Manque de lait, quand la réalité dépasse le mythe…

Très souvent cité comme motif d’arrêt de l’allaitement, le manque de lait réel est pourtant très rare. Pour autant, cela existe… Mais dans la très grande majorité des cas, c’est rattrapable, et autrement qu’avec des biberons de lait en poudre !
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La semaine dernière, j’écrivais sur les VI un article à propos du mythe culturel qui tend à faire croire à de nombreuses mères qu’elles risquent de manquer de lait pour les enfants. Ce qui conduirait beaucoup d’entre elles à arrêter d’allaiter leur bébé et à passer aux biberons, alors qu’elles auraient bien aimé continuer… Dans cet article, j’expliquais, à grand renfort d’études et de thèses scientifiques, que dans la très grande majorité des cas, le manque de lait n’existe pas, il s’agit seulement d’un défaut de perception de la part des mères.
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Cet article a été beaucoup lu, partagé, et commenté. Merci à toutes ! Mais la lecture de vos commentaires m’a amenée à réfléchir, à pousser plus loin mon exploration de ce sujet, à modérer certains de mes propos. Car c’est cela la grande richesse des Vendredis Intellos : partager nos réflexions, débattre, dépasser nos opinions personnelles, s’informer…
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Donc aujourd’hui, je poursuis sur le même thème. Et je m’en vais explorer avec vous les situations où le manque de lait existe bel et bien, et, quand c’est possible, les moyens pour y remédier.
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allaitement-biere.
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  1. Dans quel cas peut-on évoquer un manque de lait ?

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Un bébé qui dort mal, qui pleure souvent, qui semble réclamer sans cesse le sein… Voilà en gros les situations qui amènent les mères à douter. Et dans bien des cas, poussées par des réactions de leur entourage, par des professionnels de santé mal formés sur la question de l’allaitement, elles sont tentées de passer au lait en poudre plus tôt qu’elles ne l’avaient envisagé au départ.
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Pourtant, comme le rappelle les recommandations officielles de la Haute Autorité de Santé en matière d’allaitement maternel durant les 6 premiers mois de l’enfant :
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Des apports nutritionnels insuffisants ne sont ni la principale ni la seule cause d’agitation et de pleurs chez le nourrisson. Les mères qui allaitent doivent être prévenues de l’éventualité d’être confrontées à des périodes difficiles où elles auront l’impression de manquer de lait et douteront de leurs capacités à satisfaire les besoins de leur bébé.
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Selon Hillervik-Lindquist et al., les mères associent la perception d’une insuffisance de lait à une sensation de seins mous ou vides et à un réflexe d’éjection diminué ou absent ; un nourrisson en bonne santé et dont la croissance est satisfaisante mais qui semble tout le temps affamé et pleure sans raison. Ces périodes de sensation de manque de lait sont décrites dans la littérature anglo-saxonne sous le terme de « transient lactational crisis ». L’usage dans les pays francophones est de les désigner sous le terme de « poussées de croissance ».
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En France donc, on appelle ça les poussées de croissance, on en parle même ici sur les Vendredis Intellos (classiquement on dit qu’elles surviennent aux âges de 3 semaines, six semaines et trois mois… perso je n’ai jamais connu ça avec mes poulettes, mais tous les bébés sont différents !) Pourtant, nulle part il n’est question réellement de croissance ! Ce n’est pas comme si bébé prenait deux centimètres et 500g en deux jours ! Non, c’est plutôt que ses besoins augmentent, et qu’il faut un peu de temps pour que les seins, qui, je vous le rappelle, produisent à la demande, s’adaptent à ce besoin accru. D’ailleurs l’appellation anglaise me paraît bien plus juste : transient lactational crisis. Et pour passer le cap des ces « crises », partout on retrouve le même conseil : il faut proposer le sein plus souvent.
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Mais alors, quand doit-on s’inquiéter vraiment ?! Quels sont les indices qui permettent de dire que la production de lait de la mère est insuffisante par rapport aux besoins de l’enfant ?
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L’article Allaitement maternel, l’insuffisance de lait est un mythe culturellement construit paru en 2003 dans Spirale (revue de recherche en éducation), sous la plume du Dr Gisèle Gremmo-Feger, pédiatre au CHU de Brest et consultante en lactation IBCLC, bien connue de ceux qui s’intéressent à l’allaitement, dit ceci :
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Pendant les premières semaines de l’allaitement une courbe de poids hésitante ne doit pas être considérée comme normale. Si à partir de la fin de la première semaine, le nouveau-né ne prend pas au moins 120 à 130 grammes par semaine, il est probable qu’il ne consomme pas suffisamment de lait.
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Dans un autre document très intéressant quant à la production insuffisante de lait, et ses diverses causes (extrait traduit du Breastfeeding Management for the Clinician. Using the Evidence, édition de 2006), on peut lire :
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L’hypothèse d’insuffisance de lactation est souvent faite si l’enfant perd plus de 7 % de son poids de naissance et n’arrive pas à reprendre son poids de naissance à 2 semaines.
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Oui vous lisez bien, reprendre son poids de naissance à DEUX semaines, et non à 3 ou 5 jours pour sortir de la maternité, comme on l’entend encore trop souvent, et qui inquiète tant de mères allaitantes… Quoiqu’il en soit, la prise de poids d’un enfant allaité n’est pas la même que celle d’un enfant nourri au lait en poudre. Il est donc essentiel d’avoir les « bonnes » références. Au lieu de celles que l’on trouve à la fin du carnet de santé de chaque enfant né en France (établies sur la base de 300 enfants parisiens, sur la période 1953-1975….) mieux vaut se référer aux courbes de l’Organisation Mondiale de la Santé. Par ailleurs, les couches sont aussi un bon indicateur : au moins 4 à 6 couches avec de l’urine sont un signe que le bébé est correctement hydraté. Si l’urine est très sombre ou sent fort, c’est qu’elle très concentrée, probablement le bébé ne boit pas assez.
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À retenir :

–       Il existe chez certains bébés des crises transitoires (pleurs plus importants, tétées difficiles, sommeil perturbé…) qui peuvent inquiéter les mères. En France elles sont appelées « poussées de croissance ». Dans ce cas, il faut proposer plus souvent le sein, pour que la production s’adapte aux besoins grandissant de l’enfant.

–       Si, et seulement si, la prise de poids et/ou le nombre de couches mouillées par jour sont trop faibles, on peut s’interroger sur un éventuel manque de lait. Attention cependant à utiliser les bons référentiels pour évaluer la prise de poids.
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  1. 2. Lorsque c’est rattrapable : le manque de lait secondaire.

 

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On ne le répètera jamais assez : le sein est un organe absolument incroyable puisqu’il produit à la demande !!  (pour en savoir plus sur le contrôle hormonal puis autocrine de la lactogenèse, on peut jeter un œil ici)
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Or il advient parfois que la demande soit faible voire insuffisante et que donc le sein ne produise pas assez par rapport aux besoins réels de l’enfant, on parle alors de manque de lait secondaire. Rappelons donc quelques notions de base quant à la conduite d’un allaitement, surtout les premières semaines, cf toujours les recommandations de l’HAS :
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Seul l’allaitement à la demande permet au nourrisson de réguler ses besoins nutritionnels. La plupart des nourrissons allaités ont besoin de téter fréquemment, y compris la nuit, d’autant que la tétée a d’autres fonctions que nutritionnelle (réconfort, plaisir, tendresse).

Il n’y a aucun avantage démontré à réduire le nombre et la durée des tétées, ni à fixer un intervalle minimum entre 2 tétées. En effet, la restriction des tétées est associée à un arrêt plus précoce de l’allaitement, à une fréquence plus élevée des douleurs des mamelons et des engorgements et au recours plus fréquent à des compléments de substituts de lait.
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Plus encore que l’allaitement à la demande, c’est le fait de proposer le sein dès les signes d’éveil qui est le plus approprié (voir ce qu’en dit la Leche League, et le livret du Réseau Périnatalité, ça, si on me l’avait expliqué à la naissance de ma Grande Poulette, ça nous aurait éviter bien des soucis…) Mais encore faut-il que le bébé tète de façon efficace me direz-vous !  Effectivement c’est l’autre facteur important. Et pour savoir si une tétée est efficace, il y a quelques règles de base, que l’on peut retrouver dans ce document.
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Ainsi il arrive aussi que le sein soit tout à fait capable de produire suffisamment, mais que bébé, lui, ne parvienne pas à téter correctement, par exemple :

–       suite à une péridurale un peu trop dosée, mais cela n’est que transitoire et ne devrait pas compromettre la suite (voir l’article sur les VI sur Péridurale et allaitement).

–       A cause d’un frein de la langue trop court, ce qui peut être facilement réglé par une petite incision pratiquée à la maternité ou par un pédiatre plus tard (pour en savoir plus sur l’ankyloglossie, son petit nom scientifique, jetez un œil ici et ). Il peut aussi y avoir des problèmes de mauvais placement de la langue, mais c’est plus rare.

–       A cause d’une confusion tétine-sein. Les enfants à qui ont a collé une tétine dans la bouche ou proposé un biberon dès le premier jour, ont souvent du mal à téter au sein, car c’est « plus difficile » qu’avec une tétine.

–       A cause d’un réflexe d’éjection trop fort : il arrive qu’au tout début de la tétée, le lait sorte de façon très forte, et cela peut être « violent » pour le bébé, qui se met alors à refuser le sein. Si cela se poursuit, le bébé tétant moins, le sein va se mettre à produire moins.

–       Parce que le bébé est prématuré et qu’il ne maîtrise pas encore le geste de succion. Il existe alors des dispositifs d’aide à l’allaitement qui peuvent aider de façon transitoire.

Dans ces cas, l’utilisation d’un tire-lait peut aussi aider la mère à stimuler son sein pour que la production soit suffisante.
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À retenir :

–       Quand il y a réellement un manque de lait, il s’agit dans la très grande majorité des cas d’une mauvaise gestion de l’allaitement et/ou de problèmes de succion de l’enfant (on parle alors d’insuffisance secondaire).

–       Pour (r)établir une production suffisante, il faut proposer le sein plus souvent, en surveillant les signes d’éveil de l’enfant.

–       Les tétées doivent être efficaces (bonne prise du mamelon, longues succions suivies d’une déglutition visible et/ou sonore, éventuellement pour la maman : picotement dans les seins ou sensation de tension, contractions utérines, sensation de soif…)

–       Dans certains cas, il existe une explication physiologique et réversible à la difficulté de l’enfant à téter.
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  1. 3. Lorsque le manque de lait est d’origine physiologique.


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Plusieurs experts estiment que ces cas d’insuffisance de lait liée à une incapacité physiologique maternelle sont rares et concernent probablement moins de 5 % des mères. Toujours dans le même extrait traduit du Breastfeeding Management for the Clinician. Using the Evidence, édition de 2006), sont présentées différentes causes physiologiques qui peuvent expliquer une réelle insuffisance de production de lait, malgré des tétées fréquentes et efficaces de la part de l’enfant. Elles peuvent aussi expliquer un retard ou des difficultés lors de la montée de lait (que l’on appelle scientifiquement la lactogenèse II). Attention, j’insiste, l’expression « qui peuvent expliquer » ne signifie pas « qui causent forcément » ;-) :
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–  le surpoids ou l’obésité

–  le diabète (essentiellement lorsqu’il est mal contrôlé)

–  une histoire de chirurgie mammaire (surtout lorsqu’il y a eu incision péri-auréolaire)

– des rétentions placentaires

–  une hypoplasie du sein (qui peut avoir différent degré de sévérité, atteindre un ou deux seins)

– l’utilisation de certains médicaments tels la pseudo éphédrine (médicament contre le rhume par exemple) ou les dérivés de l’ergot de seigle (médicaments contre la migraine par exemple)

– le tabagisme maternel

– les contraceptifs oraux

– des mamelons ombiliqués (du coup le bébé tète mal donc ne stimule pas assez)

– une anémie ou une hémorragie maternelle du post-partum

– le syndrome de Sheeha, des problèmes endocriniens tels que l’hypothyroïdie ou le syndrome des ovaires polykystiques

 – lorsque la mère doit mettre en route l’allaitement en l’absence de l’enfant (prématurité, enfant nécessitant un traitement ou une intervention médicale qui l’empêche de téter…)

– un stress aigu ou de longue durée
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Dans certains cas, c’est « réversible », c’est à dire qu’avec un peu d’aide, une adaptation de l’allaitement, peut-être des médicaments, on peut tout de même mener un allaitement satisfaisant pour la croissance du bébé. Dans d’autres cas, c’est irrémédiable… Par exemple, une hypoplasie sévère des deux seins (insuffisance de croissance de la glande mammaire) ou une chirurgie mammaire qui aurait rompu tous les canaux lactifères.
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Attention, il est bien dit que ces phénomènes peuvent expliquer une production insuffisante de lait, mais pas qu’ils sont une cause irrémédiable : il y a de nombreuses femmes obèses, ou qui fument, ou qui se sont faites refaire les seins qui ont eu une expérience d’allaitement réussi !
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Pour ce qui plus particulièrement de la montée de lait, on trouve un article assez intéressant, en anglais, sur comment reconnaître et prendre en charge un retard ou une absence de montée de lait.
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Dans certains cas, les femmes peuvent se voir prescrire des médicaments ou conseiller des herbes, tisanes etc… pour stimuler leur lactation. Je ne rentrerai pas ici dans les détails, par contre je voudrais attirer votre attention sur la dompéridone (commercialisée sous le nom de Motilium© ou Peridys©). Il s’agit d’un médicament, de la famille des neuroleptiques,  qui a une autorisation de mise sur le marché (AMM) pour traiter les nausées, l’augmentation de lactogenèse n’est qu’un effet secondaire. En d’autres mots, le rapport bénéfice/risque de la dompéridone dans la stimulation de la lactation n’a jamais été évalué en tant que tel par le laboratoire fabricant ! En décembre 2011, l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament a mis en garde sur les risques liés à l’utilisation hors AMM de la dompéridone dans la stimulation de la lactation :
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La prise de dompéridone peut s’accompagner d’effets indésirables pouvant être graves, notamment des effets cardiaques. Des études épidémiologiques récentes ont mis en évidence une association de la prise de dompéridone avec une augmentation du risque d’arythmies ventriculaires graves et de mort subite.

La dompéridone ne doit donc pas être utilisée dans cette indication qui est en dehors du cadre de son autorisation de mise sur le marché.
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La fameuse revue médicale indépendante Prescrire est même allée plus loin, lorsqu’en janvier dernier elle a épinglé la dompéridone dans sa liste des médicaments à bannir. Même pour traiter les nausées, le rapport bénéfice/risque de ce médicament n’est pas favorable…
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À retenir :

–       Dans de rares cas, moins de 5 % des femmes, il existe une origine physiopathologique à l’insuffisance de production de lait.

–       Certaines causes sont réversibles, si elles sont identifiées rapidement, un allaitement réussi peut donc parfaitement être envisagé.

–       Les autorités de santé déconseillent vivement l’utilisation de dompéridone (Motilium©) pour stimuler la production de lait

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Bon voilà, là je crois que j’ai fait le tour de la question… Si j’avais su tout ça avant la naissance de ma Grande Poulette, il y a 6 ans, sûr que je serai passée à côté de quelques emmerdes ;-) J’vais pas vous la faire en détail, mais pour elle et moi, l’allaitement à la demande a été un échec total. Malgré le passage par une maternité labellisée Ami de bébés (ça veut dire qu’elle œuvre en faveur de l’allaitement maternel, et elles ne sont pas si nombreuses…) et quelques échanges avec la LLL, un véritable fiasco. Il nous aura fallu 18 jours pour récupérer le poids de naissance ! Tout simplement parce que « à la demande », avec un bébé qui ne pleure jamais et dort beaucoup, ben ça veut rien dire… D’ailleurs, la fiche de la LLL sur l’allaitement aux signes d’éveil ne date que de 2009 ;-) Bon, finalement, je m’en suis sortie grâce à ma grand-mère (pour ceux qui m’auront suivie jusqu’ici, celle qui a allaité ses 3 enfants jusqu’à l’âge de 6 mois, et qui est mariée à mon grand-père gynécologue-accoucheur qui m’avait injustement mise en garde contre le risque de manque de lait…) : elle m’a tout simplement conseillée de mettre ma fille au sein toutes les deux heures pendant 15 jours puis ensuite toutes les 3 heures, sauf la nuit si elle dormait. J’ai ensuite procédé exactement de la même façon pour ma seconde poulette, née en 2010, et tout s’est bien passé pour les deux ! Comme quoi, hein, en matière d’allaitement, il y a ce qu’on dit, ce qu’on fait, ce qu’on nous conseille, ce qu’on croit savoir… Mais le plus important est sans aucun doute que celles qui souhaitent allaiter y parviennent, de façon sereine pour elles comme pour leur bébé. Et le reste, ben on s’en fout…

Miliochka
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21 réflexions sur “Manque de lait, quand la réalité dépasse le mythe…

  1. Pingback: Le manque de lait, un mythe culturel ? « Les Vendredis Intellos

  2. Merci Miliochka pour cet article, il complète bien le précédent, j’en recommanderai la lecture à toutes mes amies enceintes et qui souhaitent allaiter.

  3. Une soit disant insuffisance de lait m’a obligée à passer à un allaitement mixte au bout de 3 semaines pour mon premier bébé…Je m’en mords encore les doigts ! Pour ce nouveau bébé qui doit bientôt arriver, je n’écouterai plus les conseils de ces professionnels de santé qui n’y connaissent rien en matière d’allaitement et je saurai où chercher les infos nécessaires, mer Milochka !

  4. bonjour,un article très intéressant. Je fais partie des femmes ayant une insuffisance de lait due à une opération mammaire il y a quelques années. Malgré tout,j’ai réussi,avec l’aide de professionnels formés à l’allaitement,à nourrir ma fille en 3/4 lait maternel et 1/4 lait en poudre. Aujourd’hui elle a 5 mois et j’espère continuer encore longtemps.

    • Dans la même situation que toi, j’ai allaité ma fille deux ans (et pourtant au mieux je n’ai fait que de 50/50). Bonnes tétées !

  5. Bravo pour cet article plus que complet!!! Un vrai petit mémo indispensable pour toutes les nouvelles mamans!!!
    Je t’avoue avoir aussi lu très récemment et avec grande satisfaction cette histoire d' »allaitement à l’éveil »… en fait, je pratique depuis toujours mais me suis longtemps culpabilisée de cette façon de faire (au vu des recommandations « classiques » j’avais l’impression de gaver littéralement mes bébés!) mais il faut croire que c’était la bonne solution (en tout cas, ça leur a plutôt réussi!!).

    • Merci beaucoup Mme D !!
      Je t’assure que j’aurai adoré entendre parler de ces signes d’éveil avant… Et que j’en veux un peu à toutes celles qui m’ont assené cette histoire d’allaitement « à la demande » comme si j’étais une grosse quiche de pas savoir repérer « la demande » chez mes enfants…
      Bon finalement, j’ai fait tout l’inverse, horaires fixes et durée de tétée limitée, mais ça a très bien marché et même, je dirai, que j’ai trouvé ça super.
      Voilà, comme quoi, hein, en matière d’allaitement, faut aussi parfois se faire confiance ;-)

  6. L’expression « à la demande » est effectivement un peu trompeuse, en tous cas elle perturbe bien des jeunes mères. Ces deux articles sont à imprimer et faire suivre dans toutes les maternités, et chez tous les pédiatres !
    J’ai dû donner un bib à mon aînée à la maternité (en la réveillant, et donc en causant sa première grande colère, donc en passant une nuit pourrie, pile au pic de la chute d’hormones, ou comment avoir le moral dans les chaussettes alors que tout allait bien…), pour réussir à lui faire prendre les quelques grammes qui manquaient pour en rentrer chez moi. Grrrrr !
    Heureusement, comme j’avais bien « pris tout le pack allaitement » et pas seulement le côté nutritionnel (confort, plaisir, rassurant, etc), j’ai fait comme Mme D et proposé à l’éveil dès le départ, donc ça n’a pas posé de problème pour la suite. Mais quand même, re-grrrrr !

    C’est qui la rédac-chef qui est aux anges d’avoir la 2e partie de l’article où elle a enfin son explication ? :)

  7. Pingback: Des choix « hors  normes, galvanisateurs de « self-confiance  pour les parents ? #Mini Débriefing « Les Vendredis Intellos

  8. Je suis une de ces rares femmes atteintes d’hypoplasie mammaire, ce qui signifie que la glande est présente, elle fonctionne, mais elle est trop peu développée pour pouvoir fournir assez de lait à mes bébés pendant la période d’allaitement exclusif.
    Cette hypoplasie est sévère chez moi, elle se voit à l’oeil nu. Pourtant jamais aucun professionnel de santé ne s’en est soucié, et je n’ai reçu aucune information quant à l’allaitement de leur part, ni pendant ma grossesse ni après.
    L’allaitement était d’autant plus important pour moi du fait de cette poitrine disgracieuse.
    Mon premier allaitement s’est soldé par un échec fracassant, avec un bébé qui n’avait pas pris un gramme par rapport à son poids le plus bas à J+15.
    2e allaitement chaotique, forcément c’était ma faute, je ne « savais pas faire » comme il fallait, c’est ce que je pensais.
    Il a fallu ma 3e, et une rencontre avec une animatrice LLL pour que j’accepte le DAL, parce que ce n’était pas « ma faute », mais bien un problème physiologique.

    Avec une période plus ou moins longue de DAL (ou de LAct-Aid, plus discret), j’ai ensuite pu allaiter avec succès mes enfants, d’abord avec « accessoire », puis sans, quand la diversification s’installe sérieusement.
    Allaiter partout et n’importe quand, comme n’importe quelle autre mère allaitante. Il y a eu des jours avec, et des jours sans, ça n’a pas toujours été facile. Mais forte de mon expérience avec ma 3e, je savais que c’était possible, et qu’il fallait que je m’accroche pour dépasser cette période, et vivre ensuite un allaitement long et satisfaisant, au sein tout simplement.
    Aujourd’hui j’allaite toujours mon petit dernier, 2 ans 1/2, et c’est une très belle relation, qui vaut largement tous ces mois de complémentation au DAL!

    • Merci pour ce témoignage La Bergère et bravo pour ton courage et ta persévérance !!
      Comme tu le racontes ici, on voit encore et une fois de plus que bien peu de professionnels sont suffisamment formés sur cette histoire de manque de lait, « quand est-ce que le risque est réel ? » par exemple.
      Mais je suis vraiment contente que tu nous aies fais part de ton expérience ici. Si cela peut rassurer et aider certaines femmes…

  9. Tes recherches sont souvent bien documentées Miliochka, mais je suis étonnée que tu ne parles pas des consultantes en lactation (certifiées IBCLC), ce sont des professionnelles formée à l’allaitement, certaines exercent en maternité, en PMI ou en libéral.
    http://consultants-lactation.org/

    • Merci Sali pour ton commentaire.
      Je n’ai pas abordé l’existence des consultantes en lactation car ce n’était pas mon propos dans cet article, mais tu as tout à fait raison de le mentionner !
      Ca vaudrait même le coup de faire un article pour les VI en expliquant qui sont ces conseillères certifiées IBCLC, leur formation etc… Perso, j’aurais aimé connaître leur existence pour la naissance de mes poulettes, car j’ai eu deux mauvaises expériences avec la LLL ;-)

        • Merci Sali ! Mes filles sont grandes maintenant et pas de bb 3 en vue, mais je garde l’idée si un jour on prévoit un truc sur les consultantes en lactation sur les VI (ou moi dans un article pour le boulot d’ailleurs…)

  10. Bonjour,
    Je voulais commenter concernant les propos inquiétant autour de la dompéridone. Plusieurs instances se sont prononcées à cet effet pour mentionner que le danger de la dompéridone était pour les personnes de plus de 60 ans et non pour les mères allaitantes pour lesquelles ont s’est inquiété. Voici deux références à cet effet, car c’est un médicament qui trouve son utilité chez certaines femmes qui ont un réel manque de lait , tel que hypoplasie mammaire ou chirurgie. J’écris ce propos pour ne pas effrayer celles qui peuvent avoir besoin de ce coup de pouce parfois nécessaire. http://www.chusj.org/fr/soins-services/P/Pharmacie/Centre-IMAGe/Capsule-d-information ainsi que http://www.fmoq.org/Lists/FMOQDocumentLibrary/fr/Le%20M%C3%A9decin%20du%20Qu%C3%A9bec/Archives/2010%20-%202019/2013/Septembre_2013/075-077nfo-comprim%C3%A9e0913.pdf

    • Bonjour, votre commentaire date un peu mais me rassure énormément. J’ai pris pas mal de dompéridone sur les instructions d’une consultante en lactation quand mon fils était tout petit (grosse baisse de lactation induite par la pilule contraceptive Cerazette). Elle a participé au sauvetage de mon allaitement, et les « révélations » sur le danger de cette molécule m’inquiétaient un peu… Merci encore!

  11. bonjour, j’en suis a bébé n°5 pour août 2017, pour mon 1er j’ai allaité il demandait souvent, il prenait bien, tout était correcte parfait selon les médecins sauf que j’ai jamais eu de sensation de seins engorgés ou douloureux, mes seins n’ont jamais grossi pendant la grossesse ni après je n’ai jamais eu de seins gonflé, ça m’inquietait un peu donc j’en ai parlé d’autant qu’il ne prenait pas de poids on m’a dit normal un bébé prend moins vite au sein qu’au biberon faut pas s’inquiété et continuer sauf qu’au bout d’un mois ou il est devenu tout bleu, urgence, il avait perdu du poids et était retourné a son poid de naissance , bilan 3 semaines d’hopital branché de partout état critique, etc… mon lait était aussi riche que de l’eau!!! oui j’avais du «lait» mais aucunement nourrissant, a l’hôpital il lui ont donné des biberons il a reprit du poids et j’ai continué au biberon, pour ma part pas besoin de medoc pour l’arrêt de lactation, j’ai eu aucune perte de lait rien, comme si j’avais jamais allaité. pour bébé 2 allaitement qu’a la maternité, bébé qui taite très bien mais qui prend pas de poids on m’a conseillé un tire lait, de manger des haricots, de la bière sans alcool etc.. et lui donner au biberon essayé tout de même, pas de monter de lait, tire lait vide a peine quelque gouttes, bon ba allaitement mixe avec juste des tétée de «confort» je le fesait tétée toutes les 2h je sentais mon sein vide pourtant il en voulait! il tetait tetait mais après chaque tétée complément biberon obligatoire, je fesait des biberon de 30, il prenait 10 ou 20 bref un complément suivant sa faim et ce qu’il avait réussi a téter, au bout de 3 semaines un mois plus rien, en fait j’ai que du colostrum pas de vrai lait pas de montée rien, j’ai fait pareil pour bébé 3 et bébé 4, tétée toutes les 2h +complement le 1er mois, puis biberon seul, je ne sais pas ce que c’est qu’une montée de lait, tout comme je ne sais pas ce que c’est que pousser a un accouchement, j’accouche de crevette de 3kg a terme, sans péri, en un quart d’heure dès la perte des eaux, pendant le quel on me dit juste poussez pas poussez il arrive trop vite! bébé 2 a faillt naître su le trottoir devant le bouche, bébé 3 ils ont même pas eu le temps de déplier la table qu’elle était déjà sortie, j’espère toujours que ce sera différent pour le suivant mais là dernière chance bébé 5 sera le dernier de la fraterie.

  12. Bonjour,
    j’ai eu un manque de lait du à deux grossesses très rapprochées (je suis tombée enceinte du second lorsque le premier n’avait que trois mois) donc une fatigue intense peut aussi emmener à manquer de lait (dans mon cas la lactation s’est carrément arrêtée) mais je ne trouve rien sur le sujet! merci pour votre article.

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