RETOUR SUR… LE REGARD D’UN PÉDIATRE SUR L’HOMOPARENTALITE [GUEST]

Ce mois-ci , Miliochka notre neurone reporter préféré, m’a encore prêté main forte (mille mercis à elle!) pour préparer un Guest du tonnerre sur un sujet qui a fait couler beaucoup d’encre ces derniers temps. Bizarrement, les neurones des VI n’ont pas beaucoup causé homoparentalité durant ces semaines de débat parlementaire alors même que ce sujet avait été assez souvent abordé (notamment pour revendiquer les mille et unes façon d’être parent) par le passé (peut être la peur des trolls? que je comprends fort bien d’ailleurs…). Pour mémoire, je vous renvoie (par exemple!) aux contributions de Sandy, de La Farfa ou encore de Drenka  ainsi qu’à la rubrique « homoparentalité » de notre arbre de liens. Aujourd’hui, nous avions envie de laisser de côté les aspects juridique et psychologique pour donner la parole à un acteur de terrain, fortement engagé auprès des parents qu’il soutient et accompagne au quotidien. Mais trêve de préliminaires, la parole est à Miliochka!!

Poursuivant mon bonhomme de chemin avec les Guests des VI, je vous invite aujourd’hui à découvrir l’interview du Dr Marc Pilliot, pédiatre à Roubaix, à propos d’homoparentalité. Pour mémoire, la loi sur le mariage pour tous a été adoptée par l’Assemblée Nationale le 12 janvier, mais il reste encore un peu de chemin avant sa promulgation définitive. Quant à l’ouverture de l’adoption et éventuellement de la PMA aux couples homosexuels, elle devrait être débattue au printemps dans le cadre d’une réforme de la loi sur la famille (si j’ai bien compris…)

On le sait, cette loi a rencontré de ferventes oppositions, au nom du slogan « un enfant = un papa + une maman » (au passage, quel formidable claque dans la gueule à toutes les familles monoparentales et les familles recomposées ! Si on écoutait Frigide Barjot et ses amis, c’est le divorce, le remariage et l’adoption par les célibataires qu’il faudrait aussi interdire… bon là, je m’égare…)

C’est donc dans ce chouette contexte de débat “animé” que le Dr Marc Pilliot a décidé d’écrire une lettre ouverte sur l’homoparentalité à destination des médias, des politiques et de la société. Certains d’entre vous connaissent déjà le Dr Pilliot. Pour les autres, voilà une rapide présentation : Pédiatre à Roubaix, en libéral et au pôle mère-enfant du CH de Tourcoing, le Dr Pilliot a longtemps été le président de la CoFAM (Coordination Française pour l’Allaitement Maternel). D’ailleurs, les lettres ouvertes, il s’y connaît, il en a déjà écrite une en 2007 au journal Libération à propos de l’allaitement et la Grande Tétée, et une autre en 2004 à ce “cher” Dr Aldo Naouri, lorsque celui-ci s’inquiétait de la toute-puissance des mères et des risques du maternage… Voilà, de quoi cerner un peu le monsieur ;-)

Miliochka, pour les VI : Pourquoi avoir voulu écrire cette lettre ouverte à propos du mariage homosexuel ?

 Dr Pilliot : Le débat récent sur cette question du mariage gay, et surtout sur l’accès des couples homosexuels à l’adoption et à la PMA a conduit les opposants à proférer beaucoup d’inepties et de peurs irrationnelles qui m’ont fait réagir. Il s’agit pourtant le plus souvent de gens intelligents, capables de raisonner, mais qui ont dit beaucoup de bêtises. Ce débat a été entaché de trop d’émotionnel. Du coup, j’ai moi-même réfléchi, je me suis documenté sur la notion de parentalité, de mariage, de filiation et sur leurs évolutions au cours de l’histoire. Fort de cette réflexion personnelle j’ai voulu m’exprimer. En tant que pédiatre, et notamment parce que j’exerce dans une zone frontalière de la Belgique (où bon nombre de couples de lesbiennes se rendent pour avoir accès à la procréation médicalement assistée pour avoir des enfants), j’ai été amené ces dernières années à voir de plus en plus d’enfants de couples lesbiens. Depuis quelques années c’est une réalité sociale. Le débat porte sur quelque chose qui existe déjà, on a tendance à l’oublier ! (pour info, un récent rapport de l’Insee indique qu’un couple homosexuel sur dix vit avec un enfant)

Miliochka, pour les VI : Avec votre expérience, quel regard portez vous sur ces couples lesbiens ayant un ou des enfants ?

 Dr Pilliot : Toutes les femmes que j’ai rencontrées dans cette situation sont des personnes qui ont énormément réfléchi à la parentalité, et à leur relation avec leur enfant. C’est indéniable ! Du fait même de leur contexte de vie de couple mais aussi de la façon dont elles ont procédé pour avoir un enfant, elles ont réfléchi à la filiation mais aussi à la construction identitaire de l’enfant. Avec ces femmes, j’insiste toujours sur l’importance pour l’enfant, quel que soit son sexe, d’avoir des référents masculins dans leur entourage. Cela peut-être un grand-père, un oncle, un cousin, un ami des parents etc… Mais je n’ai pas besoin de beaucoup insister, car les femmes y ont toujours réfléchi d’elles-mêmes. Ce qui n’est pas le cas de beaucoup de couples hétérosexuels ! Le fait même de se découvrir homosexuel amène quasiment systématiquement la personne à réfléchir au fait d’avoir ou non des enfants, ce qui n’est pas le cas d’un hétérosexuel… D’ailleurs, la plupart des parents réagissent de la même façon lorsqu’ils apprennent que leur fils ou leur fille est homosexuel : leur premier regret est qu’ils ne seront pas grands parents ! Il y a donc beaucoup d’affect autour de tout ça.

On peut voir ce même parcours intellectuel chez les adoptants, qu’ils soient hétéro ou homosexuels d’ailleurs : de fait ils sont amenés à réfléchir à la notion de parentalité, de filiation, de pourquoi et/ou comment avoir un enfant. Or on constate bien que la plupart des couples hétérosexuels ayant des enfants naturellement ne se posent pas ces questions-là.

 

Miliochka, pour les VI : Vous dénoncez le slogan des anti mariage pour tous « un papa, une maman, un enfant », pour quelles raisons ?

 Dr Pilliot : Ce slogan est extrêmement hypocrite ! Certes, d’un point de vue biologique, il s’impose : de nos jours, pour faire un enfant, il est encore nécessaire d’avoir un gamète mâle, le spermatozoïde, et un gamète femelle, l’ovule, ainsi que le corps d’une femme, différent ou pas de celui qui a donné l’ovule. Mais d’un point de vue social, il y a bien longtemps que ce n’est plus réaliste ! Depuis des siècles et même plus, des enfants ont été élevés par d’autres personnes que leurs géniteurs, voire par des femmes seulement parce que les pères étaient partis à la guerre ou travailler loin. Il faut absolument distinguer les notions de procréation et de filiation, de géniteurs et de parents. 

 

Miliochka, pour les VI : Filiation, procréation… pour vous cela ramène à parler aux enfants de la sexualité de leurs parents, pouvez nous en dire plus sur ce point ?

 Dr Pilliot : Quel que soit le couple, se pose un jour la question entre parents et enfants de la sexualité des parents. Autrement dit : « Comment je suis né ? Comment m’avez vous fabriqué ? » Or cette question-là, les couples homosexuels l’ont forcément anticipé, car très vite l’enfant est en mesure de comprendre qu’il ne peut avoir été conçu par ses deux parents du même sexe. Pourtant cette question de la filiation se pose dans bien d‘autres situations : des couples hétérosexuels qui ont adopté un enfant ou qui ont eu recours à la PMA. Et trop souvent, dans ces situations-là, on a vu des parents mentir par omission, ne rien dire à l’enfant de sa filiation particulière. Ainsi on a tort de penser que la question de la filiation et de la procréation ne se pose qu’aux couples homosexuels ! Elle se pose à tout parent, mais comme elle est délicate, beaucoup préfèrent ne pas l’aborder.

 

Miliochka, pour les VI : Adoption ou PMA, pour vous les conséquences en matière de filiation pour l’enfant ne sont pas les mêmes.

Dr Pilliot : Oui, si l’on s’interroge sur cette notion de filiation, je ferai plutôt le distinguo entre adoption et PMA, qu’entre couples hétéro et homosexuels. Un enfant adopté, est un enfant qui a eu des parents, ou du moins une mère, qui soit sont décédés soit l’ont abandonné ou se sont vus retirer la garde de l’enfant. Au début de l’histoire de l’enfant il y a donc une perte ou un abandon, ce qui peut être un évènement très lourd à porter pour l’enfant lui-même, et sur lequel il faut être très vigilant pour les parents adoptants. Alors que l’enfant né d’une PMA est issu lui d’un don de gamètes le plus souvent, donc d’un geste d’offrande, qui plus est lorsque c’est en France d’un don gratuit. C’est donc un évènement positif et généreux qui est à l’origine de sa naissance. Enfin, une des questions qui peut se poser dans le cadre d’une PMA, c’est l’existence d’un lien biologique entre l’enfant et un parent mais pas l’autre. Mais ça, cela existe qu’il s’agisse d’un couple hétéro ou homosexuel. Et d’ailleurs cela existe aussi dans les familles recomposées, et on sait qu’elles sont de plus en plus nombreuses dans notre pays.

Miliochka, pour les VI : Vous êtes très favorable à la PMA pour les couples homosexuels, pour quelles raisons ?

 Dr Pilliot : Il y a plusieurs avantages à la PMA, par rapport à l’adoption, à condition bien sûr que les parents ne mentent pas à leur enfant sur son origine. D’abord comme je viens de l’expliquer la PMA est issue d’un don, et non d’un abandon. Par ailleurs, il y a un avantage physiologique : l’enfant grandit dans le ventre de sa mère, avec tout l’environnement familier qu’il y a autour, l’alimentation, les émotions, la présence de l’autre parent quel que soit son sexe. Au moment de sa naissance l’enfant sera donc dans un monde qu’il connaît déjà, quoi de mieux ? Et puis, je me permets d’ajouter, qu’au moins lorsqu’il y a PMA dans un couple homosexuel, on ne peut pas mentir à l’enfant, alors que dans les couples hétéros, cela se voit encore souvent… Preuve supplémentaire de cette conscience aiguë de la question de filiation qu’ont les couples homosexuels, c’est que beaucoup de lesbiennes choisissent des paillettes de sperme venant des Pays-Bas car là-bas le don n’est pas anonyme, donc l’enfant aura accès aux informations concernant l’identité de son père s’il le souhaite plus tard.

Quoiqu’il en soit, beaucoup de couples lesbiens ont déjà recours à la PMA, à l’étranger et payent parfois très cher. Dans un souci d’égalité républicaine, il me semble donc incontournable de légaliser cette pratique dans notre pays. Elle ne doit plus être réservée aux seuls cas médicaux de stérilité.

 

Miliochka, pour les VI : Quels conseils donneriez vous à un couple homosexuel désirant être parent ?

 Dr Pilliot : La notion la plus importante, c’est d’analyser son désir d’enfant : il ne faut pas que cela se passe dans le cadre d’un « droit à l’enfant », mais plutôt dans le désir de « donner » à un enfant. Mais cela est vrai aussi pour les couples hétérosexuels. Finalement, la seule différence avec un couple habituel, c’est cette notion de référent de l’autre sexe que l’enfant doit avoir. Mais je suis convaincu que la très grande majorité des couples homosexuels qui souhaitent avoir un enfant en ont parfaitement conscience. Par ailleurs, on sait très bien aujourd’hui qu’un enfant ne se construit pas uniquement en référence à ses parents, et bien heureusement, la famille au sens large, la société jouent elles aussi un rôle très important. Plus un enfant est aimé et épanoui, plus il est rassuré plus il se sent libre d’aller voir ailleurs, de se construire à l’extérieur du noyau familial. Et ça c’est valable quelle que soit la sexualité de ses parents ! Pour le reste, je souhaite juste que la société ne soit pas stigmatisante. Un enfant avec des parents homosexuels est un enfant comme les autres, du moins c’est comme cela qu’il doit se sentir, et ce n’est pas à la société de lui imposer une différence. Que l’amour de ses parents ne soit pas reconnu par la société c’est certainement ce qu’il y a de plus délétère pour son avenir, c’était valable autrefois pour les « bâtards » ou les enfants de parents divorcés, c’est valable aujourd’hui pour les enfants de parents homosexuels.

 

 

 

Pour info, la Société Française de Pédiatrie et l’Association Française de Pédiatrie Ambulatoire se sont exprimées conjointement en décembre dernier, en tant que professionnels de la santé de l’enfant, sur la question de l’homoparentalité. Pour résumer, ils disent : « les pédiatres observent que si l’adoption, qui met en jeu le système d’attachement précoce, ou l’homoparentalité, qui bouscule les repères dits classiques du couple, peuvent constituer des situations à risque pour le développement harmonieux d’un enfant, le recul sur les situations d’adoption ou sur les enfants issus de couple de femmes homosexuelles (situations déjà anciennes) ne permet pas de dire que « risque » équivaut à « échec ». Il est en effet bien d’autres situations à risques – comme les désaccords graves et les séparations conflictuelles des parents, les deuils, la maladie, les situations affectives ou sociales difficiles – dans lesquelles le risque n’est pas pour autant toujours vérifié, loin s’en faut. » Et ils concluent par une phrase que je trouve vraiment très jolie, et que tout couple, homo ou hétéro, devrait avoir en tête : « Quelles que soient les circonstances, la question de la parentalité n’est pas « d’avoir un enfant » mais « qu’un enfant puisse être ». 

10 réflexions sur “RETOUR SUR… LE REGARD D’UN PÉDIATRE SUR L’HOMOPARENTALITE [GUEST]

  1. J’ai envie d’applaudir des deux mains!!

    En particulier après la discussion (éprouvante) (pour moi) de la semaine dernière avec cet article qui disait en substance, pourquoi permettre la GPA ou le don d’ovocytes quand l’adoption est possible? Je pense que dans mon cas, cela explique pourquoi je n’ai pas abordé de nouveau cette question durant les débats parlementaires. Le désir d’enfant est un sujet à fleur de peau qui aura vite fait de m’empêcher de dormir!

    Ici, la question de la GPA, justement, n’est pas abordée. Or un argument qui est souvent soulevé pour s’opposer à ce que les couples lesbiens puissent avoir accès à la PMA, est qu’il y aurait rupture d’égalité vis-à-vis des homosexuels hommes qui, de fait, n’y auraient pas accès puisque la GPA est interdite. J’imagine que l’on n’a pas le recul nécessaire pour essayer d’analyser quel pourrait être le vécu d’un enfant issu d’une GPA. La question que je me posais la semaine dernière est de savoir si la séparation de la mère porteuse à la naissance, bien qu’un évènement positif, pourrait créer un trouble dans l’attachement précoce.

    Pour ma part, je suis absolument sans réserve et pour l’ouverture de l’accès à la PMA aux couples lesbiens.

    L’ouverture de l’adoption est évidemment nécessaire, parce qu’elle permettra aux enfants des couples homosexuels (nés par PMA ou d’une union précédente) d’être juridiquement rattaché à leur parent « non biologique », alors qu’aujourd’hui ils sont placés dans une situation d’insécurité juridique vis-à-vis de ce deuxième parent qui me parait insupportable. Mais dans le contexte actuel de l’adoption, penser que cela leur ouvrira l’accès à la parenté en dehors de ce cas me semble un peu illusoire, compte tenu du peu d’enfants à l’adoption.

    Quant à l’argument de la rupture d’égalité, c’est un argument que personnellement je trouve hypocrite (et j’ai souvent le sentiment que c’est un prétexte), dans la mesure où je trouve plus choquante la rupture d’égalité couple homo / couple hétéro qui existe aujourd’hui.

    • Je suis très d’accord avec toi sur l’hypocrisie de l’argument de rupture d’égalité… Pour moi, c’est une façon d’ajourner la question de l’ouverture à la PMA pour les couples lesbiens (qui n’est pas vraiment polémique) en l’adjoignant à une autre question beaucoup plus discutée en France.
      D’autant que derrière cette « inégalité » il y a d’une façon ou d’une autre l’inégalité physiologique de l’homme et de la femme devant la procréation. L’accession de l’homme (pas forcément en couple homosexuel d’ailleurs) à la capacité de procréer (si tant est qu’on lui fournisse des gamètes) ressort-elle de la même légitimité que celle des couples homosexuels face à leur infertilité sociale? (J’ai tenté de ne mettre aucun sous entendu sur la réponse à apporter à cette question car, franchement, je n’en sais rien.)

      • L’équité est tellement plus juste que l’égalité !
        Au nom de la saccro-sainte égalité à la française, on nivelle par le bas, lamentable…

  2. Merci Mme D d’avoir posté ce guest pour moi. Je suis loin d’un ordi mais jamais bien loin des Vi !
    Pour tout vous dire, j’ai aussi parlé GPA avec le Dr Pilliot. Il est formellement contre. Pour lui l’argument « les lesbiennes auront la PMA et les gays rien » ne tient pas. Il considère que l’inégalité hommes/femmes pour l’accès à la procréation a toujours existé et en ce en dehors même des considérations homo/hétéro. Les femmes peuvent avoir des enfants sans forcément que l’homme soit d’accord ou demandeur lui aussi, et il se pourrait même que l’on puisse bientôt fabriquer des embryons viables sans spermatozoïde (c’est déjà possible avec le clonage). Par contre pour l’homme, c’est impossible ! Il a besoin au minimum d’un ovule et d’un utérus, et de nos jours c’est difficil à obtenir sans l’accord de la femme…
    Bon moi je ne sais toujours pas quoi en penser de cette question de GPA, mais je suis assez génée par ceux qui sont trop radicalement contre ou pour…

      • Ce serait intéressant de savoir quelles sont ces raisons… :)

        Le contexte de l’anonymat doit jouer beaucoup, aussi bien sur le don de gamète que sur la GPA, du point de vue de l’enfant. Pouvoir retrouver son géniteur devrait être un droit pour les enfants, aussi bien pour des raisons psychologiques que pour des raisons de santé : connaître les antécédents familiaux peut avoir un impact énorme !

  3. Chapeau bas au Doc Pilliot pour les lettres ouvertes, aussi bien sur l’homo-parentalité que sur l’allaitement et le maternage. Et merci d’avoir le courage de les écrire et de les rendre publiques !

    Je me pose quand même la question des couples gays souhaitant être parent, leur situation doit être encore plus complexes que pour les couples lesbiens.

  4. C’est bien la question de la filiation qui est au cœur du sujet, et de la place de l’enfant dans la société…

  5. Juste pour info, en France, le droit au mariage est lié à l’adoption. On ne peut dissocier les deux, c’est légalement impossible. Alors soit on est pour le mariage et donc pour l’adoption puisque c’est une de ses concéquences légales soit on est contre. Mais on ne peut PAS dissocier les deux en France (ce n’est pas le cas dans d’autres pays). C’est la PMA qui fera l’objet d’une autre loi. Par ailleurs l’argument phare du gouvernement étant l’égalité des droits ( et vu le battage médiatique sur le sujet) il sera impossible de ne pas « donner » la GPA aux couples de gays, le travail des médias sur le sujet a déjà commencé. Peu importe ce que l’on peut en penser. Si l’égalité des droits guide le travail des députés, il est impossible de donner le droit à l’enfant aux couples de femmes et de ne pas le donner aux couples d’hommes.
    Mais plus que cela, la véritable question est « Peut-on, par la loi, ne pas donner de père ou de mère à un enfant ?  » Peu importe qui l’élève ensuite…Il s’agit seulement (mais c’est déjà beaucoup) de son inscription dans la filiation naturelle.

    • Merci de ton commentaire Au p’tit bonheur !

      Mais puisqu’en France un célibataire a parfaitement le droit d’adopter (et ce depuis 1966 !), c’est bien que le droit à l’adoption est dissocié du droit au mariage, non ? Et du coup, je ne suis donc pas d’accord avec toi sur la question « Peut-on, par la loi, ne pas donner de père ou de mère à un enfant ? ». En effet, c’est déjà le cas depuis longtemps toujours avec cette histoire de possibilité d’adoption par un(e) célibataire.

      Par ailleurs, si l’argument de l’égalité a joué un rôle important dans cette histoire de mariage pour tous, ce n’est pas si évident qu’il le fasse dans cette histoire de PMA/GPA. D’ailleurs le Gouvernement semble pour l’instant plutôt opposé à la GPA, et perso, je doute fortement que la société française soit prête à ça…

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