Ces questions qui datent d’hier. { Mini-Débrief}

Dans le débrief de la semaine précédente , je parlais du fait de mon questionnement permanent concernant mes choix pour ma fille, pour son avenir, sa valorisation personnelle…

Cette semaine, comme pour faire un pont entre ces deux sujets, Mme D. m’ a proposer le thème de la modernité dans nos questionnements justement.

Est-ce que les questions que nous nous posons en tant que parents datent d’aujourd’hui ?

Il y a beaucoup de parents / de gens qui se laissent vivre, sans trop se poser de questions. Ces gens, sont de ceux qui ont des affirmations de vie, et qui ne voient pas pourquoi ils en changeraient parce que « on a toujours fait comme ça  » et puis surtout « on en est pas mort, alors… »

Et puis il y a nous, les parents 2.0 (^^), qui se documentent, qui lisent quand ils ont le culot d’avoir quelques heures pour eux.

Dans nos questions de l’an 2000 (sans fin du monde), on se demande souvent où est la place de l’enfant dans la famille. Doit-il apprendre le respect de ses aînés ? Sans qu’il n’y ait de retour de ce respect, ou a contrario, doit-il l’apprendre en ayant sous les yeux des exemples de ce respect : on me respecte, je respecte autrui.

Kawine à lancé le sujet de l’enfant roi ; Un enfant-roi, c’est juste un enfant…

Elle aborde le sujet des « gens qui se mêlent ». Des « gens qui ont toujours un avis bien tranché sur tout ».

Je pense d’un coup à une keupine, qui a dû débattre avec ses beaux-parents, parce que sa façon d’éduquer sa fille, et sa façon de vivre n’était pas conventionnel. N’était pas, comme tout le monde.

Ces gens ont besoin du regard des autres pour bien vivre, ils ont besoin de se sentir « coulés dans le moule du parfait mouton ».

Ce qui les dérangeait, ce n’est pas tant leur manière de vivre, que ce que les « autres » allaient penser d’EUX, pas de leur belle-fille, pas de leur fils, mais d’EUX.

Kawine, dans son billet, parle un peu de ces sortes de personnes, qui ne peuvent pas s’empêcher de rendre publique nos décisions privées.

Parents, reprenons confiance en nous, croyons en nos capacités. […] Finissons en avec les réponses automatiques de garagistes et élevons nos enfants comme nous le sentons, nous.

J’adore, manque plus que les bannières pour faire une révolte contre tout ces conformistes du mêle-tout.

L’enfant roi n’est finalement qu’un concept projeté, une façon négative de désigner la part enfantine de tout être humain. […] On reproche à l’enfant roi d’être capricieux, râleur, jamais content, insatisfait, pleurnichard, bruyant, sans surmoi… Bref, on lui reproche d’être un enfant.

Je vous invite à aller lire son billet très enrichissant.

La famille, c’est important. Oui, mais parfois, cette famille se trouve être venimeuse… Savoir mettre des mots sur les maux est parfois de bon ton, mais jamais bien évident.

Qu’en est-il de la place du père ?

Dans notre ère, il est parfois considéré comme le chef de famille, mais de plus en plus, il peut être l’homme qui s’occupe du foyer, qui s’occupe de ses enfants tout comme sa compagne.

D’aucun penserait que ce rôle date d’aujourd’hui, que nenni.

Phypa a abordé un chouette sujet très intéressant qui est : Les nouveaux pères du Moyen-Age.

« Le père est proche de ses enfants. Il a, prioritairement, la responsabilité de les élever et de les protéger, de les former à la vie noble ou de les initier aux travaux agricoles ou artisanaux. Filles et garçons l’accompagnent aux champs, aux vendanges ou au marché pour vendre les produits de la terre. Mais il partage aussi les fonctions féminines traditionnelles jusqu’aux plus humbles gestes de la puériculture. Dans les milieux populaires, en effet, il n’hésite pas à donner le bain aux bébés, à faire cuire leur bouillie et à les faire manger. Il prend part à leurs jeux, les surveille et les soigne quand ils sont malades. À chaque nouvelle naissance, le père est tout particulièrement sollicité, car la mère, rendue impure par son accouchement et les suites de couches, est soumise à une obligation sociale et religieuse qui la contraint à garder le lit entre trente et quarante jours après la naissance, jusqu’à ses « relevailles », sa purification à l’église. Pendant cette quarantaine, le père trop pauvre pour entretenir une servante – ce qui est le cas de la majorité des familles rurales ou artisanes – doit continuer son activité professionnelle tout en assurant la totalité des tâches domestiques : le ménage, les courses, l’épuisant approvisionnement en eau, la cuisine, sans omettre les soins des enfants déjà nés »

Je vous invite à aller lire ce très intéressant billet, que j’ai adoré.

Pour terminer, écoutez-vous, et le ciel vous écoutera :)

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Une réflexion sur “Ces questions qui datent d’hier. { Mini-Débrief}

  1. Merci beaucoup de ton débrief!!! A force d’y réfléchir je me dis que même si le rapport à l’enfant a énormément évolué et que les questions se sont pareillement renouvelées lors de ces 150 dernières années, la question de la parentalité (qui autrefois ne s’exprimait pas ainsi) a peut être toujours été un de nos plus grands questionnements d’être humain en cela qu’elle touche à celle de la transmission et de ce que nous laisserons derrière nous (même s’il est évident que nous ne laisserons pas que des enfants!!).

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