de libertés possibles. J’essaye ainsi de lui proposer le maximum de jouets mixtes : 

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C’est un critère que nous avons également pris en compte au moment de la décoration de la chambre : pour le mobile, par exemple, on a préféré la version « éléphants » à la version « fleurs » ou « voiture ». J’aime bien que le dragon qui décore sa chambre porte une petite fille plutôt que l’habituel chevalier :

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Certains de ses jouets ou de ses vêtements sont en revanche clairement connotés « garçons » : jeu d’empilement « bateau de pirate », peluche dragon, pyjama de cowboy ou avec un robot…

Et je me suis rendue compte que certaines de nos réactions étaient dues au fait que c’était un garçon. Par exemple, le magicien joue souvent avec un morceau de tuyau, qu’il secoue dans tous les sens. C’est devenu son « sabre laser ». Je doute qu’on aurait réagi de la même manière si le magicien avait été une magicienne… De même, quand j’ai lu qu’avec des bébés garçons on était plutôt dans le rationnel et dans le mouvement et la découverte spatiale, alors qu’on était d’avantage dans l’affectif et l’intime avec une petite fille, je me suis interrogée sur notre comportement avec notre fils. On considérait comme « faisant partie de son caractère » son goût pour l’extérieur (quand il est dans les bras, il ne fait jamais de calin, il est toujours tourné vers l’extérieur, essaye de voir le plus loin possible, etc), mais on s’est rendu compte que c’était peut être un comportement qu’on avait encouragé (je me souviens quand il était tout bébé, on passait des heures à le faire regarder par la fenêtre, on lui décrivait ce qui se passait autour…). Est-ce qu’on aurait fait la même chose s’il avait été une fille ? Je ne sais pas. 

Je ne prétends donc absolument pas donner une éducation entièrement non genrée. Mais je pense qu’il peut être intéressant pour tous les parents de réfléchir à ses pratiques sur le sujet, et aux automatismes dont on ne se rend pas forcément compte mais qui sont bien présents. Et ce, afin de laisser à l’enfant le plus de possibilités pour se réaliser en tant que personne plutôt qu’en tant que garçon ou en tant que fille.

Et vous, pensez-vous que c’est important de s’interroger sur le sexisme des jouets ? Est-ce quelque chose auquel vous réfléchissez quand vous choisissez les jouets ou les vêtements de votre enfant ?

Est-ce que vous avez l’impression que vous réagissez parfois différemment avec un garçon et avec une fille ou non ?

 

Vendredi prochain, je vais vous parler du rôle des jouets dans la construction des genres masculins et féminins.

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34 réflexions sur “« Contre les jouets sexistes », introduction : l’injonction à un genre

  1. Article très intéressant et je te rassure, les calins &co ca dépend aussi de l’enfant.
    Mon fils, 22 mois adore l’extérieur, les tracteurs, pelleteuses, chargeuses, … je peux te citer toutes les différences !!! et pourtant adore nous faire des calins a besoin de bcp de présence :)

    Il a pourtant des poupées aussi &co mais n’y prête que peu d’attention.

    Par contre, m’épate parfois à faire des choses extrêmement précises (puzzle, empilement &co) souvent plus attribués aux filles ;)

    On ne changera malheureusement pas la société et notre façon d’être d’un coup de baguette magique ;) Mais y être sensibilisé est déjà une grande avancée !

  2. J’y fais très attention, et je viens d’envoyer le lien de cet article à la Ludothèque de ma ville, qui avait organisé une animation sur ce thème. En effet, les responsables du lieu constatait que certains enfants n’étaient pas libres d’emprunter des jouets décrétés comme trop connotés XX ou XY par leurs parents.
    Je ne me suis toujours pas remise du débat lors de l’animation, Martine a de beaux jours devant elle…

    Je laisse mes filles libres de choisir les jeux à la Ludothèque (ma limite est ce que je peux porter !), c’est très révélateur de ce qui les attire. Mon aînée ne prenait que des objets roulants (voitures, tracteurs, camion de pompier… et the must : camion-benne à ordures !) jusqu’à très récemment. C’est à l’arrivée de sa sœur (elle avait 20 mois) qu’elle a eu son premier poupon… asexué et habillé en rouge. C’est parfois une fille, parfois un garçon, selon son humeur.

    De même, jamais de robe, jupe, chaussures à semelle lisse pour aller au parc : ça limite les mouvements, donc induits un manque de confiance en soit au niveau physique, donc une moins bonne appréhension de l’espace et de la géométrie plus tard.

    Si elle veut une robe ou des barrettes, elle peut, bien sûr ! L’influence d’une de ses copines très « minette » l’a poussée à nous demander une robe de princesse comme déguisement, je vais en emprunter une à la Ludothèque en attendant son anniversaire si son souhait se confirme.

    Mais ça me paraît fondamental de ne pas entrer dans le jeu du marketing à ce niveau-là. Les jeux achetés par nous ou la famille sont pratiquement tous neutres. Je fais également attention aux livres que j’achète. Mais c’est beaucoup plus difficile, car les grands classiques offerts aux filles (tchoupi, petit ours brun, babar, les contes) sont… grrrrr !

    • Ce que tu décris à la ludothèque, je le rencontre régulièrement à la bibliothèque. Donc ça ne m’étonne pas du tout ce que tu dis pour les livres…
      (et ça me donne envie de fréquenter une ludothèque, au passage…)

      • C’est le top, une ludothèque : on peut emprunter les horribles jeux en plastique qui font du bruit… et très envie aux enfants. Ils y jouent 2h… puis n’y touchent plus. Et on les rend ! :)
        C’est surtout comme un magasin mais où on peut toucher à tout, tout essayer, le paradis des enfants ! Donc voir ce qui plaît vraiment. Je prends un nouveau puzzle à chaque fois, un nouveau memory ou un loto… Vraiment, c’est formidable !
        Quand on a des invités, je dévaliser le rayons déguisements, par exemple. Il y a aussi des jeux de plein air (même des très grands trampolines, dommage que ça ne passe pas sur notre balcon !).
        Sans compter qu’il y a plein de jeux de société… pour les grands, donc j’emprunte aussi pour nos soirées jeux entre adultes. Et je prenais des jeux vidéo (W*ii) quand mon homme y jouait. Bref, il y en a pour tous les goûts !

  3. Merci pour cet article ! Je trouve ça très pénible cette mode de genrer les jouets plus qu’il ne faut : comme les lego roses, les vélos qui ne se déclinent qu’en Dora ou Spiderman … Ayant 2 filles et une belle-fille, c’est parfois dur de lutter contre l’invasion du rose et des fanfreluches. Mais en même temps, les enfants ont assez d’imagination pour ne pas forcement « jouer le jeu du genre » : jouer avec une poupée n’est pas forcement jouer « à la maman », c’est un jouet assez polyvalent pour laisser libre cours à toutes sortes d’histoires, et c’est à nous, les adultes/parents, de ne pas les enfermer dans une seule situation.
    Et je suis bien d’accord, « Martine » c’est horrible !! On en a offert un à mes filles et je l’ai vite caché …
    Une bonne série de livres pour les petits, c’est « Lou et Mouff » de Jeanne Ashbé. L’auteure ne précise pas si « Lou » est un garçon ou une fille, ses vêtements, ses jouets sont totalement mixtes. (Bon, chez nous, Lou est une fille ;)).

    • C’est marrant, dans ma tête Lou était un garçon, j’avais jamais envisagé que ça puisse être une fille ! (pourtant en France avec cet orthographe c’est plutôt un prénom de fille). Mais cette série est super, je suis bien d’accord, même si les illustrations de Jeanne Ashbé sont parfois un peu trop classiques à mon goût.
      Pour le reste de ton commentaire je suis entièrement d’accord et j’y reviendrai dans les articles suivants !

  4. Merci pour cet article! Tiens, aujourd’hui, quand j’ai dit que Surprise aurait un poupon à Pâques, ça a étonné celle avec qui je mangeais qui m’a carrément demandé « Mais… pour quoi faire? » (réponse « il aime jouer avec des poupons, donc voilà »;) )

    • Je trouve ça complètement dingue de considérer qu’un petit garçon qui s’occupe d’un poupon n’est pas naturel voire problématique. Les gens qui font ces réflexions n’ont jamais vu un homme s’occuper d’un bébé ?

  5. En effet que c’est dur de ne pas lutter contre les stéréotypes. Je m’interroge beaucoup sur le sujet, avec un enfant de chaque sexe à la maison. Je ne crois pas pour l’instant agir différemment (je mets une barette au petit frère le matin quand il en demande une, la nounou s’est habituée). Mais le papa ne m’aide pas trop sur ce coup là (« vivement que mon fils grandisse pour que je puisse jouer au ballon avec lui » ou bien quand il est contrarié parce que le petit frère justement refuse catégoriquement d’enfiler le costume de pirate qu’on lui a offert et préfère inlassablement porter le déguisement de coccinelle de sa soeur).

    Pour Noël, en réponse à ma mère qui me demandait une idée de cadeau pour le petit frère de 2 ans, j’ai proposé une poupée ou un tapis route. Elle m’a dit qu’elle préférait le tapis pour s’éviter les réflexions du reste de la famille au déballage des cadeaux… Et quand mes 2 enfants se promènent dans la rue avec chacun leur poussette/poupon, il y a régulièrement des mon-sieurs amusés qui me font une remarque… sur mon fils.

  6. Bravo pour cet article bien intéressant.
    On essaye d’élever notre fille en lui évitant les clichés. On essaye d’avoir de tout comme jouets. Et on essaye d’avoir une attitude pas en rapport avec son sexe. Je dis bien on essaye.
    Cette année, dans ma classe, je travaille sur le sexisme, les idées reçues. C’est très enrichissant. Mes élèves se rendent compte que la société, l’éducation nous orientent vers ces idées reçues. Je me rends compte qu’encore et encore des messages sexistes sont encore trop présents mais ça s’améliore!
    PS: un album sympa « La princesse et le dragon de Robert Munsch »

    • Ah j’ai essayé de le lire, cet album, mais je n’ai pas encore réussi à mettre la main dessus !
      Ils ont quel âge tes élèves ? Dans le bouquin, y’a le témoignage d’une instit qui a bossé sur le sujet avec des CM, c’est super intéressant !

      • Je l’ai trouvé sur Amazon.
        Mes élèves sont des CM. Nous sommes à fond dans ce projet. Du coup, desfois, ils voient les situations ou les phrases sexistes. Par contre, je n’ai pas le retour des familles. Affaire à suivre.

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  8. Merci beaucoup de ta contribution!!! Je pense que nous avons encore beaucoup de chemin à faire dans le domaine des injonctions de genre… je dis ça parce que nombre d’entre elles sont inconscientes et qu’il nous arrive donc de continuer à en véhiculer même en cherchant à les abolir… et les traquer n’est pas toujours de tout repos!!!
    Un détail anodin: lorsqu’on passe au fast-food (oui, ça nous arrive, je confesse….) les caissiers demandent invariablement: « jouet fille ou jouet garçon? » Leur demander de proposer: « une Dora ou un Transformer? » ce serait déjà (un peu) mieux…!

  9. Bonjour,
    Super intéressant, et pour tous ceux et celles que ça intéresse, il va y avoir un reportage sur ce thème sur M6 dans 66 minutes, le 14 avril, avec la comparaison France/Suède en sachant qu’en Suède ils sont beaucoup plus égalitaires que chez nous: Je crois que la Suède est classée 4ème pour l’égalité des sexes et la France seulement 54ème…
    Chez nous, Petit Baroudeur a un poupon car c’est un super jeu d’imitation, de faire semblant, d’expression, et je cherche une dinette qui ne soit pas rooose intégrale !!

      • Merci pour cet article… Pas plus tard qu’hier j’ai repris mon fils qui disait à son petit frère « tu ne peux pas prendre ce coloriage Hello Kitty, c’est pour les filles ». On a beau faire attention à la maison, dur de lui faire prendre du recul sur ce qui se dit dans la cour de l’école… J’appréhende le jour « fatal » où il me dira qu’il ne veut plus participer aux cours d’éveil corporel « car c’est pour les filles » (et le pire c’est que Grand doux est malheureusement le seul petit gars de son cours 4-5 ans !).

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