La créativité des bêtises

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Quand on s’ennuie on cherche des idées, on rêvasse, on invente et puis parfois on crée!

Quand j’ai vu passer cet article sur twitter via les VI, j’ai de suite cliquer sur le lien, puis j’ai répondu : JE PREND!!!!!

L’ennui, facteur de créativité

Annie Khan, nous explique dans Le Monde, que deux chercheuse Britanniques en psychologie ( Sandi Mann et Rebekah Cadman ) confirment l’hypothèse. L’ennuie nous mènerait à la créativité. J’ai d’abord beaucoup ri en lisant le début de l’article :

Un brillant, mais néanmoins discret, entrepreneur de l’est de la France, affirmait que ses meilleures idées lui venaient à l’esprit à la messe du dimanche, au moment du sermon. Nouveaux produits et astuces techniques pour améliorer un procédé de fabrication s’affichaient alors dans les lobes cérébraux de ce polytechnicien avisé.

J’ai trouver ça amusant, car moi, j’avoue je fais souvent mes exercices du périnée quand je me retrouve a être présente a une messe.Mais c’est peut-être ce besoin de faire deux choses en même temps, ou encore d’être efficace!
Bref… Revenons a nos ennuis, j’avoue que souvent j’ai de bonnes idée, pendant qu’on me parle d’autres choses aussi, et je dois me retenir de ne pas partir dans mon monologue créatif du moment.

Pour s’ennuyer, rien de tel que de n’avoir pas assez de boulot à faire, ou d’être trop qualifié pour le job, a observé Mme Mann.

Bon, je pense, que tout les jobs ne demande pas d’être créatifs. Et que de s’ennuyer au boulot, peut aussi être cause de déprime! Ce qui mène parfois des situations difficile a vivre. Elle nous le confirme d’ailleurs :

Il conduit à faire davantage d’erreurs, a également prouvé Mme Mann, accroît le stress, provoque des accidents, pousse à la démission. Pour en compenser les effets, les gens boivent, grignotent, du chocolat en particulier, que d’aucuns jugent néfaste quand il est absorbé en trop grande quantité.

En ce moment on nous reparle beaucoup, de l’importance de laisser nos enfants s’ennuyer, pour qu’il apprennent eux même a s’occuper, a trouver des idées, a passer plus de temps sur leurs passions… J’espère que pour les nouvelles organisations scolaires, ils ne vont prendre trop en compte cette info! J’imagine bien l’argument choc… Allez, hop 1 heures d’ennui programmé par jour :)

J’ai remarqué néanmoins, que lorsque je laisse les miens s’ennuyer, ils étaient effectivement très très créatifs. Ma fille a  dessiné une énorme fresque su son mur, j’utilise le mot fresque, c’était  sur le deux mètres de long! Mon fils avait fait des dessins sur le canapé avec du nutella, et il s’était maquillé aussi mais que la moitié du visage :) Ils ont une créativité naturelle immense!!! Et avec le temps on les brimes… Il est difficile de savoir les accompagner dans ce processus.

Mais heureusement… Il existe maintenant un LIVRE! Tout chaud, tout beau, et tout neuf!!!  Je vous en parle très bientôt, il est sorti il y a deux jours ET vous avez vraiment de la chance, je connais Marie, celle qui l’a écrit ;) Je vous ferais sous forme d’interview. Et pour le petit détail qui tue, la préface est faite pas Isabelle… F… Je vous laisse deviner… Vous pouvez déjà aller voir son site, Marie GERVAIS et y trouver une mine d’idée.

Bon week end et bonne semaine a tous… Soyez Créatifs! Soyez FOUS!!! Et immortaliser tout ça!!!!!

Mère cruelle

EDIT : Isabelle Filliozat n’a PAS écrit la préface du livre… Contrairement a ce qu’indique toujours amazon, qui va bientôt retirer cette info! Je m’excuse platement de mon emballement trop rapide, et de ne pas avoir vérifié avant :(

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18 réflexions sur “La créativité des bêtises

  1. Super! Hâte de lire l’article et le bouquin!! Merci de me rappeler de m’extasier sur le joli mandala de haricots et petits pois que Pounette laisse (volontairement!!) autour d’elle après ses repas!!!

    • Si tu as le temps prends le en photo, parfois je le fait juste avec mon téléphone! Et qu’est ce qu’il sont contents ;) Merci de ton message! Et si tu veux partager la photo n’hésite pas! :))

  2. Du même auteur j’ai déjà les recettes de « Pâtes créatives » !

    Je me sers des moments ou je ne propose pas d’activité à mes filles pour observer vers quoi elles se tournent spontanément. C’est le meilleur indicateur pour savoir où leur cerveau en est de son développement, de quoi il a besoin pour se construire à ce moment-là.

    Ainsi, l’expression sur les murs vient du besoin de faire des traces, or un enfant ne créée/apprend/vit pas avec une partie de son corps, mais tout son corps. Une feuille, c’est bien trop exogüe. Il suffit d’organiser des séances de peinture sur les baies vitrées pour répondre à ce besoin… et protéger la tapisserie !
    Idem pour la patouille avec la mie de pain (vite, de la pâte à sel !), la peinture au petit-suisse sur la table (vite, de la peinture !), les doigts dans le verre (vite, la bassine d’eau / les versés d’eaux colorées / la participation à la vaisselle / le nettoyage de la dînette !), le vidage du placard (vite, un nouveau panier aux trésors !), la chasse aux miettes sur le sol (vite, un exercice de préhension fine avec des lentilles/riz/pois chiche…), etc.

    M. Montessori, à l’instar de la psychanalyse de l’époque, rattachait l’imagination et le jeu à une « fuite psychique ». « Dans nos ambiances, ils se figent tout à coup sur un travail, alors le vagabondage d’esprit et le désordre des mouvements disparaissent à la fois, en un enfant calme et serein, pris par la réalité, opère son élévation dans le travail. »
    Dans « L’enfant », elle explique que les petits ont une soif d’apprendre et de progresser qui est aussi importante que leur volonté de se mettre debout, de parler, etc. Si le cerveau des bébés et des bambins ne trouvent pas dans l’environnement de quoi se construire « en faisant » (donc des activités sur lesquelles se concentrer) il ne leur reste que l’excitation, l’énergie, sans rien pour la canaliser. Ils peuvent paraître épanouis, imaginatifs, joyeux, alors que « l’intelligence, qui aurait dû se construire à travers les expériences du mouvement, fuit vers la fantaisie ».
    Pour l’expérimenter à la maison, quand j’ai les plateaux qu’il lui faut, qui correspondent à son besoin du moment, mon aînée ne veut que travailler, et rien d’autre. Pas jouer, ni sortir. Elle est très calme, et surtout très concentrée. Et après sa séance de « travail », c’est un amour. De même, j’ai expérimenté les mobiles avec ma cadette : elle se penchait dès qu’elle voyait le tapis pour qu’on la pose alors qu’elle n’avait que 2 mois, criait d’excitation quelques secondes… puis restait fascinée. Il faut voir un nourrisson se concentrer pendant 45 minutes pour y croire. Magique.
    A l’inverse, dès que je suis à la traîne dans le renouvellement des plateaux et des activités, que je leur propose rien de « constructeur »… c’est le bronx ! Elles sont excités, me sollicitent tout le temps, bref, pénibles.

    Dans les activités, il y a toutes celles d’expressions libres (peinture, dessin, découpage, collage, pâte à modeler…), M. Montessori ne fait jette pas le bébé avec l’eau du bain ! Il est juste nécessaire à l’enfant, comme à l’adulte, de fixer son attention. Petit, sur du concret, et adulte sur des concepts. Et comment trouver le temps de manier des concepts, si ce n’est dans les moments où nous ne sommes pas occupés physiquement, où nous devons rester passifs ?

    • Merci beaucoup d’avoir pris le temps d’écrire un message, je sens que tu va aimé le livre de Marie :) Effectivement pour le cas de ma fille, les dessins sur les murs avaient une signification! On venait d’emménager…
      Notre situation actuelle ( maison en gros travaux ) nous permet de les laisser être très créatifs! Il n’y a aucune inquiétudes sur l’état des choses! Et c’est magique!

  3. Je pense qu’il ne faut pas sans cesse proposer des activités aux enfants, mais les laisser choisir parmi leurs jouets celui qu’ils ont envie d’explorer.
    Et bien souvent on est surpris de l’utilisation inventée.
    Par exemple chez nous , le jeu Dr Maboule a au départ surtout été emmené dans un placard noir pour le plaisir d’entendre la sonnerie et voir la petite lumière.
    Une corde à sauter s’est révélée un parfait fouet d’Indiana Jones.
    Les barbie, gormitti et autres figurines ont été les interprètes de multiples aventures utilisant tout à tout le chateau écossais ou la voiture d’action man.

    C’est important aussi qu’ils sachent s’occuper sans l’intervention d’un adulte.
    On trouvera en lien ci-dessous, la retranscription d’une partie d’un article de Dominique Glasman pour Sciences humaines
    http://www.profencampagne.com/article-une-enfance-sans-temps-mort-114839558.html

    • Merci pour ton message! Je suis bien d’accord avec toi, les laisser inventer avec leurs jouets et déjà une grande source d’expérience! Et j’avoue qu’il a de grande différence entre mon premier et mon troisième…

  4. Je suis bien d’accord, la créativité nait souvent de l’absence de stimuli extérieurs. Mais je pense qu’elle a besoin de cadre. Les bêtises sont certainement le débordement d’une créativité refoulée, qui se libère n’importe comment. Un cadre est nécessaire, et rassurant : la chambre et les jouets, un temps vacant, une feuille et un stylo… ou de la peinture. C’est le principe des ateliers d’arno Stern : un cadre avec feuilles, pinceaux, peinture, et sans stimuli ni diktat esthétique. Il laisse la possibilité à l’expression de sortir librement.

    • Grande fan des ateliers Arno Stern aussi !
      Et tout a fait d’accord : ne pas surstimuler, mais ne pas « abandonner ». Pas simple au quotidien…

      Pour répondre à Phypa : chez nous il y a une grande distinction entre les moments de « jeu » (avec des jouets) et les moments de « travail » (avec les activités Montessori). Les miss (même la cadette de 10 mois) ont une nette préférence pour les activités !
      Ce qui n’empêche absolument pas l’exploration (bien au contraire) mais supprime (presque) complètement les « bêtises » au moment du « travail ». Et les rend zen après.

      Mais ça change probablement en grandissant, je le vois déjà avec mon aînée (30 mois), qui me sollicite de moins en moins quand je suis occupée.
      Doc Maboule et Indiana Jones, c’est pour dans quelques années encore ! :)

      Concernant les jouets, à part ceux de la ludothèque, la majorité de ceux qui dont à disposition (je tourne régulièrement) dont eux qui ne bougent jamais sont ceux qui favorisent l’imaginaire, donc sans thème particulier. Cubes (bientôt Kapla), petits personnages en bois, arc-en-ciel de Waldrof… C’est fou comme on peut leur trouver des usages variés !

    • Merci de ton message!

      Effectivement, c’est l’idéal… Ma fille prend beaucoup de plaisir a faire ses peintures et dessins, et nous avons la chance d’avoir un endroit dédié… J’avoue ça change tout et ça facilite beaucoup les choses!

  5. Pour le coup je suis un peu contradictoire car j’ai tendance à ne jamais planifier de moment d’ennui pour moi. Et pourtant je constate que quand ça m’arrive, c’est effectivement là où je suis créative. C’est en voiture (oui l’autoroute ça m’ennuie – pas m’endors !) que je pense à des idées de billets à écrire par exemple (que je note pas donc que j’oublie mais c’est un autre problème) !
    Pas testé avec les enfants mais ça ne me « choque » pas comme « conseil » !

    • Merci de ton message qui me fait penser a un vécu!!! Sur l’autoroute, effectivement, je suis créative, j’écris le billet en entier dans ma tête! J’en suis tellement satisfaite que je l’oublie… Et ensuite je suis très étonnée de ne pas le voir sur mon blog!!! Mais là… Je crois que c’est autre problème :))

      Il nous faudrait un magnéto!

      • Il faudrait mieux que ça : qu’on puisse se brancher directement à l’ordi, et qu’on puisse « télécharger » tout ce qu’on a cogité, imaginé, conceptualisé, créé dans notre cerveau…
        On gagnerait un temps fou ! :)

  6. Merci beaucoup de ta contribution!! Quel chouette sujet que voici!! (Pour ma part, je n’ai jamais aussi bien réfléchi que dans le train…)
    Existerait-il plusieurs formes d’ennuis? l’ennui teinté d’une impatience anxieuse quand – enfant- on attend désespérément que nos parents soient enfin disponibles… ou quand on attend – adulte – que notre chef daigne nous confier une tâche (tout en se sentant un élément inutile)…
    et l’ennui consenti, celui qui laisse la pensée libre de vagabonder sans ombrage et qui (soit dit en passant) est actuellement mon plus grand fantasme.
    J’ai vraiment hâte que nous présente ce petit livre très prometteur (et si tu connais l’auteur, pourras-tu lui demander à l’occasion si son éditeur accepterait de nous en envoyer un exemplaire en service presse pour la bibli des VI? Ce serait l’occasion de billets complémentaires du tien…)!!

    • Coucou! Et merci :)
      Je poste aujourd’hui la présentation du livre, ensuite la semaine prochaine interview!!! Et le livre va être envoyé :))

      Du coup je vais creuser aussi les deux formes d’ennui !!! Tu as mis les mots, et tu me fais remarquer quelque chose!

      Bon week end!!!!

  7. Pingback: Le parent et son rapport au temps [mini débrief] | Les Vendredis Intellos

  8. la créativité c’est aussi la retraite, c’est l’expression des couleurs et la bonne ou mauvaise humeur qui transpire de notre être, tout ce que petit on osait pas dire

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