Information et confiance au sein de la relation soignant / soigné [mini débrief]

A l’heure du tout diagnostic, toute précaution, procès médicaux et « méga couverture » de leurs arrières par les professionnels de santé, il semblerait que l’équilibre soit encore difficile à trouver entre information scientifique claire, factuelle et non biaisée par l’opinion du soignant d’une part, et prise en compte de l’humain et notamment des choix et émotions du soigné d’autre part.

3 contributions ont illustré cet écueil cette semaine, écueil relativement fréquent qui remet souvent en cause la confiance que le soigné accorde au soignant* – et ce d’autant plus que si le « soigné » a besoin de l’être, c’est qu’il se trouve en situation de faiblesse relative (faiblesse physique, psychologique, « émotionnelle » pourrait-on dire dans le cas de la grossesse, qui n’est bien sûr pas une maladie !!) et pardonnera difficilement, a posteriori, l’impression de ne pas avoir été honnêtement informé ou pris en compte :

  • Sandy qui nous parle, à travers sa propre expérience, du manque criant de formation, voire de volonté d’information des soignants quant à la (très) possible alliance allaitement / médication de la mère,
  • Maman Eprouvette qui, en nous rapportant une étude parue dans Breastfeeding Medecine, soulève l’épineuse remise en question du fait qu’en matière de sciences, et donc de médecine, l’expérience personnelle ne devrait pas avoir droit de cité – et ainsi aucun impact sur la fiabilité de l’information fournie par le soignant au soigné,
  • Melinawitch qui nous rappelle combien les dépistages – ici le tri-test Trisomie 21 obligatoirement proposé au cours de la grossesse mais non obligatoire – devraient faire l’objet d’un échange précis et non alarmiste entre le soignant et le soigné. Car au-delà des pronostics (qui doivent être pris pour ce qu’ils sont et non matière à faire pendre une épée de Damoclès au-dessus du soigné « ignorant et impressionnable »), il y a des êtres humains, qui vivent des chamboulements (et non des moindres quand il s’agit de grossesse et donc d’une nouvelle vie) dans leur chair et sont en droit d’attendre de l’information non biaisée pour faire les choix qui leur reviennent, en conscience.

Bonne lecture et bonne nouvelle semaine de neuronage !

Madame Sioux

* désolée si ce débrief paraît biaisé aux soigants qui peuvent nous lire mais je connais davantage le côté « soigné » que celui du « soignant », qui vit, j’en suis certaine, des pressions et autres problèmes propres à sa profession qui l’empêchent certainement parfois d’établir la relation qu’il voudrait avec ses patients… je suppose.

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Une réflexion sur “Information et confiance au sein de la relation soignant / soigné [mini débrief]

  1. Merci beaucoup de ton débriefing, et merci d’y avoir mis les formes nécessaires à plaider la cause des soignés aussi bien que des soignants qui tentent de vivre leur métier au quotidien dans le respect de chacun.

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