Le manque de lait, un mythe culturel ?

Plus de 43 % des femmes affirment avoir cessé d’allaiter leur enfant à cause d’un manque de lait. Tel est le chiffre effarant révélé en 2011 par une étude réalisée par Avent (la marque de biberons…) et l’Institut des mamans, à l’occasion de la Semaine de l’Allaitement en 2011. Aujourd’hui donc, je voudrais aborder avec vous cette notion de « manque de lait ». Est-elle réelle ? Que signifie t’elle ? Et pourquoi est-elle évoquée par tant de mères ?
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Mais d’abord, puisqu’on est entre nous sur les VI, permettez moi un petit préambule personnel, enfin deux mêmes…
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Scène 1 :
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Il y a 6 ans, je viens tout juste d’accoucher de ma Grande Poulette, j’appelle fièrement mes grands-parents pour leur annoncer la nouvelle. Mon grand-père, 90 ans, est un ancien gynécologue-accoucheur, chef d’une petite maternité en Lorraine pendant plus de 30 ans.

Mon GP : et tu l’allaites ?

Moi : oui bien sûr !

Mon GP : c’est bien, tu as raison, c’est ce qu’il y a de mieux pour ton bébé.

Moi : heureusement que les sages-femmes sont là pour m’aider, parce qu’au début, c’est un peu difficile…

Mon GP : oui, enfin, fais surtout attention au manque de lait, il faut que ton bébé grossisse bien.

Moi, inquiète : …

Ma GM, qui crie derrière : arrête, tu vas lui faire peur ! Il faut bien qu’elle essaye, quand même !

(Je précise que ma grand-mère a allaité sans problème ses 3 enfants jusqu’à l’âge de 6 mois.)
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Scène 2 :
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La semaine dernière, une rédactrice en chef à qui je viens de rendre un article grand public sur l’allaitement.
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La red’chef : Très bien votre papier, mais vous oubliez de parler du problème de manque de lait, c’est important quand même.

Moi : euh… en fait c’est vraiment très rare le manque de lait, et en général c’est dû à une mauvaise conduite de l’allaitement. D’ailleurs tous les documents officiels de référence sur l’allaitement disent bien que le manque de lait n’existe pas si l’allaitement est efficace…

La red’chef : ah non, moi il y a 25 ans, j’ai allaité mon fils, il pleurait tout le temps, le pédiatre a dit que c’était parce que je manquais de lait. Alors on est passé au biberon, et il a arrêté de pleurer. Il faut en parler !

Moi : mais… votre bébé, il grossissait bien ?

La red’chef : Oui, la courbe de poids était très bonne. Mais le pédiatre a dit que c’était un bébé avec des gros besoins, donc il valait mieux passer au biberon.
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Voilà, la dame ayant tellement insisté pour que je parle de cette histoire de manque de lait, que j’ai passé plusieurs jours à trouver des études scientifiques et des avis d’experts pour lui prouver que non, ce « problème », comme elle disait, n’en était pas un en réalité. Et donc, j’ai décidé de faire profiter les VI de mes trouvailles !
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.Petite Poulette tète à J+1, octobre 2010

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  • Manque de lait, mythe ou réalité ?

– Dans un document destiné au grand public, « le guide de l’allaitement maternel » de l’Inpes (Institut national pour la prévention et l’éducation à la santé), voilà ce qu’on peut lire :
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« Est-ce que j’aurai assez de lait ? »

Il est rare de manquer de lait. Une fois l’allaitement démarré, il n’y aura pas de problème à partir du moment où votre enfant tète de façon fréquente et efficace, car c’est la succion du bébé qui entretient la fabrication du lait. L’important est de se faire confiance ; les associations de soutien à l’allaitement peuvent vous y aider.
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– Sur le site de La Leche League, à la rubrique « manque de lait », on lit ceci :
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Les insuffisances de lactation vraies sont rarissimes. Dans la plupart des cas, soit on croit à tort manquer de lait (par exemple quand le bébé se met soudain à réclamer davantage parce qu’il est dans une poussée de croissance), soit le manque de lait est dû à des conseils inadaptés sur la conduite de l’allaitement (limitation du nombre et de la durée des tétées, notamment) ou à la reprise d’un contraceptif oral.
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– Si on pousse un peu plus loin, dans un rapport de recommandations en matière d’allaitement jusqu’à l’âge de 6 mois, faites aux professionnels et diffusé par la HAS (Haute Autorité de Santé), on trouve ceci :
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L’insuffisance de lait physiologique est très rare. Dans la majorité des cas il s’agit soit de la perception d’une insuffisance de lait, soit d’une insuffisance de lait secondaire, donc d’un phénomène transitoire et susceptible d’être corrigé par l’optimisation de la pratique de l’allaitement associée à des encouragements et du soutien visant à restaurer la confiance de la mère dans ses capacités à satisfaire les besoins de son bébé.

…/…

Pour appréhender l’insuffisance des apports de lait maternel et aider les mères, une formation des professionnels de santé et une éducation des familles est indispensable. Il s’agit :

– de faire comprendre que des apports nutritionnels insuffisants ne sont ni la principale ni la seule cause d’agitation et de pleurs chez le nourrisson, que l’allaitement repose sur le principe de l’offre et de la demande et que les nourrissons sont capables de réguler leurs besoins pour peu qu’ils tètent de façon efficace et aient accès au sein sans restriction
– de faire savoir que la croissance des nourrissons allaités diffère de celle des enfants nourris au substitut de lait.
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À retenir :

–       le manque de lait réel est très rare, le plus souvent il s’agit d’une perception erronée

–       dans 1 à 5 % des cas, c’est physiologique (anomalies du développement de la glande mammaire, problèmes endocriniens, chirurgie de réduction mammaire ayant entrainé des lésions les canaux lactifères)

–       dans 95 à 99 % des cas, il est dû à une conduite inappropriée de l’allaitement et l’on peut donc facilement y remédier : l’enfant doit avoir un accès non limité au sein et les tétées doivent être efficaces. C’est le principe de l’offre et la demande, le sein produit en fonction des besoins de l’enfant (la nature est bien faite, hein ?! Pour en savoir plus sur cette histoire de tétées efficaces, c’est par exemple.
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Édit du 16 février 2013 : suite aux nombreux commentaires & témoignages concernant le manque de lait réel, j’ai fait un deuxième article où je parle des situations où c’est simplement dû à une mauvaise conduite de l’allaitement / problème de succion du bébé, et quand des motifs physiologiques peuvent être évoqués…
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  • Pourquoi le mythe du « manque de lait » perdure ?

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Dans une thèse de médecine soutenue en 2011 par Nathalie Cibaud-Le Turdu et intitulée « Allaitement maternel et insuffisance de lait. Prise en charge en médecine générale » , on peut lire ceci :
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La plupart des médecins généralistes interrogés possèdent des connaissances théoriques satisfaisantes pour corriger les erreurs de pratique d’allaitement qui conduisent bien souvent à une insuffisance de production lactée.

Nombreux sont ceux qui considèrent la plainte d’un « manque de lait » comme subjective, liée à un manque de motivation et/ou de confiance en soi de la mère allaitante, dans un environnement souvent insuffisamment soutenant.
Cependant, leur conduite à tenir pour relancer la lactation est parfois parasitée par des idées reçues et des pratiques culturelles erronées et non actualisées.
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Bon,  mes poils se hérissent à la lecture des mots « généraliste » (c’est bien le dernier professionnel de santé à qui j’irai demander des conseils en matière d’allaitement ! En même temps je vis dans une grande ville, où se trouvent pléthores de sages-femmes, puéricultrices, pédiatres et autres conseillères en lactation…), à la lecture de l’expression « manque de motivation » (ah ouais, donc comme d’hab, c’est de la faute de la mère bien sûr…), et enfin « idées reçues » (je ne savais pas que la médecine se basait sur des idées reçues, je penchais plutôt pour une médecine basée sur les faits personnellement…)
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Mais le texte le plus intéressant sur ce sujet est selon moi l’article « Allaitement maternel, l’insuffisance de lait est un mythe culturellement construit. » paru en 2003 dans Spirale (revue de recherche en éducation), sous la plume du Dr Gisèle Gremmo-Feger, pédiatre au CHU de Brest et consultante en lactation IBCLC, bien connue de ceux qui s’intéressent à l’allaitement. Dans cet article donc, on lit :
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La croyance que beaucoup de mères ne sont pas capables de produire assez de lait est profondément enracinée et extrêmement répandue.

L’expression « syndrome d’insuffisance de lait » est apparue dans la littérature biomédicale et anthropologique au début des années 80. Ce nouveau syndrome a été rattaché aux pratiques d’allaitement inadaptées (mise à distance de la mère et de l’enfant et règles horaires rigides) et à la très large diffusion des laits industriels.

La prévalence élevée de ce syndrome dans la plupart des pays occidentaux contraste avec sa rareté dans les pays où l’allaitement maternel est très valorisé et le recours aux laits artificiels beaucoup moins facile, de même qu’il était quasiment inconnu à l’époque où l’allaitement était encore la norme et le mode d’alimentation prépondérant dans les pays occidentaux.
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Plus loin :
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Pour les parents et les professionnels de santé le problème d’une « insuffisance de lait » se pose dans différentes circonstances : croissance pondérale lente ou stagnation pondérale, perte de poids, pleurs ou agitation de l’enfant ̧ changements de ses rythmes de sommeil et notamment besoin de téter la nuit, nombre élevé de tétées, tétées très longues ou encore perception de seins souples, disparition des « fuites » de lait. Il peut aussi s’agir de modifications dans l’aspect ou la fréquence des selles, faisant douter de la qualité du lait.

On ne connaît pas de manière précise l’incidence du problème car il y a peu d’études disponibles. Il n’y a pas non plus de définition précise de l’insuffisance de lait et dans ce contexte il est essentiel d’essayer de différencier :

– une incapacité physiologique maternelle à produire du lait ou assez de lait
– une insuffisance de lait « secondaire »
– la crainte ou la perception d’un manque de lait
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Puis elle conclut :

Dans une culture où le poids des règles imposées par l’alimentation artificielle est si fort, où le besoin de définir des normes est si grand et où la quête de performance, reflétée chez un nourrisson par son aptitude à rester seul et à « faire ses nuits » précocement est aussi obsédante, un besoin élevé de tétées du fait et de la physiologie de la lactation et des besoins pas uniquement nutritionnels des nourrissons, a de fortes chances de se solder par un arrêt précoce de l’allaitement. Notre environnement socioculturel ne favorise pas la proximité mère / bébé et c’est pourtant le corollaire indispensable à la pratique d’un allaitement réellement à la demande.

Pour dissiper enfin le mythe de l’insuffisance de lait, formation des professionnels de santé et éducation des familles sont indispensables.
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À retenir :

–       Une femme peut être amenée à penser qu’elle manque de lait parce que son bébé pleure beaucoup, ne dort pas « bien », a une courbe de croissance qui ne correspond pas « à la norme », ou qu’un de ces paramètres se met soudainement à changer sans qu’elle comprenne pourquoi, ou encore tout simplement parce que son entourage, voire pire, un professionnel de santé, le lui suggère…

–       Cette croyance qu’il peut exister un manque de lait est profondément ancrée dans notre société occidentale, française du moins, où l’allaitement est encore minoritaire.

–       Ce n’est qu’en informant les femmes ET les professionnels de santé que nous pourrons faire cesser ce mythe
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Et voilà, comme d’habitude j’ai envie de dire, on en revient toujours et encore au même problème : l’ IN-FOR-MA-TION !! Ce n’est qu’en informant les femmes, en leur donnant de bons conseils, en les soutenant lorsqu’elles en ont besoin, que nous dépasseront cette triste réalité où presque la moitié d’entre elles abandonnent l’allaitement pour un problème qui n’existe tout simplement pas !
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Merci à celles, et ceux ?, qui m’ont lu jusqu’au bout, et pardon d’avoir encore une fois fait un exposé un peu trop long et un peu trop scolaire … mais bon, on s’refait pas hein ?! Et pour terminer sur une touche perso, et répondre ainsi à mon grand-père qui craignait pour ma galactogenèse, j’ai allaité mes deux filles jusqu’à leur 4 mois, pas du tout à la demande, non (car je n’ai pas réussi, mais ça c’est une autre histoire…), et pourtant pour elles comme pour moi, tout s’est bien passé !

Miliochka

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Edit du 14/02/2013 : finalement ma rédac chef a accepté ma version de l’article sur l’allaitement, youpi ;-) Mais je suis convaincue, qu’au fond d’elle-même, elle pense toujours avoir manqué de lait face à un bébé « avec de gros besoins » comme disait son pédiatre… Le problème avec l’allaitement, c’est que l’expérience personnelle vient toujours se confronter aux messages diffusés par les experts, et parfois, c’est contradictoire… 

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113 réflexions sur “Le manque de lait, un mythe culturel ?

  1. Je suis entièrement d’accord. Il faut informer correctement les femmes (et les hommes aussi d’ailleurs. Le soutien du père est plus qu’utile pour l’allaitement de mon point de vue. ;) ) ainsi que les personnels de santé. Il n’y a que comme ça que les gens pourront prendre la décision qui leur correspond et sans regrets à postériori. :)

  2. Merci pour cet article, très intéressant. Je viens justement d’être confrontée à ce faux problème. Ma généraliste m’a inquiétée (ma fille n’avait pas pris assez de poids au cours de son 3è mois, selon les courbes de croissance…), et je me suis tournée vers une consultante en lactation qui m’a conseillé de prendre de la dompéridone pour augmenter ma production de lait, ce que je n’ai pas fait. Au final j’ai écouté les conseils d’une amie qui a allaité ses 3 enfants, j’ai arrêté de cogiter et j’ai fait confiance à mon bébé et à mon instinct. Résultat: je continue l’allaitement exclusif, tout va bien, ma fille continue de bien grandir et de s’éveiller chaque jour un peu plus. Une lecture intéressante qui m’a été conseillée par cette amie: « Mon enfant ne mange pas » du Dr Gonzales, en vente sur le site de la Leche League. Ne vous fiez pas au titre, ce livre aborde tous les aspects de l’alimentation des enfants, dont l’allaitement et la crise de croissance des 3 mois qui est souvent interprétée, à tort, comme résultant d’un manque de lait.

  3. Merci pour cet article que je vais garder précieusement! Je vois bien les regards dubitatifs quand je dis que le manque de lait n’existe pas, mais avec une telle synthèse au moins j’aurai la paix!
    Du côté des professionnels de santé, il y a encore beaucoup à faire: une amie, infirmière dans une grande maternité parisienne, m’avait demandé comment je faisais pour savoir les quantités de lait que prenait ma fille et si j’avais assez de lait…

  4. Il n’y a peut être pas de manque de lait , mais il n’y a pas toujours de montée de lait dans les jours qui suivent la naissance.
    J’aurai aime allaiter mon fils…

    • Bonjour Laeti, qu’entends tu par absence de montée de lait ? J’ai bien cherché et n’ai rien trouvé là-dessus… As-tu attendu suffisamment longtemps ? Elle survient en général autour du 3e ou 4e jour après l’accouchement, mais cela peut être plus long (pour ma 2e il m’a fallu attendre le 5 jour !) Mais pour cela, il faut que le sein ait été stimulé, c’est à dire qu’il y ait des tétées régulières ET fréquentes dès la naissance.
      Ton témoignage m’interpelle, je vais tâcher de me documenter plus amplement pour faire quelquechose sur les VI là-dessus…

      • J’ai vécu une situation vraiment frustrante par rapport à l’allaitement de ma fille, c’est pourquoi votre article me laisse un peu songeuse… J’ai persévéré pendant 11 jours, dont le dernier 30 heures EN CONTINU avec ma fille couchée à mes côtés, à allaiter selon selon sa demande. Je l’ai eue au sein continuellement pendant ces 30 heures, et j’avais tout fait dans les premiers jours pour que mon allaitement soit efficace (allaiter à la demande, 2 visites d’infirmières spécialisées en lactation à la maison, attitude positive et convaincue, tout le tralala). À la fin du 11e jours, suite au marathon de 30 heures, j’étais épuisée! J’ai vécu l’horreur et la déception, en plus d’une culpabilité grandissante à la lecture des articles qui disaient tous la même chose: la réussite dépendait de ma seule volonté… Pourtant, après 11 jours, je n’avais toujours pas de montée laiteuse.

        Au Québec, il y a une très grande valorisation de l’allaitement depuis les 8 à 10 dernières années, valorisation que je véhicule moi-même. Pour la majorité des parents, il représente un idéal et bon nombre de mères optent naturellement pour l’allaitement. Malheureusement, le discours lié aux « perceptions » de manque de lait ou au manque réel de lait est très culpabilsant pour les femmes qui vivent des difficultés, surtout celles qui ont la volonté ferme de vivre cette expérience et ce lien exceptionnel avec leur enfant. Tous les écrits qui sont disponibles leur renvoient le même message: la décision de cesser l’allaitement représente un échec, et elles sont les seules responsables de ne pas donner le meilleur d’elles-mêmes à leur progéniture. Alors que le meilleur d’elles-mêmes, elle le donnent à chaque minute de leur existence. Elles donnent de l’amour.

        Ceci dit, votre article est très intéressant, bien documenté et vous répondez à vos lectrices avec beaucoup de discernement. Bravo et merci!

    • Laeti, j’ai été dans le meme cas, impatiente d’allaiter, je n’avais acheté aucun biberon, Julia est arrivée, je suis restée 10 jours à la maternité car j’insistais pour allaiter mais aucune montée de lait et pourtant je la mettais au sein toutes les 3 h, elle tetait dans le vide, j’ai meme eu un traitement pour essayer de provoquer cette montée, ma fille est passée de 3,100 kg à la naissance à 2,600 jusqua ce que j’arrête de me buter et que j’accepte les bibs et la elle a regrossi, ce qui ne m’empêche pas d’espérer pouvoir allaiter le 2eme s’il y en a un, comme j’ai eu un traitement pour ma fille

      • donc je disais comme j’ai eu un traitement pour avoir ma fille car j’ai un souci de fertilité, peut être que cest lié, ils ont pas su me dire à la maternité, j’étais stressée, du coup Julia le sentait, mais je ne me buterais pas comme pour ma miss si le 2eme arrive

        • Aurelia, il semble que certaines causes de fertilité peuvent effectivement avoir un effet sur la lactogenèse. Par exemple, une dystrophie ovarienne (ovaire polykistique) pourrait, dans certains cas, bloquer le mécanisme de maturation des glandes mammaires qui a lieu pendant la puberté et aussi pendant la grossesse et donc entraver la lactogenèse par la suite.
          Regarde ici (c’est un peu vieux et en anglais, mais de bonnes pistes quand même) :
          http://www.lalecheleague.org/llleaderweb/lv/lvaprmay05p27.html
          Ici on parle aussi de la prise en charge pour aider ces femmes :
          http://fhea.com/main/content/breastfeeding/april2010.pdf

          Par ailleurs, des problèmes de résistance à l’insuline (diabète gestationnel par ex, mais je n’en suis pas sure) peuvent aussi sacrément retarder la montée de lait…

          • Par ailleurs, je n’y pense que maintenant, mais une mise au sein toutes les 3 heures, cela ne fait que 8 tétées par 24h, c’est très très peu pour un début !! Pour peu que bébé n’ait pas encore trouvé le geste efficace pour téter, cela peut tout à fait être insuffisant pour initier la lactogenèse secondaire (transition entre colostrum et lait mâture…) C’est aussi une explication possible à mon humble avis…

          • J’ai eu du diabète gestationnel pendant mes deux grossesses.

            A la naissance de ma première fille, j’avais un fort désir d’allaiter, pourtant au 5ème jour, toujours pas de lait. J’étais très triste et commençais à faire le deuil de cet allaitement mais j’ai eu la chance que la maternité ait eu une conseillère en lactation qui nous a été d’une grande aide ! Elle m’a fait essayer un autre tire-lait que celui de la maternité: je n’obtenais pas une goutte avec les vieux Kitett de la mater, mais avec le médéla de la néonat où ma flle avait été transférée, j’ai réussi à tirer 10 ml le 6ème jour ! La lactation était lancée !

            J’ai lu plus tard dans le livre L’allaitement, de Marie Thirion que le diabète gestationnel était susceptible de retarder la montée laiteuse. Je regrette juste de ne pas l’avoir su plus tôt.

            Aujourd’hui, j’allaite ma cadette âgée de 12 mois, et je donne parfois encore à ma grande de 3 ans et 3 mois qui réclame encore.

      • Il faut savoir que toutes les 3h n’est pas un rythme suffisant pour le début, il faut donner le sein à chaque moment d’éveil calme et des que le bébé fait les 1ers signes de faim.

      • Euuuuuuh toutes les 3 HEURES ???! La réponse au problème est surement la. Mon bébé était au sein quasi en continu à la maternité et c’est tout a fait normal pour un début. Les bébés ne sont pas des robots, il ne doit pas y avoir de durée prédéfinie, 3 heures c’est TRÈS long pour un nouveau né. Il faut le mettre au sein sans attendre qu’il pleure, à chaque signe d’éveil et quand il le demande. C’est triste la désinformation au sujet de l’allaitement en France. Les conséquences sont désastreuses. Ma belle sœur est norvégienne et les allaitements ratés/pas de lait/ etc ça n’existe pas là-bas avec un taux d’allaitement proche des 100%. Les seules femmes qui n’allaitent pas sont les séropositives et les personnes subissant des traitements lourds. Alors forcément tout le monde est formé et apte à délivrer une information de qualité. Quel dommage que ce ne soit pas le cas ici !

  5. Merci pour cet article!
    J’ai moi aussi été comfrontée au problème…
    J’ai allaité bb1 pendant 3 mois sans problème, bb allait bien , maman aussi, arrêt d’allaitement en 2 jours sans aucun soucis.
    Pour bb2, beaucoup plus compliqué… La demoiselle ne prenait pas assez de poid au goût du médecin, pesée avant et après chaque tétée, tirage intensif de lait, gros mal être… Arret à 6 ou 7 semaines, plus de lait à cause d’une grosse fatigue et passage au LA en 1 seule journée. On m’a rabaché que la fille avait l’air malade à cause de son petit poid, que je devais manquer de lait et je me mettais une pression d’enfer…bref plein de bon conseils!
    Pour bb3 en octobre dernier, j’ai choisi de ne pas me mettre la pression justement « je tente et on verra bien ». 10 jours de bonheur, puis mauvais conseils d’une conseillère à lactation de la mat, muguet de bb, mycose aux seins, douleurs atroces, abandon dans les larmes et passage au LA d’urgence j’ai refusé de souffrir plus…
    J’en veux à la nana qui m’a très mal conseillé, je m’en serai mieux sorti avec ma généraliste pour le coup. Et vive la pression de l’entourage…
    Je pense malgres tout que je ne suis pas une « grande laitière » parce que pour les 3, l’arrêt s’est fait en 1 ou 2 jours, jamais d’engorgement de soucis de fuites…
    J’ai essayé de tirer mon lait pour bb3 et de reprendre, y’avais plus rien…

    • Karine, pour BB3 tu as sans doute eu une candidose (j’ai connu ça pour BB1, mais sans le muguet pour lui). Dans ce cas l’homéopathie permet de s’en débarrasser totalement (monilla albicans 9ch). De mon côté j’ai eu la chance d’avoir de bons conseils d’une sage-femme et de mon homéopathe. ce qui m’a permis de faire un allaitement long.

  6. Et si, pour commencer, on mettait dans les carnets de santé français les courbes de croissance de l’OMS et pas celles prévues uniquement pour les bébés nourris au lait industriel? C’est sûr que les bébés allaités ne rentrent pas dans les courbes si elles ne sont pas prévues pour eux….
    Et puis formation formation y compris et surtout des puéricultrices de maternité: j’ai accouché en août. A 3 jours on m’a expliqué que ma fille ne devait téter que toutes les 3 heures (c’est cela oui…) tout en me l’arrachant des bras et en me l’emmaillotant dans une couette. Il faisait 28° dans la chambre et on venait de me remettre un papier m’expliquant que la chambre du bébé devait être à 18-20° et qu’il fallait pas trop le couvrir… J’ai attendu que la dame sorte et j’ai recallé minipuce au sein mais bon, j’ai 35 ans, un sale caractère et même si c’est mon premier enfant, je m’étais informée et je ne me laisse pas faire (et puis la toute puissance médicale s’est bien plantée avec moi par le passé donc j’en suis revenue)… combien se laissent impressionner par la toute-puissance médicale? De même on me demandait à chaque visite combien elle avait pris, du moins combien de temps et à quel sein, ainsi que le nombre de selles et de pipi, tout ça pour ne pas m’écouter ni le noter nulle part…. Pour moi le manque de lait est souvent induit par les professionnels de santé…

    • secondaire à une mauvaise conduite de l’allaitement. Si bébé n’est pas mis suffisamment au sein et/ou ne tête pas de façon efficace, il ne stimule pas assez le sein donc celui-ci produit moins, et ainsi de suite. L’allaitement peut-être un cercle vicieux ou vertueux !

  7. très bon article, avec pleins de ressources en matière d’information… bravo.
    quel conclusion en a tiré ta rédactrice en chef qd tu lui as apporté toutes les infos possibles sur le fait que le manque de lait n’était qu’un mythe ?
    Et en effet, parler du manque de lait est nécessaire pour casser ce mythe.
    Samia

    • aha, réponse d’ici mercredi pour ma rédac chef ! Je pense qu’elle acceptera ma version de l’article mais qu’elle restera convaincue au fond d’elle même que si, ça existe, et que chez elle, le « problème » c’était que son bébé avait « de gros besoins » (elle a jamais dû entendre parler de pics de croissance… ;-)

      • Il ne faut pas oublier qu’un enfant grandit. Mon fils aîné, pendant son premier mois, avait « de gros besoin » il têtait à peu près toutes les demi-heure, et ce pendant facilement 30 minutes d’affilées. J’ai toujours donné à la demande, au 2ème mois il a espacé, environ toutes les heures, et au 3ème mois il têtait environ toutes les deux heures….
        Les « gros besoins » peuvent durer un temps, mais ce n’est pas un rythme définitif. Ensuite je pense qu’on ne peut pas nourrir de la même façon, même rythme, même quantité un enfant de 4kg et un enfant de 3kg, il faut s’adapter au bébé et non l’inverse!

      • BON BAH TU AURAS AU MOINS ESSAYER AVEC ELLE… CERTAINS,PARFOIS FACE A UN ECHEC PREFERENT SE TOURNER VERS UNE RAISON QUI LES DECULPABILISERA MEME SI CELLE CI EST FAUSSE.

      • Pense aussi que l’arrêt de l’allaitement a pu être une souffrance pour elle, et qu’elle préfère croire au manque de lait plutôt que de s’avouer qu’elle aurait pu ne pas arrêter…
        Perso, j’aurais fait une dépression si j’avais dû donner un seul biberon. Et si en plus on était venu me dire qu’en fait j’aurais pu ne pas le donner, ça n’aurait pas arrangé les choses…

  8. Je suis auxiliaire de puériculture et je me bas contre cette idée reçu, et ce n’est pas chose facile les idées reçu ont la vie dur. Je suis une pro allaitement et suis persuadé que si la plupart des allaitements ne dépassent pas 15 jours c’est dû à un mauvaise accompagnement de la maman après sa sortie de la mater. Il lui faut avant le soutien de sa famille proche et ou très grande volonté. Et des professionnels compétents pour l’accompagnement de l’allaitement maternel.

    • Merci Domi !
      Perso je ne suis pas particulièrement une militante de l’allaitement, par contre je ne supporte pas l’idée que les femmes qui ont choisi d’allaiter n’y parviennent pas parce qu’elles ne sont pas aidées, voire pire, parce qu’elles sont mal conseillées. Du coup, beaucoup d’échec, et encore beaucoup trop de fausses idées reçus qui circulent autour de l’allaitement (ça fatigue, ça fait mal, ça esclavagise la mère…)
      Mais je suis aussi effarée de voir que des personnes estampillées « consultante en lactation » induisent en erreur tant de femmes (cf les commentaires sur cette page, et de mon côté, une très mauvaise expérience avec la LLL pour ma grande poulette, qui fait que je n’ai jamais pratiqué l’allaitement à la demande…)

  9. Merci pour cet article intéressant. Moi aussi j’ai été victime de cette idée reçue avec bb1 que j’ai passe au bib à 4 mois, alors qu’avec persévérance et confiance en moi bb2 a été jusqu’à 6 mois et continue toujours ! Sauf que… Nous ne sommes pas toutes égales devant l’allaitement, j’en suis persuadée. Certains bébés ne sont plus qu’à 5 TT par jour a trois mois, alors que moi c’était entre 10 et 15! Pour preuve la quantité tirée au tirelait qui ne dépasse jamais 150ml pour moi alors que certaines copines montent à 300 avec la même machine ! Cela veut bien dire que certaines mamans produisent plus que d’autres, non ? Même si la quantité produite est au final suffisante, le nombre de TT nécessaires pour rassasier bébé peut à mon avis conduire à ce diagnostic de « manque de lait », alors qu’il faut juste accepter nos différences physiologiques !

    • Ce que tu tires au tire-lait n’a rien à voir ! Certaines femmes n’arrivent à rien tirer, mais leur bébé prend bien : ça n’est pas du tout la même succion !
      Après, 5 tétées à 3 mois, ça me paraît peu. Mais pourquoi 5 tétées ? Comme le dit l’article, l’allaitement à la demande, ça n’est pas quand bébé pleure (les pleurs, c’est le dernier recours), c’est aux signes d’éveil. Or, comme beaucoup de parents mettent bébé dans une autre chambre la nuit, ils loupent ces signes, et du coup bébé prend l’habitude de ne plus avoir la nuit. Les parents peuvent dormir, mais est-ce vraiment ce qu’il y a de mieux ?

    • Ayant eu des jumeaux, chacun s’étant approprié un sein, j’ai constaté que ma production de lait variait selon le sein.
      Et mon garçon qui tétait le sein gauche, le faisait bien plus souvent que ma fille au sein droit. Ce sein gauche ne donnait pas beaucoup de lait, du coup mon petit devait téter plus souvent. Mais au final, à la fin de la journée ( et de la nuit !!!) il était tout autant rassasié que sa sœur !

      Point n’est besoin de produire des litres, il faut simplement allaiter à la demande. c’est ce que j’ai appris lors d’une formation allaitement. Il y a les seins « verre à jus de fruit », les seins « verre à vin » et les seins « verre à digestif » ! Suffit d’adapter aux enfants.

      Pour ma première fille, je tirait à peine 10 ml de lait, pour les jumeaux 300 ml à chaque fois… Et pourtant, je produisait enormement de lait pour elle !
      Le tire lait c’est pas glamour, ça peut tout bloquer, faut surtout pas se fier à ça pour savoir si on a assez de lait.

  10. Cette idée d’insuffisance de lait est très répandue ! Combien de femme (de plus de 60 ans) m’ont raconté qu’on avait « testé » leur lait, et qu’on leur avait dit que « c’était de l’eau » ?
    J’hésite toujours entre ouvrir la discussion (« si c’était le lait de début de tété qui a été « testé », c’est normal, on n’y connaissait rien en matière de lactation à l’époque »), histoire de tordre le coup aux idées reçues (car elles sont grand-mères, maintenant, et l’information vient de l’entourage) ou juste compatir…
    @ Elea, pareil ! Je mens toujours aux questions-types (combien de tétées, tous les combien) ! :)
    @ Priscilla : les mères qui n’ont pas toutes la même lactation, et les enfants qui tètent tous différemment. Chez moi, l’aînée a toujours été très câline : les tétées duraient 2 heures au début, une succion efficace pour 2 « tétouillages » et un roupillon ! Elle mange très lentement (28 mois) : un morceau, un jeu, une chanson, une blague, un morceau, un récit, un morceau… La cadette (8 mois) a réussi à me donner des crevasses dès la première tétée ! En 10 minutes c’est plié, et elle se détourne elle-même du sein une fois repue. Je n’ai jamais pu lui faire les heures de massages, de bisous, de papouille dont je régalais ma première, elle déteste ça. Elles sont justes différentes, pour la nourriture comme pour tout le reste.
    Je ne sais pas si le « test du tire-lait » est probant : je sais que je n’ai pas de souci de lactation, mais je n’ai jamais réussi à tirer mon lait correctement (pas assez motivée ? Besoin de la dimension charnelle pour exprimer le lait ?).

      • Pas plus nourrissant que de l’eau, en fait, mais toutes me disent « j’avais de l’eau, et pas du lait »… Et comme il n’y avait pas forcément de lait de vache à disposition (rarissime et plus cher que l’or, dans le sud, pendant la guerre), elles donnaient à leurs bébés… du bouillon de carottes !!! C’est beaucoup plus nourrissant que le lait maternelle, c’est bien connu !

        • C’est dingue comme l’homme peut en arriver à faire des trucs absurdes ! A croire qu’on cogite trop ! Parce qu’en arriver à faire du bouillon de carottes alors qu’on a tout sous la main (ou dans le sein ;-) ….

  11. Pingback: Parce que le « manque de lait  ça n’existe pas, bordel !!! « LA MAMAN DU BISCUIT

  12. Bonjour pour cet article.
    Mon fils A 11 mois et il est allaité exclusivement. Mon entourage n’a pas été très supportive pour l’allaitement. Encore la semaine passée, ma belle-mère m’a demandé via skype: «allaites-tu toujours?». Je suis un extra-terrestre pour elle! Je me vois souvent confrontée à des préjugés du genre, «pourquoi tu allaites, tu dois te sentir prisonnière, ou ton bébé est grincheux parce qu’il doit toujours avoir faim, et même, il ne fait pas ses nuits parce qu’il est allaité.» c’et exaspérant à la longue! Aucun soutien, c’est ce qui caractérise les mères allaitantes de nos jours! Difficile de croire que nous sommes confrontées à un problème de désinformations aussi grand quand nous sommes à l’air de la «surinformation».
    Peu importe ce que les gens disent et pensent et aussi au fait que si tu as des petits seins, tu n’as pas beaucoup de lait et bien, chères mamans, l’allaitement c’est la continuité de la vie! Prendre son enfant contre soi, lui donner de soi encore après lui avoir donner la vie, c’est le plus beau départ qu’on ne peut pas offrir. Il faut également se dire qu’une fois que c’est fini, c’est terminé pour toujours, alors je m’efforce de profiter de ces moments magiques et bénéfique pour moi et mon fils.
    Courage à tous qui passent par ce chemin et vive l’allaitement!

    • Accroche toi sophieahkam! Je sais qu’on ne reçoit pas de soutien mais j’ai tout de même l’impression qu’à la longue quelques personnes, au fond d’elles mêmes, en reconnaisse les bénéfices ! Et comme tu as raison sur la fin de ton message ! Magnifique ! Je reprends tes mots : vive l’allaitement !

  13. Ok, c’est joli, c’est bien d’informer. Et pour les femmes, de 1 à 5% pour qui c’est physiologique de manquer de lait (dont je fais sans doute partie, et je ne dis pas ça en l’air, j’investigue sérieusement avec une anim leche league en reprenant mes histoires d’allaitements ratés et les « signes » hormonaux que j’ai), elles font quoi ? Quelles solutions, quel soutien ? C’est rare donc on n’en parle pas ? Elles en souffrent, j’en souffre, j’en ai souffert, en plus à chaque fois il faut justifier, expliquer pourquoi il se peut que ce soit un problème médical, pour ne pas s’entendre rabacher qu’on a juste été mal accompagnée (ce qui était totalement faux la deuxième fois mais bref), et y’a pas grand monde qui s’en soucie, de ces femmes-là. Merci !

      • Pardon Audrey si je t’ai blessé, vraiment j’en suis désolée. Tel n’était pas mon but d’ailleurs j’ai tenu à préciser quelles étaient les principales causes physiologiques du manque de lait primaire. Notamment parce que la chirurgie de réduction mammaire a été relativement fréquente il y a quelques années ET pas toujours très bien faite, et que cela peut sacrément mettre en péril l’allaitement.
        As tu fait des analyses endocriniennes avant / pendant la grossesse et ou l’allaitement ? Si les deux allaitements ont été impossibles, alors oui, faire quelques investigations biologiques pourrait t’aider à comprendre et… surmonter la déception.

  14. J’ai exclusivement allaité ma fille pendant 3 semaines puis, parce que le pédiatre m’a « annoncé » ( sous mes pleurs) que je n’avais pas assez de lait, je suis passée à l’allaitement mixte pendant 6 mois…Je ne voulais pas lacher ! J’accouche dans environ 3 mois, et cette fois-ci, je ne me ferai pas avoir : j’allaiterai car je sais que j’aurai du lait !

  15. Merci à toutes pour vos commentaires !
    Je suis ravie que cet article vous ait intéressé, que vous ayez eu envie de le partager etc… Informons les mères, mais surtout aidons les correctement.
    Je ne suis pas une militante pro allaitement, mais j’estime que lorsqu’une mère fait ce choix, il est impensable qu’elle ne soit pas aidée et informée correctement si elle en a besoin…
    Vive nos seins !

    • Je pense que parmi toutes celles qui ont allaité, très peu étaient à la base des militantes. Mais quand tu dois faire face à une telle désinformation de la part du corps médical, tu n’as pas le choix que de devenir militante !!!
      Je suis scandalisée de cette immonde désinformation culpabilisante pour les mères.

      J’avais lu le livre de Marie Thirion avant d’accoucher, grand bien m’en a pris ! Après la césarienne ma montée de lait est arrivée dans les délais conventionnels (5 jours), ma fille était un très beau bébé de 3,8 kgs, très éveillée et qui mouillait bien ses couches … Et malgré tout, pendant ces 5 jours, à cause de la tyranie des 10% du poids de naissance perdus, on a voulu m’imposer un biberon de complément ! (je vous passe la visite chez la pédiatre rétrograde et ses tétées toutes les 4h, quand ma fillê faisait ses nuits et pouvait rester 5 heures d’affilée à téter en journée …). J’ai dû me battre pour la garder avec moi et ne lui donner que le sein, à la demande, et aujourd’hui j’en suis fière !!!

      Alors merci, mille mercis pour cet article, que je n’ésiterai pas à transmettre

  16. merci pour cet article intéressant. Malgré mes démarches et les personnes que je vois pour maintenir ma lactation (consultante lactation, asso de maternage, sages femmes, puericulture) je ne comprend pas pourquoi je suis toujours a restimuler en permanence ma lactation. Je suis a 10 tétées par jour (bébé 4 mois et demi) + Homéo + fénugrec , 4 tetees nocturnes… Et pourtant régulièrement je vois que mon bébé s’agite au sein, avec des temps de déglutitions courts ( 5mn), petite prise de poids. Alors défaut de succion? Pourtant ceux qu l’ont vu faire disent qu’il a une bonne technique. Il tète bien mais on entend que la déglutition ne dure pas longt.

    • Qu’est-ce qui te faire croire qu’il y a un problème ?
      Les seuls vrais signes de manque de lait viennent du bébé : pour le poids, voir les courbes de l’OMS (pas celle du carnet de santé) ; s’il s’agite, c’est par agacement de ne rien avoir à boire ou parce qu’il est tonique ou joueur ? Or allaitement, il s’épanouit « normalement » ?
      Tu as peut-être juste un bébé qui déguste, et pas un glouton ! Ou un petit qui a un fort besoin de succion et qui joue en tétant.
      Mon aînée avait un torticolis, elle s’agitait seulement dans une position qui devait lui être inconfortable ; un ostéo avait résolu le problème, c’est peut-être une piste ? A 4 mois elle tétait autant que ton bébé, mais version « sangsue » (2 heures au sein en alternant succion, roupillon, tétouillage, jeu avec les cheveux de maman, succion, re-dodo…).

      Le gros souci de l’allaitement, c’est qu’il n’y a pas de norme, de modèle. Il y a autant de façons de téter que de bébés ! Dès qu’il y a une bricole, c’est le lait maternelle qui est incriminé (il ne fait pas ses nuits, il demande trop souvent, il ne s’endort qu’au sein, il ne grossit pas assez, il est grognon…) alors qu’il peut y avoir des milliers d’autres raisons.

      • merci de m avoir répondu OOPS06.
        En fait quand je dis qu’il s agite au sein, il râle en se retirant parce qu’il n y a plus a boire. C’est assez flagrant car je n ‘entend en effet plus déglutir. Enfin maintenant je suis sous dompéridone (oui car l allaitement me tenais tant a cœur) et en effet je vois la différence au bout de 10 jours: après concernant le soir il ne semble jamais satisfait mais en fait je pense que c’est l agitation normal du soir, le besoin d’évacuer des choses. parallèlement, nous sommes a 2 nuits complètes; la première ce fut un soir ou je suis allée a une conférence seule et bébé était avec papa qui lui a donné un bib de mon lait, et là ….10 heures de sommeil!!! incroyable
        puis le lendemain je lui ai donné au sein comme d hab et il m’a fait 7 heures d affilés puis petite tétée et redodo pendant 3 heures. GENIAL lui qui était a 4 tétées par nuit jusque là, tout simplement incroyable, que c’est il passé?
        Oui je te rejoins sur le fait qu’on s’inquiète vite d’un manque de lait, et bon nombre d allaitement s arrête par mauvais diagnostique. . Mais de plus en plus de femmes maitrisent maintenant le sujet (entre les assos de maternage, les blogs et sites,notamment) , et j’ai espoir que cela va impacter sur les années a venir. Nous réapprenons a allaiter et c’est tant mieux.

      • rebonjour oops06, par rapport a la courbe de poids mon bébé suit depuis ses 1 mois la courbe la plus basse de la courbe spéciale bébé allaité. Quand tu me demande ce qui me fait croire qu’il y a un problème, c’est parce que je repère bien quand mon bébé déglutit et régulièrement le temps de déglutition est court 4 mn par sein, et apres bébé s’énerve, alors je fait tous les trucs pour relancer la lactation. Ainsi on a réussi a maintenir l allaitement mais non sans mal. Ca me questionne, est ce un pb de succion, un problème de mon coté? ET lequel et comment harmoniser les choses pour que ce soit plus serein…C’est là mon questionnement.

        • Il me semble que tant que le bébé ne perd pas de poids et qu’il s’épanouit « normalement », il n’y a pas à s’inquiéter. Mais je ne suis ni médecin, ni conseillère en lactation, je ne peux donc m’appuyer que sur mon expérience (et j’ai deux « gros » bébés, donc pas ce type d’angoisse). Consulter un spécialiste quand le doute s’installe me parait utile, au moins pour déstresser…

          Ceci étant dit, je pense qu’on appelle trop souvent « problème » ce qui n’est en réalité qu’une caractéristique, avec laquelle il faut composer, au même titre que la couleur des yeux.

          Ainsi, pour les nuits : quand un bébé se réveille 4 fois par nuit, ce n’est pas un « problème » en tant que tel. Car s’il dort quand il a sommeil, il a son cota sur la journée. Lui permettre de dormir à son rythme, c’est le protéger des insomnies plus tard. Et il y a autant de rythme de sommeil que d’enfant (et d’adulte), c’est une caractéristique, qui évolue beaucoup d’un mois sur l’autre, et ne présage absolument pas du sommeil de l’adulte.
          Je suis convaincue qu’il n’y a aucun rapport avec la nourriture, quelle qu’elle soit : dans ma fratrie et mes cousin(e)s, aucun allaitement (ou très peu). Malgré les biberons de « farines » et autres céréales, le sommeil était très différent d’un enfant à l’autre ; ma sœur a rejoint mes parents toutes les nuits jusqu’à plus de 4 ans, deux des cousines bien plus longtemps encore…
          En revanche, comment s’adapter, en tant qu’adulte, aux nuits hachées, ça c’est un problème ! Et il y a autant de solution que de famille. Moi je me couche au moins 3 fois par semaines avec ma cadette (à 19h, voir avant), en profitant de la tétée du soir et des hormones qui vont avec. Autant dire qu’à 1h du matin, je suis en forme pour assurer les tétées de la petite et les cauchemars de la grande ! D’autres enverront leur compagnon assurer tous les matins pour récupérer un peu chaque jour, ou profiterons d’une grasse matinée tous les dimanche, ou de la sieste…

          De même, on ne peut pas comparer la lactation avec le débit d’un biberon ou d’un robinet ouvert. Chez moi aussi, le « plat principal » arrive vite à ma cadette, très glouton. En revanche, elle doit « travailler » un peu pour avoir le dessert… voire beaucoup si elle a tout régurgité dans la minute et qu’elle réclame de nouveau son dû !
          Même s’il y a un peu de « stockage » dans les seins les premières semaines, le lait est principalement fabriqué sur mesure, au moment de la stimulation du bébé. Or tous sont différents au niveau de la succion, de même que les « usines » diffèrent : certaines produisent à flux tendus, voir trop vite (réflexe d’éjection rapide), d’autres ont besoin d’être relancées régulièrement… Ce n’est pas un problème en soit, c’est une caractéristique.
          Ma cadette doit composer avec une « cantine » au service parfois un peu lent, et moi je dois composer avec son agacement (j’en profite pour tenter de la faire rire sans « lâcher l’affaire », hilarant, un de mes grands moments de bonheur de la journée ! :)

          Ne pas être dans le contrôle, mais dans le partage d’expérience avec son bébé (avec les aléas que ça comporte), ça permet de déculpabiliser et de profiter de l’instant.
          Et ça fonctionne aussi après la diversification…

  17. Excellent article ! Une infirmière incompétente avait essayé de me faire croire que je manquais de lait quand ma fille avait 2 mois, et ce malgré une courbe de croissance normale, même si ma fille était petite (10e percentile). Heureusement, je ne l’ai pas écoutée et j’ai allaité ma fille jusqu’à 17 mois :-D

  18. BRAVO BRAVO et encore BRAVO pour ce bel article!!! J’arrive un peu tard et les neurones ne m’ont pas attendu pour le plébisciter!! Il n’empêche que c’est un article passionnant, riche, documenté et ton expérience personnelle vient à point nommé (serait-ce à dire que ce format VI te conviendrait particulièrement bien?! ;) )!
    Mais alors, grande question: vas-tu révéler qui est Miliochka à ta rédac chef?? (et vas-tu lui dire qu’elle a été partagée plus d’un millier de fois sur fb??) ;)

    • AH merci Mme D ! Oui il est vrai que j’aime beaucoup le format des VI, et surtout cette possibilité ensuite de discuter, prolonger le débat, partager, se remettre en cause… À chaque fois j’apprends de nouvelles choses grâce aux commentaires, et j’ai envie de faire de nouveaux posts !
      Quant à ma rédac chef, en fait je doute qu’elle apprécie vraiment le fait d’être citée ici. Donc je vais rester discrète ! Ici c’est Miliochka qui parle, pas la journaliste ;-)

  19. ha bien moi j’avais du lait tempête la petite buvais au 2h j’étais vider et lors quelle en demandais plus pendant 24 a 48 sa pris pour que l’offre suffis a la demander donc elle dans ses picks de pousser de croissance je suis certaine a 100 pour-cent que je manquais de lait pendant 24 a 48h ..Et la petite tétais super bien même qu’a l’hôpital c’étais une Joke sur l’étage toute les infirmière disais que javais les seins parfais pour l’allaitements et que bcc de femme en serait jalouse alors j’ai quand même eux la déception de ne pas pouvoir subvenir a ses besoins .. Donc je ne suis pas pour supprimer le faitde dire que l’on manque de lait lorsque la demande est plus grande sa prend un certaine laps de temps au réajustement ..

  20. Excellent article Miliochka ! Je pense que cette histoire de manque de lait, c’est un peu comme la réponse « Si je peux ! » à la question : « Est-ce que tu allaiteras ? ». En préparation à la naissance, une future maman originaire d’Amérique Latine racontais qu’elle avait été sidérée qu’on lui pose cette question (et moi aussi à vrai dire) car chez elle, allaiter, c’est tout naturel. Et ce devrait l’être effectivement. Sauf qu’un autre mythe erroné, « allaiter toutes les quatre heures (et surtout pas avant, s’il-vous-plaît, même si votre bébé) », ne favorise pas une bonne lactation. Pourtant, je peux aussi témoigner qu’on peut tout à fait allaiter un bébé né prématurément, même s’il ne tète pas directement (Avent fait aussi des tire-lait). Et si c’est un parcours du combattant, c’est peut-être parce que la mère et l’enfant ne sont pas aidés…

  21. Mais il ne faut pas minimiser le 5% car quand ca nous arrive bien les ressources nous font plus sentir comme des debiles qui n ont pas le desirs de donner le meilleur pour son enfant… les ressources vous abandonent car lorsque tout a été essayer et qu il ny en a pas de lait… ben retourne chez vous et arrange toi…..

  22. Merci pour cet article ! Je tiens aussi à préciser que même quand on manque vraiment de lait, cela n’est pas nécessairement un obstacle à l’allaitement.
    Suite à une réduction mammaire, je savais qu’il y aurait de fortes chances que je ne produise pas assez de lait pour ma fille. C’est effectivement ce qui s’est passé, mais, grâce à un DAL, à des galactogènes, au soutien d’une consultante en lactation et aussi à pas mal d’obstination de ma part (il faut dire que j’étais motivée !), j’ai pu allaiter longuement ma fille ! Allaitement mixte certes, mais allaitement quand même :-) ! Ma fille va avoir deux ans, et elle est en train de se sevrer pour faire de la place à un Numérobis.

  23. Superbe article, écrivant moi même un travail de fin d’étude portant exactement le même titre… je ne peux être que d’accord
    J’en arrive à la même conclusion sauf que, non, les professionnels de santé sont que rarement formés (j’habite en Belgique, mais les chiffres d’allaitement sont hélas assez similaires dans nos 2 contrées) (à part les spécialistes en lactation) et que la pénurie de pédiatre dans les campagnes fait que le médecin généraliste reste souvent le 1er soutient dans ces situations.
    Bravo et merci de prendre le temps à démonter des idées bien ancrées dans les esprits!

  24. Permettez moi de me sentir insultée par votre réaction quand aux conseils que peuvent donner les médecins généralistes sur l’allaitement , je suis médecin généraliste et moi même maman allaitante de mon fils de 27 mois , alors ne faites pas de généralités , tous les médecins ne sont pas à mettre dans le même panier et il m’arrive très régulièrement de « récupérer » des allaitements « cassés » par certains « spécialistes ».

    • Est-ce votre formation de base ou votre expérience qui vous a apporté des connaissances en lactation ? De mon expérience, le seul généraliste « compétent » en la matière que j’ai rencontré était… une femme avec un enfant en bas âge et qui l’avait allaité longtemps, après un démarrage difficile.

      On en avait discuté, et elle m’avait expliqué qu’elle n’avait pas appris grand chose pendant son cursus sur le sujet, même concernant les pathologies liées ou ayant une incidence sur l’allaitement (!). Ses connaissances venaient de son expérience et de son travail personnel au contact des patientes…
      C’est la seule qui m’avait demandé « Votre bébé a l’air en pleine forme, tout se passe bien pour vous, pas de question particulière ? » au lieu de « combien de tétées par jour ? ».

      Comme beaucoup d’allaitante, le généraliste est la dernière personne (après le pédiatre, qui écrit avec son stylo Gal*a tiré de son pot Gu*goz…) vers qui je me tournerai en cas de problème. J’en suis bien attristée !

    • Cécile, pardon si mon propos vous a paru insultant, tel n’était pas mon but.

      Ce n’est pas moi qui dit que les généralistes ne sont pas forcément à même d’aider les femmes qui rencontrent des problèmes d’allaitement, c’est notamment Nathalie Cibaud-Le Turdu dans sa thèse de doctorat en médecine « Allaitement maternel et insuffisance de lait. Prise en charge en médecine générale » dont je donne le lien dans mon article. Certes, cela ne porte que sur 73 médecins qui ont bien voulu répondre à son questionnaire… Mais ce travail souligne aussi le manque cruel de formation sur ce sujet dans le cursus de médecine générale.

      Une conclusion que l’on retrouve dans une thèse plus récente intitulée « l’allaitement maternel en médecine générale : représentations, attitudes pratiques des médecins généralistes et perception du vécu de leurs patientes » (http://theseimg.fr/1/node/86), où il est notamment dit que les MG « partagent avec leurs patientes des croyances non scientifiques reflétant celles de leur environnement socioculturel. Les attitudes pratiques face aux problèmes rencontrés par les mères sont donc très variables d’un médecin à l’autre, car non soutenues par un apport théorique et pratique solide et cohérent. » On retombe donc dans l’écueil d’une médecine basée sur des croyances et des idées reçues, et non une médecine basée sur le fait…

      Par ailleurs, votre témoignage, mais aussi cette autre thèse, « Allaitement et médecine générale » (qui porte notamment sur la formation médicale continue des MG, http://www.remede.org/documents/IMG/These_Allaitement.pdf) montre que l’attitude des médecins généralistes est très différente, selon qu’elles ont eu ou non une expérience personnelle d’allaitement !

    • On ne peut pas nier que la formation des médecins ne les préparent pas à aider les allaitements !
      J’ai assisté à une conférence sur la place du père dans l’allaitement, donnée par un pédiatre. Il a commencé par dire : « Je ne remercie jamais l’université, qui ne m’a rien appris en matière d’allaitement » ^^

  25. J’ai allaité mon fils pendant 5 semaines. Je le laissais 20 minutes sur chaque sein et ensuite je devait compléter par un biberon de 60 g car il avait encore faim et ça c’était toutes les 3 heures. A la fin, je n’en pouvais plus.

    • Si ça te semblait pénible, c’était la bonne solution de sevrer rapidement. Mais le temps passé n’indique pas forcément une insuffisance de lait.
      Il a fallu que je l’explique des dizaines de fois à ma famille, pour combattre cette idée reçue (« c’est trop long, tu n’as pas assez de lait ! ») : avec mon aînée, c’était 2h au sein les premières semaines ! Je ne faisais pour ainsi dire que ça. Vive l’écharpe et le brestfriend qui permettent de faire autre chose en même temps !
      Et heureusement que ma cadette est beaucoup plus rapide, je ne suis pas sûre que j’aurai poursuivi l’allaitement non plus…

        • A part le premier mois assez douloureux (le temps de « tanner la peau »), ce n’était pas un sacrifice, au contraire ! Des heures de câlins tout en bouquinant / surfant / travaillant sur l’ordi… C’était reposant, rien à voir avec la tornade quelques mois plus tard ! :)
          Mais je pouvais parce qu’elle était seule ; inenvisageable avec d’autres enfants à gérer en même temps.

  26. Bonjour ! Merci pour cet article très intéressant et tout à fait juste. Ceci dit, j’aimerais mettre un bémol. J’ai fait partie d’une association en allaitement et quand je parlais du sujet aux futurs mères, je répondais la même chose que ton article. J’ai depuis quelques temps un peu nuancé mon propos car effectivement, il existe bel et bien des femmes qui manquent de lait et de ce que j’ai lu, ça serait plutôt 5 %, ce qui n’est pas rien, surtout pour des professionnels qui travaillent à l’hôpital et en voient passer beaucoup. J’aime bien le site d’une consultante en lactation québécoise http://chantallavigneibclc.qc.ca/
    Je vais citer un extrait de son blogue : « Environ 5% des femmes ne peuvent réellement pas allaiter. La cause la plus fréquente est l’hypoplasie ou l’hypotrophie des glandes mammaires, c’est-à-dire un sous-développement ou une absence de glande mammaire. Cette particularité peut-être unilatérale (juste un sein) ou bilatérale (les deux seins) et peut affecter l’allaitement à différents niveaux. Pour ces femmes, il n’y a rien à faire. On peut ne pas faire pousser des glandes là ou il n’y en a pas. Dans ces cas, il est à peu près impossible de prédire la quantité de lait qu’une femme produira, même avec des galactagogues (herbes ou médication). Certaines femmes ne produisent pas suffisamment de lait, ce n’est pas un mythe, mais il y a toujours une explication et dans la majorité des cas, il y a des solutions. »
    Je la suis sur facebook aussi et je n’arrive plus à retrouver le lien mais elle parlait une fois de comment reconnaître une hypoplasie avec des photos de seins. C’était extrêmement intéressant car c’est vraiment à la forme du sein et non la taille qu’on peut diagnostiquer cela. Elle était furieuse de voir que des médecins ou spécialistes de l’allaitement n’avaient pas été capables de diagnostiquer cela en prénatal sur une de ses patientes pour qu’elle puise se préparer. J’étais scié d’apprendre cela. Ici une page en anglais très pertinente sur le manque de lait.
    http://chantallavigneibclc.qc.ca/wp-content/uploads/2012/01/hypoplasie-pubmed.pdf

  27. Pingback: L’importance des croyances dans nos choix de parents -mini débriefing- « Les Vendredis Intellos

  28. Perso j’ai connu ça car j’ai pas eu de véritable montée de lait et les astuces et conseils d’une consultante en lactation ( dont 8 motilium par jour ) n’ont rien fait or j’étais super motivée et hyper triste de pas pouvoir allaiter t

  29. Pingback: Manque de lait, quand la réalité dépasse le mythe… « Les Vendredis Intellos

  30. Édit du 16 février 2013 : suite aux nombreux commentaires & témoignages concernant le manque de lait réel, j’ai fait un deuxième article où je parle des situations où c’est simplement dû à une mauvaise conduite de l’allaitement / problème de succion du bébé, et quand des motifs physiologiques peuvent être évoqués… On le trouve ici :
    https://lesvendredisintellos.com/2013/02/16/manque-de-lait-quand-la-realite-depasse-le-mythe/

  31. En voilà un article qui m’a interpelé. Mon bébé a 5 mois maintenant et je l’ai allaité durant 4 mois et depuis 1 mois nous complétons avec du LA (bio et sans huile de palme, pour la bonne conscience…).
    L’allaitement s’est tout de suite bien passé, je n’ai pas eu besoin d’aide à la maternité et je crois que c’est une grande chance. Bébé a suivi sa courbe (normes suisses), celle des 25% inférieurs, donc tout allait plutôt bien du côté du poids malgré une angoisse infondée de ma part due à une grossière erreur de la sage-femme qui nous a suivi lors de notre retour à la maison, mais ce n’est pas le sujet ici…
    Par contre, il tétait toutes les 2 heures, jours et nuits (ce qui a finalement plutôt l’air normal en lisant l’article), refusait le portage, et ne dormait la journée que lors de la loooongue promenade de l’après-midi. Résultat: des parents épuisés qui n’ont jamais pu dormir plus de 1h30 de suite pendant 4 mois et une mère qui, à force d’avoir son bébé constamment au sein n’y prenait plus de plaisir.
    Malgré une prise de poids « normale », nous avons décidé de compléter avec du LA deux fois par jour. Et depuis, nous revivons. Nous pouvons redormir au moins 4 heures la nuit, notre bébé fait enfin des siestes à la maison et nous sourit lorsqu’il se réveille…

    Alors oui, nous avons culpabilisé de lui donner du LA en complément mais je me dis que notre bébé découvre enfin des parents souriants et une maman qui prend d’autant plus de plaisir à l’allaiter maintenant qu’il n’est plus collé à elle jour et nuit.

    • Je compatis, mon aînée était sur le même rythme que le tien… mais moi j’y trouvais mon compte, c’était plutôt reposant (puisque pause forcée) par rapport à la suite ! La fin de la tranquillité a sonné avec le début du déplacement du bébé, et donc la surveillance non-stop.
      Une question de caractère, de perception, d’organisation ? En tout cas, c’était le bon choix de passer au LA de temps en temps si ça vous apporté du soulagement.

      J’avais ce truc-là le jour (pour faire autre chose en même temps : lire, surfer / bosser sur l’ordi) :
      http://www.mamanana.com/coussin-allaitement-ca-1.html

      Et le portage, ouf, elle adorait (et adore toujours).

      Et vive le cododo la nuit, histoire de s’endormir vite… voir de ne pas se réveiller, bébé trouve très bien son chemin tout seul pourvu qu’il n’y ait pas d’obstacle, dès les premières semaines ! :)

  32. Pingback: Le manque de lait, un mythe culturel ? | Parent Autrement à Tahiti | Scoop.it

  33. Pingback: Connaissez-vous bien la vie de votre médecin? « Les Vendredis Intellos

  34. dans l’article et en parcourant vite fait tt ces comm, je ne vois pas qu’on y parle d’une maman qui ne se nourrirait pas correctement ou qui ne boirais pas assez, ca a etait mon cas pour ma 1ere fille que je faisais téter tt le tps mais qui pleurait beaucoup, lors d’une consultation à l’hosto, elle avait 15jours le pediatre nous a incendié parcqu’elle n’avait pas pris de poids mon lait n’etait pas bon…et m’a donné d’office une boite de lait en poudre, j’ai bcp culpabilisé …en en reparlant pour mes autres grossesses les sagefemme m’ont tt simplement fait la remarque que l’alimentation et surtout la boisson etait tres importante…j’ai allaité mes 2autres bb 6mois sans probleme… et y’a pas à dire on vois de suite une montée de lait des qu’on boit bcp!!

    • Pour la boisson, tu as entièrement raison. Pour l’alimentation, je suis beaucoup plus sceptique: même dans les grands épisodes de famines, les bébés allaités s’en sortaient bien mieux que les autres grâce à la relative stabilité de la composition du lait maternel. Globalement: si tu ne t’alimentes pas bien, c’est surtout dans tes réserves que tu vas pomper.

      • C’est effectivement une particularité de l’espèce humaine : même complètement dénutries, la composition du lait reste constante. Comme les tests étaient faits sur des animaux pendant longtemps, on croyait que la nourriture avait une influence. Ton pédiatre datait un peu…
        Un extrait issu du site LLL :
        http://www.lllfrance.org/Dossiers-de-l-allaitement/DA-67-Implications-de-lalimentation-maternelle.html?q=malnutrition

        « Une étude a évalué les différences de composition du lait de mères anglaises et gambiennes. Les enfants vivant en Gambie consommaient en moyenne 74% du volume de lait consommé par les bébés anglais, et pourtant leurs apports en calories, protides, lipides et lactose étaient similaires, en dépit de la malnutrition chronique dont souffraient les mères gambiennes. De plus, le taux des protéines immunocompé­tentes (immunoglobulines, lactoferrine…) était 1,5 fois plus élevé dans le lait des mères gambiennes. Il semble qu’il y ait 2 lignes de démarcation en matière de statut nutritionnel maternel : celle en dessous de laquelle la mère devra puiser dans ses réserves pour maintenir une lactation adéquate, et celle en dessous de laquelle la mère est malnutrie au point de ne pas pouvoir maintenir sa lactation. »

        Pour la boisson : il faut du liquide pour fournir du liquide. Ne pas boire assez ne rend pas le lait « pas bon », mais limite la quantité, concentre les nutriment. Il y a d’ailleurs souvent une sensation de soif intense au moment de l’allaitement. A satisfaire au plus vite ! D’ailleurs, au restaurant ou dans les magasins, c’est pas rare qu’on me propose un verre d’eau quand j’allaite.

        Sinon, un enfant allaité peut reprendre du poids seulement au bout de 3 semaines, la non prise de poids les 2 premières semaines de vie ne sont donc pas un indice de mauvaise nutrition…
        Pour en savoir plus :
        http://www.lllfrance.org/Allaiter-Aujourd-hui/AA-15-Questions-de-poids.html?q=courbe+poids

        Bref, il y avait peut-être un problème, mais tu es tombée sur des incompétents ! Ils t’ont fait culpabiliser à tort, je trouve ça scandaleux.

  35. Je suis bien heureuse d’être informée sur
    ce sujet, cependant, de plus en plus
    la tendance de l’allaitement se fait
    sentir et en tant que maman, qu’on allaite 2 mois parce que pour x raisons, on veut pas
    continuer, c’est notre choix ! Ça commence à me tomber royalement sur les nerfs les
    histoires de pro allaitement. On est rendues presque obligés, c’est quasiment un « viol » à y penser ! On a pas le droit de faire ce que l’on veut de notre corps ?

    • En terme de stats, c’est le contraire en France : trop de sevrage ou de non allaitement sont dû à de la désinformation. Donc il faut informer, plus et mieux !

      Le problème, pour plagier le titre d’un excellent article sur le sujet : informer sans culpabiliser, est-ce seulement possible ?
      http://www.poule-pondeuse.fr/2010/02/01/informer-sans-culpabiliser/

      Oui, on a le droit de faire ce qu’on veut de son corps. Mais comment prendre une décision sans avoir tous les éléments en main ?

    • Bonjour M-C,
      Loin de moins l’idée de forcer les femmes à allaiter !! Je ne suis pas du tout une pro allaitement et suis comme toi assez excédée par un certain terrorisme pro allaitement…
      Par contre je suis farouchement, envers et contre tout, une pro-choix ! Les femmes doivent avoir le choix d’allaiter ou non, d’allaiter un mois, six mois ou même deux ans si elles veulent. Mais pour avoir le choix, encore faut-il être informée ! Avec cet article, j’ai juste essayé d’informer les femmes qui veulent continuer d’allaiter alors qu’autour d’elles tout le monde leur dit, à tort, qu’elles n’ont pas assez de lait, c’est tout !
      Si tu as vu du prosélytisme dans mon post, alors j’en suis désolée…

  36. Article nécessaire de nos jours où l’industriel prend plus de place au détriment du naturel.J’ai allaité exclusivement ma grande pendant 13 mois et mon petit pendant 24 mois avec uniquement une volonté de fer.Certes ils étaient pas de gros bébés mais ont suivit une croissance normale.Beaucoup de personnes vous dissuadent que c’est dur, que vous faites trop de sacrifices, le bébé tête souvent donc ça ne lui suffit pas mais l’instinct maternel prime sur tout le reste.Sans parler de cette intimité que vous garderez en souvenir à jamais…Je remercie l’hôpital pour enfants à Montréal « Sainte Justine »qui a semé la graine de Lait en moi;

  37. Je suis bien déterminer à allaiter mon bébé, et c’est plutôt mon chum qui semble avoir « peur » que je manques de lait!? Il dit qu’il veut acheter de la formule pour me donner un « break » de tempe en temps. J’ai beau lui dire que je vais tirer mon lait et qu’il pourra donner des biberons de mon lait, il ne comprend rien!

    • Un « break » de lait en poudre, c’est une très mauvaise idée : c’est ça qui peut créer une baisse de lactation ! Donc à proscrire absolument.
      Quand il verra que tout se passe bien, il changera d’avis ! :)

  38. Voila, un sujet fort intéressant… J’ai accouché de ma 1ere fille en 2005, dans une grande mater, avec l’envie d’allaiter…
    Résultat : Douleurs atroces pendant la montée de lait car les tétées étaient controlées… Oui oui, la sf passait régulierement voir si on ne donnait « pas trop » le sein a bébé !!
    Il fallait donner le sein toutes les 3h.
    J’etais jeune et j’ai écouté tout leur blabla bidon, j’ai tenu 3 semaines, et 1 semaine de passage en LA.
    Je m’en suis voulu, et encore plus pendant ma 2eme grossesse, ou je me suis beaucoup documentée, ou j’ai vu une SF géniale, spécialisée en allaitement au sein, bref bb2 a été allaité pendant 11 mois, j’ai arreté avec le sentiment d’avoir réussi…
    Suite au passage au LA, ma fille a developpé en plus du RGO une jolie allergie au PLV, bon ça c’est un autre débat, mais finalement pour lui éviter tout ça, j’aurais su j’aurais pas stopper mon allaitement ^^
    Je ferais encore mieux pour le 3eme :)

  39. excellent article ! J’ai allaité mon fils sans problème jusqu’à 10 mois (pas exclusivement car je travaillais et difficile de tirer mon lait et de le conserver au boulot) mais j’avais gardé 2 tétées et plus le week end. Mon lait s’est tari à force d’entendre « mais tu vas l’allaiter jusqu’à quel âge ? » ^^ Mais du lait, j’en avais à revendre pendant 10 mois !!! Pour le prochain, je n’hésiterai pas à répondre : « jusqu’à 18 ans !  » Ça évitera peut être que la source se tarisse !!!

  40. Je suis Infirmière puéricultrice en maternité, je suis entièrement d’accord, la nature est bien faite, le manque de lait est très très rare. Si le sein est stimulé suffisamment il n’y a pas de manque de lait.
    J’ai lu plus haut qu’une maman disait que cela n’avait pas fonctionner malgré qu’elle mette son bébé au sein toutes les 3 h.
    Il faut savoir que un nouveau-né peut téter dans les 1ers jours jusqu’à toutes les heures quasiment par moment. Lorsque l’on parle de tétées fréquentes c’est de ça. Les mères tombent souvent de haut quand elle doivent mettre au sein leur bébé presque toutes les heures, mais cela peut arriver et je vous rassure ce n’est qu’une passade le temps que la montée de lait arrive et que l’allaitement maternel se mette bien en place.

  41. Je n’ai pas lu tous les commentaires et je ne sais pas si ça a été abordé, mais le manque de lait pour causes cirsonstantielles va beaucoup plus loin que le fait de limiter les tétées. Les mauvaises pratiques hospitalières, le stress, la fatigue, les accouchements traumatisants, les DPP, SSPT, etc (voir l’excellent dossier de Chantal Lavigne IBCLC sur les causes primaires et circonstantielles du manque de lait http://chantallavigneibclc.qc.ca/wp-content/uploads/2013/04/Le-manque-de-lait.pdf) . Tout cela touche beaucoup, beaucoup de femmes. C’est souvent corrigible, mais pas toujours. Pour ce qui est du fait que l’hypoplasie soit « rarissime », j’imagine que ça dépend du point de vue. Moi je trouve qu’une femme sur 100 à une femme sur 20, c’est loin d’être une condition rare. Je suis d’accord qu’il faut faire la distinction entre perception de manque de lait, hypoplasie et manque de lait pour des raisons circonstantielles, mais présenter le manque de lait comme un mythe, ça n’aide personne.

    • Merci Eli pour ton commentaire.
      Pour dépasser cette question du mythe justement, j’ai fait fait un 2nd article sur la question (comme je l’indique dans cet article d’ailleurs ;-)

      https://lesvendredisintellos.com/2013/02/16/manque-de-lait-quand-la-realite-depasse-le-mythe/

      Et un grand merci pour le lien sur l’article de Chantal Lavigne, où l’on voit notamment des images de seins hypoplasiés, très instructif pour les consultantes en lactation !

      • Oui, le deuxième article est plus nuancé. Mais encore une fois, il insiste beaucoup sur la « mauvaise gestion de l’allaitement » et les problèmes de succion alors que les problèmes psychologiques (stress, DPP, SSPT, etc.), pour ne nommer que ceux-là, ne sont pas abordés. De plus, le manque de lait secondaire et titré comme étant rattrapable, alors que ce n’est pas toujours le cas. Par exemple, si le manque de lait est causé par le stress qui inhibe le réflexe d’éjection, la femme a beau se dire qu’elle doit relaxer, ce n’est pas le genre de chose qui se fait sur commande. Le manque de lait peut alors devenir une source de stress en soi, ce qui aggrave le problème. Bien sûr, ça ne veut pas dire qu’elle n’allaitera pas du tout, mais il se peut aussi qu’elle n’arrive jamais à le faire exclusivement. Si la section sur l’hypoplasie est très intéressante dans le dossier de Chantal Lavigne, la deuxième partie sur les causes circonstancielles l’est doublement parce que combinées, toutes ces causes doivent toucher à un moment ou à un autre à peu près la moitié des femmes que je connais!

  42. Merci pour cet article très intéressant. Ici, l’allaitement ne s’est pas bien passé car j’ai eu un horrible baby-blues, j’étais tellement mal que mon bébé le sentait et ne voulait pas téter et que, forcément, mes montées de lait devenaient inefficaces.
    Ça a été un déchirement de ne pas pouvoir continuer et je ne peux pas dire que le deuil soit totalement fait 20 mois après…
    Ensuite, c’est vrai que les médecins ne sont vraiment pas bien renseignés sur l’allaitement et que l’entourage est parfois pesant ( ma belle-mère m’a même dit récemment qu’elle trouvait mon fils moche et avec l’air malade quand je l’allaitais…)

  43. J’ai allaité ma fille née en 2006 25 mois.
    On m’a en effet enquiquinée avec les nombres de tétées… Je disais 8 au lieu de 15 et c’était tout de même trop. Mais j’ai laissé la médecin généraliste parler, je disais « oui oui »… et continuait à n’en faire qu’à ma tête. Et puis elle tétait trop longtemps à ce qu’il paraît (genre sangsue).
    Idem avec le cododo, je disais en asie c’est comme ça c’est culturel, et personne n’osait rien me dire (l’avantage d’avoir les yeux bridés, j’en ai joué!).
    La belle mère idem. 3 mois max, ça suffit, après lait de vache coupé à l’eau c’est très bien, même pas besoin de LA! Bien sûr!!!
    Sans parler de la clinique où j’étais suivie pendant ma première moitié de grossesse, ils enlève les bébés la premières nuit pour que maman se repose! En plus je ne vois pas comment j’aurais pu me reposer avec ma fille ailleurs juste après l’accouchement! J’aurai fait un scandale et si on ne m’avait pas céder aurais signer une décharge pour rentrer…
    J’ai manqué de lait, oui. Lors des pics de croissance, mais ça ne durait que 2 jours. Mais j’avais écouté mon entourage, si je m’étais laissé influencée, j’en aurais manqué définitivement dès le début! J’ai arrêté car nous nous sommes séparés, et en garde partagée maintenir la lactation devenait impossible (le tire lait s’il me convenait les premiers mois, n’était plus efficace. Mes seins étaient « étanches »).
    Et toujours pareil, le nombre de futures maman que j’entends dire, « je vais l’allaiter. L’allaitement c’est bien les 2 premières semaines/ le premier mois »… Euh… Vous savez que c’est le premier mois qui est le plus difficile? Qu’il faut bien un mois pour lancer l’allaitement? Mais personne ne leur dit ça.
    Pour ma part, 1 mois pour le lancer+2 semaines pour que ce ne soit plus douloureux. Entre 1,5 mois et 4, c’était la même facilité/difficultés que donner un biberon (encore parfois les seins engorgés ou des montées de lait inopinées). Et à partir de 4 mois… le bonheur! Au contraire de l’esclavagisme, la liberté totale. Rien à emmener, pas d’eau, pas de biberon, pas de poudre, la possibilité d’aller ou on veut pour le temps qu’on veut, rester dormir chez des amis alors qu’on devait juste goûter ensemble…
    Et autre chose: allaiter n’abîme pas les seins!!! Ils les changent certes, mais ne les abîmes pas. En plus ça fait reculer le cancer du sein qui lui les abîme vraiment.

    Je ne dis pas que le manque de lait réel n’existe pas, mais je pense qu’il est bien rare. Qu’en général le problème n’est pas le sein et l’allaitement mais le manque d’informations et de soutient… Si le manque de lait était si répandu, notre espèce se serait éteinte depuis longtemps!!!

    Alors continuons à faire circuler ces infos sur internet (maintenant qu’il existe, c’est un formidable outils pour les mamans en manque de renseignements) et merci pour vos articles!!!

  44. Je travaille en pédiatrie et je dois souvent aider de jeunes mamans dont l’enfant est hospitalisé peu de temps après sa naissance (pour une raison ou une autre, pas forcément à cause de sa courbe de poids) à « relancer » leur allaitement car elles ont été mal conseillées depuis leur sortie de la maternité.
    J’ai reçu une formation professionnelle au sujet de l’allaitement et j’ai plusieurs collègues de pédiatrie qui en plus d’avoir elles-mêmes allaité, sont bénévoles auprès d’Info Allaitement.

    Lorsque j’ai eu mon bébé, j’ai eu la chance d’être très bien encadrée à la maternité et malgré ma césarienne qui a rendu la première semaine compliquée, mon allaitement a fini par bien se passer. J’ai eu bien sûr les baisses de lactation normales aux moments des changements de lait dus à la croissance de mon enfant mais étant au courant, j’ai pris des tisanes d’allaitement et l’ai mis plus souvent au sein en attendant que tout rentre dans l’ordre naturellement.

    Et pourtant… Bien informée, bien encadrée, j’ai eu un réel manque de lait.
    Je suis entièrement d’accord avec tout ce que dit cet article, et pourtant je n’ai pas de problème physiologique puisque tout s’est bien passé durant les trois premiers mois (même si difficilement, comme pour beaucoup de mamans, car ce qui est inné n’est pas pour autant facile).

    Et puis à trois mois, mon bébé a commencé à avoir réellement faim après les tétées alors que mon dernier changement de lait aurait dû être enfin terminé et que ma lactation aurait dû enfin reprendre. Ce n’était pas une fausse impression car il a également cessé de prendre du poids, même selon les courbes « spéciales enfants allaités » qui ne sont pas dans les carnets de santé
    .
    J’ai pris tous les conseils de mon entourage pré-cité, ai utilisé toutes mes connaissances. Je lui ai proposé le sein plus souvent pour stimuler, je mettais même un réveil la nuit pour tirer mon lait (puisqu’il faisait ses nuits grâce au biberon de lait maternel que je lui donnais le soir pour le caler mais mes « stocks » au congélateur commençaient à s’amenuiser).
    Stimuler, tirer, me reposer, ne pas stresser (ce qui était assez facile car je n’ai repris le travail que lorsqu’il a eu quatre mois et demi), ingurgiter homéopathie, levure de bière, tisanes d’allaitement, et Galactogil… Rien n’y a fait.

    Je suis entièrement d’accord avec tout ce que dit cet article, et pourtant… Même en faisant tout correctement et sans avoir de problème physiologique, c’est rare mais malheureusement, le manque de lait existe.

    • Le but de l’article n’était pas de dire que le manque de lait n’existait pas du tout, mais seulement qu’il était beaucoup beaucoup plus rare que ce que les parents et professionnels de santé rapportent généralement…
      Le but n’est évidemment pas de tomber dans le piège classique du « si vous avez manqué de lait, c’est parce que vous n’avez pas assez fait d’effort ». On a bien assez de raison de culpabiliser dans la parentalité, sans qu’il faille nous en rajouter en plus! :-)
      Il faudrait simplement que les professionnels de santé n’ait plus le réflexe de dire aux mères « vous n’avez pas assez de lait » alors que c’est très rarement le cas.

    • Bonjour Blueberryjenny,

      J’hésite toujours à répondre à ce genre de commentaire, car j’ai peur que ma réponse soit mal prise. Donc avant tout, je précise que je ne cherche pas du tout à vous culpabiliser, que je suis convaincue que vous avez fait le meilleur pour votre bébé.

      Ceci étant, il y a une phrase qui m’interpelle dans votre témoignage : « puisqu’il faisait ses nuits grâce au biberon de lait maternel que je lui donnais le soir pour le caler ».
      J’aurais 2 remarques : la 1ère, c’est qu’un biberon (même de LM) peut provoquer une confusion sein/tétine, et faire que bébé ne tète plus correctement, et donc ne prend plus assez de lait.
      Ma 2e remarque, c’est que j’ai remarqué que les bébés tètent souvent plus efficacement la nuit ou lorsqu’ils sont mi-endormis. Vouloir qu’un bébé fasse ses nuits est certes compréhensible, mais ça n’est pas naturel.
      Perso, je me suis mise à réveiller ma 1ère fille qui faisait ses nuits car, à 6 mois, je trouvais qu’elle tétait vraiment trop peu (6 fois à peu près) et pas assez longtemps la journée. Or, j’avais remarqué que les fois où je l’allaitais alors qu’elle était mi-endormie, elle prenait beaucoup de lait.
      Peut-être une piste pour un prochain bébé :)

  45. Je me suis forcée à n’écouter ni les sages femmes, ni les infirmières, ni les mères, copines et etc. au sujet de l’allaitement de la louloutte. Heureusement que la Leche League existe ! Donc on allaite comme on veut aussi longtemps qu’on veut des que le bebe pleure, on n’allaite pas quand on ne veut pas, pas besoin de coton de sout tif impermeable de machin à retenir le lait (je ne crois pas avoir vu plus de quelques gouttes de lait en face à face, j’avais l’impression que ma louloutte grossissait de l’air du temps. L’allaitement ne rend pas les bébés dinguos capricieux et ils ne restent pas collés plus à leur mère parce que on les a allaité longtemps (au contraire j’ai l’impression qu’ils sont du coup plus à l’aise avec les autres). Bref l’allaitement fût une drôle de découverte. (NB et l’allaitement ne (m’a) fait pas maigrir !!!

    • Effectivement la plupart du temps le manque de lait est circonstanciel mais il est parfois des cas où il est physiologique : j’ai une hypoplasie mammaire bilatérale (visible à l’œil nu, ce n’est pas une question de taille mais de formes des seins, souvent ils ressemblent à une poitrine d’adolescente prépubère). Ce sont les glandes mammaires qui ne se sont pas assez développées (c’est dans mon cas une anomalie congénitale). Je n’ai donc pas pu allaiter exclusivement mes deux enfants… mais cela ne veut pas dire que je n’ai pas pu les allaiter! J’ai donné des compléments avec un dispositif d’aide à la lactation (DAL) jusqu’à ce qu’ils soient assez grands pour manger et bien digérer assez de solides. Mon grand s’est sevré tout seul à 3 ans et 7 mois. Le petit dernier a 1 an et tète toujours. J’ai vécu des moments vraiment difficiles, heureusement que j’ai rencontré La Leche League et une consultante en lactation très compétente car je ne m’en serais pas sortie seule. les professionnels de santé n’ont déjà souvent pas assez de formation concernant l’allaitement alors avec une hypoplasie… Il y a un site pour les mamans qui rencontrent des difficultés à allaiter exclusivement: http://www.allaitementpourtous.com/ avec un forum de discussion, on y rencontre des mères dans mon cas mais aussi certaines avec une chirurgie de réduction mammaire qui a abimé les canaux lactifères ou d’autres qui rencontrent une difficulté transitoire, par exemple due à un frein de langue du bébé.

      • Bonjour Le Merer,

        Je voulais juste vous dire que je trouve votre détermination admirable.
        C’est simple d’allaiter quand on n’a pas de souci, c’est facile de donner le biberon quand on a un problème ; mais maintenir un allaitement mixte sur le long terme alors qu’on a un réel problème, c’est génial ! Bravo !

        • Merci, j’y ai quand même laissé pas mal de plumes pour le premier par manque de soutien. Pour le deuxième même si c’était pas simple je me suis sentie vraiment soutenue. en particulier par des amies et des mamans formidables rencontrées sur la page FB Human Milk 4 Human Babies qui ont partagé leur lait avec moi. Et ça fait vraiment une grosse différence au niveau du moral…. Et après on regagne largement le temps investit au départ, c’est tellement le remède miracle la tétée pour un bambin!… pour endormir, pour les chagrins, les bobos, pour faire patienter pendant qu’on parle au téléphone et hier pour faire tenir bébé tranquille pendant que papa coupe les cheveux!… le manque de lait du départ n’est plus qu’un lointain souvenir quand il mange de tout…

    • Merci mh pour ce témoignage !
      Chaque expérience d’allaitement est unique, même d’un enfant à l’autre pour une même mère.
      Et il n’y a pas de vérité absolue ! Pour ma part ce sont les conseils de ma mère qui ont sauvé mon 1er allaitement, alors qu’elle-même n’avait pas allaité, et alors que la Leche League m’avait induit en erreur à l’époque en parlant d’allaitement à la demande en fonction des pleurs du bébé. Aujourd’hui on parle plus volontiers d’allaitement dès les premiers signes d’éveil du bébé, et de ne surtout pas attendre qu’il pleure (dans mon cas, un bébé qui ne pleurait quasiment jamais, du coup les tétées n’étaient pas assez fréquentes et une perte de poids qui s’en est suivie… du coup je suis passée à des tétées à heures fixes et ça nous a « sauvé » !) Et pour terminer sur l’expérience perso, moi j’ai bien apprécié d’utiliser des compresses d’allaitement pour ne pas me retrouver trempée à cause de montées de lait intempestives chaque fois qu’un bébé pleurait autour de moi ;-)
      Chaque expérience est unique disais-je…

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  47. Ce qui m’afflige le plus c’est qu’on préfère colporter la mauvaise info, plutôt que la bonne! 3 ans d’allaitement pour nous, la je n’ai plus de lait pour de vrai (ben oui, je suis enceinte du 2ème). Je suis super informée parce que je suis une passionnée, et que quand qqchose me passionne, je me renseigne à fond. Pourtant, j’ai répété,expliqué, montré les études qui prouve que le lait pas nourrissant n’existe pas, que c’est svt une mauvaise conduite de l’allaitement. Et ben je pisse dans un violon! Par contre, ma belle-soeur, elle on l’écoute! Sa 1ère, sevré à 13 mois, et ses jumeaux à 4 mois parce que son lait est pas nourrissant, la preuve, ils font pas leur nuits! Ben, elle elle a raison, faut l’écouter et transmettre son exemple, prévenir les autres! J’en ai marre de me battre, donc j’ai laissé tomber, mais ça me saoule! C’est dur, et ça me travaille. Qu’on fasse le choix de ne pas allaiter, j’ai du mal, mais je peux comprendre, mais qu’on s’informe pas et qu’on transmette sa méconnaissance, ça me gave… Voilà, c’est le coup de gueule de noël! :$

  48. Pingback: Assez de lait? | Pearltrees

  49. Un grand bravo pour cet article qui résume parfaitement ma pensée. Beaucoup pensent que manquer de lait est une normalité, ça ne l’est pas, si on manque de lait c’est qu’on a une malformation ou une maladie. Pourquoi dans les pays pauvres les mamans allaitent alors qu’elles n’ont pas accès à la nourriture en quantité suffisante ni en terme de qualité. J’ai moi-même fait l’expérience d’allaiter 6 mois mon fils dans un pays où il n’y avait pas beaucoup de nourriture et bien je n’ai jamais donné jusqu’à aujourd’hui une seule goutte de lait industriel à mon enfant qui a aujourd’hui 18 mois et qui continue à têter à la demande.

    Les poussées de croissance font aussi croire à un manque de lait alors qu’il n’en est rien, il suffit de se renseigner mais malheureusement l’information ne passe pas et on reste encore ignorants au détriment de la santé de nos enfants.

  50. Et bien il y en a plus d’une qui devrait lire cet article au lieu de mettre ce fameux manque de lait sur le dos des autres!!!
    Il faut juste de la détermination!!!

  51. Bonjour,
    Votre article est tres intéressant et tres vrai :) par contre je voudrais savoir si ce n’est pas indiscret pourquoi avez vous allaitez vos enfants uniquement jusqu’à 4 mois et pas plus ? J’allaite ma fille de 2 mois et j’ai remarqué que je n’avais pas assez de lait dans le sein droit alors que l’autre est bien remplie. Mais je sais que c’est dû au fait que bebe tete pas assez efficacement sur ce sein. C’est vrai que jai toujours tendance, par reflexe, à lui proposer plus souvent môn autre sein qui m’a l’air plus productif en serrant le mamelon je vois plus de lait jaillir de ce sein que l’autre du coup je pense que cest psychologique et normal que mon sein droit ne produit plus assez. J’essaye de lui proposer à Chaque fois le sein droit d’abord pour rebooster la lactation de ce côté la. Je ne m’inquiete pas pour le moment d’allaiter avec un seul sein uniquement car môn bb dort au moins 3-4h d’affilé et prends bien du poids, mais bon avoir un sein bien plus gros que l’autre nest pas forcément esthétique :) Donc à voir :)

    • Merci Lili pour votre message !
      Pour ce qui est de l’asymétrie, ce n’est pas très grave, mais c’est un peu dommage de ne pas profiter de vos deux seins ;-) peut-être est ce aussi à cause de la position que vous adoptez, plus confortable d’un côté que de l’autre ?…
      Si j’ai arrêté d’allaiter mes filles à 4 mois, c’était par choix, je reprenais le boulot, je n’avais aucune envie de tirer mon lait avec une machine, et l’allaitement mixte n’a pas très bien fonctionné avec mon aînée alors je n’ai même pas tenté avec la seconde !

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