Impact de l’allaitement maternel sur le développement cérébral et cognitif de l’enfant

NDLR : Je rejoins cette semaine la communauté des Vendredis Intellos comme nouvelle contributrice. Je remercie MMe Déjantée, de m’avoir invitée à participer.

Nous sommes en plein dans la semaine thématique sur le Cerveau où de nombreux chercheurs dont ceux de la communauté « le Café des Sciences » vous invitent à partager leur enthousiasme pour appréhender cet organe fascinant qu’est le cerveau.

Profitons donc de ce thème pour creuser plus en profondeur les effets de l’allaitement sur le cerveau de l’enfant et son développement cognitif (déjà un peu évoqué ICI).

La question de savoir si les fonctions cognitives sont génétiquement déterminées ou si elles peuvent être influencées par l’environnement (telle que la nutrition) fait débat depuis longtemps. De nombreuses études ont montré un lien entre allaitement maternel et un développement cérébral optimal  liées à de meilleures performances cognitives (aptitudes qui perdurent à l’âge adulte). Qu’en est-il exactement ? Je vous propose un petit tour d’horizon des résultats publiés dans la littérature spécialisée. En particulier, cet excellent ouvrage de John Medina « Brain Rules for Baby », dont il existe une édition en français (« Comment fonctionne le cerveau de bébé », paru chez Leduc).

Tout d’abord, d’où part-on ? A quel niveau de développement en est le cerveau humain à la naissance ? Pourquoi et comment doit-il évoluer ?

Que nous enseignent les études liant allaitement et développement cérébral ?

Enfin, un petit zoom sur les éléments spécifiques du lait humain. Quel rôle jouent-ils pour le cerveau ?

I- Le cerveau du petit d’homme

Rappelons juste en préalable la définition de la cognition : c’est l’ensemble des grandes fonctions de l’esprit telle que la perception, le langage, la mémoire, la décision, le mouvement, la mémoire. Bref, toutes ces actions conscientes ou non, qui marquent notre quotidien d’être humain.Il est également bon s’interroger sur la finalité de ces capacités particulières de l’être humain.

Pour J. Medina [1], p 12 « The brain’s chief job description -yours, mine and your  hopelessly adorable children- is to help our bodies survive another day /…/ so we can project our genes into the next generation » ce qui signifie :

Le but de notre cerveau  est d’assurer  notre survie à chaque instant, pour échapper à l’extinction de  l’espèce, et projeter nos « gènes  » le plus loin possible dans le temps vers les générations futures.

Pour cela, il nous faut un gros cerveau sophistiqué, efficace, afin de mieux anticiper les dangers. Cette organisation élaborée n’est cependant pas compatible avec la grossesse et l’accouchement de l’espèce humaine (ex : limite en taille du bassin de la mère). Par conséquent,  le petit humain naît avec un cerveau pré-câblé mais pas complètement développé (loin de là!) : il ne sera vraiment opérationnel pour l’ensemble des fonctions cognitives qu’à l’âge adulte. Une longue période (celle de l’enfance et de l’adolescence) est requise pour optimiser le câblage (c’est long! le plus long de tout le règne animal).

Les différentes étapes :
Le bébé naît donc avec toute un série de capacités cognitives mises en place pendant la période prénatale (par exemple il est capable de reconnaître l’odeur de sa mère, de téter et d’interagir avec son environnement par le biais de ses pleurs qui captent l’attention). Par contre, la partie supérieure du cerveau est encore très immature. Lorsque l’enfant quitte le nid douillet du ventre de sa mère, son cerveau est vulnérable, il va en effet être l’objet de stimuli intenses, qu’il doit apprendre à gérer. Mais ce sont ces différentes expériences de stimulation qui vont lui permettre de développer son système nerveux, de l’orienter selon les réponses reçues. Tout ceci s’opère de façon étonnamment rapide pendant les deux premières années, période où la capacité d’apprentissage est phénoménale. Ensuite le développement se poursuit plus lentement pendant toute la période de l’enfance. Et finalement, d’après les récentes découvertes sur la plasticité (voir ICI), cela n’est jamais complètement terminé.

Mais que se passe-t-il exactement au sein du cerveau pendant cette étape de maturation ? Tout simplement un multiplication des neurones d’une part (la neurogénèse) et une interconnexion très dense entre leurs extrémités en forme d’arbre (c’est l’arborisation dendritique).

Neurogénèse : Source ICINeurogénèse : Source ICI

Plus le réseau sera dense et connecté, plus la circulation et la gestion des informations sera efficace, meilleures seront les chances de survie de l’individu à chaque instant de sa vie.

Ainsi, pour qu’un cerveau en cours de développement puisse mener à bien et efficacement sa tâche,  différents processus doivent être facilités :
la neurogénèse  (ou fabrication de neurones) qui va nécessiter de la matière première,
– l’interconnexion neuronale qui sera facilitée par la fréquence et la nature des expériences (stimulation/réponses),
– le transfert d’information au sein du neurone et d’un neurone à l’autre (neurotransmission).

Dans quelles mesures, l’allaitement maternel remplit-il ces trois conditions ?

II- Impact de l’allaitement sur le développement cérébral et les aptitudes cognitives : ce que disent les études

Différentes approches ont été faites :
– comparaison à posteriori (sur la base de tests de QI) d’enfants allaités et d’enfants nourris au lait artificiel,
– approche expérimentale (sur humains et animaux),
– recherches des anthropologues.

Plusieurs études [2] [3] [4] [5] [6] ont montré une corrélation forte entre allaitement et développement cognitif et psychosocial chez l’enfant. Un meilleur développement intellectuel (sur la base de l’évaluation du QI d’enfants d’âges variant entre 6 mois et 15 ans) est corrélé à  l’allaitement exclusif. De meilleures performances ont été observées dans le domaine de la lecture, écriture, mathématiques.
La conclusion des auteurs [2] est sans appel « breast-feeding was associated with significantly higher scores for cognitive development than was formula feeding » (ndlr : l’allaitement maternel est significativement associé à de meilleurs tests cognitifs que le nourrissage au  lait artificiel).

Dans nombre d’études, il a également été noté un effet dose/réponse marqué : plus l’allaitement est long, plus le gain en Qi est notable.

Quantitativement parlant, selon [9] la moyenne du QI pour la performance verbale (mesurée chez des enfants de 7 et 8 ans) était de 10.2 points supérieur chez les enfants allaités [9] et 6.2 points pour la performance globale.
Une autre étude fondée sur une méta-analyse englobant 7000 enfants [2], a montré que  l’allaitement apportait un bénéfice de 5.3 points de la fonction cognitive (la comparaison a été faite sur des enfants de 6 mois et 16 ans).

Les différentes approches prouvent que l’effet commence à se faire sentir à partir de 4 semaines d’allaitement exclusif.

Enfin, les effets  bénéfiques sur le cerveau sont d’autant plus marqués que le poids de naissance du bébé est faible (cerveau plus immature).

Une autre étude récente et assez intéressante [7], a fait le lien entre allaitement exclusif (à deux mois de vie) et la structure même du cerveau de l’enfant (mesures faites par échographie trans-fontanelle). Les auteurs ont en particulier montré que les bébés allaités exclusivement avaient un cerveau plus mature observable par la taille de leur thalamus (région sous-corticale qui gère le flux des informations traitées dans le cortex). Certaines études [8] confirment qu’un rétrécissement de cette zone est associé à un traitement de l’information plus lent.

Parmi les contre-arguments avancés sur ces nombreux résultats, beaucoup estiment que d’autres facteurs indépendants de l’allaitement peuvent expliquer les différences. En particulier : le contexte économique de la famille, la santé de la mère, son niveau d’étude, son intelligence. Des mères de niveau social plus élevé, avec un niveau scolaire plus  élevé choisissent préférentiellement l’allaitement comme mode de nourrissage. Tout ceci est vrai mais des études à grande échelle [2] ont réussi à isoler l’influence bénéfique du contenu même du lait.
De plus, l’effet dose/réponse marqué qui a été montré, tente à prouver qu’il s’agit bien de l’allaitement qui est en cause et non uniquement les paramètres liés à la mère (QI de celle-ci par exemple)

L’approche expérimentale est riche en enseignement également. Dans cette étude [11], des tissus cérébraux d’enfants (décédés par Mort Subite du Nourrisson) ont été analysés et la façon dont ils ont été nourris durant leurs premiers mois de vie ont été recherchées. Il apparaît que les enfants ayant été allaités avaient un cerveau plus riche en une molécule spécifique (acide sialique – voir partie III). Les auteurs rappellent que cette molécule est active pour la synaptogénèse et l’arborisation dendritique.

Enfin un autre réponse nous vient des anthropologues, de leurs observations et réflexions sur l’évolution.  Sachant que nos ancêtres ont tous survécu à l’allaitement des deux premières années de vie, les nutriments contenus dans le lait sont forcément adaptés au bon développement du  cerveau humain. Voyons donc cela d’un peu plus près.

III- Eléments spécifiques du lait humain et leur rôle clé pour le cerveau

Comme déjà évoqué dans un précédent article, l’un des effets collatéraux de l’allaitement est l’attachement et l’interaction plus forte mère-enfant. Or on sait que l’attachement augmenté favorise le développement cognitif puisqu’il est lié à plus d’expériences, donc une multiplication des interconnexions neuronales.
Mais peut-on aller plus loin que cet effet-là et identifier les composants nutritifs favorisant la neurogénèse et la pousse dendritique ? Selon les résultats de certaines études, la réponse est catégorique [11] :  la structure et la fonctionnalité du cerveau sont affectés de façon permanente par la nutrition des premières semaines de vie.

Les glucides
Parmi les glucides (ou sucres), on en trouve plusieurs types selon le nombre de sucres simples accrochés les uns au autres.
Le lactose est un disaccharide (deux molécules de glucose assemblées – dont l’une est « retournée »-). Parmi toutes les espèces de mammifères, le lait humain est l’un des plus riches en lactose, particulièrement utile pour le développement du tissu cérébral. Des anthropologues ont montré que les espèces les plus évoluées, sont celles qui produisent du lait à forte teneur en lactose.
Une autre spécificité du lait humain est la présence d’oligosaccharides ou oligosides (plus de 130 types différentes) ce que ne contient pas le lait de vache (par contre, le lait de marsupiaux en contient). Citons le sialyllactose (encore appelé pour les puristes N-Acetylneuraminoyllactose) et l’acide sialique.

Notons que le lait des premiers jours (colostrum) est plus riche en oligosides que le lait mature (22 à 24 g/l contre 12 à 13 g/l) ce qui correspond aux besoins plus importants du nourrisson pour la maturation cérébrale [16].
En effet, les deux oligosides cités ont montré un rôle important dans la construction du cerveau [11]. Des apports en  l’acide sialique et sialyllactose chez des animaux conduit à des cerveaux plus riches en ces éléments, associés à une augmentation des capacités d’apprentissage. L’acide sialique est un récepteur pour les neurotransmetteurs du cerveau.

Les oligosides sont rarement libres, et se lient souvent de façon covalente à des lipides (glycolipides) ou à des protéines (glycoprotéines). Pour l’acide sialique,  les chercheurs ont également remarqué qu’il est souvent partenaire du DHA (un acide gras _ voir la partie lipides) pour former des glycolipides acides.  Cette association joue un rôle majeur pour la synaptogénèse et la neurotransmission.

Les lipides

Un acide gras, est un acide carboxylique dont la chaîne carbonée est très très longue (16 à 18 atomes de carbones pour les plus courant).
Quid du lait humain ? Aussi riche en lipides que le lait de vache mais plus digeste par la présence de l’enzyme « lipase » et différent également dans le type de lipides mis en jeu.

Parmi les graisses essentielles pour le cerveau, citons ceux-ci :  l’acide arachidonique, le DHA (acide docosahexaénoïque) et le cholestérol.
Le cholestérol est 3 à 4 fois plus concentré que dans la plupart des laits artificiels : il joue un rôle dans le développement cérébral notamment la myélinisation (de façon générale, la myéline, principalement constituée de lipides, sert à isoler et à protéger les fibres nerveuses) et l’intégrité membranaire.

L’acide arachidonique (noté AA) et le DHA sont des molécules très concentrées dans les membranes cellulaires de la rétine et du cerveau [14], elles s’y accumulent très rapidement pendant la période de développement cérébral. Une comparaison des cerveaux (autopsies suite à un décès) entre enfants allaités et non allaités [18] révèlent des concentrations de 11% à 40 % plus élevées dans la matière grise chez les enfants nourris au lait humain.
Des études [14] ont montré un lien entre déficit en DHA durant la période périnatale et la performance cognitive à l’âge adulte.
L’une des explications avancées quant à son rôle est qu’il joue sur la flexibilité de la membrane de la cellule nerveuse, influençant la vitesse de transmission d’un signal, et la neurotransmission.
Globalement, le lait artificiel ne contient pas de DHA mais contient des précurseurs. Encore faut-il que les enzymes qui les transforment en DHA soient actifs chez le nourrisson.

Les protéines

Peu riche en protéines [16]  (220% en moins que dans le lait de vache : car nos cerveaux humains ont surtout besoin de sucres), mais leur qualité est spéciale : ainsi, la « brique de base » ou acide aminé les constituant est en grande proportion « la taurine »(10 x plus concentré que dans le lait de vache) qui joue un rôle important dans la construction du cerveau et le fonctionnement des cellules cérébrales.

Une autre protéine présente dans le lait humain (et non dans le lait de vache) est la leptine.

La leptine est une protéine composée de 167 acides aminés, elle régule les réserves de graisses (elle induit la lipolyse et la lipogénèse), joue sur l’appétit en contrôlant la satiété; il a été  montré qu’elle est aussi impliquée [13] dans la régulation de la fonction cognitive en influençant le mécanisme mis en jeu lors de l’apprentissage et la mémoire.

Conclusion

Le mode de nourrissage est propre à chaque mère, guidée par son mode de vie, ses contraintes et surtout le soutien dont elle peut disposer si elle choisit l’allaitement maternel. Néanmoins, force est de constater, une fois encore, par le biais de l’ensemble des études qui ont été présentées que le lait humain contient tout ce qu’il faut et dans les proportions requises pour optimiser le cerveau de l’enfant et de l’adulte qu’il deviendra, assurant, espérons-le une longue vie épanouie.
Cette question est d’autant plus importante, même dans les pays industrialisés, pour les enfants prématurés particulièrement vulnérables aux déficits nutritionnels.
Cependant, la nature humaine a fait preuve d’une grande capacité d’adaptation, et la norme du biberon n’a pas pour autant empêché l’épanouissement de gens brillants.

Article disponible avec plus d’illustrations sur mon blog ICI ou

Ressources
[1] – Medina, J., « Brain Rules for Baby » 2010, Editions Pear Press

[2] Anderson JW, Johnstone BM, Remley DT, « Breastfeeding and cognitive development : a meta-analysis », Am. Journal Clinical Nutrition, 1999 ; 70 : 525-535

[3] O’Connor DL., et al., “Growth and Development In preterm infants fed long-chain polyunsaturated fatty acids : a prospective, randomized controlled trial”, Pediatrics, 2001 ; 108 : 359-371

[4] Oddy WH, Whitehouse AJ, et al., « Breastfeeding duration and academic achievement at 10 years », Pediatrics, 2011 ; 127 (1) : p137-145

[5] Drane DL, Logemann JA, « A critical evaluation of the evidence of the association between the type of infant feeding and cognitive development », Paediatrics and Perinatal Epidemiology, 2000 ; 14 : 349-356

[6] Morthesen EL, Michaelsen KM « The association between duration of breastfeeding and adult intelligence », Journal of the American Medical Association, 2002 ; 287 : 2365-2381

[7] Herba CM,  Rosa S. et al., « Breastfeeding and early brain development: the Generation R study », Maternal and Child Nutrition, 2012 (Abstract http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23167730)

[8]  Batista et al. « Basal ganglia, thalamus and neocortical atrophy predicting slowed cognitive processing in multiple sclerosis », Journal of Neurology. 2012, 259 (1) : 139-146

[9] Horwood LJ, “Breastmilk feeding and cognitive ability at 7-8 years”, Arch Dis Child Fetal Neonatal Edition, 2001 ; 84 : F23-27

[10] Michaelsen KM, Lauritzen L., et al., « Breast-feeding and brain development », Scandinavian Journal of Nutrition, 2003 ; 47 (3) : 147-151

[11] Wang B. et al, “Brain ganglioside and glycoprotein sialic acid in breastfed compared with formula-fed infants”, American Journal of Clinical Nutrition, 2003 ; 78 (5) : 1024-1029

[12], Uauy R., Peirano P., “Breast is best : human milk is the optimal food for brain  development “, American Journal of Clinical Nutrition, 1999 ; 70 (4) : 433-434

[13] Hüppi P., « Nutrition for the brain », Pediatric Research, 2008 ; 63 (3) : 229-231

[14] McCann J., Ames B.,  « Is DHA required for development of normal brain function ? An overview of evidence from cognitive and behavioral tests in humans and animals », Am. Journal Clinical Nutrition, 2005 ; 82 : 281-295

[15] Michaelsen KM, Lauritzen L., et al., « Breast-feeding and brain development », Scandinavian Journal of Nutrition, 2003 ; 47 (3) : 147-151

[16] – Comité de nutrition de la Société Française de pédiatrie, « Allaitement maternel,  Les bénéfices pour la santé de l’enfant et de sa mère »  http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/allaitement.pdf

[18] Jamieson EC et al., « Infant Cerebellar gray and white matter fatty acids in relation to age and diet » Journal of Lipids, 1999 ; 34  : 1065-1071

[19] Schack-Nielsen L., Michaelsen KM, « Advances in our Understanding of the Biology of Human Milk and its effects on the Offspring », Journal of Nutrition, 2007 ; 137 (2) : 5035-5015

[20] Autre ressource Internet traitant du même sujet http://perniagaansecaraonline.com/category/brain-development/

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32 réflexions sur “Impact de l’allaitement maternel sur le développement cérébral et cognitif de l’enfant

    • Il semble que c’est votre commentaire qui apparaît indigeste !
      Dire les propriétés qualitatives du lait maternel dans des sociétés où, pour différentes raisons y compris commerciales, on a promu le lait artificiel comme son équivalent, ne peut nuire à qui que ce soit, sauf à des personnes de mauvaise foi ou particulièrement sensibles pour ne pas dire fragiles qui ont alors besoin, non d’être « aidées à allaiter », mais d’être aidées psychologiquement.
      Curieuse société où plus aucune vérité ne peut être énoncée sans déclencher une certaine violence au prétexte qu’elle peut en indisposer certains !

    • Je suis l’auteure du billet sur la promotion de l’allaitement qui est cité ici et j’ai pourtant beaucoup aimé l’article de Pascale72 qui explique bien les liens possibles entre le lait maternel et le développement du cerveau! (En fait, je l’ai même partagé sur ma page Facebook après l’avoir lu sur « le Café des sciences »…)
      Dans mon billet, je déplorais que les organismes de santé publique mettait souvent plus d’énergie dans la promotion que dans le soutien. Cela ne veut toutefois pas dire qu’une information juste et à jour n’est pas utile pour les femmes qui veulent en savoir plus.

  1. Tout ne peut pas plaire à tout le monde, heureusement !!
    Mon but n’est pas d’emmerder… mais de synthétiser ce que j’ai lu dans ce livre de Mr Medina…Ensuite je suis allée plus loin pour voir ce que disaient les études et meme des méta analyses… Relisez ma conclusion, j’ai bien dit que des cerveaux brillants étaient aussi issus du nourrissage au bib…
    Merci également pour vos conseils,que je n’ai pas attendus pour m’y mettre… j’ai aidé plus d’une maman dans ses pb d’allaitement…

  2. Je n’ai pas lu tout l’article, mais j’avais hâte de lire les commentaires, et je ne suis pas déçue !
    C’est le genre de truc où tu es sûre de te faire insulter ^^
    Du coup, bravo d’avoir osé :)

    • On se demande bien pourquoi tu l’as pas lu, l’article… Peut-être parce qu’il est chiant? Je dois ça, je dis rien…

      • Non, tout simplement parce que je n’ai pas besoin d’être convaincue d’une part, et que je n’allaite pas juste pour que ma fille ait un super cerveau d’autre part ^^

        J’avoue que ça me gêne un peu ce besoin de toujours comparer le lait maternel et le lait artificiel, parce que ça sous-entend que l’allaitement c’est juste du lait. Or, c’est bien plus que ça, et il y a des milliers d’autres raisons pour allaiter.

        Par contre, toi, je ne connais pas ton histoire, mais tu es super agressive… ou alors tu as passé une mauvaise semaine/matinée ?
        Ne lis pas ce genre d’article si ça te met en rogne : concentre-toi sur le positif de ta vie :)

        • Fais-moi grâce de ta psychologie de bazar, s’il te plaît! Tu ne sais absolument rien sur moi et je ne sais rien sur toi donc évite de tirer des conclusions hâtives à travers les commentaires que j’ai pu laisser ici. Où as-tu vu que je comparais lait maternel et
          lait artificiel? Et comment peux-tu savoir ce que je sous-entend? Ma fille a deux ans et demi et elle est toujours allaitée (et mon fiston de 5 mois est bien parti pour faire la même chose). Eh ouais! Et, comme toi, je n’ai pas choisi d’allaiter pour améliorer le QI de mes enfants mais tout simplement parce que ça me convient – et à eux aussi – parce que je trouve ça pratique et parce que, tout simplement,pour moi, ça va de soi. Mais je ne me permettrais jamais de faire du prosélytisme et d’essayer de prouver à tout prix que mon choix est meilleur que les autres. Donc je vois pas très bien l’intérêt de ce genre d’article qui, encore une fois, et sous couvert d’information « objective » parce que s’appuyant sur des études prétendument scientifiques, prétend démontrer que l’allaitement, c’est « meilleur pour le bébé », à part culpabiliser celles qui ne souhaitent pas allaiter. Car, comme tu le dis très justement, les femmes qui veulent allaiter n’ont pas besoin de ce genre d’arguments pour être convaincues. Le problème, c’est que vous ne vous rendez même pas compte que ce genre d’articles imbuvable dessert la cause qu’il prétend défendre…

          • Alors apparemment, soit je me suis mal exprimée, soit tu m’as mal comprise ! Car quand j’ai dit que ça me gênait qu’on compare sans cesse LM et LA, je parlais justement de l’article !
            Mais de la même façon que je ne pense pas qu’un argument scientifique puisse réellement convaincre sur ce sujet, ça m’énerve aussi les mères qui donnent le biberon et disent que c’est faux que le LM est meilleur pour la santé, car leur bébé à elles n’est jamais malade. Je rétorque qu’on peut aussi fumer toute sa vie et ne jamais avoir de souci de santé (attention, je ne compare pas LA et tabac ^^).
            Bref, ce sujet est trop épidermique, comme tout ce qui touche à l’éducation des enfants…
            Et désolée pour ma psychologie à 2 balles, mais tu es réellement agressive. Et ça c’est pas bon pour la santé ;-P

            • T’en fais pas pour ma santé: je compense mon agressivité avec l’allaitement: paraît que ça évite le cancer du sein notamment. M’étonnerait pas que ça évite aussi les maladies cardio-vasculaires, l’Alzheimer et que ça rallonge l’espérance de vie :-))…

  3. J’ai lu le livre de Médina dans sa version française juste avant d’accoucher, je l’ai vraiment trouvé tres precieux ! Car outre l’aspect démonstration, il aide a comprendre pourquoi il ne faut pas attendre d’un bébé qu’il comprenne ceci ou cela (par exemple l’interdit avant un certain age). Je le conseille vivement car a rebrousse-poil des livres psychologisants, il démontre l’utilité ou inutilité d’un comportement en s’appuyant sur des etudes. En esperant que les lecteurs a qui ce post a plu arriveront à passer les commentaires bien trollesques pour lire ce temoignage…

  4. A qui s’adresse cet article? A des (futurs) parents ou à des neurologues et des pédopsychiatres qui ont bac +12? Je soupçonne d’ailleurs la plupart des auteurs des commentaires ci-dessus de ne même pas l’avoir lu… Alors, oui à l’information pour pouvoir faire des choix éclairés mais là, on frise le ridicule tout de même. Bientôt, on sera obligé d’avoir fait Polytechnique avant même d’envisager de faire des enfants… Et puis je ne crois pas que c’est en publiant des articles toujours plus pointus sur les vertus supposées de l’allaitement qu’on parviendra à le faire progresser dans notre pays. Si les Françaises allaitent si peu, ce n’est pas parce qu’elles sont plus ignorantes que les Suédoises ou les Allemandes mais bien parce que nous ne baignons pas dans une culture de l’allaitement. Si on veut faire progresser l’allaitement, aidons déjà celles qui le souhaitent à réaliser leur projet plutôt que de se masturber la cervelle avec des études scientifiques à la limite du compréhensible…

    • Ici, chacun vient avec ce qu’il est, c’est la règle du blog. Certain-e-s souhaitent rédiger des billets très axé sur leur vécu, d’autres plus axé sur leurs lectures. Certain-e-s veulent commenter le dernier journal gratuit, d’autres les dernières recherches en la matière: tout le monde a droit de cité. Aux lecteurs de prendre ce qu’ils souhaitent prendre dans le respect de chacun.
      Le qualificatif « intello » des Vendredis intellos a justement été choisi comme une façon de faire de l’ironie avec un mot qui a causé tant de dégâts tant auprès de ceux qui y été cantonnés qu’auprès de ceux qui en étaient exclus.
      Personne ne doit être attaqué sur ce point (ni dans un sens, ni dans l’autre): ouvrons-nous à la différence!
      Que l’on souhaite discuter de ce que doit être ou non la compétence des parents (innée ou acquise, transmise par les pairs ou nourrie de lectures??) est une chose fort intéressante mais qui ne doit pas être un prétexte pour des attaques envers la démarche de chacun.
      Et je suis toute disposée à discuter par mail de ce parti pris s’il pose problème à quelqu’un-e.

  5. Merci pour cet article que j’ai pris le temps de lire dans son intégralité, et qui reste certainement moins long à lire que toutes les études que tu as comparées pour nous!! Donc merci aussi de ce travail! Et merci pour le contenu de haut vol, qui vient titiller mon petit ciboulot qui n’a pas fait de longues études universitaires mais qui apprécie (de temps en temps, hein) de voir sur un blog très ouvert un billet de type revue de littérature scientifique.
    A l’heure des lasagnes au cheval, je trouve intéressant de détailler les éléments que l’on trouve dans le LM car jai bien regardé partout, j’ai pas d’étiquette d’ingrédients sur les nénés!! Et c’est tout bête mais j’avais un peu flippé pour la taurine indiquée sur le lait 2ème âge de ma fille…et je suis ravie d’apprendre aujourd’hui que non, non, je ne lui avais pas filé du Red Bull!!
    Bref, top!

  6. merci beaucoup à vous toutes…Pépée c’est très gentil ce petit mot… Et non, ce truc ne s’adresse pas à des bacs +12, car il ne vole pas assez haut pour eux…car je ne suis pas, mais alors pas du tout spécialiste en neuro sciences. POur replacer ce papier dans son contexte, il s’inscrit dans le contexte du Café des Sciences, spécial Cerveau…après j’ai eu l’idée de creuser ce que j’avais lu dans le livre de J. Médina. J’en ai parlé à Mme Déjantée, qui m’a invitée à le publier ici…Tout simplement… si certaines sont offusquées, tant pis… Si certaines y trouvent des infos intéressantes, et bien c’est qu’il est quoiqu’on dise utile !!

    • Merci pour ce résumé, que j’ai trouvé passionnant alors que je n’aurai jamais pris le temps de lire et comparer toutes les études !
      Au vu des commentaires, je repense à cet excellent article dont le titre veut tout dire : « informer sans culpabiliser, est-ce seulement possible ? »

      A titre personnel, l’argument du développement cognitif (que je lie à l’épanouissement de mes enfants) fait partie de ceux qui m’ont fait m’obstiner lors du premier mois d’allaitement douloureux. De même que passer à la CNV (alors que j’ai reçu des fessées « et que je n’en suis pas morte »… mais on peut toujours mieux faire et je veux « mieux » pour mes filles).
      De même qu’expérimenter la méthode Montessori. Et m’interroger sur la déscolarisation. C’est un moteur personnel ; j’aurai adoré lire ce type d’article (et l’imprimer, et le distribuer) à ceux qui me conseillait d’arrêter de m’obstiner en me disant que le LA c’est pareil.

      Pour être libre de ses choix, il faut savoir. Et assumer. Ce qui ne veut pas dire culpabiliser.

  7. Merci beaucoup de cette très riche contribution Pascale! Et officiellement bienvenue parmi les neurones!!
    Je me souviens qu’il était mentionné (très rapidement) dans le bouquin de J-M Bourre « La nouvelle diététique du cerveau » que les différences de QI entre enfants allaités et non allaités étaient liées à l’acide cervonique (donc DHA si je ne me trompe pas) et qu’en cas d’alimentation enrichie en avide cervonique les résultats redevenaient les mêmes (par contre, aucune mention d’études sur laquelle ces constatations seraient basées… à voir peut être dans la biblio générale mais je n’ai plus l’ouvrage sous la main…). Par ailleurs: peut-on réellement évaluer le QI d’enfants de 6 mois??? Jamais entendu parler de quelconque tests étalonnés avant 3 ans.

  8. Pingback: Mille et un sujets autour de l’allaitement #mini débriefing | Les Vendredis Intellos

  9. Bonjour,
    Merci pour les informations.C’est vrai il n’y a rien de mieux pour bébé que le lait maternel toutefois, il devra passer au biberon tôt ou tard. Le plus important c’est de trouver le confort de la mère car si la mère n’est pas motivée pour allaiter bébé au sein ou si elle se sent obligé, cela affectera la qualité du lait

    • Pourquoi dites-vous qu’un bébé doit passer au biberon tôt ou tard? Le biberon n’est définitivement pas une étape obligée. Quantité d’enfants n’ont pas reçu de biberons et sont en parfaite santé. L’utilisation du biberon est surtout un choix personnel.
      Par ailleurs, il est faux de dire que la motivation d’une mère affectera la qualité de son lait. Toutes les mères font un lait de qualité. Si une mère choisit de ne pas allaiter, c’est parce qu’elle se sent mieux avec ce choix. La qualité du lait n’a rien à voir là-dedans.

      • +1 !
        Il n’y a absolument pas d’obligation d’acheter de biberon, ça fait partie de l’arsenal de puériculture optionnel vendu comme indispensable.
        La qualité du lait n’a rien à voir avec la motivation de la mère, ni son environnement, si son anxiété ou que sais-je encore. Ça fait partie des préjugés qui nuisent à l’allaitement. Dans le cas contraire, l’humanité n’aurait juste pas survécu… et on ne serait pas là pour en discuter !

    • J’en rajoute une couche après mamaneprouvette, car je suis vraiment choquée par ces affirmations !

      Pour quelle(s) raison(s) devrait-on passer au biberon ??? Ma fille a 17 mois et n’a jamais eu de biberon, et je n’envisage pas d’en acheter !

      Quant à la qualité du lait affectée par les sentiments de la mère, n’importe quoi…

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